Après la tuerie de Charlie Hebdo, je suis sans voix. Ceux qui ont perpétré ce crime ont perdu la foi en l'homme. Ils ne l'ont jamais eue, d’ailleurs. Ils prétendent avoir peur pour Dieu. Comme s'ils étaient des dieux à leur tour. Mais qui sont-ils ? Des ignorants fabriqués par les machines de haine et d'exclusion. Des rebuts qui veulent forcer les portes d'un paradis introuvable. Face à cette banalisation du mal, il va bien falloir que nous tous, musulmans de culture, d'héritage ou juste de voisinage, citoyens pacifistes de la terre-monde, que l'on crie "raison", "liberté", "pluralité" plus fort que tous ces criminels qui n'ont pas encore voulu enterrer la hache de guerre des religions, qui croient encore faire face à l’impérialisme par une idéologie haineuse.
Mais qu’est-ce qui nous empêche, silencieux humanistes de culture musulmane ou juste libre penseurs nés ou vivant dans ces contrées là, de hurler notre colère ? Et qu’est-ce qui a poussé ces néo-assassins à dépasser la frontière de l’humain ? Il n’y a pas lieu, ici, de faire une analyse exhaustive de couches superposées de raisons innommables qui font barrière à une raison introuvable. Mais il y a lieu d’énumérer, en vrac, tout ce qui encourage à nouveau la horde primitive à sortir de sous terre et renifler le sang des victimes à abattre. Comme si c’était ça, l’humain. Comme si l’on pouvait, sans crier gare, faire couler le sang de ceux qui ne font que couler l’encre. Car c’est bien à cette dérive que l’on assiste, médusés, dans le réel, comme sur les murs virtuels.
Si l’on en est là, à croire que c’est ça l’humain, alors, j’accuse tous les fanatiques, qui n’ont lu les livres sacrés qu’à moitié ou pris leur interprétation humaine pour une loi divine et appris à hurler comme des perroquets leur identité comme un passe-droit ou un visa au port d’armes.
Si l’on en est là, à croire que c’est ça l’humain, alors, j’accuse l’Arabie saoudite, ses manuels wahhabites et ses relais bigots qui depuis des décennies distillent, avec la bénédiction du mercantilisme américain, dans toutes les sphères musulmanes, l’idée fascisante d’une Oumma, nation musulmane, supérieure en vérité, en droit, de jihad meurtrier contre les impies.
Si l’on en est là, à croire que c’est ça l’humain, alors, j’accuse toutes les super puissances, américaine, russe, et leurs alliés qui recommencent à sonner le glas de la guerre, sur l’autel d’une mer morte pourrie depuis des décennies par l’arrogance israélienne et une Mésopotamie en proie à une résurgence subite de la discorde sunnites-chiites.
Si l’on en est là, à croire que c’est ça l’humain, alors, j’accuse les nationalismes européens, qui refont surface et autorisent au nom de la sécurité, de la culture, de l’emploi ou encore du mythe de l’entre-soi, et par la plume de pseudo-intellectuels cyniques, la propagation de la haine de l’étranger, musulman de surcroît.
Si l’on en est là, à croire que c’est ça l’humain, alors, j’accuse nos régimes autoritaires qui ont, depuis des décennies, fait barrière dans nos écoles à la pensée libre et critique. Ils y ont laissé pulluler la pensée unique et surtout l’idée sournoise qu’être musulman fait de nous les détenteurs d’une vérité supérieure à celle des autres.
Même si tout cela donne à des extrémistes, marginaux, sans repère, l’illusion d’un droit de meurtre contre des voix libres s’en prenant à nos icônes « sacrées », je refuse fermement de croire que c’est ça l’humain. Et je continuerai de le refuser jusqu’à ce que la raison, le respect de la pluralité sans hiérarchies et la suprématie de la liberté reprenne ses droits parmi nous.
Driss Ksikes
mardi 13 janvier 2015
L’Arabie saoudite comme Daesh étale ses crimes en public: Un blogeur critique est sauvagement flagellé!
Alors que Ryad a condamné l’attaque contre “Charlie Hebdo”, un blogueur saoudien a reçu vendredi cinquante coups de fouet.
Raef Badaoui, 30 ans, a été fouetté, vendredi, devant une foule de fidèles, après la prière hebdomadaire, devant la mosquée al-Jafali de Jeddah (ouest de l’Arabie saoudite).
Emprisonné le 17 juin 2012, Raef Badaoui avait été condamné en mai 2014 à dix ans de prison, une amende d’un million de riyals (267.000 dollars) et mille coups de fouet répartis sur vingt semaines. La première séance de flagellation, qui a duré une quinzaine de minutes, a donc eu lieu vendredi.
» Des chaînes aux mains et aux pieds «
Raef Badaoui, qui portait des chaînes aux mains et aux pieds, a été conduit dans un véhicule de police près de la mosquée al-Jafali. Un fonctionnaire des forces de l’ordre a lu devant la foule la sentence du tribunal.
Le blogueur a ensuite été placé debout, dos à la foule, et un autre homme s’est mis à le fouetter, en retenant visiblement ses coups, ont indiqué des témoins.
Raef Badaoui est l’animateur du site internet Liberal Saudi Network, qui comprend un forum de débats, et il est lauréat 2014 du prix Reporters sans frontières (RSF).
Les autorités ont fermé ce site internet. Une femme qui militait pour les droits de l’homme au côté de Raef Badaoui, Souad Chammari, avait indiqué lors de sa condamnation que son site avait « critiqué la police religieuse et certains agissements et fatwas (édits religieux) » qui selon elle « portent atteinte à l’essence de l’islam ».
Dès jeudi, RSF écrivait que « ce 9 janvier 2015 pourrait être le vendredi de la honte en Arabie saoudite ».
Reporters sans frontières n’a cessé de dénoncer le « châtiment barbare » contre le « net-citoyen » Raef Badaoui, dont l’épouse Ensaf Haidar est réfugiée au Canada.
« Alors que l’Arabie saoudite a dénoncé l’attentat lâche » perpétré mercredi contre le journal satirique Charlie Hebdo (douze morts), RSF, par la voix de sa directrice des programmes Lucie Morillon, s’est étonné que ce même pays punisse « un citoyen qui ne faisait qu’exercer sa liberté d’expression et d’information, celle-là même qui a coûté la vie aux journalistes français ».
Quelques heures après la tuerie à Charlie Hebdo, le gouvernement saoudien avait condamné « cette attaque terroriste lâche qui est incompatible avec l’islam ».
Dans un communiqué jeudi, le département d’État américain s’était insurgé contre la« punition inhumaine » visant Raef Badaoui, alors que les États-Unis et l’Arabie saoudite sont de très proches alliés et Ryad fait partie de la coalition militaire internationale qui mène des frappes aériennes contre des groupes djihadistes en Syrie et en Irak.
Quelques heures après la séance de flagellation, Amnesty international a vivement réagi en dénonçant cet acte « vicieux et cruel qui est interdit par la loi internationale ».
« En ignorant les appels internationaux visant à annuler la flagellation, les autorités d’Arabie saoudite ont montré une indifférence odieuse vis-à-vis des principes de base des droits de l’homme », a ajouté Said Boumedouha, directeur adjoint d’Amnesty pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord.
Source: AFP
Raef Badaoui, 30 ans, a été fouetté, vendredi, devant une foule de fidèles, après la prière hebdomadaire, devant la mosquée al-Jafali de Jeddah (ouest de l’Arabie saoudite).
Emprisonné le 17 juin 2012, Raef Badaoui avait été condamné en mai 2014 à dix ans de prison, une amende d’un million de riyals (267.000 dollars) et mille coups de fouet répartis sur vingt semaines. La première séance de flagellation, qui a duré une quinzaine de minutes, a donc eu lieu vendredi.
» Des chaînes aux mains et aux pieds «
Raef Badaoui, qui portait des chaînes aux mains et aux pieds, a été conduit dans un véhicule de police près de la mosquée al-Jafali. Un fonctionnaire des forces de l’ordre a lu devant la foule la sentence du tribunal.
Le blogueur a ensuite été placé debout, dos à la foule, et un autre homme s’est mis à le fouetter, en retenant visiblement ses coups, ont indiqué des témoins.
Raef Badaoui est l’animateur du site internet Liberal Saudi Network, qui comprend un forum de débats, et il est lauréat 2014 du prix Reporters sans frontières (RSF).
Les autorités ont fermé ce site internet. Une femme qui militait pour les droits de l’homme au côté de Raef Badaoui, Souad Chammari, avait indiqué lors de sa condamnation que son site avait « critiqué la police religieuse et certains agissements et fatwas (édits religieux) » qui selon elle « portent atteinte à l’essence de l’islam ».
Dès jeudi, RSF écrivait que « ce 9 janvier 2015 pourrait être le vendredi de la honte en Arabie saoudite ».
Reporters sans frontières n’a cessé de dénoncer le « châtiment barbare » contre le « net-citoyen » Raef Badaoui, dont l’épouse Ensaf Haidar est réfugiée au Canada.
« Alors que l’Arabie saoudite a dénoncé l’attentat lâche » perpétré mercredi contre le journal satirique Charlie Hebdo (douze morts), RSF, par la voix de sa directrice des programmes Lucie Morillon, s’est étonné que ce même pays punisse « un citoyen qui ne faisait qu’exercer sa liberté d’expression et d’information, celle-là même qui a coûté la vie aux journalistes français ».
Quelques heures après la tuerie à Charlie Hebdo, le gouvernement saoudien avait condamné « cette attaque terroriste lâche qui est incompatible avec l’islam ».
Dans un communiqué jeudi, le département d’État américain s’était insurgé contre la« punition inhumaine » visant Raef Badaoui, alors que les États-Unis et l’Arabie saoudite sont de très proches alliés et Ryad fait partie de la coalition militaire internationale qui mène des frappes aériennes contre des groupes djihadistes en Syrie et en Irak.
Quelques heures après la séance de flagellation, Amnesty international a vivement réagi en dénonçant cet acte « vicieux et cruel qui est interdit par la loi internationale ».
« En ignorant les appels internationaux visant à annuler la flagellation, les autorités d’Arabie saoudite ont montré une indifférence odieuse vis-à-vis des principes de base des droits de l’homme », a ajouté Said Boumedouha, directeur adjoint d’Amnesty pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord.
Source: AFP
Tunisie : Selon Human Rights Watch les autorités ne veulent pas extrader Ben Ali
Dans une déclaration accordée à Mosaïque fm, la directrice du bureau de Human Rights Watch ( HRW ) en Tunisie, Emna Galleli, a regretté que « quatre ans après la révolution les blessés et les martyrs de la révolution n’ont pas encore obtenu justice, notamment en ce qui concerne le jugement des coupables », dit-elle et de rappeler que plus de 132 manifestants ont été tués entre le 17 décembre 2010 et le 14 janvier 2011.
Par ailleurs, elle a qualifié la réouverture des affaires relatives aux martyrs de la révolution, dans le cadre de la justice transitionnelle de « pas positif, cependant il faut respecter les standards internationaux en matière de droit de la défense »; avant de préciser que la réouverture des affaires ne doit pas être de façon arbitraire, « elle doit se faire dans le respect du droit des accusés à un procès équitable ».
Évoquant la justice militaire, Emna Galleli a estimé que son problème principal est l’absence d’indépendance : « Il existe encore une relation étroite entre les tribunaux militaires et le pouvoir exécutif ». D’autre part, la directrice de Human Rights Watch en Tunisie a estimé que les enquêtes ont été ouvertes tardivement et que les preuves collectées sont insuffisantes pour mieux connaître toutes les personnes impliquées dans les meurtres et les crimes pendant la révolution.
La directrice du bureau de HRW en Tunisie a pointé du doigt l’absence de toute volonté politique dans l’extradition du président déchu Ben Ali. « C’est vrai qu’à chaque fois il y a un mandat d’arrêt, mais suite à chaque visite officielle en Arabie Saoudite, nous entendons des déclarations de responsables d’après lesquelles, extrader Ben Ali n’est pas une priorité et qu’il n’y aura pas de pressions faites sur l’Arabie Saoudite ».
Par Hamza Marzouk
Source: http://www.leconomistemaghrebin.com
Par ailleurs, elle a qualifié la réouverture des affaires relatives aux martyrs de la révolution, dans le cadre de la justice transitionnelle de « pas positif, cependant il faut respecter les standards internationaux en matière de droit de la défense »; avant de préciser que la réouverture des affaires ne doit pas être de façon arbitraire, « elle doit se faire dans le respect du droit des accusés à un procès équitable ».
Évoquant la justice militaire, Emna Galleli a estimé que son problème principal est l’absence d’indépendance : « Il existe encore une relation étroite entre les tribunaux militaires et le pouvoir exécutif ». D’autre part, la directrice de Human Rights Watch en Tunisie a estimé que les enquêtes ont été ouvertes tardivement et que les preuves collectées sont insuffisantes pour mieux connaître toutes les personnes impliquées dans les meurtres et les crimes pendant la révolution.
La directrice du bureau de HRW en Tunisie a pointé du doigt l’absence de toute volonté politique dans l’extradition du président déchu Ben Ali. « C’est vrai qu’à chaque fois il y a un mandat d’arrêt, mais suite à chaque visite officielle en Arabie Saoudite, nous entendons des déclarations de responsables d’après lesquelles, extrader Ben Ali n’est pas une priorité et qu’il n’y aura pas de pressions faites sur l’Arabie Saoudite ».
Par Hamza Marzouk
Source: http://www.leconomistemaghrebin.com
Tunisie: Un blogeur a écopé de trois ans de prison pour avoir critiqué l'armée
« Mon fils a été arrêté par ce qu’il a révélé les magouilles du ministère de la Défense! » Agrippée au grillage du tribunal militaire de Tunis, Saida, la mère de Yassine Ayari, interpellait ainsi les soldats, le 6 janvier 2015. Pour elle, la comparution de son fils devant le tribunal militaire pour un commentaire sur Facebook est une aberration.
Ce jour-là, une centaine de manifestants l’entouraient pour demander la libération de Yassine Ayari, bloggeur et activiste tunisien déjà actif sous la dictature Ben Ali, un des enfants terribles de la blogosphère tunisienne. La famille n'a pas pu accéder à la salle d’audience.
Lire aussi: Un blogueur en rase campagne tunisienne
Yassine Ayari, 33 ans, marié et père d’un enfant, est le premier civil jugé par les tribunaux militaires depuis l’adoption de la nouvelle constitution en janvier 2014. Arrêté à son retour de Paris, il est incarcéré depuis le 25 décembre 2014. Ses avocats ont demandé – en vain – sa remise en liberté. Il a été jugé par contumace le 18 novembre à trois ans de prison ferme pour avoir « diffamé l'armée » et « insulté le haut commandement militaire ».
Lire aussi: L'activiste tunisien Yassine Ayari arrêté pour avoir « porté atteinte » à l'armée
Le père de Yassine, le colonel Tahar Ayari, a été le premier officier tunisien après la révolution de 2011 à mourir dans des affrontements avec un groupe djihadiste, en mai de cette année-là, à Rouhia, dans le nord-ouest du pays. Cela explique sans doute pourquoi, en août 2014, alors que seize soldats venaient d’être tués par des groupes jihadistes dans le mont Chaambi, à côté de la frontière algérienne, Yassina Ayari a accusé de hauts responsables militaires de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour protéger leurs hommes. Il a affirmé que l’Etat major avait été prévenu par les services de renseignement du ministère de l’intérieur. Yassine reproche aussi au ministre de la Défense d’avoir laissé vacant le poste de directeur des renseignements militaires durant des mois.
Ces mêmes dysfonctionnements ont été évoqués par un dirigeant du syndicat des forces de sûreté nationale. Cela lui a valu d'être condamné à deux ans de prison mais il demeure en liberté, contrairement à Yassine Ayari. « L’armée veut montrer l’exemple avec Yassine pour que plus personne n’ose la critiquer. L’armée est une institution comme les autres, elle n’est pas au-dessus de toute critique», clame Motia, le frère du blogueur.
Le jugement de civils par les tribunaux militaires est très contesté en Tunisie. Les associations de défense des droits de l’homme ont exprimé leur inquiétude et demandent le transfert du procès vers les juridictions civiles, garantes d’un procès plus équitable.
Pour Human Right Watch (HRW), le bloggeur est poursuivi pour « délit d’opinion ». «Yassine a été jugé en vertu d’une loi qui fait partie de l’arsenal répressif du régime de Ben Ali et de Bourguiba. Il incombe aux autorités de ne pas l’appliquer. C’est une remise en cause de la liberté d’expression», affirme Amna Guellali, directrice de HRW à Tunis.
L’avocat de Yassine, Charfeddine el Kellil, dénonce le caractère politique du procès. « L’instruction s’est faite en deux semaines seulement sur la base de quelques témoignages, sans confrontation des sources, dit-il. Yassine est arrêté pour ses opinions. Son droit à penser et à s’exprimer a été confisqué. Le mandat de dépôt contre lui est très dangereux dans cette phase de transition démocratique».
En attendant, Yassine Ayari est toujours en prison. La prochaine audience a été fixée au 20 janvier, toujours devant la justice militaire.
Khansa Ben TarjemTunis
Source: http://www.lemonde.fr
Ce jour-là, une centaine de manifestants l’entouraient pour demander la libération de Yassine Ayari, bloggeur et activiste tunisien déjà actif sous la dictature Ben Ali, un des enfants terribles de la blogosphère tunisienne. La famille n'a pas pu accéder à la salle d’audience.
Lire aussi: Un blogueur en rase campagne tunisienne
Yassine Ayari, 33 ans, marié et père d’un enfant, est le premier civil jugé par les tribunaux militaires depuis l’adoption de la nouvelle constitution en janvier 2014. Arrêté à son retour de Paris, il est incarcéré depuis le 25 décembre 2014. Ses avocats ont demandé – en vain – sa remise en liberté. Il a été jugé par contumace le 18 novembre à trois ans de prison ferme pour avoir « diffamé l'armée » et « insulté le haut commandement militaire ».
Lire aussi: L'activiste tunisien Yassine Ayari arrêté pour avoir « porté atteinte » à l'armée
Le père de Yassine, le colonel Tahar Ayari, a été le premier officier tunisien après la révolution de 2011 à mourir dans des affrontements avec un groupe djihadiste, en mai de cette année-là, à Rouhia, dans le nord-ouest du pays. Cela explique sans doute pourquoi, en août 2014, alors que seize soldats venaient d’être tués par des groupes jihadistes dans le mont Chaambi, à côté de la frontière algérienne, Yassina Ayari a accusé de hauts responsables militaires de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour protéger leurs hommes. Il a affirmé que l’Etat major avait été prévenu par les services de renseignement du ministère de l’intérieur. Yassine reproche aussi au ministre de la Défense d’avoir laissé vacant le poste de directeur des renseignements militaires durant des mois.
Ces mêmes dysfonctionnements ont été évoqués par un dirigeant du syndicat des forces de sûreté nationale. Cela lui a valu d'être condamné à deux ans de prison mais il demeure en liberté, contrairement à Yassine Ayari. « L’armée veut montrer l’exemple avec Yassine pour que plus personne n’ose la critiquer. L’armée est une institution comme les autres, elle n’est pas au-dessus de toute critique», clame Motia, le frère du blogueur.
Le jugement de civils par les tribunaux militaires est très contesté en Tunisie. Les associations de défense des droits de l’homme ont exprimé leur inquiétude et demandent le transfert du procès vers les juridictions civiles, garantes d’un procès plus équitable.
Pour Human Right Watch (HRW), le bloggeur est poursuivi pour « délit d’opinion ». «Yassine a été jugé en vertu d’une loi qui fait partie de l’arsenal répressif du régime de Ben Ali et de Bourguiba. Il incombe aux autorités de ne pas l’appliquer. C’est une remise en cause de la liberté d’expression», affirme Amna Guellali, directrice de HRW à Tunis.
L’avocat de Yassine, Charfeddine el Kellil, dénonce le caractère politique du procès. « L’instruction s’est faite en deux semaines seulement sur la base de quelques témoignages, sans confrontation des sources, dit-il. Yassine est arrêté pour ses opinions. Son droit à penser et à s’exprimer a été confisqué. Le mandat de dépôt contre lui est très dangereux dans cette phase de transition démocratique».
En attendant, Yassine Ayari est toujours en prison. La prochaine audience a été fixée au 20 janvier, toujours devant la justice militaire.
Khansa Ben TarjemTunis
Source: http://www.lemonde.fr
mardi 30 décembre 2014
Maroc: Les obligations privées ont connu un fort engouement en 2014
Au Maroc, le marché des obligations privées a été très dynamique cette année. En effet, les émetteurs se sont rués vers ce segment du marché de la dette, sachant que l’année dernière seule une émission obligataire a été réalisée par Attijariwafa bank pour un montant de 1,25 milliard de DH. Ainsi, 13 émetteurs ont levé sur le segment obligataire un montant de 11,7 milliards de DH. Les compagnies immobilières (Addoha et CGI) ont fortement sollicité le marché avec des émissions totalisant 3,5 milliards de DH, soit près de 30% des levées globales. Elles sont suivies par les établissements bancaires (CIH Bank, BCP, Attijariwafa bank et BMCE Bank) qui ont cumulé des emprunts de 3,2 milliards de DH (27,2%). Le secteur de la distribution et celui des sociétés de financement ne sont pas en reste puisqu’ils ont totalisé 1,8 milliard de DH de levées.
Il faut dire que le financement à travers les obligations privées a été boudé durant l’année dernière en raison de la hausse des taux des bons du Trésor, surtout durant la première moitié de l’année. En cause, un recours massif du Trésor au marché domestique en vue de financer son déficit budgétaire, plombé par des charges de compensation en accroissement et une croissance molle des recettes. Le Trésor a ainsi exercé une pression importante sur les liquidités domestiques, tirant à la hausse les taux obligataires. Cette situation a poussé les opérateurs à reporter leurs levées sur le marché obligataire vu le manque de visibilité qui régnait sur le paysage économique. Mais depuis le dernier trimestre de 2013, la donne a changé. En effet, avec l’amélioration des fondamentaux du pays et la décision prise par le gouvernement de décompenser les carburants, le Trésor a réduit ses levées sur le marché des adjudications et les investisseurs, plus confiants, n’ont pas manqué de l’accompagner tout en réduisant leurs exigences de rendement.
Dans ces conditions, les taux des bons du Trésor ont été ramenés à des niveaux bien inférieurs à ceux observés en 2013. A la dernière séance d’adjudication, le 18 décembre, les taux se sont situés à 2,65% pour la maturité 13 semaines, perdant 82 points de base et à 2,73% pour l’échéance 52 semaines, en baisse de 1,2 point. Les taux sur 5 ans et 10 ans, eux, se sont repliés respectivement de 1,7 et 2 points pour s’établir à 3,23% et 3,63%. Vu que les taux ont consommé leur potentiel de baisse et ont atteint leur niveau plancher, les opérateurs en quête de financement se sont dirigés vers la dette obligataire. L’objectif étant de financer leur programme de développement, diversifier leurs sources de financement ou encore optimiser leur coût d’emprunt, sachant que la dette bancaire reste plus coûteuse avec des conditions toujours contraignantes.
A côté, les investisseurs n’ont pas rechigné sur les moyens pour soutenir les émetteurs dans leurs levées. Il faut dire que ce segment propose un rendement appréciable, surtout que la rémunération des autres produits de placement ne cesse de s’amenuiser, à leur tête les taux des bons du Trésor. Les comptes sur carnet, les dépôts à terme et même l’assurance-vie n’offrent plus un taux de rendement assez important qui pourrait séduire les investisseurs. La bourse est également en perte de vitesse puisqu’elle a limité sa hausse depuis le début de l’année à 5% et devrait baisser davantage en l’absence de signaux majeurs qui pourraient booster les cours. Les taux proposés sur le marché obligataire oscillent entre un plus bas de 3,5% et un plus haut de 6,38%, soit un niveau nettement intéressant.
Compte tenu de l’intérêt porté à ce marché, comment devrait-il se comporter l’année prochaine ? Aux dires des analystes obligataires, il devrait continuer à séduire autant les émetteurs que les investisseurs. Cela s’explique d’un côté par la stabilité prévue des taux des bons du Trésor sur le marché primaire en 2015 qui confère aux opérateurs davantage de visibilité pour leur choix des produits de financement. D’ailleurs, le marché se fait écho du renouvellement des émissions obligataires arrivées à échéance de certains opérateurs du marché à l’instar du promoteur Alliances Développement Immobilier. De l’autre, les investisseurs institutionnels ainsi que les OPCVM disposent de liquidités qu’ils cherchent à placer. Mis à part les arbitrages entre les valeurs qu’ils devraient réaliser sur le marché actions, ils pourraient se diriger davantage vers ce segment ne serait-ce que pour stabiliser le rendement moyen pondéré de leurs portefeuilles de placement.
Ibtissam Benchanna. La Vie éco
Il faut dire que le financement à travers les obligations privées a été boudé durant l’année dernière en raison de la hausse des taux des bons du Trésor, surtout durant la première moitié de l’année. En cause, un recours massif du Trésor au marché domestique en vue de financer son déficit budgétaire, plombé par des charges de compensation en accroissement et une croissance molle des recettes. Le Trésor a ainsi exercé une pression importante sur les liquidités domestiques, tirant à la hausse les taux obligataires. Cette situation a poussé les opérateurs à reporter leurs levées sur le marché obligataire vu le manque de visibilité qui régnait sur le paysage économique. Mais depuis le dernier trimestre de 2013, la donne a changé. En effet, avec l’amélioration des fondamentaux du pays et la décision prise par le gouvernement de décompenser les carburants, le Trésor a réduit ses levées sur le marché des adjudications et les investisseurs, plus confiants, n’ont pas manqué de l’accompagner tout en réduisant leurs exigences de rendement.
Dans ces conditions, les taux des bons du Trésor ont été ramenés à des niveaux bien inférieurs à ceux observés en 2013. A la dernière séance d’adjudication, le 18 décembre, les taux se sont situés à 2,65% pour la maturité 13 semaines, perdant 82 points de base et à 2,73% pour l’échéance 52 semaines, en baisse de 1,2 point. Les taux sur 5 ans et 10 ans, eux, se sont repliés respectivement de 1,7 et 2 points pour s’établir à 3,23% et 3,63%. Vu que les taux ont consommé leur potentiel de baisse et ont atteint leur niveau plancher, les opérateurs en quête de financement se sont dirigés vers la dette obligataire. L’objectif étant de financer leur programme de développement, diversifier leurs sources de financement ou encore optimiser leur coût d’emprunt, sachant que la dette bancaire reste plus coûteuse avec des conditions toujours contraignantes.
A côté, les investisseurs n’ont pas rechigné sur les moyens pour soutenir les émetteurs dans leurs levées. Il faut dire que ce segment propose un rendement appréciable, surtout que la rémunération des autres produits de placement ne cesse de s’amenuiser, à leur tête les taux des bons du Trésor. Les comptes sur carnet, les dépôts à terme et même l’assurance-vie n’offrent plus un taux de rendement assez important qui pourrait séduire les investisseurs. La bourse est également en perte de vitesse puisqu’elle a limité sa hausse depuis le début de l’année à 5% et devrait baisser davantage en l’absence de signaux majeurs qui pourraient booster les cours. Les taux proposés sur le marché obligataire oscillent entre un plus bas de 3,5% et un plus haut de 6,38%, soit un niveau nettement intéressant.
Compte tenu de l’intérêt porté à ce marché, comment devrait-il se comporter l’année prochaine ? Aux dires des analystes obligataires, il devrait continuer à séduire autant les émetteurs que les investisseurs. Cela s’explique d’un côté par la stabilité prévue des taux des bons du Trésor sur le marché primaire en 2015 qui confère aux opérateurs davantage de visibilité pour leur choix des produits de financement. D’ailleurs, le marché se fait écho du renouvellement des émissions obligataires arrivées à échéance de certains opérateurs du marché à l’instar du promoteur Alliances Développement Immobilier. De l’autre, les investisseurs institutionnels ainsi que les OPCVM disposent de liquidités qu’ils cherchent à placer. Mis à part les arbitrages entre les valeurs qu’ils devraient réaliser sur le marché actions, ils pourraient se diriger davantage vers ce segment ne serait-ce que pour stabiliser le rendement moyen pondéré de leurs portefeuilles de placement.
Ibtissam Benchanna. La Vie éco
vendredi 26 décembre 2014
Rapport de la commission sénatoriale du renseignement: Les déclarations de Barack Obama
La Maison Blanche
Bureau du secrétaire de presse
Washington, D.C.
Le 9 décembre 2014
Déclaration du président Barack Obama
Rapport de la Commission sénatoriale du renseignement
Pas un pays n’a fait plus que les États-Unis, tout au long de leur histoire, pour défendre la liberté, la démocratie, la dignité humaine et les droits de l’Homme à travers le monde. Nous autres, Américains, sommes profondément reconnaissants à nos concitoyens qui veillent à notre sécurité, et parmi eux, aux hommes et aux femmes dévoués de nos services de renseignement, dont la CIA. Depuis les attaques horribles du 11-Septembre, ces agents publics travaillent sans relâche pour détruire les principaux dirigeants d’Al-Qaïda, donner son juste dû à Oussama ben Laden, perturber des opérations terroristes et déjouer des attentats. Les rangées d’étoiles solennelles gravées sur le Mur du souvenir à la CIA rendent hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie afin de protéger la nôtre. Les professionnels de nos services de renseignement sont des patriotes, et nous jouissons d’un plus haut degré de sécurité grâce à leur héroïsme et à leurs sacrifices.
Pendant les années qui ont suivi le 11-Septembre, ayant des raisons légitimes de craindre de nouveaux attentats et la responsabilité de prévenir d’autres pertes de vie catastrophiques, le gouvernement de l’époque a fait face à des choix douloureux quant à la manière de pourchasser Al-Qaïda et d’empêcher de nouvelles attaques contre notre pays. Comme je l’ai déjà dit, notre pays a pris beaucoup de bonnes décisions au cours de ces années difficiles. Mais d’autres étaient contraires à nos valeurs. C’est pourquoi, sans la moindre équivoque, j’ai interdit la torture dès mon entrée en fonctions, car l’un des outils les plus efficaces dont nous disposons dans la lutte contre le terrorisme et dans nos efforts pour assurer la sécurité des Américains est notre attachement inébranlable à nos idéaux, tant à l’intérieur de notre pays qu’à l’étranger.
Le rapport rendu public aujourd’hui par la Commission sénatoriale du renseignement revient en détail sur un aspect de la réponse de notre nation au 11-Septembre, à savoir le programme de détention et d’interrogatoire de la CIA, auquel j’ai mis fin dès les premiers jours de mon mandat. Ce rapport décrit un programme troublant, qui comportait des techniques d’interrogatoire musclé à l’encontre d’individus soupçonnés de terrorisme et détenus dans des installations secrètes hors des États-Unis ; le rapport vient renforcer mon intime conviction selon laquelle non seulement ces méthodes musclées étaient contraires aux valeurs de notre nation, mais elles ne servaient ni nos efforts plus généraux contre le terrorisme ni nos intérêts de sécurité nationale. Qui plus est, ces techniques ont fortement terni la réputation des États-Unis à l’étranger et compliqué la tâche de poursuivre nos intérêts avec nos alliés et partenaires. C’est pourquoi je continuerai à exercer mes pouvoirs présidentiels pour veiller à ce que nous n’ayons plus jamais recours à ces méthodes.
En ma qualité de Commandant en chef, ma plus grande responsabilité consiste à assurer la sûreté et la sécurité du peuple américain. En conséquence, nous poursuivrons sans relâche notre combat contre Al-Qaïda, ses affiliés et d’autres extrémistes violents. Nous aurons recours à toutes les composantes de notre pouvoir national, y compris à la puissance et à l’exemple des idéaux sur lesquels notre nation a été fondée. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours soutenu la déclassification du rapport d’aujourd’hui. Aucun pays n’est parfait. Mais l’une des forces qui font de l’Amérique un pays exceptionnel, c’est notre volonté d’affronter ouvertement notre passé, de faire face à nos imperfections, de changer et de faire mieux. J’espère que le rapport d’aujourd’hui, loin de raviver de vieux arguments, aidera à reléguer ces techniques au passé, là où elles appartiennent. Aujourd’hui rappelle aussi que le respect des valeurs que nous professons ne nous affaiblit pas ; au contraire, il nous rend plus forts, et il nous rappelle que les États-Unis d’Amérique demeureront toujours la plus grande force pour la liberté et la dignité humaine que le monde ait jamais connue.
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Bureau du secrétaire de presse
Washington, D.C.
Le 9 décembre 2014
Déclaration du président Barack Obama
Rapport de la Commission sénatoriale du renseignement
Pas un pays n’a fait plus que les États-Unis, tout au long de leur histoire, pour défendre la liberté, la démocratie, la dignité humaine et les droits de l’Homme à travers le monde. Nous autres, Américains, sommes profondément reconnaissants à nos concitoyens qui veillent à notre sécurité, et parmi eux, aux hommes et aux femmes dévoués de nos services de renseignement, dont la CIA. Depuis les attaques horribles du 11-Septembre, ces agents publics travaillent sans relâche pour détruire les principaux dirigeants d’Al-Qaïda, donner son juste dû à Oussama ben Laden, perturber des opérations terroristes et déjouer des attentats. Les rangées d’étoiles solennelles gravées sur le Mur du souvenir à la CIA rendent hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie afin de protéger la nôtre. Les professionnels de nos services de renseignement sont des patriotes, et nous jouissons d’un plus haut degré de sécurité grâce à leur héroïsme et à leurs sacrifices.
Pendant les années qui ont suivi le 11-Septembre, ayant des raisons légitimes de craindre de nouveaux attentats et la responsabilité de prévenir d’autres pertes de vie catastrophiques, le gouvernement de l’époque a fait face à des choix douloureux quant à la manière de pourchasser Al-Qaïda et d’empêcher de nouvelles attaques contre notre pays. Comme je l’ai déjà dit, notre pays a pris beaucoup de bonnes décisions au cours de ces années difficiles. Mais d’autres étaient contraires à nos valeurs. C’est pourquoi, sans la moindre équivoque, j’ai interdit la torture dès mon entrée en fonctions, car l’un des outils les plus efficaces dont nous disposons dans la lutte contre le terrorisme et dans nos efforts pour assurer la sécurité des Américains est notre attachement inébranlable à nos idéaux, tant à l’intérieur de notre pays qu’à l’étranger.
Le rapport rendu public aujourd’hui par la Commission sénatoriale du renseignement revient en détail sur un aspect de la réponse de notre nation au 11-Septembre, à savoir le programme de détention et d’interrogatoire de la CIA, auquel j’ai mis fin dès les premiers jours de mon mandat. Ce rapport décrit un programme troublant, qui comportait des techniques d’interrogatoire musclé à l’encontre d’individus soupçonnés de terrorisme et détenus dans des installations secrètes hors des États-Unis ; le rapport vient renforcer mon intime conviction selon laquelle non seulement ces méthodes musclées étaient contraires aux valeurs de notre nation, mais elles ne servaient ni nos efforts plus généraux contre le terrorisme ni nos intérêts de sécurité nationale. Qui plus est, ces techniques ont fortement terni la réputation des États-Unis à l’étranger et compliqué la tâche de poursuivre nos intérêts avec nos alliés et partenaires. C’est pourquoi je continuerai à exercer mes pouvoirs présidentiels pour veiller à ce que nous n’ayons plus jamais recours à ces méthodes.
En ma qualité de Commandant en chef, ma plus grande responsabilité consiste à assurer la sûreté et la sécurité du peuple américain. En conséquence, nous poursuivrons sans relâche notre combat contre Al-Qaïda, ses affiliés et d’autres extrémistes violents. Nous aurons recours à toutes les composantes de notre pouvoir national, y compris à la puissance et à l’exemple des idéaux sur lesquels notre nation a été fondée. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours soutenu la déclassification du rapport d’aujourd’hui. Aucun pays n’est parfait. Mais l’une des forces qui font de l’Amérique un pays exceptionnel, c’est notre volonté d’affronter ouvertement notre passé, de faire face à nos imperfections, de changer et de faire mieux. J’espère que le rapport d’aujourd’hui, loin de raviver de vieux arguments, aidera à reléguer ces techniques au passé, là où elles appartiennent. Aujourd’hui rappelle aussi que le respect des valeurs que nous professons ne nous affaiblit pas ; au contraire, il nous rend plus forts, et il nous rappelle que les États-Unis d’Amérique demeureront toujours la plus grande force pour la liberté et la dignité humaine que le monde ait jamais connue.
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