dimanche 17 novembre 2013
Amnesty International s'inquiète du travail forcé des immigrés au Quatar
Amnesty International s'est inquiété, dimanche 17 novembre, des conditions de travail "alarmantes" des ouvriers immigrés au Qatar, qui doit accueillir le Mondial de football 2022. Les conclusions de son rapport, fruit d'une longue et laborieuse enquête, montrent "un niveau alarmant d'exploitation dans le secteur de la construction", et soulignent que l'exploitation des ouvriers "s'apparente dans certains cas à du travail forcé", a déclaré le secrétaire général d'Amnesty, Salil Shetty.
"Il est simplement inexcusable que tant de travailleurs immigrés soient impitoyablement exploités et privés de leur salaire dans l'un des pays les plus riches du monde", a-t-il ajouté. L'organisation de défense des droits de l'homme a par ailleurs demandé à la Fifa de faire pression sur l'émirat pour qu'il améliore les conditions des travailleurs étrangers.
Le président de la Fifa, Sepp Blatter, avait indiqué au terme d'une visite à Doha début novembre que les responsables du Qatar avaient promis que "les lois sur le travail seront amendées ou sont déjà en cours d'amendement". "Nous avons rencontré des responsables qui se sont déclarés prêts à reconnaître qu'il y a un problème" et sont prêts à "trouver des solutions", a aussi dit M. Shetty. Le Qatar a indiqué avoir mandaté un cabinet d'avocats international pour enquêter sur les allégations d'abus, mais a rejeté les accusations d'esclavagisme moderne.
"CONDITIONS DE TRAVAIL DURES ET DANGEREUSES"
Dans son rapport, Amnesty cite divers abus contre les expatriés au Qatar, incluant "le non-paiement de salaires, des conditions de travail dures et dangereuses, et des conditions de logement scandaleuses", parfois sans climatisation dans une chaleur étouffante. L'organisation souligne que "des dizaines" de travailleurs étrangers ont été bloqués pendant des mois par leurs employeurs au Qatar, seul pays du Golfe, outre l'Arabie saoudite, à imposer des permis de sortie aux expatriés.
M. Shetty a cité l'exemple d'un groupe de quelque soixante-dix ouvriers du Népal, du Sri Lanka et d'autres nationalités qui "travaillent pour une compagnie qui bâtit des tours prestigieuses à Doha, et [qui] n'ont pas été payés depuis neuf à dix mois, et n'ont plus de quoi manger". Selon lui, un responsable du principal hôpital de Doha a rapporté que "plus de 1 000 personnes ont été admises en 2012 dans l'unité de traumatologie à la suite de chutes au travail". Parmi ces cas, 10 % ont été handicapés et "le taux de mortalité était significatif", indique Amnesty.
Le Qatar a été pointé du doigts à plusieurs reprises pour ses conditions de travail, notamment sur ces chantiers. Une délégation syndicale internationale avait demandé en octobre à l'émirat d'améliorer immédiatement les conditions des migrants employés sur ses chantiers. L'ONU a aussi appelé récemment l'émirat à améliorer les conditions des travailleurs immigrés, tout en soulignant que des mesures étaient prises en ce sens. Le quotidien britannique The Guardian avait publié fin septembre une enquête répertoriant 44 morts entre juin et août sur un chantier au Qatar, ce que les autorités ont démenti.
http://www.lemonde.fr
vendredi 15 novembre 2013
OTAGE – Bloqué au Qatar, un footballeur français appelle Zidane à la rescousse
"Je m'appelle Zahir Belounis, footballeur professionnel français. Après un litige avec mon club au Qatar, on m'empêche de rentrer chez moi en France. Je n’ai pas revu ma famille en France depuis juin 2012".
Dans une lettre – relayée par France Football – adressée à Zinedine Zidane et à l'entraîneur espagnol du Bayern Munich, Pep Guardiola, le footballeur franco-algérien Zahir Belounis, retenu contre son gré au Qatar depuis février 2013 à la suite d'un conflit salarial avec son ancien club, implore l'intervention des deux ambassadeurs de la Coupe du Monde 2022 au Qatar.
"Avant que mes problèmes commencent, j’étais un homme heureux à Doha, mes deux filles sont nées ici et je sais que beaucoup de Qataris travaillent dur pour que cette Coupe du monde soit inoubliable, et elle le sera j’en suis sûr !"
Au terme de trois saisons sous les couleurs du club de deuxième division qatarienne Al-Jaish Sport Club, Zahir Belounis avait été prêté à un autre club par les dirigeants qui souhaitaient s'en séparer, rapporte le Parisien. Son ancien club ayant cessé de lui verser son salaire et les indemnités qui lui étaient dues, Zahir Belounis avait alors décidé de porter plainte, en février. C'est la raison pour laquelle il se retrouve depuis "enfermé" dans l'émirat, ses anciens employeurs refusant de lui livrer un visa de sortie du territoire, un document que tout résident étranger est tenu de demander pour pouvoir sortir de cette monarchie du Golfe.
Le système de la "kafala"
Comme il l'explique dans sa lettre, il est ainsi victime du "système de la kafala", utilisé dans les pays du Golfe comme une sorte de partenariat obligatoire où chaque salarié est la quasi-propriété de son sponsor. "Ici, vous êtes parrainé par une personne ou une entreprise, et grâce à cet exit visa, ils ont le droit de vous donner l'autorisation de quitter le pays ou non. Vous imaginez bien que chaque employé au Qatar réfléchit à deux fois avant d'attaquer son employeur", avait-il expliqué en octobre, mois durant lequel il avait vu un espoir de libération, avec la perspective d'obtention du visa de sortie.
"Depuis une semaine, les négociations avancent bien et le gouvernement qatari a dit de manière officielle à l'ambassade de France que je pourrais rentrer chez moi à la fin du mois", avait alors assuré le joueur. Les autorités françaises avaient en effet affirmé être "fortement mobilisées" pour régler la situation de ces Français expatriés.
Avec cet appel à l'aide relayé aujourd'hui, on comprend que ni le Qatar ni les autorités françaises ne semblent avoir tenu leurs promesses. Depuis qu'il a vendu tous ses meubles en octobre en étant persuadé d'obtenir son visa de sortie, le joueur explique vivre dans "une maison à moitié vide (...) Quand j’affronte le regard de mes filles, je me sens honteux, j'éprouve du dégoût à mon propre égard de devoir leur infliger ces conditions".
"Je ne suis pas tout seul dans ma situation"
Davantage que son cas, Zahir Belounis invoque celui d'autres étrangers qui connaissent déjà – comme Jean-Pierre Marongiu, entrepreneur détenu dans le pays à la suite de déboires judiciaires – ou pourraient connaitre le même sort que lui, notamment les migrants employés sur les sites de construction des futurs stades de la Coupe du monde, et qui avaient donné lieu à de nombreuses dénonciations de violations des droits de l'homme contre le Qatar : "la réalité, c’est que si le Qatar ne met pas fin à son système de 'visa de sortie', alors il y aura des centaines, peut-être des milliers de personnes qui seront piégées ici", s'insurge Zahir Belounis.
Le joueur de 33 ans originaire du Val-de-Marne demande ainsi aux ambassadeurs de la Coupe du monde 2022, "de grands footballeurs mais aussi de grands hommes", d'utiliser "leur influence" pour parler de ce qui "arrive à beaucoup de jeunes hommes ici au Qatar".
Mais quand on sait que sa précédente bouteille à la mer envoyée au président de la FIFA Sepp Blatter était restée lettre morte, on doute que le sort d'un seul joueur vaille de prendre le risque d'ébranler un Mondial 2022 pour lequel le Qatar prévoit d'investir deux cents milliards de dollars.
Source: http://www.lemonde.fr
mercredi 6 novembre 2013
Le taux de chômage à 12,2% dans la Zone Euro et 11,0% dans l'Union Européenne
Dans la Zone euro et dans l’Union européenne, les taux ont augmenté par rapport à septembre 2012, où ils se situaient respectivement à 11,6% et 10,6%. En septembre 2013, 26,872 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage dans l’UE, dont 19,447 millions dans la Zone euro. Par rapport à août 2013, le nombre de chômeurs a crû de 61 000 dans l’UE et de 60 000 dans la zone euro. Comparé à septembre 2012, le chômage s’est accru de 978 000 personnes dans l’UE et de 996 000 dans la zone euro.
Parmi les États membres, les taux de chômage les plus faibles ont été enregistrés en Autriche, en Allemagne et au Luxembourg et les plus élevés en Grèce et en Espagne (26,6%).
Les plus fortes hausses ont été enregistrées à Chypre et en Grèce. Les baisses les plus marquées ont été observées en Lettonie et en Estonie.
En septembre 2013, 5,584 millions de jeunes de moins de 25 ans étaient au chômage dans l’UE, dont 3,548 millions dans la Zone euro. Par rapport à septembre 2012, le nombre de jeunes chômeurs a diminué de 57 000 dans l’UE, mais a crû de 8 000 dans la Zone euro. En septembre 2013, le taux de chômage des jeunes s’est élevé à 23,5% dans l’UE et à 24,1% dans la Zone euro, contre respectivement 23,1% et 23,6% en septembre 2012.
Par Mohsen Tiss
http://www.leconomistemaghrebin.com/2013/10/31/le-taux-de-chomage-a-122-dans-la-zone-euro-et-a-110-dans-lunion-europeenne/
Selon les données publiées aujourd’hui par l’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, en 2012, 827 millions de passagers ont voyagé par avion dans l’UE, soit une hausse de 0,7% par rapport à 2011. « L’évolution sur une plus longue période, le transport aérien de passagers a augmenté de 10.0% par rapport au creux enregistré en 2009 suite à la crise financière, mais de seulement 3,6% par rapport à 2008 », expliquent les analystes de l’Eurostat.
En 2012, le plus grand nombre de passagers aériens a été enregistré au Royaume-Uni (203 millions, +0,8% par rapport à 2011), en Allemagne, en Espagne, en France (135 millions, +2,7%) et en Italie (116 millions, -0,1%). En moyenne dans l’UE27, le nombre de passagers aériens a augmenté de 0,7% entre 2011 et 2012, les hausses les plus importantes ayant été observées en Lituanie (+17,6%) ainsi qu’en Estonie (+15,5%), et les plus fortes baisses en Slovénie (-14,1%) et en Slovaquie (-13,5%).
En 2012, London/Heathrow est resté l’aéroport de l’UE le plus fréquenté avec 70 millions de passagers transportés, en hausse de 0,9% par rapport à 2011. Paris/Charles de Gaulle (61 millions, +1,0%) et Frankfurt/Main (57 millions, +1,8%) ont occupé respectivement les deuxième et troisième places des aéroports les plus fréquentés, suivis d’Amsterdam/Schiphol (51 millions, +2,6%) et de Madrid/Barajas (45 millions, -8,9%). Vingt des trente principaux aéroports ont enregistré une hausse du nombre de passagers transportés en 2012, Berlin/Tegel ainsi que Nice/Côte d’Azur (+7,4% chacun) affichant les hausses les plus marquées, suivis de Wien/Schwechat (+5,2%) et de Manchester (+4,5%). Les plus fortes baisses ont quant à elles été observées pour Athènes (-10,2%), Madrid/Barajas (-8,9%), Praha/Ruzyne (-8,1%) et Gran Canaria (-6,6%). London/Heathrow (42 millions) a transporté le plus grand nombre de personnes sur les vols extra-UE.
Par M.T
http://www.leconomistemaghrebin.com/2013/11/05/pres-de-830-millions-de-passagers-ont-voyage-en-2012-dans-lue/
Vladimir Poutine en tête du classement des personnes les plus puissantes au monde
Selon l’édition 2013 du classement établi par le magazine Forbes, le président russe Vladimir Poutine est en tête du classement des personnes les plus puissantes au monde.
« Poutine a renforcé son contrôle sur la Russie et tous ceux qui ont observé le jeu autour de la Syrie ont saisi le glissement de pouvoir vers Poutine sur la scène internationale », explique le magazine américain.
Deuxième du classement, le président Barak Obama est suivi par le président chinois Xi Jinping, le Pape François et la chancelière allemande Angela Merkel.
Par BL
Source:www.leconomistemaghrebin.com
Pourquoi le secrétaire d’Etat américain ne s’arrête-t-il pas à Tunis ?
Le secrétaire d’Etat John Kerry n’a pas prévu de s’arrêter à Tunis au cours du périple qui le mène du 3 au 11 octobre 2013 dans six capitales arabes dont deux maghrébines (Le Caire, Ryad, Abou Dhabi, Amman, Rabat et Alger). Que cela concerne la sécurité ou encore l’économie, la visite de Tunis aurait pourtant été salutaire.
La question taraude sans doute certains esprits. La voici : Pourquoi le titulaire du portefeuille des Affaires étrangères américain, le secrétaire d’Etat John Kerry, n’a pas prévu de s’arrêter à Tunis au cours du périple qui le mène du 3 au 11 octobre 2013 dans six capitales arabes, dont deux maghrébines (Le Caire, Ryad, Abou Dhabi, Amman, Rabat et Alger) ? Aucune information n’a pour l’heure du moins circulé sur le déplacement de John Kerry à Tunis.
La question mérite d’autant plus d’être posée que l’escale de Tunis aurait été on ne peut plus intéressante pour un sujet dominant du périple du secrétaire d’Etat américain : la sécurité dans la région devenue un épicentre du fléau terroriste, une menace réelle pour non seulement la région dite MENA- Afrique du Nord et Moyen-Orient-, mais aussi l’Europe au travers d’un réseau assez complexe : des échos publiés dans la presse font état d’ « une liste de 16 français d’origines tunisienne et algérienne recherchés par la France pour des soupçons d’implication dans le terrorisme ».
Une commission militaire mixte se réunit tous les ans
Et s’il est vrai que les informations détenues par Alger et Rabat ainsi que leur lecture du terrorisme dans la région sont d’un grand intérêt pour John Kerry venus pour des consultations sur ce dossier, il en est de même pour Tunis qui est engagée dans une guerre ouverte contre le fléau terroriste. De plus, les relations étroites que Tunis et Washington ont toujours entretenues pour lutter contre le terrorisme plaideraient en faveur de l’escale de Tunis du secrétaire d’Etat américain.
La coopération militaire entre les deux pays a, par ailleurs, débuté dans les années soixante. Une commission militaire mixte se réunit tous les ans et les Etats-Unis d’Amérique et la Tunisie font des exercices militaires conjoints. Sans oublier que les Etats-Unis d’Amérique restent le principal fournisseur d’armes de la Tunisie.
Le Royaume alaouite est le troisième partenaire économique des USA
Le second volet des entretiens entre Kerry et les responsables algériens et marocains concerne les relations économiques. L’étape algérienne voit l’organisation de la Deuxième réunion du dialogue stratégique USA-Algérie. Quant à l’étape marocaine voit la tenue de la seconde session du dialogue stratégique USA-Maroc.
Deux réunions qui doivent tenter d’apporter de nouvelles perspectives à la coopération entre les Etats-Unis d’Amérique avec l’Algérie et le Maroc. Ces deux pays maghrébins entretiennent de solides relations économiques avec les USA. Les sociétés pétrolières américaines figurent parmi les opérateurs économiques les plus importants en Algérie et les USA sont le principal client de ce pays en matière d’hydrocarbures.
Quant au Maroc que l’on présente souvent comme un « allié traditionnel » des USA au Maghreb, il est lié au Royaume chérifien, depuis 2006, par un accord de Libre-échange qui ne taxe plus près de 95% des produits marocains rentrant aux Etats-Unis d’Amérique ; les 5% restants doivent être exemptés d’ici 8 ans. Grâce à cet accord, le Royaume chérifien est le troisième partenaire économique des USA (après la France et l’Espagne).
Autant dire qu’une escale de John Kerry à Tunis aurait été sans doute salutaire pour faire avancer la coopération tant au niveau sécuritaire qu’économique. Sur ce dernier volet, et à l’heure où l’économie tunisienne connaît des difficultés qui imposent des mesures draconiennes, le secours des Américains est le bienvenue, assurent plus d’un expert. Par Mohamed Ben Youssef
http://www.leconomistemaghrebin.com/2013/11/06/pourquoi-le-secretaire-detat-americain-ne-sarrete-t-il-pas-a-tunis/
Les économies budgétaires dureront au moins jusqu'en 2017, prévient Cazeneuve
Le ministre français du budget, Bernard Cazeneuve, a prévenu que l'ensemble du quinquennat serait placé sous le signe des économies, dans un entretien mis en ligne mercredi 6 novembre par le quotidien Les Echos.
"Nous devons aux Français la vérité sur les enjeux budgétaires : il faut mettre le cap sur les économies, jusqu'à la fin de la législature. Nous avons déjà décidé de 15 milliards [d'euros] d'économies pour 2014, ce qui est sans précédent, comme l'a reconnu d'ailleurs mardi la Commission. En 2015, il faudra porter notre ambition encore plus loin, et continuer en 2016 et en 2017", déclare-t-il. Il a qualifié ce chemin d'exigeant, "mais c'est celui qui nous sortira de la crise", a-t-il ajouté. "Je suis prêt à l'emprunter en prenant les risques nécessaires".Lire la suite de l'article:
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/11/06/les-economies-budgetaires-dureront-au-moins-jusqu-en-2017-previent-cazeneuve_3509496_3234.html#xtor=RSS-3208
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