Le président américain Barack Obama, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas se réuniront ce mardi à New York. Une première depuis l’arrivée du dirigeant américain à la Maison Blanche (janvier 2009) et depuis l’arrivée aux affaires du chef du gouvernement de l’Etat hébreu (suite aux législatives israéliennes de février). Les trois hommes seront réunis pour la photo mais pas pour la relance du processus de paix, voulue par l’administration Obama.
Cette rencontre n'a pas été précédée par le geste fort qu'Américains et Palestiniens attendaient d'Israël, à savoir le gel de la colonisation. Certes Benyamin Netanyahu a fait des gestes : le terme « Etat palestinien » fait désormais partie de son vocabulaire et il devrait préciser prochainement les modalités d’un gel partiel de la colonisation. Gel partiel seulement... car Benyamin Netanyahu a tenu bon sur son idée de « croissance naturelle » des colonies israéliennes de Cisjordanie. « Certaines communautés (de Cisjordanie) sont devenues des villes entières, argumente le politologue israélien Emmanuel Navon, de l'Université de Tel Aviv, joint par RFI, on ne peut pas attendre de ces gens qu’ils renoncent à construire des jardins d’enfants ou des écoles ».
Une « ligne rouge » israélienne qui place en délicate posture les deux autres personnages de la « photo à trois » qui sera prise à New York, ce mardi. A commencer par le président palestinien Mahmoud Abbas, « il a avalé énormément de couleuvres au nom du processus de paix, explique le chercheur Karim Emile Bitar de l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques, il estime n’avoir rien reçu en retour et son autorité est contestée par le Hamas ». Pour le dirigeant palestinien pas question donc d’accepter une relance des négociations en l’état.
Source: www.rfi.fr
lundi 21 septembre 2009
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