vendredi 22 octobre 2021

La fortune d'Elon Musk pourrait dépasser les 1 000 milliards de dollars

Entre Tesla et SpaceX, Morgan Stanley prévoit que la fortune d'Elon Musk finira bientôt par dépasser la barre des 1 000 milliards de dollars.

SpaceX pourrait faire d'Elon Musk le premier billionnaire de l'histoire

Il y a les riches – Jeff Bezos, d'Amazon, avec près de 200 milliards de dollars, et Bill Gates, de Microsoft, avec 132 milliards de dollars – et il y a les très riches, comme Elon Musk, avec une fortune estimée à 241 milliards de dollars. Mais, selon une note rédigée par Adam Jonas, responsable de la recherche automobile et spatiale de Morgan Stanley, SpaceX va faire d'Elon Musk le premier billionnaire, avec une fortune qui devrait dépasser les 1 000 milliards de dollars. 

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mercredi 13 octobre 2021

Enquête : Derrière le sourire d'Amazon !

 

Si le géant du commerce en ligne est un "paradis" pour les consommateurs, il peut cependant devenir vite infernal. Faut-il s’inquiéter de sa domination, de ses pratiques d’optimisation fiscale, de la présence grandissante des vendeurs étrangers sur la plateforme et de la multitude de données qu’elle accumule sur les citoyens? Cette enquête révèle certains faits troublants qui se cachent derrière le sourire d’Amazon.

L’incertitude gagne les marchés et l’optimisme recule


Dans un climat marqué par la longue et terrible pandémie, les risques d’instabilité financière à l’échelle mondiale sont restés modérés — du moins jusqu’ici. En effet, le vent d’optimisme économique commence à faiblir et les vulnérabilités financières s’intensifient, c’est pourquoi les pouvoirs publics doivent maintenant définir soigneusement l’orientation qu’ils souhaitent donner à leur action. Pendant un an et demi, les banques centrales, les ministères des Finances et les institutions financières du monde entier ont procédé à des interventions sans précédent en faveur de la croissance. Aujourd’hui, les pouvoirs publics doivent concevoir des stratégies pour amener en douceur l’économie vers un nouvel âge des politiques monétaires et budgétaires.

Les banques centrales d’importance systémique du monde entier savent que le moindre effet indésirable de leurs actions pourrait mettre en péril la croissance — et pourrait même fort bien provoquer de brutales corrections sur les marchés financiers du monde entier. Les conséquences de la pandémie rendent les incertitudes particulièrement aigües : la société se trouve ainsi aux prises des problèmes soulevés par les trois C, à savoir la COVID-19, les cryptoactifs et les changements climatiques, comme nous l’avons analysé dans le dernier Rapport sur la stabilité financière dans le monde.

Optimisme en berne

Le soutien massif à l’économie apporté par les politiques budgétaires et monétaires en 2020 et en 2021 a permis de limiter la contraction qui s’était amorcée au début de la pandémie et, pendant l’essentiel de 2021, d’étayer le puissant rebond de l’activité. Dans de nombreux pays avancés, les conditions financières ont été assouplies dès les premiers mois de la pandémie. Or, le vent d’optimisme qui avait poussé les marchés au premier semestre 2021 pourrait bien tomber.

Les investisseurs sont de plus en plus préoccupés par l’évolution des perspectives économiques, dans un contexte marqué par l’accroissement des incertitudes quant à la vigueur de la reprise. Les inégalités d’accès aux doses de vaccin ainsi que les mutations du virus COVID-19 ont entraîné une résurgence des contaminations, faisant craindre une accentuation des divergences de trajectoire à l’échelle nationale. Les taux d’inflation ont été supérieurs aux anticipations dans de nombreux pays et l’apparition de nouvelles incertitudes dans certains grands pays a mis les marchés en état d’alerte. Ces incertitudes trouvent leur origine dans des vulnérabilités financières qui pourraient amplifier les risques de ralentissement, la hausse des prix des produits de base et l’incertitude entourant l’action publique.

Tobias Adrian

Source : https://www.imf.org/fr/News/Articles/2021/10/12/blog-uncertainty-grips-markets-as-optimism-wanes

samedi 9 octobre 2021

"Si la relation entre les pays d'Afrique et la France était une marmite, elle serait sale."


Venus de tout le continent, de jeunes Africains ont exprimé sans fard vendredi leurs attentes et frustrations sur la démocratie et la relation avec la France, interpellant directement le président Emmanuel Macron lors d'un
#sommet inédit à Montpellier qui privilégiait la parole de la société civile. #EldaaKoama, engagée dans l'entrepreneuriat numérique et social propose des actions concrètes pour une relation plus saine entre les deux pays.

jeudi 7 octobre 2021

Cinq expériences à bord de la Station spatiale internationale

 

La Station spatiale internationale en orbite autour de la Terre (NASA)
La Station spatiale internationale tourne en orbite autour de la Terre (NASA)                                            
La Station spatiale internationale (SSI) est un laboratoire orbital qui accueille des astronautes-scientifiques depuis 20 ans. À ce jour, des chercheurs des quatre coins de la planète ont mené quelque 3 000 expériences à bord. L’équipage actuel effectuera 250 études d’ici la fin de son voyage, le 16 octobre.

Les résultats pourraient contribuer à l’exploration spatiale future et améliorer la vie sur Terre. Voici un aperçu de cinq expériences que mène actuellement l’équipage, en tirant parti de la micropesanteur à bord de la station.

Numéro 1 Les flammes de diffusion sont à la base de la plupart des moteurs à combustion. Dans le cadre de l’expérience Cool Flames Investigation with Gases*, les scientifiques étudient les réactions chimiques des flammes froides pour mieux comprendre la combustion et les incendies sur Terre. Ces flammes brûlent à des températures extrêmement faibles, sont facilement créées en micropesanteur et pratiquement impossibles à reproduire dans la gravité terrestre. Cette expérience pourrait mener à la fabrication de moteurs à combustion interne plus propres et plus efficaces.

Numéro 2 La manière dont on saisit et manipule un objet est fonction de plusieurs signaux, tels le poids de l’objet, la notion de haut et de bas, etc. Les astronautes veulent savoir comment les changements des signaux (liés à la micropesanteur) affectent la préhension et les autres mouvements corporels. Les résultats pourraient mettre en évidence les risques que courent les astronautes quand ils se déplacent entre des environnements présentant différents niveaux de pesanteur. Les conclusions pourraient aussi influencer la conception d’interfaces tactiles, telles les télécommandes employées lors des voyages dans l’espace.

Numéro 3 L’étude GRASP* se concentre sur la manière dont le système nerveux central intègre les données provenant des sens pour coordonner les mouvements des mains et la formation d’images. Elle permettra de savoir si la pesanteur sert de cadre de référence dans le contrôle des mouvements.

Numéro 4 Les astronautes effectuant des vols spatiaux de longue durée sont soumis au confinement, à une pesanteur partielle, à l’isolement et à la perturbation du cycle diurne normal. L’étude Behavioral Core Measures*, qui porte sur des mesures comportementales de base, vise à détecter et à quantifier la manière dont ces facteurs de stress affectent leur bien-être mental.

Numéro 5 L’expérience Four Bed CO2 Scrubber* (un absorbeur-neutralisateur de CO2) pourrait montrer que les agences spatiales peuvent améliorer leur procédé d’élimination du dioxyde de carbone à bord des engins spatiaux. Si c’est le cas, les astronautes pourraient se porter mieux, ce qui serait un facteur supplémentaire de réussite de la mission.

Rendez-vous ici* pour en savoir plus sur les expériences à bord de la SSI et leurs bienfaits pour l’humanité. Et si vous avez une idée de projet ou d’expérience, la NASA veut la connaître, et elle peut répondre aux questions portant sur le financement, les capacités et l’accès.

Lenore T. Adkins


dimanche 3 octobre 2021

Géopolitique des réseaux sociaux - Le dessous des cartes


La géopolitique des réseaux sociaux décryptée par Le Dessous des cartes. Le "Dessous des cartes" analyse les usages et les règlementations des réseaux sociaux en Chine, aux États-Unis et en Europe. L'ingérence des Gafam dans la dernière campagne électorale a marqué un tournant dans l’histoire des réseaux sociaux, soulignant en quoi ces derniers jouaient désormais un rôle politique. Évincé des grands réseaux sociaux depuis l’assaut meurtrier du Capitole en janvier 2021 – au cours duquel certains ont cru voir la démocratie américaine vaciller –, l’ancien président américain Donald Trump a porté plainte contre Facebook, Twitter et Google.

Cette ingérence des géants américains du numérique dans une campagne électorale a marqué un tournant dans l’histoire des réseaux sociaux, rappelant en quoi ces derniers jouaient désormais, de fait, un rôle politique. Nous avons voulu dès lors rappeler en quoi les démocraties et les États autoritaires n’en faisaient pas le même usage, en nous arrêtant sur le modèle chinois, où l’accès à l’internet mondial n’est pas possible, et où les réseaux sociaux sont au cœur de la stratégie communiste d’un contrôle étroit de la population. Mais également sur le modèle de l’État libéral américain, qui en donnant carte blanche aux Gafam sans chercher à les réguler ni encadrer la question cruciale de l’utilisation des données personnelles, s’est retrouvé dépassé. En regardant enfin comment l’Europe est à la pointe de la réflexion règlementaire, sans avoir su développer sa propre puissance numérique.

samedi 2 octobre 2021

Gideon Levy : “Oui, les évadés de prison palestiniens sont des combattants de la liberté “






Les six prisonniers palestiniens évadés sont les plus téméraires des combattants de la liberté qu’on puisse imaginer. Les Israéliens qui ont du mal à admettre la chose feraient bien de se rappeler les nombreux films et séries de télévision qu’ils ont vus : S’évader de prison est ce qui s’appelle un « happy end » parfait.

L’évasion de la prison d’Acre, en 1949, au cours de laquelle des membres de l’Irgoun, la milice clandestine d’avant la création de l’État et dirigée par Menahem Begin, avaient fait irruption dans la prison de la ville pour libérer d’autres membres de la milice détenus par le gouvernement du Mandat britannique, a été fixée à jamais dans la mémoire collective comme un summum d’héroïsme.

Mais ce qui convient au cinéma et aux juifs n’est jamais applicable aux Palestiniens. Les six évadés ne sont que des terroristes et le sentiment national veut les voir morts. Pendant ce temps, les médias sociaux débordent de traits d’esprit et de blagues sur l’évasion, peut-être afin d’éviter de traiter de sa signification ou de se soustraire à l’embarras qu’elle provoque.

Les six réfractaires ont choisi la voie de la résistance cruelle et violente à l’occupation. On pourrait discuter de son efficacité face à un État israélien puissant et bien armé, mais sa légitimité ne peut être mise en doute. Ils ont le droit de recourir à la violence afin de résister à une occupation plus cruelle et plus violente encore que toute terreur palestinienne.

Après leur arrestation, ils avaient été condamnés à des peines draconiennes, hors de toute proportion, surtout si on les compare aux normes en vigueur en Israël pour d’autres condamnés. Leurs conditions de détention sont également une honte, défiant tout test d’humanité et de droits humains, et même une comparaison avec les conditions dans lesquelles les pires criminels sont détenus. Ignorez cette propagande minable et fallacieuse à propos de leurs conditions, accompagnée d’une photo de baklava prise en prison même : Aucun détenu en Israël ne bénéficie de telles conditions. Des décennies sans congé, sans appel téléphonique pourtant légal avec la famille, et parfois même sans visite de la famille, voilà des conditions de vie tellement pénibles que même la Haute Cour de justice a jugé nécessaire d’intervenir.

La plupart des six évadés ont déjà purgé une vingtaine d’années de prison, sans le moindre espoir de futur ; chacun d’eux a écopé de plusieurs fois la perpétuité plus vingt ou trente ans. Pourquoi ne tenteraient-ils pas de s’évader ? Pourquoi ne devrait-il pas y avoir un petit peu de compréhension pour leur acte et même un espoir secret, après leur évasion, de les voir disparaître et entamer une nouvelle vie, comme au cinéma ?

Je connais très bien Zakaria Zubeidi, je pourrais même me dire son ami. À l’instar d’une poignée d’autres journalistes israéliens, je l’ai rencontré souvent au fil des années, en particulier lorsqu’il était recherché. Jusqu’à il y a environ trois ans, je lui envoyais encore des articles d’opinion provenant des archives Haaretz et qu’il désirait pour terminer sa thèse de maîtrise. Toutefois, il est resté un peu une énigme pour moi, et le micmac qui a débouché sur sa nouvelle arrestation il y a deux ans est toujours un mystère aussi ; Zakaria n’est pas un gamin, c’est un père maintenant, alors pourquoi ?

Mais son histoire est l’histoire classique d’une victime et d’un héros. « Je n’ai jamais vécu comme un être humain », m’a-t-il expliqué un jour. Jeune garçon, il transportait déjà des sacs de sable sur un chantier de la rue Abbas à Haïfa, tandis que des juifs de son âge étaient à la maison avec leurs parents. Son père est mort quand il était jeune ; il était adolescent lorsque sa mère fut abattue par l’armée israélienne à la fenêtre de sa maison et, quelques semaines plus tard, c’était son frère qui se faisait tuer, alors que sa maison était démolie par l’armée. De tous ses amis du camp de réfugiés de Jénine qui ont été immortalisés dans le merveilleux documentaire de 2004, « Les enfants d’Arna », (*)  il est le seul survivant. En 2004, il m’a dit : « Je suis mort. Je sais que je suis mort », mais la chance, ou autre chose, était de son côté.

Comme Marwan Barghouti et d’autres héros palestiniens, il voulait la paix avec Israël, mais dans des conditions de justice et d’honneur pour son peuple, et lui aussi estimait que la seule option qui lui restait était celle de la résistance violente. Jamais je ne l’ai vu sans arme.

Je pense à Zakaria aujourd’hui et j’espère qu’il s’échappera vers la liberté, de même que j’espère que Barghouti sera libéré un jour lui aussi. Ces personnes méritent d’être punies pour leurs actes, mais elles méritent également de la compréhension et de l’appréciation pour leur courage et leur droiture. Israël a décidé de les garder en prison à jamais et ils essaient, chacun à sa manière, d’annuler le décret inique et malsain. Ils sont exactement ce que j’appellerais des combattants de la liberté. Des combattants pour la liberté de la Palestine. Comment pourrait-on les définir autrement ?

GIDEON LEVY

Source originale: Haaretz

Traduit de l’anglais par Jean-Marie Flémal pour Charleroi pour la Palestine

Source : https://www.investigaction.net/fr/gideon-levy-oui-les-evades-de-prison-palestiniens-sont-des-combattants-de-la-liberte/