jeudi 5 février 2015

Milan : les Femen manifestent contre la venue de Vladimir Poutine, le "Mussolini russe"


Milan : les Femen manifestent contre la venue... par lemondefr

Le Super Bowl, aux États-Unis, est presqu’une fête nationale!

C’est un événement aux allures de fête nationale : chaque année, des dizaines de millions d'Américains se retrouvent devant leur poste de télévision pour regarder le « Super Bowl », la finale du championnat de football américain. Plus qu’un rendez-vous sportif, c’est une expérience partagée entre amis.
Ni la phase finale du championnat de ligue majeure de base-ball, les « World Series », extrêmement suivie, ni celle basket de la NBA n’attire autant l’attention des spectateurs (plus d’un Américain sur trois). C'est peut-être parce qu'il s'agit d'un match unique, alors que dans les deux autres disciplines il faut remporter quatre matchs sur sept. Ce facteur ainsi que les publicités télévisées créées tout spécialement et le spectacle à la mi-temps, font du dimanche du Super Bowl l'un des grands événements de l'année.

Les origines du Super Bowl
Le football américain n’a rien à voir avec le football connu dans le reste du monde, sport que les Américains appellent « soccer ».
À une certaine époque, il n'existait qu'une ligue professionnelle de football américain, la « National Football League » (NFL). Une ligue rivale est apparue en 1960, l'« American Football League » (AFL), qui a elle aussi cherché à recruter des athlètes de talent. Par la suite, on a envisagé de fusionner les deux ligues, qui dès 1966 ont décidé de tenir un match entre les deux équipes championnes respectives. Comme beaucoup de finales de niveau universitaire étaient connues sous le nom de « bowl », ou bol en raison de la forme ovale des stades qui les hébergeaient, on a fini par baptiser « Super Bowl » la finale des deux ligues professionnelles.

Quatre éditions du Super Bowl ont été disputées avant que les deux ligues ne fusionnent en une seule en 1970, la « National Football League », divisée en deux « conférences », à savoir la « National Football Conference » (NFC) et l'« American Football Conference » (AFC). Chaque année, le champion de chaque conférence affronte l’autre lors du Super Bowl pour déterminer le champion de la NFL.
Si la plupart des finales de championnat de sports américains se disputent dans les villes qui hébergent les équipes en lice, le Super Bowl, à l'image des jeux Olympiques et de la Coupe du monde de foot, a lieu dans une ville qu'on choisit de trois à cinq ans à l'avance, de façon à lui donner tous les atouts possibles en matière de commerce et de promotion. Comme le match a toujours lieu en plein hiver, les grandes villes situées dans un climat à l'hiver doux, telles La Nouvelle-Orléans, Miami et Los Angeles, jouissent d'un avantage comparatif. Cette année, c’est au stade de l'Université de Phoenix, à Glendale, en Arizona que les Seahawks de Seattle affronteront les New England Patriots, lors du Super Bowl 2015 (« Super Bowl XLIX) le 1er février. Le stade, érigé en 2006, est le premier aux États-Unis à s’être doté d’une pelouse naturelle amovible. Une ouverture sur un des côtés du bâtiment permet de déplacer la surface de jeu à l'extérieur pour exposer l’herbe au soleil et à la pluie. La pelouse peut ainsi être protégée lors de concerts et autres activités.

Le climat d’Arizona est chaud, avec peu de pluie. À en en croire les prévisions météorologiques, le thermomètre grimpera à 21 degrés Celsius le jour du match.
Une finale de la NFL occasionne une activité économique considérable pour la ville organisatrice. Beaucoup de détenteurs de tickets, de représentants des médias et d'autres personnes intéressées arrivent une bonne semaine avant le match pour explorer la région et y dépenser beaucoup d'argent.
Les villes candidates doivent soumettre des plans environnementaux détaillant la manière dont elles comptent s’y prendre pour organiser un Super Bowl aussi vert que possible.

Un événement social
Qu’on soit fan ou non, il est pratiquement de tradition ce jour-là de se réunir entre amis pour manger, boire et suivre le match en direct. Il est disputé fin janvier ou début février, et toujours un dimanche, jour chômé pour la plupart des Américains..
Certains Super Bowls figurent parmi les émissions de télévision les plus suivies dans l’histoire des États-Unis. Le match de 2014, le Super Bowl XLVI, a battu tous les records d’audience, avec 111,5 millions de téléspectateurs.
Un autre élément clé du succès du Super Bowl tient aux spectacles soigneusement organisés autour de l’événement principal. À la mi-temps de grandes vedettes se produisent au beau milieu du terrain de jeu. La chanteuse Katy Perry assurera le show cette année.

Mais pour de nombreux téléspectateurs, le clou du Super Bowl n'est pas le match : ce sont les publicités. Les publicitaires rivalisent de créativité pour présenter leurs tout derniers produits. Et ils ne lésinent pas sur les moyens. Selon le magazine d’entertainment Variety, un spot de 30 secondes coûtera la bagatelle de 4,5 millions de dollars cette année.
Ainsi, n'en déplaise aux vrais fans du football américain, pour des millions de téléspectateurs, il s'agit moins de suivre l'évolution du match que de se détendre en bonne compagnie.
Read more: http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/pamphlet/2015/01/20150129313277.html#ixzz3Quye6zjO

mercredi 28 janvier 2015

Les grecs partagés au sujet de Syriza

La victoire de Syriza en Grèce a été un choc et son ascension, fulgurante. Vient maintenant le choix difficile, soit d’échapper totalement à la servitude avec affrontements et crise à l’appui, ou de simplement en réaménager les termes de façon plus ou moins douce. Ne doutons pas qu’on utilisera contre eux promesses fallacieuses et menaces en tous genres.

Nous pouvons féliciter d’ores et déjà Syriza qui, par la voix d’Alexis Tsipras, s’est positionnée fermement contre les menteurs hypocrites de Bruxelles. Les cibles désignées – elles l’étaient avant l’élection finale – étant les banquiers chercheurs de rente, les grosses entreprises et les medias qui ont ruiné la Grèce depuis des dizaines d’années. Le mot d’ordre est de détruire le système oligarchique Grec, et cela devrait se propager à toute l’Europe et en dehors.

Maintenant que les élections sont gagnées, on aborde le point d’inflexion majeur, source de tous les espoirs mais aussi de toutes les craintes de déception amère. Est-ce le début de la fin des apparatchiks élitistes qui dominent les banques centrales et la machinerie inefficace et risible des politiques économiques de Bruxelles, Washington et Londres ? De toute évidence leurs pseudo solutions Keynésiennes ont créé des banques gigantesques (trop grosses pour rater), alimenté une inflation démesurée des actifs financiers et permis une ère de jeux à la roulette pour les très riches, sans comparaison dans l’histoire moderne. Les classes moyennes et travailleuses ont subi des assauts répétitifs contre leur niveau de vie et leurs votes ont été souvent méprisés.

C’était à n’en pas douter une question de temps avant qu’une réaction réellement démocratique se matérialise, et l’insurrection tant attendue s’est faite en Grèce. Elle existe aussi en Espagne et devrait exploser dans les urnes d’ici trois mois ; affaire à suivre. On pense aux révolutions Françaises de 1789 et celle en Russie tsariste.

L’écueil, et l’échec qui alimenterait craintes et désillusion c’est que Syriza se contente de restructurer assez sagement sa dette et se plie une fois de plus aux diktats de Bruxelles, Francfort, et la Troïka. Des négociations apparemment dures et inflexibles pourraient muter en une docilité de soumission. On sait qu’en Europe la centralisation bureaucratique (Bruxelles bien sûr) ne génère pas les résultats vertueux soi-disant escomptés et la prospérité du marché libre. Au contraire c’est tout un fatras de règles, de diktats et de taxes, d’amendes vengeresses et d’interdictions ou d’obligations qui tentent de faire fonctionner un super-état bancal en donnant le pouvoir à des apparatchiks non élus et les rendre encore plus riches. Ces mêmes usurpateurs étendent leur monopole sur les ressources fiscales, salaires et retraites, et s’approprient à bas coûts les plus beaux actifs des pays rançonnés. L’Euro, bizarrerie qu’il faut sauver sans arrêt et qui interdit les politiques monétaires nationales, devient de plus en plus objet de critiques. Les traités sont destinés à détruire les producteurs locaux et donner aux méga trusts les moyens d’imposer leurs lois.

Revenons à Syriza qui prétend, et ce sera peut être vrai, réinstaller la souveraineté et la dignité en Grèce. Les Grecs, qui sont maintenant plus puissants aux commandes, doivent être pleinement conscients que des négociations traditionnelles assez sages ne feront pas l’affaire contre les arrogants apparatchiks de Bruxelles, rompus à l’exercice de domination. Par chance pour la Grèce, et ceux d’entre vous le savent s’ils suivent l’actualité, l’union européenne glisse déjà sur la pente savonneuse vers sa disparition plus ou moins actée. Le QE de Draghi a mis l’Euro sur l’amorce d’une spirale mortelle, et les fonds vautours ont déjà le doigt sur le bouton qui risque de déclencher des ventes massives.

Souvenons nous qu’en 1953 l’Allemagne avait bénéficié d’un allègement de sa dette de la moitié. La Grèce, et d’autres pays plus ou moins ruinés de l’Europe pourraient s’engouffrer dans ce précédent. Il faut aussi aller chercher l’argent là où il est, pas dans les poches des Grecs pauvres et au chômage, mais dans celles des oligarques qui ne connaissent pas pour ainsi dire l’impôt. Quand on dit que les Grecs se sont goinfrés, on se moque ou on n’est pas très au courant, c’est son oligarchie qui s’en est mise plein les poches et a ruiné le pays et les classes sociales.

Les mois qui viennent seront un moment de vérité pour tout le monde : Les Grecs qui ont voté, les Européens qui veulent s’en sortir, les oligarques, et les apparatchiks de Bruxelles. Espoir ou désillusion seront au rendez-vous. La partie sera rude avec des ‘élites’ bien décidés à conserver leurs immenses privilèges, eux qui ont mis le monde en coupe réglée, ce que n’ont compris, après tout, que 36% des Grecs, et c’est encore trop peu même si c’est un début. Les autres rêvent encore à je ne sais quoi, qui apeurés, qui inconscients et flottant béatement dans un univers d’amusements télévisés, de foot dans les stades, de malbouffe et autres diversions soigneusement distillées pour éviter que les agneaux se mettent à réagir en demandant des comptes. Les comptes, c’est ce que les Grecs, apparemment, s’apprêtent à exiger. Espérons qu’on a bien compris et qu’ils ne failliront pas.

Algarath
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