mercredi 1 octobre 2014
L'économie algérienne pourrait souffrir durement de la chute du prix des hydrocarbures
«Le génie c’est 99% de transpiration et 1% d’inspiration» Goethe
Le pétrole cher, c’est fini pour le moment!, Le pays dépend à 98% du pétrole mais le pétrole ne rapporte plus comme avant. Les quantités d’hydrocarbures exportées ont baissé de 7,3% en 2013. Nous avons épuisé notre pain blanc. Le marché s’était retourné brusquement, résultat de la crise financière mondiale, de la constitution d’importants stocks de pétrole aux États-Unis et de l’offre additionnelle de sources d’énergie non conventionnelle. Depuis le début de l’été, la chute est lente mais continue. Même si on pompe d’une façon frénétique, on risque d’épuiser plus rapidement ce qui reste de pétrole, c’est un tonneau des Danaïdes. De plus, les rentiers de l’OPEP s’orientent vers une nouvelle politique de quotas pour tenter de freiner la chute
Les raisons de cette chute conjoncturelle mais dangereuse pour l’Algérie
Le cours du baril de pétrole chute inexorablement depuis le mois de juin dernier. Il s’est négocié mardi sous la barre des 98 dollars alors qu’il valait 115 dollars le 20 juin dernier. Depuis le 1er janvier, la baisse atteint 11,5%. En glissement annuel, la baisse est de 13%. Il a même frôlé lundi, avec son plus bas prix depuis 2012, sous les 96 dollars. Une très mauvaise nouvelle pour l’Algérie quand on sait que 98% de ses rentrées en devises proviennent du pétrole. La baisse très marquée du prix du baril s’explique par différentes raisons. D’abord, le ralentissement de la demande mondiale. L’un des plus gros acheteurs de pétrole brut dans le monde, la Chine, a vu sa production industrielle diminuer cet été. Elle est passée à 6,9% alors qu’elle frisait les 10%. D’où une demande moins grande. Par ailleurs, le ralentissement de la croissance en Europe et la baisse de la demande des géants sud-américains (Brésil en tête) ont accéléré le phénomène.
Par ailleurs, le phénomène du pétrole de schiste bien que discutable et éphémère se fait également ressentir. L’Administration américaine d’information sur l’énergie (EIA.) a annoncé une production de 8,6 millions de barils par jour au mois d’août, un chiffre historique. Mardi, le journal français Le Monde qui précise que «le taux de dépendance américain au pétrole importé est tombé de 60% en 2005 à 30% aujourd’hui». D’où la baisse par ricochet de la production de pétrole brut et la baisse de son prix sur le marché.
Le 6 août dernier, la Banque d’Algérie tirait déjà la sonnette d’alarme. Dans son rapport annuel, elle notait que la baisse du prix du pétrole au premier trimestre 2014 avait tiré vers le bas les recettes d’exportations de l’ordre de 2.6%. Avec un baril inférieur à 100 dollars, l’économie algérienne est clairement menacée.
Dès 2012, le FMI prévenait l’Algérie: «L’orientation budgétaire expansionniste de ces dernières années a cependant rendu la situation budgétaire vulnérable aux fluctuations des cours du pétrole, le prix permettant d’équilibrer le budget étant aujourd’hui légèrement supérieur à 100 dollars le baril.» Une autre nouvelle inquiétante. La production céréalière de la campagne 2013/2014 a fortement chuté de 30% par rapport à la saison précédente, elle est à 34 millions de quintaux, La production de la campagne 2013/2014 est inférieure de 30% à celle de 2012-2013 qui s’était établie à 49,1 millions de quintaux. Cette baisse est due essentiellement, d’après le ministre, aux conditions climatiques… La production céréalière ne cesse de reculer depuis les rendements record de la campagne 2008/2009 avec 61,2 millions de quintaux. En 2009/2010, la production a chuté à 45 millions de quintaux avant de remonter à 51,2 millions de quintaux en 2011/2012. L’Algérie doit donc importer davantage de blé. On annonce déjà pour 1 milliard de dollars de blé tendre pour l’immédiat.
Ce qui se fait ailleurs dans le domaine de l’énergie: Le recours au renouvelable
Un principe de base: à des degrés divers chaque pays essaye de ne pas se trouver dans le type de situation à laquelle est confrontée l’Algérie. Ainsi, le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de l’année 2014, dédié aux énergies renouvelables prévoit une croissance de 50% de la production mondiale d’électricité issue des énergies renouvelables à moyen terme. Cette production devrait atteindre près de 26% de la production totale d’électricité d’ici à 2020; la capacité globale en énergie renouvelable passerait alors de 1 690 GW en 2013 à 2 555 GW en 2020. Pour l’année 2013, la part des énergies renouvelables, selon le même rapport, a compté 22% de la capacité globale ce qui était comparable à la capacité d’électricité produite à partir du gaz naturel.
Le développement des énergies renouvelables à l’horizon 2020 pourrait être boosté par deux tendances globales, rapporte l’AIE dans sa publication annuelle. Il s’agit de l’expansion géographique du déploiement des énergies renouvelables. D’autre part, les technologies du renouvelable deviennent de plus en plus compétitives induisant une baisse rapide des coûts. Elles représenteraient des solutions alternatives dans plusieurs pays.
Le rapport publié récemment par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) souligne que le prix du photovoltaïque a chuté de 80% depuis 2008 et cette tendance persiste encore. Il relève également que le solaire a atteint la parité réseau en 2013 en Italie, en Allemagne et en Espagne et prochainement en France et au Mexique. Le directeur général d’Irena, Adnan Z. Amin, a déclaré que la chute des prix du photovoltaïque est comparable à celle observée dans la révolution IT. Il déclare également que «les énergies renouvelables fournissent une réponse à un grand nombre des défis socio-économiques les plus urgents auxquels les gouvernements font face aujourd’hui, notamment l’accès à l’énergie, la sécurité des approvisionnements énergétiques, et les préoccupations sanitaires et environnementales».
La Chine compte 40% de l’expansion globale des énergies renouvelable avec plus de 60% de la croissance dans les pays non-membres de l’Ocde. L’environnement politique favorable combiné aux demandes croissantes d’énergie ont participé au déploiement à grande échelle du renouvelable en Chine. (…) Dans l’Ocde, après sept ans d’augmentation rapide de la croissance, le renouvelable traverse une période où l’expansion annuelle de la capacité est lente, mais stable, note le rapport. Le renouvelable compterait environ 80% des nouvelles capacités d’énergie dans la période 2013-2020 (…) Le dernier rapport de l’Irena montre que les investissements dans le renouvelable ont augmenté considérablement ces dix dernières années, de 55 à 214 milliards de dollars entre 2004 et 2013 (sans inclure l’hydroélectricité). Il souligne que dans certains pays comme le Danemark, l’éolien est devenu la source d’énergie la moins chère. En Allemagne, la moitié de la production du renouvelable est assurée par les ménages et les fermiers.(1)
Par ailleurs et dans le même ordre de la compétitivité des énergies renouvelables, la puissance cumulée de l’éolien terrestre et du solaire photovoltaïque (PV) va doubler en 2020 comparativement à 2013 selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui constate une baisse massive des coûts. 1000 GW de solaire et d’éolien d’ici 6 ans dans le monde selon l’AIE. Le seuil symbolique du million de mégawatts de solaire photovoltaïque (PV) (403 GW) et d’éolien terrestre (602 GW) sera franchi en 2020 selon le scénario de base du rapport de prospective à moyen terme du marché des énergies renouvelables (EnR) publié par l’AIE (1) est pour le moins étrange que les énergies renouvelables soient compétitives ailleurs et pas chez nous avec des prix de main-d’oeuvre cinq fois moins importants et un gisement solaire deux fois et demi plus performant. Il est plus que temps de réexaminer notre stratégie concernant un plan Marshall pour le durable.
Quel avenir énergétique face à la rareté de l’eau?
Dans le même ordre, l’eau est la deuxième ressource qu’il nous faut préserver par tous les moyens. Pour la Banque mondiale, l’eau et l’énergie sont deux secteurs inextricablement liés et interdépendants. Alors que ces deux ressources font l’objet d’une hausse de la demande mondiale, la pénurie d’eau menace la viabilité à long terme des projets énergétiques avec de graves conséquences pour le développement. Face à un avenir incertain, la Banque mondiale lance une initiative mondiale dont l’objectif est d’aider les pays à s’y préparer dès à présent. Il s’agit de mesurer les compromis eau/énergie et d’identifier les synergies possibles entre les politiques de gestion de ces deux ressources.
« Pour la Banque mondiale, la sécurité énergétique et la sécurité hydrique occupent une place capitale dans le développement humain et économique. Le couple eau/énergie est par ailleurs indispensable à la production agricole, où il est notamment nécessaire à la culture des biocarburants qui permettront à leur tour de produire de l’énergie. D’ici à 2035, la consommation énergétique mondiale augmentera de 35%, ce qui déterminera une hausse de 15% de l’utilisation d’eau, tandis que la consommation d’eau du secteur énergétique augmentera de 85% selon les projections de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).(2)
Le changement climatique viendra ajouter davantage d’incertitude à cette situation en provoquant une variabilité accrue des disponibilités d’eau et une intensification de la fréquence et de la gravité des inondations et des sécheresses. En dépit de ce contexte inquiétant, la planification et la gestion de la production énergétique prennent aujourd’hui rarement en considération les problèmes que pose et posera de plus en plus l’approvisionnement en eau, pas plus d’ailleurs qu’elles n’intègrent les risques de phénomènes extrêmes. (…) En matière d’investissements énergétiques, le défaut d’évaluation des besoins en eau et d’analyse des contraintes hydriques futures a pour conséquence une hausse des coûts et des risques. Plusieurs solutions existent pour s’attaquer au double défi de l’eau et de l’énergie, et de nombreux pays ont déjà pris l’initiative d’engager des mesures audacieuses.
Les Émirats arabes unis, par exemple, s’emploient à diversifier leur panier énergétique en favorisant les énergies propres au détriment du gaz naturel.Le gouvernement a l’intention de construire la plus grande usine mondiale de dessalement solaire qui aura une capacité de traitement journalière de plus de 83,3 millions de litres d’eau potable et produira 20 mégawatts d’électricité (2)
Quelques risques du gaz de schiste: le principe de précaution
On a tout dit des gaz de schiste et on ne sera jamais assez prudent en terme, de lanceurs d’alertes concernant les dangers objectifs des techniques de fracturation. Un Rapport fédéral américain a calculé les dommages causés par le forage à l’environnement. La quantité d’eau polluée générée par les techniques de fracturation est de 280 milliards de gallons quantité suffisante pour noyer Washington sous une épaisseur d’eaux usées de 22 foot. 450,000 tons d’air pollué produit chaque année 250 milliards de gallons d’eau fraîche utilisés depuis 2005. 360,000 acres de terre dégradée depuis 2005. Le Rapport du The Environnent America Research & Policy Center intitulé «Fracking by the Numbers» est le premier indice de mesure de l’empreinte des dommages. Du point de vue de la santé, les résidents proches ont eu des maux de tête des nausées et beaucoup de symptômes liés au forage et à la pollution. Comme l’écrit le toxicologue Davide Brown avec des milliards de gallons d’eau toxique produits chaque année, nous voyons tout juste la partie visible (3)
Autre quasi-certitude les dangers sismiques: les puits de gaz de schiste font bien trembler la terre. Le débat est tranché. Les séismes en Oklahoma (Etats-Unis) sont bien provoqués par l’injection, dans des puits d’évacuation, d’eaux usées engendrées par des exploitations telles que celle du gaz de schiste. C’est ce qu’a prouvé l’équipe de Kathleen Keranen, de l’université Cornell. Depuis dix ans, de nouvelles méthodes d’exploitation comme les forages horizontaux, produisent des quantités considérables d’eaux usées dont on se débarrasse sous terre en les injectant dans des puits profonds de 2 ou 3 km. Résultat: la pression monte dans le sous-sol… (4)
Que faut il-faire dans notre pays?
La situation actuelle est celle d’un pays mono-exportateur d’une ressource dont nous n’avons aucune prise sur les prix. Nous sommes doublement vulnérables car nous n’avons pas de parade par une diversification en «ne mettant pas tous nos oeufs dans le même panier». De plus et c’est le plus délicat, nous ne prenons pas acte du déclin de nos réserves en mettant en oeuvre un Plan B de transition énergétique à marche forcée vers le développement durable.
Doit-on se résigner à lafatalité au mektoub, sans se battre, alors que nous pouvons et nous devons lutter pour conjurer cette situation. L’opportunité de la tripartie est peut-être une occasion importante pour poser les jalons d’une nouvelle vision de l’industrialisation, du réarmement industriel basé sur du concret. Rien de pérenne ne se fera si on ne met pas en place une stratégie multidimensionnelle basée sur deux principes, la sobriété en tout-qui évite le gaspillage et le compter-sur-soi Le compter sur-soi passe par un pragmatisme, réduire le train de vie de l’Etat et substituer en tout à l’importation un savoir-faire endogène qu’il faut réhabiliter.
Tous les départements ministériels à des degrés divers (ministère de l’Industrie en tête, ont une responsabilité dans les achats à l’étranger qui ne doivent plus se faire avec des logiques sectorielles, mais avec une coordination intersectorielle franche sans arrière-pensée, sans querelle de clocher tant il est vrai qu’il s’agit de l’avenir du pays.
A titre d’exemple, s’agissant du secteur de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle et de l’éducation, il ne s’agit plus de faire rentrer les élèves en classe, il est nécessaire d’aller vers l’autosuffisance en créant nos propres équipements de laboratoire, nos propres instruments.. ce sont des milliards de DA qui seront ainsi épargnés par la mise en oeuvre d’une Ansej de l’intelligence dédiée à la fabrication d’équipements pédagogiques. Les idées existent? Il nous faut nous organiser. Ce qui est valable pour l’université qui doit mon-trer son utilité est valable pour les autres départements ministériels où l’immense majorité des équipements est importée stérilisant de ce fait toute évolution endogène de la production nationale du pays. Si c’est cela la mondialisation et l’OMC, il est urgent de ne pas y adhérer. Nous serons respectés quand nous irons vers l’autosuffisance. Il est urgent de ne plus exporter sans adosser cela à un transfert de technologie réel. Une redéfinition de la coopération avec nos partenaires à l’aune de cette vision s’avère d’une brûlante actualité.
1. http:/www.techniques-ingenieur.fr/actualité/1000-gw-de-solaire-et-d-eolien-d-ici-6-ans-dans-le-monde-selon-I-aie-article 287765/
2. http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2014/01/16/wil-water-constrain-our-energy-future
3. http://ecowatch.com/2013/10/03/report-calculates-damage-by-fracking/
4. Les dangers sismiques Science et Vie, p. 26, Septembre 2014
Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz
- See more at: http://www.oulala.info/2014/09/les-convulsions-du-marche-petrolier/#sthash.wnDRqQX4.dpuf
mardi 9 septembre 2014
L'Organisation Internationale de la Francophonie apporte son soutien à 16 projets de films
Les 25, 26 et 27 juin 2014 à Paris, la Commission de sélection du fonds francophone de production audiovisuelle (volet cinéma), s’est réunie pour examiner les requêtes de financement reçues suite au lancement d’un appel à propositions clôturé en avril 2014.
Elle a retenu 16 projets parmi les 46 qui ont été soumis à son examen. Ces seize œuvres bénéficieront d’une aide à la finition (8 longs métrages de fiction et 8 documentaires). Le montant total attribué s’élève à 180 000 € et bénéficie aux 11 pays francophones suivants : Burundi, Côte d’Ivoire, Guinée, Haïti, Madagascar, Mali, Maroc, République du Congo, Sénégal, Tunisie, Vietnam.
AIDE A LA FINITION FICTION
Battements d’air dans les airs, de Nguyen Hoang Diep (Vietnam). Un premier film d’auteur qui traite avec beaucoup de sensualité, de la condition de la jeune femme enceinte, seule face à son destin.
Braquage à l’Africaine, Owell Brown (Côte d’Ivoire). Pour rembourser une dette de jeux, un homme se retrouve dans un imbroglio entre la police et une autre équipe de braqueurs.
La Lune est tombée, Gahité Fofana (Guinée). Trois amis d’enfance relancent ensemble une usine d’eau minérale en Guinée
Meurtre à Pacot, Raoul Peck (Haïti). A travers cette œuvre le réalisateur se propose de sonder l’abîme des âmes à l’intérieur d’un territoire émotionnellement meurtri.
Père, fils et autres histoires, Phan Dang Di (Vietnam). Un récit tendre et mélancolique dans le Saigon des années 90.
Rapt à Bamako, Cheick Oumar Sissoko (Mali). Un film d’action qui nous introduit aux difficiles tentatives d’exercice de la démocratie en Afrique.
The Sea is Behind, Hicham Lasri (Maroc). Tarik danse lors de cérémonies de fiançailles et de mariage déguisé en femme et la société comment le reçoit-elle ?
Un soir de pleine lune, Fares Naanaa (Tunisie). Un couple face au deuil de leur enfant.
AIDE A LA FINITION DOCUMENTAIRE
Ahmed Attia, Khaled Barsaoui (Tunisie). Le portrait d’Ahmed Attia, une personnalité marquante du cinéma tunisien.
Césaire l’Africain, Evrard Niyomwungere (Burundi). Ce film propose une découverte de l’Africanité d’Aimé Césaire, dans son œuvre et dans ses combats.
La Voie Normale, Erige Sehri (Tunisie). Dans ce road-movie mêlant rock et son jazzy, Ahmed, 31 ans et conducteur de train, nous raconte son voyage entre les saisons et son désir de devenir quelqu’un d’autre.
Le Dernier voyage de Mme Phung, Nguyen thi tham (Vietnam). Phung a été élève dans un monastère boudhiste jusqu’au jour où il découvre son attirance pour les jeunes hommes. Il décide alors de devenir une femme pour éveiller leurs désirs.
Les Fiancées d’Imilchil, Léandre Alain Baker (République du Congo). La découverte de la légende d’Imilchil qui a donné naissance à un festival et à la pratique des mariages collectifs qui en découle.
Sembene !, Samba Gadjigo (Sénégal). Histoire d’un cinéaste, écrivain qui a profondément influencé et inspiré des générations d’Africains.
Tee Shirt Man, Tovoniaina Rasoanaivo (Madagascar). Un jeune home cherche à obtenir le T-shirt offert par chacun des 33 candidats à la magistrature suprême.
The Springboard, Joseph Ndayisenga (Burundi). Le portrait d’une équipe d’enfants de la rue sélectionnés en vue de participer à la coupe du monde de football d’enfants démunis au Brésil.
Les projets retenus sont tous consultables sur le site : http://www.imagesfrancophones.org
La commission est composée 8 membres dont les représentants permanents (de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et du Conseil international des radios et télévisions d’expression française (CIRTEF) ainsi que de 6 membres non permanent qui sont professionnels du cinéma issus de pays membres de la Francophonie.
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Elle a retenu 16 projets parmi les 46 qui ont été soumis à son examen. Ces seize œuvres bénéficieront d’une aide à la finition (8 longs métrages de fiction et 8 documentaires). Le montant total attribué s’élève à 180 000 € et bénéficie aux 11 pays francophones suivants : Burundi, Côte d’Ivoire, Guinée, Haïti, Madagascar, Mali, Maroc, République du Congo, Sénégal, Tunisie, Vietnam.
AIDE A LA FINITION FICTION
Battements d’air dans les airs, de Nguyen Hoang Diep (Vietnam). Un premier film d’auteur qui traite avec beaucoup de sensualité, de la condition de la jeune femme enceinte, seule face à son destin.
Braquage à l’Africaine, Owell Brown (Côte d’Ivoire). Pour rembourser une dette de jeux, un homme se retrouve dans un imbroglio entre la police et une autre équipe de braqueurs.
La Lune est tombée, Gahité Fofana (Guinée). Trois amis d’enfance relancent ensemble une usine d’eau minérale en Guinée
Meurtre à Pacot, Raoul Peck (Haïti). A travers cette œuvre le réalisateur se propose de sonder l’abîme des âmes à l’intérieur d’un territoire émotionnellement meurtri.
Père, fils et autres histoires, Phan Dang Di (Vietnam). Un récit tendre et mélancolique dans le Saigon des années 90.
Rapt à Bamako, Cheick Oumar Sissoko (Mali). Un film d’action qui nous introduit aux difficiles tentatives d’exercice de la démocratie en Afrique.
The Sea is Behind, Hicham Lasri (Maroc). Tarik danse lors de cérémonies de fiançailles et de mariage déguisé en femme et la société comment le reçoit-elle ?
Un soir de pleine lune, Fares Naanaa (Tunisie). Un couple face au deuil de leur enfant.
AIDE A LA FINITION DOCUMENTAIRE
Ahmed Attia, Khaled Barsaoui (Tunisie). Le portrait d’Ahmed Attia, une personnalité marquante du cinéma tunisien.
Césaire l’Africain, Evrard Niyomwungere (Burundi). Ce film propose une découverte de l’Africanité d’Aimé Césaire, dans son œuvre et dans ses combats.
La Voie Normale, Erige Sehri (Tunisie). Dans ce road-movie mêlant rock et son jazzy, Ahmed, 31 ans et conducteur de train, nous raconte son voyage entre les saisons et son désir de devenir quelqu’un d’autre.
Le Dernier voyage de Mme Phung, Nguyen thi tham (Vietnam). Phung a été élève dans un monastère boudhiste jusqu’au jour où il découvre son attirance pour les jeunes hommes. Il décide alors de devenir une femme pour éveiller leurs désirs.
Les Fiancées d’Imilchil, Léandre Alain Baker (République du Congo). La découverte de la légende d’Imilchil qui a donné naissance à un festival et à la pratique des mariages collectifs qui en découle.
Sembene !, Samba Gadjigo (Sénégal). Histoire d’un cinéaste, écrivain qui a profondément influencé et inspiré des générations d’Africains.
Tee Shirt Man, Tovoniaina Rasoanaivo (Madagascar). Un jeune home cherche à obtenir le T-shirt offert par chacun des 33 candidats à la magistrature suprême.
The Springboard, Joseph Ndayisenga (Burundi). Le portrait d’une équipe d’enfants de la rue sélectionnés en vue de participer à la coupe du monde de football d’enfants démunis au Brésil.
Les projets retenus sont tous consultables sur le site : http://www.imagesfrancophones.org
La commission est composée 8 membres dont les représentants permanents (de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et du Conseil international des radios et télévisions d’expression française (CIRTEF) ainsi que de 6 membres non permanent qui sont professionnels du cinéma issus de pays membres de la Francophonie.
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dimanche 31 août 2014
vendredi 29 août 2014
lundi 25 août 2014
L’Afrique et l’Internet mondial: Quelles promesses?
L’Afrique : La promesse de l’Afrique et de l’internet mondial
par Daniel Sepulveda et Dean Garfield
Un thème qui a été évoqué à maintes reprises pendant l’historique sommet États-Unis-Afrique tenu à Washington est le rôle transformateur que les technologies de la communication vont jouer dans la promotion d’un monde prospère et pacifique.
Des meneurs d’opinion, des sommités, des décideurs et des entrepreneurs de tout le continent ont réfléchi aux moyens par lesquels les gouvernements et l’industrie devaient coopérer pour atteindre leur objectif commun, qui est de libérer la force transversale des technologies de l’information et de la communication (TIC) en Afrique pour favoriser des améliorations dans tous les secteurs, des soins de santé à l’agriculture.
Nous entendons leur voix et nous sommes prêts à répondre à leur appel. Nous avons tous les deux travaillé avec des leaders africains dans nos capacités respectives, représentant l’un le gouvernement et l’autre, l’industrie. Nous sommes convaincus, comme le sont nos collègues et amis à travers le continent, que l’inclusion de l’Afrique devra être totale pour que l’internet tienne la promesse qu’on attend de lui, celle d’être la plateforme la plus robuste au monde pour le développement économique et social.
Et pour que l’Afrique tienne la promesse qu’on attend du continent – fort d’un milliard d’habitants et capable de mener et de changer le monde pour le mieux – sa population devra mobiliser et développer la plateforme qu’est l’internet mondial.
Nous devons nous appliquer ensemble, leaders du privé comme du secteur public, à surmonter les défis qui se posent pour que l’accès à l’internet soit disponible, d’un prix abordable, sécurisé et ouvert à tous. Les bonnes nouvelles sont nombreuses, et beaucoup de travail a été accompli à cette fin. Les câbles sous-marins aboutissent dans trois fois plus d’endroits aujourd’hui le long des côtes de l’Afrique qu’il y a trois ans, ce qui fournit une capacité nettement plus grande à moindres coûts. Sur la terre ferme, les investissements croissants dans les réseaux de fibres, les points d’échange internet et la connectivité sans fil aident à assurer avec robustesse le dernier kilomètre de raccordement pour un nombre croissant d’entreprises, de foyers et de particuliers en Afrique.
Mais quand on considère que 16 % seulement des Africains sont connectés à l’internet aujourd’hui, il reste encore beaucoup de travail à faire, et un grand potentiel aussi.
Ce sont la technologie et les investissements qui feront tenir le pari. Depuis 2009, le nombre d’internautes africains est passé de 79 millions à 172 millions, et on en compte 20 millions de plus chaque année. De plus en plus souvent, les leaders africains encouragent les gouvernements et les entreprises du continent à élargir le recours aux TIC pour contribuer à relever les plus grands défis auxquels se heurte l’Afrique.
Que ce soit dans le domaine des informations sur la santé ou de l’accès aux données sur les prix agricoles, dans celui de l’éducation ou des services bancaires, les TIC aident maintenant l’Afrique à surmonter ses obstacles dans les domaines liés à la santé et au développement humain, par exemple pour ce qui touche aux maladies transmissibles, aux avantages qu’il y a d’avoir une population instruite ainsi qu’à l’accès à de l’eau propre et aux installations sanitaires.
Les technologies mobiles permettent l’introduction de services financiers novateurs au Kenya (M-PESA) et l’élargissement de l’accès à ces services, les inscriptions à l’école en Côte d’Ivoire, les services d’information sur les marchés agricoles au Ghana, la soumission des déclarations d’impôt en Afrique du Sud et les systèmes de gestion de l’irrigation à base de capteurs en Égypte.
Cette connectivité, qui alimente la croissance sociale et économique à l’échelle internationale, exige la concertation des décideurs, de l’industrie, de la société civile et des milieux universitaires aux échelons international, régional, national et local pour construire des solutions à ces défis et tirer le meilleur parti des possibilités offertes par un monde interconnecté.
Nous sommes acquis à cet objectif. Nous mobiliserons les forces de l’industrie et du gouvernement américains pour veiller à ce que le réseau mondial de communications serve à tout le monde. Nous attendons avec intérêt d’établir des synergies avec nos amis en Afrique pour y parvenir, en nous mettant à l’écoute de leurs besoins, de leurs idées et de leurs aspirations, et en faisant tout ce qui est en notre pouvoir pour que l’avenir de l’internet et celui de l’Afrique soit l’histoire d’une réussite qui se renforce mutuellement.
Read more: http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/article/2014/08/20140822307045.html#ixzz3BRakIY2n
par Daniel Sepulveda et Dean Garfield
Un thème qui a été évoqué à maintes reprises pendant l’historique sommet États-Unis-Afrique tenu à Washington est le rôle transformateur que les technologies de la communication vont jouer dans la promotion d’un monde prospère et pacifique.
Des meneurs d’opinion, des sommités, des décideurs et des entrepreneurs de tout le continent ont réfléchi aux moyens par lesquels les gouvernements et l’industrie devaient coopérer pour atteindre leur objectif commun, qui est de libérer la force transversale des technologies de l’information et de la communication (TIC) en Afrique pour favoriser des améliorations dans tous les secteurs, des soins de santé à l’agriculture.
Nous entendons leur voix et nous sommes prêts à répondre à leur appel. Nous avons tous les deux travaillé avec des leaders africains dans nos capacités respectives, représentant l’un le gouvernement et l’autre, l’industrie. Nous sommes convaincus, comme le sont nos collègues et amis à travers le continent, que l’inclusion de l’Afrique devra être totale pour que l’internet tienne la promesse qu’on attend de lui, celle d’être la plateforme la plus robuste au monde pour le développement économique et social.
Et pour que l’Afrique tienne la promesse qu’on attend du continent – fort d’un milliard d’habitants et capable de mener et de changer le monde pour le mieux – sa population devra mobiliser et développer la plateforme qu’est l’internet mondial.
Nous devons nous appliquer ensemble, leaders du privé comme du secteur public, à surmonter les défis qui se posent pour que l’accès à l’internet soit disponible, d’un prix abordable, sécurisé et ouvert à tous. Les bonnes nouvelles sont nombreuses, et beaucoup de travail a été accompli à cette fin. Les câbles sous-marins aboutissent dans trois fois plus d’endroits aujourd’hui le long des côtes de l’Afrique qu’il y a trois ans, ce qui fournit une capacité nettement plus grande à moindres coûts. Sur la terre ferme, les investissements croissants dans les réseaux de fibres, les points d’échange internet et la connectivité sans fil aident à assurer avec robustesse le dernier kilomètre de raccordement pour un nombre croissant d’entreprises, de foyers et de particuliers en Afrique.
Mais quand on considère que 16 % seulement des Africains sont connectés à l’internet aujourd’hui, il reste encore beaucoup de travail à faire, et un grand potentiel aussi.
Ce sont la technologie et les investissements qui feront tenir le pari. Depuis 2009, le nombre d’internautes africains est passé de 79 millions à 172 millions, et on en compte 20 millions de plus chaque année. De plus en plus souvent, les leaders africains encouragent les gouvernements et les entreprises du continent à élargir le recours aux TIC pour contribuer à relever les plus grands défis auxquels se heurte l’Afrique.
Que ce soit dans le domaine des informations sur la santé ou de l’accès aux données sur les prix agricoles, dans celui de l’éducation ou des services bancaires, les TIC aident maintenant l’Afrique à surmonter ses obstacles dans les domaines liés à la santé et au développement humain, par exemple pour ce qui touche aux maladies transmissibles, aux avantages qu’il y a d’avoir une population instruite ainsi qu’à l’accès à de l’eau propre et aux installations sanitaires.
Les technologies mobiles permettent l’introduction de services financiers novateurs au Kenya (M-PESA) et l’élargissement de l’accès à ces services, les inscriptions à l’école en Côte d’Ivoire, les services d’information sur les marchés agricoles au Ghana, la soumission des déclarations d’impôt en Afrique du Sud et les systèmes de gestion de l’irrigation à base de capteurs en Égypte.
Cette connectivité, qui alimente la croissance sociale et économique à l’échelle internationale, exige la concertation des décideurs, de l’industrie, de la société civile et des milieux universitaires aux échelons international, régional, national et local pour construire des solutions à ces défis et tirer le meilleur parti des possibilités offertes par un monde interconnecté.
Nous sommes acquis à cet objectif. Nous mobiliserons les forces de l’industrie et du gouvernement américains pour veiller à ce que le réseau mondial de communications serve à tout le monde. Nous attendons avec intérêt d’établir des synergies avec nos amis en Afrique pour y parvenir, en nous mettant à l’écoute de leurs besoins, de leurs idées et de leurs aspirations, et en faisant tout ce qui est en notre pouvoir pour que l’avenir de l’internet et celui de l’Afrique soit l’histoire d’une réussite qui se renforce mutuellement.
Read more: http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/article/2014/08/20140822307045.html#ixzz3BRakIY2n
dimanche 24 août 2014
vendredi 22 août 2014
Les propos d'Obama sur les évènements en cours en Irak
Extraits: propos du président Obama sur les opérations en cours en Irak
19 août 2014
Nous donnons ci-après des extraits des propos du président Obama sur la situation en Irak. Cliquer ici pour lire (en anglais) la transcription intégrale de son exposé à la presse.
La Maison Blanche
Bureau du secrétaire de presse
Le 18 août 2014
Déclaration du Président
Salle de presse James S. Brady
16 h 27
Le Président – (. . .) En ce qui concerne l’Irak, nous continuons à voir des progrès importants dans divers volets de notre stratégie qui consiste à soutenir le gouvernement irakien et à combattre la menace posée par le groupe terroriste qu’est l’EIIL. En premier lieu, nos opérations militaires protègent efficacement notre personnel et nos installations en Irak. Au cours des 11 derniers jours, les frappes aériennes américaines ont stoppé la progression de l’EILL dans les environs de la ville d’Erbil et fait reculer les terroristes. Pendant ce temps, nous avons fourni de toute urgence des armes et une assistance supplémentaires aux forces irakiennes, y compris aux forces de sécurité kurdes et irakiennes qui se battent sur les lignes de front.
Aujourd’hui, avec notre soutien, les forces irakiennes et kurdes ont fait un grand pas en avant en reprenant le plus grand barrage de l’Irak, près de la ville de Mossoul. Le barrage de Mossoul était tombé entre les mains des terroristes ce mois-ci et il est directement lié à notre objectif qui est de protéger les Américains en Irak. Une brèche dans ce barrage aurait été catastrophique, provoquant des inondations qui auraient menacé la vie de milliers de civils et mis en péril notre ambassade à Bagdad. Les forces irakiennes et kurdes ont pris l’initiative sur le terrain et ont agi avec courage et détermination. Cette opération démontre que les forces irakiennes et kurdes sont capables de travailler ensemble pour se battre contre l’EIIL. Si elles continuent à le faire, elles auront le ferme soutien des États-Unis d’Amérique.
Deuxièmement, nous forgeons une coalition internationale pour répondre à la crise humanitaire dans le nord de l’Irak. Nous avons aidé des milliers de Yézidis à fuir le mont Sinjar qui était assiégé, mais des centaines de milliers d’Irakiens ont été déplacés par la violence de l’EILL, et beaucoup d’autres courent encore des risques. Les États-Unis vont travailler avec le gouvernement irakien, ainsi qu’avec des partenaires comme le Royaume-Uni, le Canada, la France, l’Italie et l’Australie, pour acheminer des vivres et de l’eau aux personnes dans le besoin et apporter un secours à long terme à celles qui ont été chassées de leurs foyers.
Troisièmement, nous continuerons à appliquer une stratégie à long terme qui vise à faire reculer l’EIIL en soutenant le nouveau gouvernement irakien et en travaillant avec des partenaires clés, dans la région et au-delà. Au cours de la semaine écoulée, nous avons été témoins d’un progrès historique, avec la nomination d’un nouveau premier ministre désigné par les Irakiens, M. Haider al-Abadi, et le fait que le premier ministre sortant, M. Maliki, ait accepté de démissionner. La transition pacifique du pouvoir sera un jalon majeur du développement politique de l’Irak mais, comme je crois que nous en sommes tous conscients, le travail n’est pas fini.
Au cours des quelques prochaines semaines, M. Abadi devra achever de former un nouveau gouvernement irakien, à vaste assise et ouvert à tous, un gouvernement doté d’un programme national qui tienne compte des intérêts de tous les Irakiens. Sans ces progrès, des extrémistes comme ceux de l’EIIL pourront continuer à exploiter les divisions en Irak. Avec ce nouveau gouvernement en place, les Irakiens seront en mesure d’unir le pays contre la menace de l’EILL, et ils pourront compter sur davantage de soutien non seulement de la part des États-Unis, mais aussi d’autres pays de la région et à travers le monde.
Souvenons-nous que l’EIIL constitue une menace pour tous les Irakiens et la région tout entière. Il prétend représenter les griefs des sunnites, mais il massacre des hommes, des femmes et des enfants sunnites. Il prétend s’opposer aux forces étrangères, mais il recrute activement des combattants étrangers pour faire avancer son idéologie haineuse.
Il faut donc que les Irakiens le rejette et qu’ils s’unissent pour commencer à le chasser des terres qu’il a occupées, comme on le voit avec le barrage de Mossoul. Cela va prendre du temps. Il faut s’attendre à de nombreux défis. Mais il ne doit y avoir aucun doute que l’armée américaine continuera à exécuter les missions limitées que j’ai autorisées – pour protéger notre personnel et nos installations en Irak, à Erbil comme à Bagdad, et pour apporter un soutien humanitaire, comme nous l’avons fait sur le mont Sinjar.
Mon gouvernement est en étroite consultation avec le Congrès en ce qui concerne notre stratégie en Irak, et il continuera d’en être ainsi dans les semaines à venir parce que, lorsque la sécurité de nos ressortissants et nos efforts contre un groupe terroriste comme l’EIIL sont en jeu, nous devons être unis dans notre détermination. . .
Read more: http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/texttrans/2014/08/20140819305955.html#ixzz3B8D3mltj
19 août 2014
Nous donnons ci-après des extraits des propos du président Obama sur la situation en Irak. Cliquer ici pour lire (en anglais) la transcription intégrale de son exposé à la presse.
La Maison Blanche
Bureau du secrétaire de presse
Le 18 août 2014
Déclaration du Président
Salle de presse James S. Brady
16 h 27
Le Président – (. . .) En ce qui concerne l’Irak, nous continuons à voir des progrès importants dans divers volets de notre stratégie qui consiste à soutenir le gouvernement irakien et à combattre la menace posée par le groupe terroriste qu’est l’EIIL. En premier lieu, nos opérations militaires protègent efficacement notre personnel et nos installations en Irak. Au cours des 11 derniers jours, les frappes aériennes américaines ont stoppé la progression de l’EILL dans les environs de la ville d’Erbil et fait reculer les terroristes. Pendant ce temps, nous avons fourni de toute urgence des armes et une assistance supplémentaires aux forces irakiennes, y compris aux forces de sécurité kurdes et irakiennes qui se battent sur les lignes de front.
Aujourd’hui, avec notre soutien, les forces irakiennes et kurdes ont fait un grand pas en avant en reprenant le plus grand barrage de l’Irak, près de la ville de Mossoul. Le barrage de Mossoul était tombé entre les mains des terroristes ce mois-ci et il est directement lié à notre objectif qui est de protéger les Américains en Irak. Une brèche dans ce barrage aurait été catastrophique, provoquant des inondations qui auraient menacé la vie de milliers de civils et mis en péril notre ambassade à Bagdad. Les forces irakiennes et kurdes ont pris l’initiative sur le terrain et ont agi avec courage et détermination. Cette opération démontre que les forces irakiennes et kurdes sont capables de travailler ensemble pour se battre contre l’EIIL. Si elles continuent à le faire, elles auront le ferme soutien des États-Unis d’Amérique.
Deuxièmement, nous forgeons une coalition internationale pour répondre à la crise humanitaire dans le nord de l’Irak. Nous avons aidé des milliers de Yézidis à fuir le mont Sinjar qui était assiégé, mais des centaines de milliers d’Irakiens ont été déplacés par la violence de l’EILL, et beaucoup d’autres courent encore des risques. Les États-Unis vont travailler avec le gouvernement irakien, ainsi qu’avec des partenaires comme le Royaume-Uni, le Canada, la France, l’Italie et l’Australie, pour acheminer des vivres et de l’eau aux personnes dans le besoin et apporter un secours à long terme à celles qui ont été chassées de leurs foyers.
Troisièmement, nous continuerons à appliquer une stratégie à long terme qui vise à faire reculer l’EIIL en soutenant le nouveau gouvernement irakien et en travaillant avec des partenaires clés, dans la région et au-delà. Au cours de la semaine écoulée, nous avons été témoins d’un progrès historique, avec la nomination d’un nouveau premier ministre désigné par les Irakiens, M. Haider al-Abadi, et le fait que le premier ministre sortant, M. Maliki, ait accepté de démissionner. La transition pacifique du pouvoir sera un jalon majeur du développement politique de l’Irak mais, comme je crois que nous en sommes tous conscients, le travail n’est pas fini.
Au cours des quelques prochaines semaines, M. Abadi devra achever de former un nouveau gouvernement irakien, à vaste assise et ouvert à tous, un gouvernement doté d’un programme national qui tienne compte des intérêts de tous les Irakiens. Sans ces progrès, des extrémistes comme ceux de l’EIIL pourront continuer à exploiter les divisions en Irak. Avec ce nouveau gouvernement en place, les Irakiens seront en mesure d’unir le pays contre la menace de l’EILL, et ils pourront compter sur davantage de soutien non seulement de la part des États-Unis, mais aussi d’autres pays de la région et à travers le monde.
Souvenons-nous que l’EIIL constitue une menace pour tous les Irakiens et la région tout entière. Il prétend représenter les griefs des sunnites, mais il massacre des hommes, des femmes et des enfants sunnites. Il prétend s’opposer aux forces étrangères, mais il recrute activement des combattants étrangers pour faire avancer son idéologie haineuse.
Il faut donc que les Irakiens le rejette et qu’ils s’unissent pour commencer à le chasser des terres qu’il a occupées, comme on le voit avec le barrage de Mossoul. Cela va prendre du temps. Il faut s’attendre à de nombreux défis. Mais il ne doit y avoir aucun doute que l’armée américaine continuera à exécuter les missions limitées que j’ai autorisées – pour protéger notre personnel et nos installations en Irak, à Erbil comme à Bagdad, et pour apporter un soutien humanitaire, comme nous l’avons fait sur le mont Sinjar.
Mon gouvernement est en étroite consultation avec le Congrès en ce qui concerne notre stratégie en Irak, et il continuera d’en être ainsi dans les semaines à venir parce que, lorsque la sécurité de nos ressortissants et nos efforts contre un groupe terroriste comme l’EIIL sont en jeu, nous devons être unis dans notre détermination. . .
Read more: http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/texttrans/2014/08/20140819305955.html#ixzz3B8D3mltj
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