lundi 4 novembre 2013
Espionnage: Allemagne, France, Espagne et Suède surveillent à grande échelle, selon The Guardian
Les services de renseignement allemand, français, espagnol et suédois ont mis au point des systèmes de surveillance de masse des communications téléphoniques et internet en "collaboration étroite" avec l'agence britannique GCHQ, a révélé samedi le journal The Guardian.
Lire la suite de l'article sur: http://www.leparisien.fr/high-tech/espionnage-allemagne-france-espagne-et-suede-surveillent-a-grande-echelle-selon-the-guardian-02-11-2013-3280771.php
Les entrepreneurs du nucléaire
Les innovateurs pourraient façonner l'avenir de l'industrie de l'énergie nucléaire.
Deux « startups » américaines — Transatomic Power Inc. et TerraPower LLC — tentent de concevoir de nouveaux types de réacteurs qui, si elles parviennent à leurs fins, rendront l'énergie nucléaire plus compétitive et plus sûre.
Selon les experts, le moment est venu d’innover dans l'industrie nucléaire, quand on considère qu’elle repose sur une technologie déjà vieille de 50 ans. Le coût des nouvelles centrales électriques est prohibitif et le problème des déchets nucléaires est toujours en attente de solutions d'ensemble. La résurgence de l'industrie, attendue il y a à peine quelques années, ne s'est jamais matérialisée.
En raison des prix faibles du gaz naturel, les centrales électriques au gaz sont plus viables d'un point de vue économique que les centrales nucléaires. Dès lors, la plupart des entreprises de service public aux États-Unis, qui avaient envisagé de construire de nouvelles centrales, ont suspendu leurs projets. De plus, la catastrophe survenue en 2011 à la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, a ébranlé les partisans de l'énergie nucléaire et jeté un froid dans plusieurs pays.
Les néophytes et les vétérans
Une nouvelle génération d'ingénieurs spécialisés dans le nucléaire aux États-Unis pense que l'industrie a besoin d'innover. Benoit Forget, professeur en sciences et ingénierie nucléaire au Massachusetts Institute of Technology (MIT), est catégorique : « Ils sont enthousiastes et le goût du nouveau ne leur fait pas peur. »
Les premiers à s'être attelés à la tâche de l’élaboration de nouvelles technologies nucléaires furent Leslie Dewan et Mark Massie, qui, lorsqu'ils étaient doctorants au sein du département de sciences et d'ingénierie nucléaire du MIT, proposèrent un réacteur à sels fondus capable de détruire les déchets (WAMSR) en 2012. Dans ce réacteur, le sel fondu (mélangé à du carburant) fait office de liquide de refroidissement en lieu et place de l'eau habituellement utilisée. L. Dewan et M. Massie ont lancé Transatomic Power Inc., dont le siège se situe à Boston, afin de mettre au point un tel réacteur.
La Silicon Valley mise, quant à elle, sur un autre concept — le réacteur à onde progressive (TWR) — dans l'espoir qu'une énergie nucléaire plus séduisante pourra contribuer à ralentir le changement climatique. Un groupe de vétérans de l'industrie et d'experts nucléaires ont lancé TerraPower LLC, dont le siège se situe à Bellevue, dans l’État de Washington, afin de mettre sur pied le TWR, qui produit son propre combustible dans son noyau.
Les réacteurs nucléaires de nouvelle génération promettent de rendre la production d'énergie nucléaire plus sûre, plus efficace et moins onéreuse, et de régler la question des déchets radioactifs, qui lui sont inhérents, et qui sont aujourd'hui stockés dans les centrales nucléaires. (Voir « l’Innovation nucléaire », ci-dessous)
B. Forget du MIT n’a pas l'ombre d'un doute ; les startups doivent relever des défis financiers, réglementaires et logistiques. Après l'expérimentation et la simulation, TerraPower et Transatomic devront construire des prototypes opérationnels, concevoir des centrales commerciales et obtenir tous les permis nécessaires : un vrai parcours du combattant, et coûteux en plus.
Avec le soutien du président de Microsoft Bill Gates, de l'inventeur Nathan Myhrvold et des fonds de capital-risque de la Silicon Valley, TerraPower bénéficie d'une assise financière solide. Elle travaille avec plus de 100 partenaires, principalement des laboratoires nationaux, des universités et des fournisseurs potentiels.
Le capital de démarrage de Transatomic s'élevait à un million de dollars, somme réunie auprès des familles, des amis et des entrepreneurs locaux, selon son directeur général, Russ Wilcox. « Difficile d'imaginer un autre pays où vous pourriez lancer une entreprise nucléaire grâce à une initiative privée », fait-il observer.
M. Wilcox a bon espoir que l'entreprise convaincra les investisseurs privés et le gouvernement des États-Unis de soutenir le concept de Transatomic. Il pense que son entreprise est en mesure de construire le WAMSR pour un tiers du budget nécessaire à la construction d'une centrale nucléaire aujourd'hui. « Nous pouvons complètement changer l'industrie », affirme-t-il.
L'obstacle technique que les deux jeunes entreprises espèrent surmonter tient au manque de matériaux capables de résister aux conditions extrêmes du réacteur pendant plusieurs décennies. Mais, selon R. Wilcox, se conformer à la réglementation est un défi encore plus grand. B. Forget en convient et précise que c'est plus particulièrement le cas aux États-Unis. Même si le processus de certification de la conception aux États-Unis passe pour être la référence par excellence dans le monde entier pour la sûreté des réacteurs qui utilisent des technologies existantes, le processus américain ne débouche pas sur une certification pour des réacteurs comme ceux de TerraPower et de Transatomic.
La Chine continue de construire de nouvelles centrales nucléaires, y compris celle-ci à Changjiang, dans la province de Hainan, au sud de la Chine.
B. Forget fait remarquer que d'autres pays aux programmes ambitieux en matière d'énergie nucléaire pourraient être ouverts à de nouvelles idées. TerraPower s'emploie activement à trouver des partenaires pour l'aider à construire un prototype. Les cadres de l'entreprise se sont rendus en Chine, en France, en Inde, au Japon, en Corée du Sud et en Russie.
Selon B. Forget, les chantiers dépendent principalement de la volonté d'un autre pays à construire une centrale commerciale sur son territoire.
Ce dernier, et d'autres experts avec lui, estiment que l'énergie nucléaire a de l'avenir, puisque, selon l'Administration des États-Unis pour l'information sur l'énergie (EIA), les prix du gaz naturel devraient plus que doubler d'ici 2040.
Sans expansion de la filière nucléaire, les prix de l'énergie dans le monde augmenteront et le réchauffement climatique s'aggravera, d'après Fatih Birol, l'économiste en chef de l'Agence internationale de l'énergie.
« À plus long terme, le nucléaire fait partie de la solution », estime B. Forget, pour qui l'hésitation aux États-Unis et dans une partie de l'Europe pourrait être temporaire. D'autres pays continuent d’ailleurs d'élargir leur industrie de l'énergie nucléaire.
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L'innovation nucléaire
Pour son combustible, TerraPower se tourne vers l'uranium appauvri issu du processus existant d'enrichissement du minerai d'uranium ; Transatomic compte sur les déchets radioactifs provenant des réacteurs classiques. Ces entreprises sont prometteuses, car...
• elles réduisent les déchets radioactifs et le besoin de stockage des déchets ;
• elles capturent plus d'énergie issue du minerai d'uranium que les réacteurs classiques ;
• leurs réacteurs sont soumis à la pression atmosphérique, ce qui induit un stress mécanique moindre, d’où une simplification des concepts et l’amélioration de la sûreté ;
• elles permettent l'exploitation à des températures élevées, ce qui améliore l'efficacité de la conversion d'électricité.
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435 réacteurs de centrales nucléaires fonctionnent dans 31 pays et à Taïwan ;
plus de 60 réacteurs sont en cours de construction, surtout en Chine, en Corée du Sud et en Russie ;
la construction de 160 réacteurs supplémentaires est prévue ;
320 autres sont proposé, mais certains ne seront jamais construits ;
d'ici 2035, la capacité de génération d'énergie nucléaire devrait augmenter de plus de 50 % par rapport au niveau de 2011.
Source : World Nuclear Association (WNA), Agence internationale de l'énergie
chaque année, à travers le monde, 210.000 mètres cube de déchets radioactifs sont produits par les installations de production d'énergie nucléaire ;
270.000 tonnes de combustible irradié sont stockées, la majeure partie sur les sites des réacteurs.
Source : World Nuclear Association (WNA)
Read more: http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/publication/2013/10/20131018284891.html#ixzz2ji5KkxLh
vendredi 1 novembre 2013
Le Fantôme De l'Espace
« Le lieu le plus froid de l’univers » hanté par un fantôme de l’espace
31 octobre 2013 La nébuleuse du Boomerang est le plus froid des objets connus dans l’univers. Des astronomes utilisant un radiotélescope au Chili ont procédé à de nouvelles observations pour en savoir plus sur sa très basse température et déterminer sa forme réelle, qui ressemble étrangement à un spectre flottant dans l’espace.
À une température saisissante de 1 kelvin (-272 °C), la nébuleuse du Boomerang est le plus froid de tous les objets connus de l’Univers - plus froid que le fonds diffus cosmologique qui est un résidu du Big Bang, l’explosion à l’origine du cosmos.
Les astronomes utilisant l’ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), un radiotélescope géant installé dans le désert d’Atacama au Chili pour observer les ondes millimétriques, ont procédé à de nouvelles observations de cet objet afin d’en savoir plus sur sa très basse température et de déterminer sa forme réelle, qui ressemble étrangement à un spectre flottant dans l’espace.
« Cet objet ultra-froid est extrêmement fascinant, et l’ALMA nous permet d’en apprendre bien plus sur sa vraie nature », a déclaré Raghvendra Sahai, chercheur et scientifique principal au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA situé à Pasadena en Californie, et également auteur principal d’un article publié dans la revue Astrophysical Journal. « Ce que l’on pouvait observer depuis les télescopes optiques terrestres et qui semblait être un double lobe, ou une forme identique à celle d’un boomerang, se révèle être en réalité une structure beaucoup plus étendue, en rapide expansion dans l’espace. »
L’image captée par l’ALMA ci-dessus a révélé la véritable forme de cette nébuleuse. La structure bleue en arrière-plan montre une forme classique en double lobe, avec une zone centrale plus étroite, visible depuis le télescope spatial Hubble de la NASA. La résolution dont dispose l’ALMA, ainsi que sa capacité à capter les molécules gazeuses froides, permettent de discerner la forme allongée de la nébuleuse, ici en rouge.
Parmi les auteurs qui ont également participé à la rédaction de cet article, on retrouve Wouter Vlemmings, de l’École polytechnique Chalmers située à Onsala, en Suède ; Patrick Huggins, de l’université de New York ; Lars-Ake Nyman, du Joint ALMA Observatory, situé à Santiago, au Chili ; et Yiannis Gonidakis, du CSIRO (ou Australian Telescope National Facility).
L’ALMA, un observatoire à vocation internationale, est né d’un partenariat entre l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie orientale en coopération avec la République du Chili. La construction et le fonctionnement de l’ALMA sont gérés au nom de l’Europe par l’Observatoire européen austral, au nom de l’Amérique du Nord par le National Radio Astronomy Observatory des États-Unis, et au nom de l’Asie orientale par l’Observatoire astronomique national du Japon.
Read more: http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/inbrief/2013/10/20131030285466.html#ixzz2jQsBUOmA
mardi 29 octobre 2013
Affaire Cahuzac : la banque Reyl annonce sa mise en examen
L'audition, mardi, devant les juges d'instruction de François Reyl, le directeur général de l'établissement financier, "a abouti à une décision de mise en examen que la banque conteste, mais qui permet l'accès au dossier afin de rétablir la réalité des faits", écrit Reyl & Cie dans un communiqué. La banque ne précise pas la qualification pénale retenue pour cette mise en examen. Lire la suite de l'article sur: http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/10/29/affaire-cahuzac-la-banque-reyl-mise-en-examen_3505120_823448.html#ens_id=1800017&xtor=RSS-3208
dimanche 27 octobre 2013
Un caillou extraterrestre pourrait bien être une comète
Un mystérieux caillou noir et brillant, d'à peine trente grammes, agite les spécialistes de matière extraterrestre. De premières analyses (à paraître, le 15 novembre, dans Earth and Planetary Science Letters, et déjà en ligne) accréditent l'idée qu'il s'agirait des restes du noyau d'une comète tombée sur Terre il y a 28,5 millions d'années.
Lire la suite sur: http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/10/21/un-caillou-extraterrestre-pourrait-bien-etre-une-comete_3500392_1650684.html
Lire la suite sur: http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/10/21/un-caillou-extraterrestre-pourrait-bien-etre-une-comete_3500392_1650684.html
samedi 26 octobre 2013
Le Sénat adopte le projet de loi Duflot sur le logement
A l'issue d'une semaine de débats, le sénat a adopté en première lecture le projet de loi Duflot sur le logement. Le texte qui prévoit notamment l'encadrement des loyers et la mise en place d'une garantie universelle des loyers (GUL) a été voté samedi par 176 voix pour (l'ensemble des voix de la gauche), contre 166 (celles de droite). "C'était un engagement important de campagne de François Hollande, il est sur le point d'être tenu", s'est félicitée la ministre du logement Cécile Duflot.
Lire l'article sur: http://lci.tf1.fr/politique/le-senat-adopte-le-projet-de-loi-duflot-sur-le-logement-8299546.html
La Constitution des États-Unis détermine le fonctionnement, ou non, du gouvernement
En 1789, les auteurs de la Constitution investirent le Congrès du contrôle des dépenses afin de limiter les pouvoirs de la présidence. Le gouvernement des États-Unis peut dépenser de l’argent uniquement « en conséquence des attributions autorisées par la loi ».
Au cours du XIXe siècle, la branche exécutive contournait cette restriction en achetant à crédit et en envoyant la note au Congrès. Le Congrès réagit à cette érosion de son autorité en 1884 en adoptant l’Antideficiency Act. Aux termes de cette loi, dépenser volontairement sans disposer de l’approbation du Congrès constitue un délit, sauf en cas de dommage imminent à la vie ou à la propriété.
En dépit de la nouvelle loi et pendant près d’un siècle, il arrivait fréquemment que le Congrès ne parvienne pas à respecter les dates-butoirs pour allouer des fonds au gouvernement. À plusieurs reprises, des mesures de financement à court terme, appelées continuing resolutions (décrets de continuation), furent utilisées afin de parer au plus pressé.
Lors de ces intervalles, des déplacements, des achats et de nouveaux contrats étaient reportés. À l’occasion, le système des salaires du personnel fédéral fut touché. Toutefois, ni la branche législative ni la branche exécutive n’envisageaient sérieusement de cesser les activités du gouvernement et les agences fédérales continuaient de fonctionner convaincues que le Congrès finirait par débloquer des financements.
La décision qui changea Washington
En 1980, le président Jimmy Carter demanda à son ministre de la justice, Benjamin Civiletti, d'examiner la loi Antideficiency Act. Les conclusions de M. Civiletti allaient altérer de manière permanente le fonctionnement de Washington.
Dans un avis officiel, ce dernier déclara : « L'autorité juridique pour continuer à opérer existe, ou non », en ajoutant que lorsque cette autorité est inexistante, le gouvernement doit renvoyer ses employés chez eux. Et de préciser que tout directeur d'agence qui ne s'y conformait pas risquait des poursuites judiciaires.
Cinq jours après cet avis, les financements pour la Commission fédérale du commerce (FTC) arrivèrent à échéance, sur fond de querelle au Congrès sur les compétences de l'agence. La commission, le premier bureau fédéral à devoir fermer en raison d'un conflit budgétaire, suspendit ses opérations et ordonna à ses 1.600 employés de rentrer chez eux. La FTC reprit ses fonctions le lendemain suite à une action rapide du Congrès, mais cet intervalle devait coûter 700.000 dollars au contribuable.
M. Carter ordonna au gouvernement de se préparer à fermer ses portes pour le début du nouvel exercice budgétaire, le 1er octobre 1980. Pendant quelques heures, de nombreuses agences ne reçurent aucun financement, mais aucun employé ne dut rentrer chez lui.
À l'approche de la fin de son mandat, M. Civiletti apporta de nouveaux éclaircissements sur le texte de la loi qui exemptait de ses provisions les activités militaires, le contrôle du trafic aérien, la gestion des prisons et d'autres tâches protégeant la sécurité ou la propriété des personnes, activités qui pouvaient se poursuivre.
Le président Ronald Reagan, élu en partie pour avoir promis de réduire les impôts et la taille du gouvernement, utilisa habilement la menace d'une fermeture afin de promouvoir son programme politique.
Il opposa son véto pour la première fois le 23 novembre 1981, bloquant ainsi une loi de dépense d’urgence et renvoyant chez eux les travailleurs fédéraux. Quelques heures plus tard, le Congrès adoptait une mesure autorisant des dépenses pour trois semaines qui remplissait les conditions du président et permit aux travailleurs de retrouver leurs bureaux, pour un coût de 80 millions de dollars pour le contribuable.
À deux autres reprises, les différents entre M. Reagan et le Congrès privèrent les employés de travail pendant une demi-journée. Le successeur de M. Reagan, le président George H.W. Bush, n’eut recours qu'une seule fois à cette tactique, ce qui donna lieu à la fermeture partielle du gouvernement durant un week-end férié en octobre. Les plus touchés par cette situation furent pour la plupart les touristes qui ne pouvaient pas visiter les parcs nationaux ni les musées de l’Institut Smithsonian.
Au cours des années qui avaient précédé l'avis de M. Civiletti, les bras de fer budgétaires d'une semaine ou plus étaient monnaie courante. Toutefois, après cet avis et jusqu'en 1995, aucune impasse ne dura plus de trois jours.
Clinton contre Gingrich
La fermeture totale, jugée impensable par de nombreuses personnes, se produisit finalement sous le gouvernement du président Bill Clinton.
M. Clinton et le président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, étaient en désaccord sur certains des dossiers les plus urgents de l'époque, y compris l'avenir de Medicare, le programme de soins de santé pour les personnes âgées, l'aide aux plus démunis, les réductions d'impôt et le déficit du budget fédéral. Leurs confrontations donnèrent lieu à deux fermetures ; l'une en 1995 pour 6 jours, et l'autre en 1996 pour 21 jours. Ces fermetures coûtèrent des millions de dollars aux contribuables et portèrent préjudice à l'économie des États-Unis en diminuant les revenus des travailleurs fédéraux, des fournisseurs du gouvernement et des entreprises qui travaillaient pour le gouvernement partout dans le pays.
L'opinion publique avait tendance à soutenir le président, et le Congrès finit par se plier à la plupart des conditions de M. Clinton dans les projets de loi de financement qu'il adopta. L'électorat américain, résolument pro-républicain lors des élections de mi-mandat en 1994, réélut M. Clinton, un démocrate, en 1996.
La fermeture de 2013
Le 1er octobre 2013, le manque de financements pour l'exercice budgétaire de 2014 a contraint des parties du gouvernement fédéral des États-Unis à fermer.
Les républicains à la Chambre des représentants cherchent à réduire les financements pour la loi sur les soins de santé abordables (Affordable Care Act), considérée par le président Obama comme l'une des réussites les plus importantes de son gouvernement. Le Sénat, où les démocrates sont majoritaires, a rejeté les projets de loi de la Chambre des représentants, qui contiennent cette diminution des financements.
Lors de la fermeture, des services essentiels tels que les payements de la sécurité sociale continuent à fonctionner, à l'instar des activités nécessaires au maintien de la sécurité nationale. Les services financés par les utilisateurs sont toujours opérationnels, comme certains programmes qui disposent encore de financements de fonctionnement issus du budget de l'exercice fiscal de 2013.
La branche exécutive décide quels employés peuvent être renvoyés à la maison et lesquels doivent rester en poste sans solde, du moins pour l'instant. Lors des dernières fermetures, les travailleurs fédéraux ont été payés de manière rétroactive.
Le 2 octobre, les touristes qui espéraient visiter les parcs et les monuments ont été déçus. Les travailleurs fédéraux qui, pour le président Obama, « encaissent les coups » dans cette impasse, sont inquiets, et attendent d'être rappelés au travail ou anticipent le moment où ils seront renvoyés chez eux. Les contribuables devraient perdre des millions, quelle que soit la solution trouvée.
En fin de compte, le gouvernement fédéral rouvrira quand le président et les deux chambres du Congrès trouveront une solution acceptable, ou du moins, tolérable pour tous. C'est exactement ce que recherchaient les Pères fondateurs.
Par Bridget Hunter
Read more: http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/article/2013/10/20131004284061.html#ixzz2iqwaMFzX
Au cours du XIXe siècle, la branche exécutive contournait cette restriction en achetant à crédit et en envoyant la note au Congrès. Le Congrès réagit à cette érosion de son autorité en 1884 en adoptant l’Antideficiency Act. Aux termes de cette loi, dépenser volontairement sans disposer de l’approbation du Congrès constitue un délit, sauf en cas de dommage imminent à la vie ou à la propriété.
En dépit de la nouvelle loi et pendant près d’un siècle, il arrivait fréquemment que le Congrès ne parvienne pas à respecter les dates-butoirs pour allouer des fonds au gouvernement. À plusieurs reprises, des mesures de financement à court terme, appelées continuing resolutions (décrets de continuation), furent utilisées afin de parer au plus pressé.
Lors de ces intervalles, des déplacements, des achats et de nouveaux contrats étaient reportés. À l’occasion, le système des salaires du personnel fédéral fut touché. Toutefois, ni la branche législative ni la branche exécutive n’envisageaient sérieusement de cesser les activités du gouvernement et les agences fédérales continuaient de fonctionner convaincues que le Congrès finirait par débloquer des financements.
La décision qui changea Washington
En 1980, le président Jimmy Carter demanda à son ministre de la justice, Benjamin Civiletti, d'examiner la loi Antideficiency Act. Les conclusions de M. Civiletti allaient altérer de manière permanente le fonctionnement de Washington.
Dans un avis officiel, ce dernier déclara : « L'autorité juridique pour continuer à opérer existe, ou non », en ajoutant que lorsque cette autorité est inexistante, le gouvernement doit renvoyer ses employés chez eux. Et de préciser que tout directeur d'agence qui ne s'y conformait pas risquait des poursuites judiciaires.
Cinq jours après cet avis, les financements pour la Commission fédérale du commerce (FTC) arrivèrent à échéance, sur fond de querelle au Congrès sur les compétences de l'agence. La commission, le premier bureau fédéral à devoir fermer en raison d'un conflit budgétaire, suspendit ses opérations et ordonna à ses 1.600 employés de rentrer chez eux. La FTC reprit ses fonctions le lendemain suite à une action rapide du Congrès, mais cet intervalle devait coûter 700.000 dollars au contribuable.
M. Carter ordonna au gouvernement de se préparer à fermer ses portes pour le début du nouvel exercice budgétaire, le 1er octobre 1980. Pendant quelques heures, de nombreuses agences ne reçurent aucun financement, mais aucun employé ne dut rentrer chez lui.
À l'approche de la fin de son mandat, M. Civiletti apporta de nouveaux éclaircissements sur le texte de la loi qui exemptait de ses provisions les activités militaires, le contrôle du trafic aérien, la gestion des prisons et d'autres tâches protégeant la sécurité ou la propriété des personnes, activités qui pouvaient se poursuivre.
Le président Ronald Reagan, élu en partie pour avoir promis de réduire les impôts et la taille du gouvernement, utilisa habilement la menace d'une fermeture afin de promouvoir son programme politique.
Le sénateur Chuck Schumer se tient à côté du leader de la majorité au Sénat, Harry Reid, qui s'adresse à la presse au Capitole le 2 octobre sur la fermeture du gouvernement.
À deux autres reprises, les différents entre M. Reagan et le Congrès privèrent les employés de travail pendant une demi-journée. Le successeur de M. Reagan, le président George H.W. Bush, n’eut recours qu'une seule fois à cette tactique, ce qui donna lieu à la fermeture partielle du gouvernement durant un week-end férié en octobre. Les plus touchés par cette situation furent pour la plupart les touristes qui ne pouvaient pas visiter les parcs nationaux ni les musées de l’Institut Smithsonian.
Au cours des années qui avaient précédé l'avis de M. Civiletti, les bras de fer budgétaires d'une semaine ou plus étaient monnaie courante. Toutefois, après cet avis et jusqu'en 1995, aucune impasse ne dura plus de trois jours.
Clinton contre Gingrich
La fermeture totale, jugée impensable par de nombreuses personnes, se produisit finalement sous le gouvernement du président Bill Clinton.
M. Clinton et le président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, étaient en désaccord sur certains des dossiers les plus urgents de l'époque, y compris l'avenir de Medicare, le programme de soins de santé pour les personnes âgées, l'aide aux plus démunis, les réductions d'impôt et le déficit du budget fédéral. Leurs confrontations donnèrent lieu à deux fermetures ; l'une en 1995 pour 6 jours, et l'autre en 1996 pour 21 jours. Ces fermetures coûtèrent des millions de dollars aux contribuables et portèrent préjudice à l'économie des États-Unis en diminuant les revenus des travailleurs fédéraux, des fournisseurs du gouvernement et des entreprises qui travaillaient pour le gouvernement partout dans le pays.
L'opinion publique avait tendance à soutenir le président, et le Congrès finit par se plier à la plupart des conditions de M. Clinton dans les projets de loi de financement qu'il adopta. L'électorat américain, résolument pro-républicain lors des élections de mi-mandat en 1994, réélut M. Clinton, un démocrate, en 1996.
La fermeture de 2013
Le 1er octobre 2013, le manque de financements pour l'exercice budgétaire de 2014 a contraint des parties du gouvernement fédéral des États-Unis à fermer.
Les républicains à la Chambre des représentants cherchent à réduire les financements pour la loi sur les soins de santé abordables (Affordable Care Act), considérée par le président Obama comme l'une des réussites les plus importantes de son gouvernement. Le Sénat, où les démocrates sont majoritaires, a rejeté les projets de loi de la Chambre des représentants, qui contiennent cette diminution des financements.
Lors de la fermeture, des services essentiels tels que les payements de la sécurité sociale continuent à fonctionner, à l'instar des activités nécessaires au maintien de la sécurité nationale. Les services financés par les utilisateurs sont toujours opérationnels, comme certains programmes qui disposent encore de financements de fonctionnement issus du budget de l'exercice fiscal de 2013.
La branche exécutive décide quels employés peuvent être renvoyés à la maison et lesquels doivent rester en poste sans solde, du moins pour l'instant. Lors des dernières fermetures, les travailleurs fédéraux ont été payés de manière rétroactive.
Le 2 octobre, les touristes qui espéraient visiter les parcs et les monuments ont été déçus. Les travailleurs fédéraux qui, pour le président Obama, « encaissent les coups » dans cette impasse, sont inquiets, et attendent d'être rappelés au travail ou anticipent le moment où ils seront renvoyés chez eux. Les contribuables devraient perdre des millions, quelle que soit la solution trouvée.
En fin de compte, le gouvernement fédéral rouvrira quand le président et les deux chambres du Congrès trouveront une solution acceptable, ou du moins, tolérable pour tous. C'est exactement ce que recherchaient les Pères fondateurs.
Par Bridget Hunter
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