L’Entrepreneurship Journey, une motivation pour le changement social
Par Jonathan Margolis
On peut trouver matière à inspiration dans toutes sortes d’expériences, dans des paroles encourageantes comme dans une idée tirée par les cheveux qui va changer la société de façon spectaculaire, par exemple. Alex Muri, un jeune entrepreneur kényan de 27 ans, s’attaque au problème des pénuries alimentaires en Afrique à l’aide d’une application mobile dans le domaine de la microfinance, baptisée Farmspace Africa. Destinée aux agriculteurs et aux investisseurs, elle fournit une plateforme de crowdsourcing pour mettre des prêts et des investissements à la disposition des petites entreprises agricoles et des petits cultivateurs qui en ont grand besoin. Nermin Sa’d, une ingénieure jordanienne, fait travailler des consœurs arabes sur une plateforme virtuelle, handasiyat.net, ce qui leur permet d’utiliser leurs compétences professionnelles en travaillant à domicile. Ces entrepreneurs, avec l’aide et l’encouragement de l’initiative GIST (Global Innovation through Science and Technology), apportent un changement social positif dans leurs communautés et économies respectives.
L’initiative GIST du département d’État donne des moyens d’action aux jeunes entrepreneurs S&T (sciences et technologies) des économies émergentes à travers toutes sortes d’activités : ateliers intensifs (boot camps), webinaires interactifs en direct, le concours GIST Tech-I et, tout récemment par exemple, un déplacement aux États-Unis organisé en liaison avec CRDF Global, l’Entrepreneurship Journey to the United States. Sur les plus de 1 500 personnes qui ont participé à l’initiative GIST au cours des deux dernières années, 12 ont été invitées à Chicago et à Washington pour se familiariser avec l’écosystème de l’entrepreneuriat américain et bénéficier de services de formation et de mentorat en matière de leadership et de création et de gestion d’entreprises.
Leur visite a commencé par un programme intensif de 10 jours chez « 1871 », un incubateur de pointe voué au démarrage d’entreprises en technologie numérique qui fournit les contacts, les connaissances et les autres outils nécessaires au renforcement et à la croissance des jeunes pousses. En outre, ils ont bénéficié d’une formation pratique de la part de capitaines de l’industrie, tel le PDG d’OpenTable, Chuck Templeton, originaire de Chicago, qui leur a livré ses réflexions sur le leadership. Ils ont également eu droit à des séances de mentorat privées avec des avocats spécialisés dans les questions de propriété intellectuelle et à d’autres consacrées au positionnement de sa marque et aux projections financières. Chaque entrepreneur était associé à un collègue et à un mentor de Chicago qui possédait une grande expertise dans leur domaine ou leur région. Le mentorat s’est poursuivi tout au long de leur séjour de dix jours à Chicago. Les entrepreneurs de l’initiative GIST ont visité des start-ups à succès, dont Groupon et Textura. Les cadres de cette dernière ont animé un atelier d’une demi-journée consacré aux modalités du premier appel public à l’épargne. En outre, les participants ont rencontré des membres de la diaspora de leurs communautés respectives, à savoir sept pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient.
Les entrepreneurs se sont ensuite rendus à Washington, où ils ont eu l’occasion de partager leurs impressions notamment avec Catherine Novelli, sous-secrétaire chargée de la croissance économique, de l’énergie et de l’environnement, et avec l’ambassadeur David Thorne, haut conseiller du secrétaire d’État. Dans leurs discussions à Washington, ils ont examiné les difficultés auxquelles se heurtent les entrepreneurs dans leur pays et la manière dont ils peuvent dialoguer avec leur collectivité et leur gouvernement pour contribuer à l’élaboration de politiques capables de renforcer l’innovation. Dans chaque ville, en point d’orgue de leur visite, les participants ont eu l’occasion de présenter les produits ou les services de leur entreprise aux médias, à des investisseurs et mentors potentiels ainsi qu’à des représentants de l’ambassade et du consulat général de leurs pays respectifs.
Les discussions avec Alex, Nermi et les autres participants tout au long de leur séjour ont validé l’impact positif de l’initiative GIST sur les écosystèmes de l’entrepreneuriat dans les économies émergentes. Ces entrepreneurs sont le symbole du pouvoir qu’a cette initiative de concrétiser la vision d’une prospérité partagée chère au secrétaire d’État, de promouvoir l’autonomisation des femmes et d’encourager l’innovation scientifique et technologique chez les jeunes. Je souhaite à tous les entrepreneurs de l’initiative GIST de réussir dans leur travail et d’accomplir le changement qu’ils souhaitent créer. Leur dévouement et leurs efforts acharnés me donnent la conviction que nous verrons bien d’autres entrepreneurs exemplaires se distinguer lors du concours GIST Tech-I 2014, qui accepte actuellement des candidatures, et ce jusqu’au 21 juillet. Pour en savoir plus sur ce concours, veuillez consulter le site http://www.aaas.org/tech-i.
Read more: http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/article/2014/07/20140709303556.html#ixzz377mXTrKn
jeudi 10 juillet 2014
lundi 7 juillet 2014
Bahreïn accusé de torturer des enfants en détention
Amnesty International a accusé, lundi 16 décembre, les autorités de Bahreïn de torturer des enfants, arrêtés lors des troubles qui secouent ce petit pays du Golfe depuis 2011. « Des dizaines d'enfants (...) ont été battus et torturés en détention au cours des deux dernières années », écrit l'organisation de défense des droits de l'homme, ajoutant que certains avaient été « menacés de viol pour leur extorquer des aveux ».
« En arrêtant et détenant des suspects mineurs, les autorités de Bahreïn affichent un mépris flagrant de leurs obligations internationales en matière de droits de l'homme », estime Saïd Boumedouha, directeur adjoint d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. « Tous les enfants de moins de 18 ans, qui n'ont commis aucune infraction reconnue, doivent être libérés immédiatement », demande-t-il, en invitant les autorités de Manama à enquêter sur « toutes les allégations de torture et de mauvais traitements ».
Selon l'organisation, au moins 110 adolescents âgés de 16 à 18 ans ont été détenus à Dry Dock, une prison pour adultes, pendant leur interrogatoire ou leur procès pour participation à des manifestations. Les enfants de moins de 15 ans, condamnés et détenus dans un centre pour mineurs, sont victimes d'abus la nuit lorsque les agents sociaux terminent leur travail en fin de journée, indique encore l'ONG.
« ENVISAGER DES PEINES DE SUBSTITUTION POUR LES ENFANTS »
Amnesty rappelle que Bahreïn avait procédé en août à un amendement de la loi sur les droits des mineurs, prévoyant une peine de prison ou une amende pour le père d'un enfant qui participe à des manifestations.
Source: Lemonde.fr
« En arrêtant et détenant des suspects mineurs, les autorités de Bahreïn affichent un mépris flagrant de leurs obligations internationales en matière de droits de l'homme », estime Saïd Boumedouha, directeur adjoint d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. « Tous les enfants de moins de 18 ans, qui n'ont commis aucune infraction reconnue, doivent être libérés immédiatement », demande-t-il, en invitant les autorités de Manama à enquêter sur « toutes les allégations de torture et de mauvais traitements ».
Selon l'organisation, au moins 110 adolescents âgés de 16 à 18 ans ont été détenus à Dry Dock, une prison pour adultes, pendant leur interrogatoire ou leur procès pour participation à des manifestations. Les enfants de moins de 15 ans, condamnés et détenus dans un centre pour mineurs, sont victimes d'abus la nuit lorsque les agents sociaux terminent leur travail en fin de journée, indique encore l'ONG.
« ENVISAGER DES PEINES DE SUBSTITUTION POUR LES ENFANTS »
Amnesty rappelle que Bahreïn avait procédé en août à un amendement de la loi sur les droits des mineurs, prévoyant une peine de prison ou une amende pour le père d'un enfant qui participe à des manifestations.
Source: Lemonde.fr
Maroc : Des peines de prison prononcése à l'encontre d'individus accusés d"homosexualité-Human Rigts Watch dénonce
Une Cour d'appel marocaine a confirmé, le 2 juillet 2014, des verdicts de culpabilité prononcés en première instance à l'encontre d'hommes accusés de s'être livrés à des actes homosexuels, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Au moins quatre des six accusés dans cette affaire, jugée dans la région du centre du Maroc, avaient été déclarés coupables de chefs d'accusation qui incluaient la commission « d'un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe », aux termes de l'article 489 du code pénal marocain.
Outre que cette affaire repose sur des chefs d'accusation qui sont discriminatoires à l’égard de l'orientation sexuelle, elle pourrait également soulever des questions quant à l'équité des procédures, a affirmé Human Rights Watch. La Cour d'appel de la ville de Beni Mellal a confirmé les verdicts prononcés contre ces hommes sur la seule base de déclarations faites par eux alors qu'ils étaient aux mains de la police. Les six hommes sont par la suite revenus sur ces déclarations lors du procès, affirmant les avoir signées sous la menace des policiers, selon le témoignage d'une avocate de la défense, Hadda Maidar, recueilli par Human Rights Watch. La cour d'appel n'a appelé aucun témoin à la barre et n'a examiné aucun autre élément de preuve, et lors de l'audience, tous les accusés ont nié être homosexuels, a ajouté cette avocate.
« Les autorités marocaines devraient cesser de poursuivre en justice et d'emprisonner des personnes en raison de leur comportement dans l'intimité avec d'autres adultes consentants », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Quelle que soit l'orientation sexuelle de ces six accusés, elle ne devrait pas les rendre passibles de sanctions pénales. »
Il s'est avéré difficile d'obtenir des détails sur cette affaire, du fait qu'elle s’est déroulée dans une région reculée du pays, et en raison de la réticence de nombreuses personnes liées à des procès au pénal relatifs à des activités homosexuelles à en discuter publiquement.
Les six hommes ont été arrêtés par la police en avril à Fqih Ben Salah, une petite ville de l'intérieur du Maroc située à 200 kilomètres au sud de Rabat. Le 12 mai, le tribunal de première instance de Fqih Ben Salah les a déclarés coupables d'actes homosexuels, d'incitation à la prostitution, ainsi que d'ivresse publique ou de conduite en état d'ivresse. Il a condamné l'un d'eux à trois ans de prison, un autre à deux ans et demi de prison et les quatre autres à des peines plus courtes. Le tribunal a également banni plusieurs des accusés, et peut-être tous les six, de la région, punition prévue par l'article 504 du code pénal pour des crimes contre « la moralité ». Dans sa décision du 2 juillet, la cour d'appel a réduit les deux peines de prison les plus longues, a assorti du sursis les autres peines de prison et a annulé les mesures de bannissement.
Les deux accusés condamnés à la prison ferme sont incarcérés à la Prison rurale de Fqih Ben Salah.
L'un des accusés a affirmé à la cour qu'alors qu'il était en état d'ivresse, il avait fait monter dans sa voiture une personne qu'il croyait de sexe féminin mais qui, en fait, était un homme, selon les déclarations de Hadda Maidar à Human Rights Watch. À l'exception de cet aveu, les accusés ont clamé leur innocence concernant tous les chefs d'accusation.
Que les autres chefs d'accusation retenus dans cette affaire soient fondés ou non, et que les six hommes aient bénéficié ou non d'un procès équitable, le gouvernement marocain devrait cesser de poursuivre des personnes en justice pour homosexualité, a déclaré Human Rights Watch.
L'article 489 du code pénal punit les actes homosexuels d'une peine de six mois à trois ans de prison et d'une amende de 200 à 1 000 dirhams (24 à 120 dollars).
En 2007, un tribunal de la ville de Ksar el-Kbir, dans le nord du Maroc, a condamné six hommes à des peines de prison en vertu de cet article 489. La police les avait arrêtés après l'apparition sur YouTube d'une vidéo censée montrer une réunion privée, à laquelle les accusés auraient assisté, et que les médias avaient décrite comme un « mariage gay ».
Criminaliser les relations homosexuelles consensuelles entre adultes constitue une violation de droits humains fondamentaux qui sont protégés par le droit international. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que le Maroc a ratifié en 1979, interdit les ingérences dans le droit à la protection de la vie privée. Le Comité des droits de l'homme des Nations Unies a condamné les lois réprimant les relations homosexuelles consensuelles comme étant en contravention avec le PIDCP. Le Groupe de travail de l'ONU sur les détentions arbitraires a affirmé que les arrestations pour relations homosexuelles consensuelles constituaient, par définition, des violations des droits humains.
La constitution marocaine de 2011 affirme, dans son préambule, que le Maroc s'engage à « bannir et combattre toute discrimination à l’encontre de quiconque, en raison du sexe, de la couleur, des croyances, de la culture, de l’origine sociales ou régionale, de la langue, de l’handicap ou de quelque circonstance personnelle que ce soit ».
« Si le Maroc aspire à devenir un leader régional en matière de droits humains, il devrait prendre l'initiative d'abolir certaines de ses lois qui établissent une discrimination à l'égard de certaines activités entre adultes consentants pour la seule raison qu'ils sont de même sexe », a conclu Sarah Leah Whitson.
Human Rigts Watch
Outre que cette affaire repose sur des chefs d'accusation qui sont discriminatoires à l’égard de l'orientation sexuelle, elle pourrait également soulever des questions quant à l'équité des procédures, a affirmé Human Rights Watch. La Cour d'appel de la ville de Beni Mellal a confirmé les verdicts prononcés contre ces hommes sur la seule base de déclarations faites par eux alors qu'ils étaient aux mains de la police. Les six hommes sont par la suite revenus sur ces déclarations lors du procès, affirmant les avoir signées sous la menace des policiers, selon le témoignage d'une avocate de la défense, Hadda Maidar, recueilli par Human Rights Watch. La cour d'appel n'a appelé aucun témoin à la barre et n'a examiné aucun autre élément de preuve, et lors de l'audience, tous les accusés ont nié être homosexuels, a ajouté cette avocate.
« Les autorités marocaines devraient cesser de poursuivre en justice et d'emprisonner des personnes en raison de leur comportement dans l'intimité avec d'autres adultes consentants », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Quelle que soit l'orientation sexuelle de ces six accusés, elle ne devrait pas les rendre passibles de sanctions pénales. »
Il s'est avéré difficile d'obtenir des détails sur cette affaire, du fait qu'elle s’est déroulée dans une région reculée du pays, et en raison de la réticence de nombreuses personnes liées à des procès au pénal relatifs à des activités homosexuelles à en discuter publiquement.
Les six hommes ont été arrêtés par la police en avril à Fqih Ben Salah, une petite ville de l'intérieur du Maroc située à 200 kilomètres au sud de Rabat. Le 12 mai, le tribunal de première instance de Fqih Ben Salah les a déclarés coupables d'actes homosexuels, d'incitation à la prostitution, ainsi que d'ivresse publique ou de conduite en état d'ivresse. Il a condamné l'un d'eux à trois ans de prison, un autre à deux ans et demi de prison et les quatre autres à des peines plus courtes. Le tribunal a également banni plusieurs des accusés, et peut-être tous les six, de la région, punition prévue par l'article 504 du code pénal pour des crimes contre « la moralité ». Dans sa décision du 2 juillet, la cour d'appel a réduit les deux peines de prison les plus longues, a assorti du sursis les autres peines de prison et a annulé les mesures de bannissement.
Les deux accusés condamnés à la prison ferme sont incarcérés à la Prison rurale de Fqih Ben Salah.
L'un des accusés a affirmé à la cour qu'alors qu'il était en état d'ivresse, il avait fait monter dans sa voiture une personne qu'il croyait de sexe féminin mais qui, en fait, était un homme, selon les déclarations de Hadda Maidar à Human Rights Watch. À l'exception de cet aveu, les accusés ont clamé leur innocence concernant tous les chefs d'accusation.
Que les autres chefs d'accusation retenus dans cette affaire soient fondés ou non, et que les six hommes aient bénéficié ou non d'un procès équitable, le gouvernement marocain devrait cesser de poursuivre des personnes en justice pour homosexualité, a déclaré Human Rights Watch.
L'article 489 du code pénal punit les actes homosexuels d'une peine de six mois à trois ans de prison et d'une amende de 200 à 1 000 dirhams (24 à 120 dollars).
En 2007, un tribunal de la ville de Ksar el-Kbir, dans le nord du Maroc, a condamné six hommes à des peines de prison en vertu de cet article 489. La police les avait arrêtés après l'apparition sur YouTube d'une vidéo censée montrer une réunion privée, à laquelle les accusés auraient assisté, et que les médias avaient décrite comme un « mariage gay ».
Criminaliser les relations homosexuelles consensuelles entre adultes constitue une violation de droits humains fondamentaux qui sont protégés par le droit international. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que le Maroc a ratifié en 1979, interdit les ingérences dans le droit à la protection de la vie privée. Le Comité des droits de l'homme des Nations Unies a condamné les lois réprimant les relations homosexuelles consensuelles comme étant en contravention avec le PIDCP. Le Groupe de travail de l'ONU sur les détentions arbitraires a affirmé que les arrestations pour relations homosexuelles consensuelles constituaient, par définition, des violations des droits humains.
La constitution marocaine de 2011 affirme, dans son préambule, que le Maroc s'engage à « bannir et combattre toute discrimination à l’encontre de quiconque, en raison du sexe, de la couleur, des croyances, de la culture, de l’origine sociales ou régionale, de la langue, de l’handicap ou de quelque circonstance personnelle que ce soit ».
« Si le Maroc aspire à devenir un leader régional en matière de droits humains, il devrait prendre l'initiative d'abolir certaines de ses lois qui établissent une discrimination à l'égard de certaines activités entre adultes consentants pour la seule raison qu'ils sont de même sexe », a conclu Sarah Leah Whitson.
Human Rigts Watch
samedi 5 juillet 2014
vendredi 4 juillet 2014
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