Ça a commencé quand l'Égypte a fermé Twitter, le site web de partage de vidéos Bambuser et certains journaux indépendants en ligne. Puis ce fut la majeure partie de l'Internet et des réseaux de téléphonie cellulaire du pays. Au 30 janvier, l'Égypte avait mis fin aux opérations de la chaîne de télévision arabe par satellite Al Jazeera, l'accusant d'avoir encouragé les manifestations inspirées par la Tunisie qui se déroulaient à travers le pays et qui se sont accentuées pour devenir un appel à la fin du régime du Président Hosni Moubarak, en poste depuis trois décennies.
Les attaques du gouvernement égyptien contre les journalistes et le black-out sans précédent des services d'Internet et de téléphonie mobile dans le pays ont écrasé les droits à la libre expression, d'assemblée et d'association et doivent cesser immédiatement, disent l'Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS), l'Organisation égyptienne de défense des droits de la personne (Egyptian Organization for Human Rights, EOHR), le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI) et un nombre grandissant de membres de l'IFEX.
« Ces mesures ont eu pour effet de supprimer la parole des manifestants légitimes et de les faire taire et ont posé d'importants obstacles à beaucoup d'autres, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur du pays, qui veulent partager ou accéder à de l'information sur les manifestations et les violations des droits de la personne qui sont survenues pendant cette période. La censure totale par l'Égypte de l'Internet et des communications par téléphonie mobile tend également à encourager les autres gouvernements de la région et d'au-delà à adopter des mesures similaires », peut-on lire dans la déclaration conjointe de l'IFEX mise au point par ARTICLE 19 et signée jusqu'à maintenant par plus de 35 groupes membres.
Le gouvernement a débranché l'Égypte de la grande toile pendant une semaine d'escalade des manifestations publiques, qui ont commencé le 25 janvier après une campagne organisée sur Internet en faveur d'une « Journée nationale de colère » dans le cadre de protestations anti-gouvernementales.
Les manifestants ont défié les gaz lacrymogènes, les canons à eau et le couvre-feu imposé par le gouvernement et ont tenu chaque jour des manifestations de protestation de masse dans un grand nombre de grandes villes, comme au Caire, à Alexandrie, à Suez et à Ismailiya. Les manifestations ont été en grande partie non violentes, mais des centaines de personnes auraient été tuées dans des affrontements avec la police.
D'après les dépêches, les manifestants veulent le départ de Moubarak, au pouvoir depuis 30 ans. Ils disent en avoir assez après des décennies de lois d'urgence, de pauvreté, de répression, d'élections, de corruption, de chômage élevé et de violations constantes des droits par la police.
L'annonce faite par Moubarak le 1er février, dans laquelle il déclare qu'il ne sera pas candidat aux élections en septembre, n'a pas eu pour effet de calmer les manifestants, qui espéraient un départ plus immédiat. Par ailleurs, des affrontements ont éclaté au Caire entre manifestants favorables et d'autres hostiles au gouvernement.
Des journalistes, tant locaux qu'étrangers, qui tentaient de couvrir les manifestations ont été détenus et tabassés, rapportent les membres de l'IFEX.
Les premiers reportages indiquent que Anderson Cooper, de CNN, Jerome Boehm de la BBC et Lara Setrakian d'ABC News figurent parmi ceux qui ont été agressés le 2 février par des partisans de Moubarak, indique Reporters sans frontières (RSF). Les équipes qui travaillent pour CNN, la BBC et Al Jazeera se sont plaintes d'être attaquées par des policiers en civil, qui ont détruit leur équipement. Six journalistes d'Al Jazeera en anglais ont été détenus brièvement le 31 janvier, et se sont fait confisquer leur équipement et leurs rubans, selon ce que rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). D'autres reporters ont été empêchés d'entrer en Égypte.
Le 2 février, des partisans de Moubarak ont tenté d'attaquer Dar el Shorouk, une maison d'édition de l'Union internationale des éditeurs (UIE) basée au Caire. Ils en ont été empêchés par des gardiens de sécurité, des journalistes et des voisins qui se sont « précipités à la défense de la maison d'édition », dit l'UIE. « Le gouvernement a recours à des fiers-à-bras pour revenir sur les concessions qu'il a faites hier, et pour rétablir l'ordre de l'ancien régime. C'est une attaque contre les droits de la personne des citoyens égyptiens », a déclaré Ibrahim El Moallem, de Dar el Shorouk.
La directrice et rédactrice en chef du quotidien en ligne « Al Masry al-Youm » en anglais, Lina Attallah, couvrait la manifestation le 25 janvier au centre du Caire lorsqu'elle a couru sur le côté de la rue pour échapper aux canons à eau de la police dirigés contre les manifestants. Elle a dit à Human Rights que trois officiers de la sécurité en uniforme l'avaient bousculée et se sont emparés de son téléphone et de son BlackBerry. Ce n'est qu'après qu'un autre journaliste eut dit à la police que Lina était journaliste qu'ils l'ont laissée partir.
Le reporter du « Guardian » au Caire, Jack Shenker, a été agressé par des officiers en civil tandis qu'il couvrait la manifestation qui s'est déroulée au centre-ville le 25 janvier, puis a été jeté dans une camionnette avec d'autres manifestants. Il a pu livrer en direct un récit sur la brutalité policière à l'égard des détenus, qui ont réussi à s'échapper après être venus à bout du gardien de la camionnette.
La connectivité à l'Internet était presque inexistante en Égypte, où plus de 90 pour 100 des connections à la Toile ont été coupées pendant cinq jours. À l'heure actuelle, les services Internet ont été rétablis en partie, mais les sites web de réseautage social restent en grande partie inaccessibles.
Même s'ils sont suspendus, les correspondants d'Al Jazeera continuent à couvrir la situation nuit et jour, et depuis le début des troubles, avec des reportages en direct en arabe et en anglais, à partir du Caire, de Suez et d'Alexandrie. En réponse aux tentatives persistantes de censure du régime, au moins sept stations de télévision en langue arabe de la région (Al-Hiwar, Al-Jadeed, Al-Karama, Suheil, NBN, Adan, Al-Aqsa, OTV, Falastin Al-Youm et Al-Haqiqa) retransmettent le contenu d'Al Jazeera, selon ce que rapporte le CPJ. Depuis le 2 février, Al Jazeera est de nouveau retransmis sur les réseaux égyptiens. Par ailleurs, les chaînes d'État diffusent des émissions de musique, de variétés et de cuisine, et minimisent les manifestations de rue, dit le CPJ.
D'après le « Guardian », la suspension d'Al Jazeera a démontré que le « pouvoir de répression du gouvernement central s'exerce toujours ».
Source:Communiqué de l'IFEX
lundi 7 février 2011
jeudi 13 janvier 2011
Au moins 44 journalistes tués en 2010 à cause de leur travail
Henry Suazo, qui était reporter à la radio et présentateur des nouvelles sur le câble, a été abattu le 28 décembre devant chez lui à La Masica, au Honduras, pour des raisons encore inconnues, selon ce que rapporte le Comité por la Libre Expresión (C-Libre). Son assassinat - le dixième journaliste tué au Honduras cette année - confirme que le Honduras est devenu en 2010 l'un des pays les plus meurtriers pour la presse, titre qu'il partage avec le Pakistan, le Mexique et l'Irak. D'après les membres de l'IFEX, entre 44 et 97 journalistes et artisans des médias ont été tués en 2010 en rapport avec leur travail ou tandis qu'ils se trouvaient au travail.
Avant la mort de Suazo, une enquête du Comité pour la protection des journalistes (CPJ) avait conclu que les autorités du Honduras avaient été négligentes et avaient manqué d'attention dans leurs investigations sur une série de meurtres de journalistes. Par exemple, dans l'affaire du meurtre, en mars, du présentateur de télévision Nahúm Palacios Arteaga, « les autorités honduriennes n'ont effectué virtuellement aucune enquête; elles n'ont pas pris de photographies et n'ont recueilli aucun élément de preuve sur la scène du crime », dit le CPJ. Ce n'est qu'un mois plus tard, après que l'affaire eut attiré l'attention internationale, que les autorités ont procédé à l'exhumation du corps pour procéder à une autopsie.
Le CPJ recense 44 journalistes tués en 2010 en rapport direct avec leur travail, dans des échanges de tirs ou tandis qu'ils accomplissaient une affectation dangereuse. Le CPJ enquête sur la mort de 31 autres journalistes décédés l'an dernier, dont celui de Suazo, afin de déterminer s'ils sont reliés à leur travail.
Dans son rapport annuel, Reporters sans frontières (RSF) compte au moins 57 journalistes tués dans l'exercice de leurs fonctions - une diminution de 25 pour 100 par rapport à 2009, lorsque 32 journalistes et artisans des médias aux Philippines ont été massacrés tandis qu'ils se déplaçaient dans un cortège électoral. Des journalistes ont été assassinés dans 25 pays - le nombre d'endroits le plus élevé depuis que RSF a commencé à tenir le décompte des assassinats de journalistes.
RSF constate en outre un accroissement important du nombre des enlèvements de journalistes - 51 en 2010 (contre 29 en 2008 et 33 en 2009).
« Les journalistes se transforment en monnaie d'échange. Les ravisseurs prennent des otages afin de financer leurs activités criminelles, de forcer les gouvernements à plier à leurs exigences et de transmettre un message au public. Les enlèvements leur donnent une forme de publicité », dit RSF. D'après RSF, les journalistes ont été particulièrement exposés à ce genre de risque en Afghanistan et au Nigéria en 2010.
Selon la Fédération internationale des journalistes (FIJ), qui tient un décompte en collaboration avec l'International News Safety Institute (INSI), 97 journalistes et artisans des médias ont été tués l'an dernier. La FIJ inclut tous les journalistes et employés des médias tués à cause de leur travail, ainsi que ceux qui sont tués dans des accidents pendant qu'ils sont en mission, qu'ils se rendent en mission ou en reviennent.
L'Institut international de la presse (IIP) recense 66 journalistes et employés des médias dans sa liste des morts (Death Watch) - y compris ceux qui sont visés délibérément à cause de leurs reportages d'enquête ou parce qu'ils sont journalistes, ou encore parce qu'ils ont été pris dans des échanges de tirs tandis qu'ils couvraient des situations dangereuses.
D'après l'IIP, l'endroit le plus dangereux pour les journalistes en 2010 a été le Mexique, où 12 journalistes et travailleurs des médias ont été tués - un grand nombre d'entre eux par les cartels de la drogue.
Par ailleurs, le groupe des Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE), qui comptabilise les données des rapports de tous les membres de l'IFEX, indique dans sa revue annuelle que 87 journalistes ont été tués ou visés en 2010 dans l'exercice de leurs fonctions à cause de leurs reportages ou de leur affiliation à un organe d'information.
En dépit de l'écart entre tous ces chiffres, tous s'entendent pour dire que le Pakistan a été l'un des pays les plus dangereux du monde pour la presse. Au moins huit journalistes ont été tués parce qu'ils faisaient leur travail, six d'entre eux dans des attentats suicides ou dans des échanges de tirs pendant des frappes menées par des militants, indique le CPJ.
« La mort d'au moins huit journalistes au Pakistan représente un symptôme de la violence généralisée qui étreint le pays, dont une grande partie déborde de l'Afghanistan voisin », dit le CPJ. « Depuis de nombreuses années, les journalistes au Pakistan sont assassinés par des militants et enlevés par le gouvernement. Mais avec l'accroissement du nombre des attentats suicides, le risque le plus grand consiste tout simplement à couvrir les nouvelles. Les journalistes doivent mettre leur vie en danger pour couvrir un rassemblement politique, une manifestation de rue ou presque n'importe quel événement public d'importance. »
L'Irak, le Honduras et le Mexique complètent ce quatuor des pays les plus meurtriers pour les médias. D'après le CJFE, ces pays ont des traits en commun : leurs gouvernements ont « totalement failli à leur devoir d'assurer la sécurité des journalistes », et les tueurs des journalistes ne sont pas traduits devant les tribunaux.
Dans ce contexte, la Société interaméricaine de la presse (SIP) espère transmettre un message dans tout l'hémisphère occidental, à savoir que 2011 est l'« Année de la Liberté d'expression » - que l'on s'appliquera à sensibiliser le public à la violence dirigée contre les médias, en particulier par sa campagne contre l'impunité en vue de « Prêter votre voix à ceux qui n'en ont pas ».
Par ailleurs, l'INSI s'engage à « appuyer ceux qui en ont le plus besoin » - fournir gratuitement une formation en sécurité aux journalistes outre-mer, mettre à jour ses conseils en matière de sécurité pour les médias d'informations, et collaborer avec quelques-unes des plus grandes écoles de journalisme du monde afin de créer un cours de sécurité à l'intention des étudiants en journalisme. L'INSI crée également une base de données de toutes les agressions physiques contre les médias d'informations dans le monde.
Source: Communiqué de l'IFEX
Avant la mort de Suazo, une enquête du Comité pour la protection des journalistes (CPJ) avait conclu que les autorités du Honduras avaient été négligentes et avaient manqué d'attention dans leurs investigations sur une série de meurtres de journalistes. Par exemple, dans l'affaire du meurtre, en mars, du présentateur de télévision Nahúm Palacios Arteaga, « les autorités honduriennes n'ont effectué virtuellement aucune enquête; elles n'ont pas pris de photographies et n'ont recueilli aucun élément de preuve sur la scène du crime », dit le CPJ. Ce n'est qu'un mois plus tard, après que l'affaire eut attiré l'attention internationale, que les autorités ont procédé à l'exhumation du corps pour procéder à une autopsie.
Le CPJ recense 44 journalistes tués en 2010 en rapport direct avec leur travail, dans des échanges de tirs ou tandis qu'ils accomplissaient une affectation dangereuse. Le CPJ enquête sur la mort de 31 autres journalistes décédés l'an dernier, dont celui de Suazo, afin de déterminer s'ils sont reliés à leur travail.
Dans son rapport annuel, Reporters sans frontières (RSF) compte au moins 57 journalistes tués dans l'exercice de leurs fonctions - une diminution de 25 pour 100 par rapport à 2009, lorsque 32 journalistes et artisans des médias aux Philippines ont été massacrés tandis qu'ils se déplaçaient dans un cortège électoral. Des journalistes ont été assassinés dans 25 pays - le nombre d'endroits le plus élevé depuis que RSF a commencé à tenir le décompte des assassinats de journalistes.
RSF constate en outre un accroissement important du nombre des enlèvements de journalistes - 51 en 2010 (contre 29 en 2008 et 33 en 2009).
« Les journalistes se transforment en monnaie d'échange. Les ravisseurs prennent des otages afin de financer leurs activités criminelles, de forcer les gouvernements à plier à leurs exigences et de transmettre un message au public. Les enlèvements leur donnent une forme de publicité », dit RSF. D'après RSF, les journalistes ont été particulièrement exposés à ce genre de risque en Afghanistan et au Nigéria en 2010.
Selon la Fédération internationale des journalistes (FIJ), qui tient un décompte en collaboration avec l'International News Safety Institute (INSI), 97 journalistes et artisans des médias ont été tués l'an dernier. La FIJ inclut tous les journalistes et employés des médias tués à cause de leur travail, ainsi que ceux qui sont tués dans des accidents pendant qu'ils sont en mission, qu'ils se rendent en mission ou en reviennent.
L'Institut international de la presse (IIP) recense 66 journalistes et employés des médias dans sa liste des morts (Death Watch) - y compris ceux qui sont visés délibérément à cause de leurs reportages d'enquête ou parce qu'ils sont journalistes, ou encore parce qu'ils ont été pris dans des échanges de tirs tandis qu'ils couvraient des situations dangereuses.
D'après l'IIP, l'endroit le plus dangereux pour les journalistes en 2010 a été le Mexique, où 12 journalistes et travailleurs des médias ont été tués - un grand nombre d'entre eux par les cartels de la drogue.
Par ailleurs, le groupe des Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE), qui comptabilise les données des rapports de tous les membres de l'IFEX, indique dans sa revue annuelle que 87 journalistes ont été tués ou visés en 2010 dans l'exercice de leurs fonctions à cause de leurs reportages ou de leur affiliation à un organe d'information.
En dépit de l'écart entre tous ces chiffres, tous s'entendent pour dire que le Pakistan a été l'un des pays les plus dangereux du monde pour la presse. Au moins huit journalistes ont été tués parce qu'ils faisaient leur travail, six d'entre eux dans des attentats suicides ou dans des échanges de tirs pendant des frappes menées par des militants, indique le CPJ.
« La mort d'au moins huit journalistes au Pakistan représente un symptôme de la violence généralisée qui étreint le pays, dont une grande partie déborde de l'Afghanistan voisin », dit le CPJ. « Depuis de nombreuses années, les journalistes au Pakistan sont assassinés par des militants et enlevés par le gouvernement. Mais avec l'accroissement du nombre des attentats suicides, le risque le plus grand consiste tout simplement à couvrir les nouvelles. Les journalistes doivent mettre leur vie en danger pour couvrir un rassemblement politique, une manifestation de rue ou presque n'importe quel événement public d'importance. »
L'Irak, le Honduras et le Mexique complètent ce quatuor des pays les plus meurtriers pour les médias. D'après le CJFE, ces pays ont des traits en commun : leurs gouvernements ont « totalement failli à leur devoir d'assurer la sécurité des journalistes », et les tueurs des journalistes ne sont pas traduits devant les tribunaux.
Dans ce contexte, la Société interaméricaine de la presse (SIP) espère transmettre un message dans tout l'hémisphère occidental, à savoir que 2011 est l'« Année de la Liberté d'expression » - que l'on s'appliquera à sensibiliser le public à la violence dirigée contre les médias, en particulier par sa campagne contre l'impunité en vue de « Prêter votre voix à ceux qui n'en ont pas ».
Par ailleurs, l'INSI s'engage à « appuyer ceux qui en ont le plus besoin » - fournir gratuitement une formation en sécurité aux journalistes outre-mer, mettre à jour ses conseils en matière de sécurité pour les médias d'informations, et collaborer avec quelques-unes des plus grandes écoles de journalisme du monde afin de créer un cours de sécurité à l'intention des étudiants en journalisme. L'INSI crée également une base de données de toutes les agressions physiques contre les médias d'informations dans le monde.
Source: Communiqué de l'IFEX
lundi 3 janvier 2011
Les membres de l’IFEX se prononcent sur WikiLeaks
Tout d’abord, un rappel : selon le journal « The Guardian », on compte en tout 251 287 dépêches, qui proviennent de plus de 250 ambassades et consulats des États-Unis. « (Ces dépêches) révèlent comment les États-Unis traitent avec leurs amis et leurs ennemis... le tout enrobé d’épaisses couches de chiffre et de classifications du secret, dont les diplomates présument qu’ils sont sûrs. »
WikiLeaks a affiché dimanche une sélection de notes, tandis que le « Guardian » publiait, indépendamment mais simultanément, des éléments en même temps que le « New York Times », « Der Spiegel » en Allemagne, « Le Monde » à Paris et « El País » à Madrid. Les journaux ont caviardé certains renseignements, susceptibles d’entraîner des représailles contre des personnes vulnérables et ont recherché des histoires d’intérêt public.
« Nous sommes plus ou moins convaincus de l’évolution de WikiLeaks », a dit à l’AFP le directeur de RSF, Jean-François Julliard. « Nous aimons le partenariat avec les journaux et les efforts pour remettre les choses en contexte, vérifier les renseignements et en tirer les leçons », a-t-il dit.
ARTICLE 19 réitère son appel aux gouvernements pour qu’ils rehaussent l’accès du public à l’information, et qu’ils en limitent l’accès uniquement si les gouvernements peuvent démontrer que cela causerait un tort précis et distinct. « Les règles ne doivent pas servir à cacher d’autres intérêts. D’ailleurs, les règles américaines actuelles sur le secret interdisent de classifier des informations sur le recours au crime comme moyen de prévenir les situations embarrassantes. On fait fi de ces règles bien trop souvent », dit ARTICLE 19.
Cette opinion trouve un écho chez Index on Censorship. Dans un éditorial cette semaine, le directeur général John Kampfner s’est plaint qu’au Royaume-Uni « la liberté de parole est considérée comme une marchandise. Le droit d’un groupe d’intérêt d’être offensé est considéré comme tout aussi important que le droit d’exprimer une opinion. Le droit au secret d’un gouvernement est considéré comme plus important que le droit du public de savoir. » Il a ajouté que tout comme dans le cas de la liberté de parole, lorsqu’on passe en revue le matériel rendu public par WikiLeaks, « le contexte est capital ».
« Il est vital de le savoir quand les gouvernements sont de connivence pour torturer ou pour commettre d’autres actions illégales. Il est important de le savoir quand ils disent une chose en privé (sur tel ou tel dirigeant dans le monde) et disent tout à fait le contraire en public. Il est troublant de savoir que des organisations d’aide peuvent avoir été utilisées par l’armée, en particulier en Afghanistan, pour aider les forces de l’OTAN à “gagner les esprits et les coeurs” », dit Kampfner.
« Ces questions, et d’autres encore, sont essentielles pour le débat démocratique, a-t-il poursuivi. Inévitablement, les réponses suscitent de l’embarras. Cela aussi est essentiel dans une société civile en santé. De bons journalistes et rédacteurs doivent être capables de distinguer ce qui est gênant de ce qui est préjudiciable. Les renseignements susceptibles de mettre la vie de quelqu’un en danger, que ce soit à court terme ou dans le cadre d’une opération à plus long terme, doivent rester secrets. »
Selon Kampfner, le plus curieux est que les révélations de WikiLeaks ont été livrées par le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, et non par les médias, « qui devraient se demander pourquoi ils n’ont pas les moyens de tirer la vérité du pouvoir ».
Les trois groupes sont catégoriques au sujet d’Assange et des autres collaborateurs de WikiLeaks : ils ne doivent pas être poursuivis aux termes des lois des États-Unis ou d’autres pays concernant les secrets d’État ou l’espionnage.
Source: Communiqué de l'IFEX
« Il existe un principe bien établi qui veut que les autorités publiques portent l’entière responsabilité de la protection de la confidentialité des renseignements officiels. D’autres personnes et entités, notamment WikiLeaks et les journalistes, ne doivent jamais être soumis à quelque responsabilité parce qu’ils publient des informations qui ont fait l’objet de fuites, à moins qu’elles n’aient été obtenues par la fraude ou autre crime », a déclaré ARTICLE 19 après que des fichiers sur la guerre en Afghanistan eurent été rendus publics.
De la même manière, dit ARTICLE 19, le lanceur d’alertes doit être protégé s’il y a un fort intérêt public dans la publication des renseignements et que les avantages à les rendre publics l’emportent sur les désavantages - même si le lanceur d’alerte a agi sans autorisation.
Depuis des années, RSF fait campagne pour faire adopter aux États-Unis une loi fédérale dite « de protection » afin de préserver les sources - y compris pour les sites comme WikiLeaks. D’après RSF, quarante États américains se sont dotés de lois qui protègent la confidentialité des sources des journalistes, mais il n’y a pas de loi de ce genre au palier fédéral. RSF fait remarquer que la chambre des Représentants en a adopté une version limitée en juillet 2008, mais qu’avec le scandale de WikiLeaks, les sénateurs tentent maintenant d’en exclure les sites web lanceurs d’alerte.
WikiLeaks a affiché dimanche une sélection de notes, tandis que le « Guardian » publiait, indépendamment mais simultanément, des éléments en même temps que le « New York Times », « Der Spiegel » en Allemagne, « Le Monde » à Paris et « El País » à Madrid. Les journaux ont caviardé certains renseignements, susceptibles d’entraîner des représailles contre des personnes vulnérables et ont recherché des histoires d’intérêt public.
« Nous sommes plus ou moins convaincus de l’évolution de WikiLeaks », a dit à l’AFP le directeur de RSF, Jean-François Julliard. « Nous aimons le partenariat avec les journaux et les efforts pour remettre les choses en contexte, vérifier les renseignements et en tirer les leçons », a-t-il dit.
ARTICLE 19 réitère son appel aux gouvernements pour qu’ils rehaussent l’accès du public à l’information, et qu’ils en limitent l’accès uniquement si les gouvernements peuvent démontrer que cela causerait un tort précis et distinct. « Les règles ne doivent pas servir à cacher d’autres intérêts. D’ailleurs, les règles américaines actuelles sur le secret interdisent de classifier des informations sur le recours au crime comme moyen de prévenir les situations embarrassantes. On fait fi de ces règles bien trop souvent », dit ARTICLE 19.
Cette opinion trouve un écho chez Index on Censorship. Dans un éditorial cette semaine, le directeur général John Kampfner s’est plaint qu’au Royaume-Uni « la liberté de parole est considérée comme une marchandise. Le droit d’un groupe d’intérêt d’être offensé est considéré comme tout aussi important que le droit d’exprimer une opinion. Le droit au secret d’un gouvernement est considéré comme plus important que le droit du public de savoir. » Il a ajouté que tout comme dans le cas de la liberté de parole, lorsqu’on passe en revue le matériel rendu public par WikiLeaks, « le contexte est capital ».
« Il est vital de le savoir quand les gouvernements sont de connivence pour torturer ou pour commettre d’autres actions illégales. Il est important de le savoir quand ils disent une chose en privé (sur tel ou tel dirigeant dans le monde) et disent tout à fait le contraire en public. Il est troublant de savoir que des organisations d’aide peuvent avoir été utilisées par l’armée, en particulier en Afghanistan, pour aider les forces de l’OTAN à “gagner les esprits et les coeurs” », dit Kampfner.
« Ces questions, et d’autres encore, sont essentielles pour le débat démocratique, a-t-il poursuivi. Inévitablement, les réponses suscitent de l’embarras. Cela aussi est essentiel dans une société civile en santé. De bons journalistes et rédacteurs doivent être capables de distinguer ce qui est gênant de ce qui est préjudiciable. Les renseignements susceptibles de mettre la vie de quelqu’un en danger, que ce soit à court terme ou dans le cadre d’une opération à plus long terme, doivent rester secrets. »
Selon Kampfner, le plus curieux est que les révélations de WikiLeaks ont été livrées par le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, et non par les médias, « qui devraient se demander pourquoi ils n’ont pas les moyens de tirer la vérité du pouvoir ».
Les trois groupes sont catégoriques au sujet d’Assange et des autres collaborateurs de WikiLeaks : ils ne doivent pas être poursuivis aux termes des lois des États-Unis ou d’autres pays concernant les secrets d’État ou l’espionnage.
Source: Communiqué de l'IFEX
« Il existe un principe bien établi qui veut que les autorités publiques portent l’entière responsabilité de la protection de la confidentialité des renseignements officiels. D’autres personnes et entités, notamment WikiLeaks et les journalistes, ne doivent jamais être soumis à quelque responsabilité parce qu’ils publient des informations qui ont fait l’objet de fuites, à moins qu’elles n’aient été obtenues par la fraude ou autre crime », a déclaré ARTICLE 19 après que des fichiers sur la guerre en Afghanistan eurent été rendus publics.
De la même manière, dit ARTICLE 19, le lanceur d’alertes doit être protégé s’il y a un fort intérêt public dans la publication des renseignements et que les avantages à les rendre publics l’emportent sur les désavantages - même si le lanceur d’alerte a agi sans autorisation.
Depuis des années, RSF fait campagne pour faire adopter aux États-Unis une loi fédérale dite « de protection » afin de préserver les sources - y compris pour les sites comme WikiLeaks. D’après RSF, quarante États américains se sont dotés de lois qui protègent la confidentialité des sources des journalistes, mais il n’y a pas de loi de ce genre au palier fédéral. RSF fait remarquer que la chambre des Représentants en a adopté une version limitée en juillet 2008, mais qu’avec le scandale de WikiLeaks, les sénateurs tentent maintenant d’en exclure les sites web lanceurs d’alerte.
Plus de journalistes sont derrière les barreaux à l’heure actuelle qu’à tout autre moment depuis 1996, dit le CPJ
Au 1er décembre, il y avait 145 reporters, rédacteurs et photojournalistes derrière les barreaux : le bilan le plus lourd en 14 ans, apprend-on dans un nouveau rapport du Comité pour la protection des journalistes (CPJ). L’Iran et la Chine sont les pires geôliers du monde avec 34 journalistes incarcérés dans chacun de ces deux pays, tandis que l’Érythrée, la Birmanie et l’Ouzbékistan complètent le portrait et sont, avec les deux premiers, les cinq pires pays du monde.
En Iran, les voix critiques subissent un assaut incessant depuis la répression post-électorale de 2009. Rien qu’au cours des deux derniers mois, quatre journalistes ont été détenus. Navid Mohebbi, un blogueur de 18 ans qui couvre le droits des femmes, est la personne la plus jeune à figurer au bilan dressé par le CPJ. La blogueuse syrienne Tal al-Mallohi n’est pas beaucoup plus vieille que lui - elle a eu 19 en prison, détenue depuis presque un an.
Une série d’emprisonnements de journalistes ouïghours et tibétains, depuis la deuxième moitié de 2009 et en 2010, illustre l’accroissement des détentions en Chine (qui comptait 24 journalistes incarcérés en 2009). Les journalistes ouïghours et tibétains couvrent les questions ethniques et les violents troubles régionaux des dernières années, sujets officiellement interdits.
En Érythrée, 17 journalistes sont incarcérés, tandis que onze d’entre eux sont détenus sans jugement depuis une décennie dans des endroits tenus secrets. D’après des sources non confirmées, quatre des journalistes emprisonnés pourraient avoir succombé à la suite de mauvais traitements. La Birmanie compte 13 journalistes derrière les barreaux, dont Hla Hla Win, arrêté après avoir interviewé des moines bouddhistes pour un reportage lié à l’anniversaire de la Révolution de safran de 2007. L’Ouzbékistan garde six journalistes en détention.
La recherche du CPJ a constaté que le recours aux accusations d’activités hostiles à l’État - trahison, subversion ou agissements contraires aux intérêts nationaux - constitue la principale cause de l’incarcération des journaliste. À l’heure actuelle, au moins 72 journalistes sont détenus pour de tels motifs à travers le monde. Selon le CPJ, « les raisons sont presque toujours les mêmes : écraser ceux qui contestent l’autorité de l’État ».
Les gouvernements ont également recours aux accusations de diffamation criminelle et contournent entièrement l’application régulière de la loi afin de réduire au silence les journalistes critique et de les garder derrière les barreaux. Le décompte inclut 64 journalistes pigistes, qui sont plus vulnérables parce qu’ils ne bénéficient pas du soutien juridique et financier d’un média. Aussi, 69 journalistes en ligne constituent presque la moitié de tous ceux qui sont emprisonnés.
Source: Communiqué de l'IFEX
En Iran, les voix critiques subissent un assaut incessant depuis la répression post-électorale de 2009. Rien qu’au cours des deux derniers mois, quatre journalistes ont été détenus. Navid Mohebbi, un blogueur de 18 ans qui couvre le droits des femmes, est la personne la plus jeune à figurer au bilan dressé par le CPJ. La blogueuse syrienne Tal al-Mallohi n’est pas beaucoup plus vieille que lui - elle a eu 19 en prison, détenue depuis presque un an.
Une série d’emprisonnements de journalistes ouïghours et tibétains, depuis la deuxième moitié de 2009 et en 2010, illustre l’accroissement des détentions en Chine (qui comptait 24 journalistes incarcérés en 2009). Les journalistes ouïghours et tibétains couvrent les questions ethniques et les violents troubles régionaux des dernières années, sujets officiellement interdits.
En Érythrée, 17 journalistes sont incarcérés, tandis que onze d’entre eux sont détenus sans jugement depuis une décennie dans des endroits tenus secrets. D’après des sources non confirmées, quatre des journalistes emprisonnés pourraient avoir succombé à la suite de mauvais traitements. La Birmanie compte 13 journalistes derrière les barreaux, dont Hla Hla Win, arrêté après avoir interviewé des moines bouddhistes pour un reportage lié à l’anniversaire de la Révolution de safran de 2007. L’Ouzbékistan garde six journalistes en détention.
La recherche du CPJ a constaté que le recours aux accusations d’activités hostiles à l’État - trahison, subversion ou agissements contraires aux intérêts nationaux - constitue la principale cause de l’incarcération des journaliste. À l’heure actuelle, au moins 72 journalistes sont détenus pour de tels motifs à travers le monde. Selon le CPJ, « les raisons sont presque toujours les mêmes : écraser ceux qui contestent l’autorité de l’État ».
Les gouvernements ont également recours aux accusations de diffamation criminelle et contournent entièrement l’application régulière de la loi afin de réduire au silence les journalistes critique et de les garder derrière les barreaux. Le décompte inclut 64 journalistes pigistes, qui sont plus vulnérables parce qu’ils ne bénéficient pas du soutien juridique et financier d’un média. Aussi, 69 journalistes en ligne constituent presque la moitié de tous ceux qui sont emprisonnés.
Source: Communiqué de l'IFEX
Un journaliste marocain remporte le prix Gebran-Tueni 2010 de l’AMJ-IFRA
Cinq ans se sont écoulés depuis l’assassinat du journaliste libanais Gebran Tueni, tué dans l’explosion d’une voiture piégée tandis qu’il se rendait au travail. En hommage au courage de Tueni et à sa détermination à défendre la liberté de la presse, l’Association mondiale des journaux et des éditeurs de nouvelles (AMJ-IFRA) continue de décerner un prix en son nom à un rédacteur ou à un éditeur du monde arabe. Le lauréat de cette année est Aboubakr Jamaï, co-fondateur et ancien directeur général de l’hebdomadaire « Le Journal Hebdomadaire ».
« L’attribution de ce prix prestigieux constitue un hommage à tous les journalistes marocains qui souffrent en raison des limites imposées à leur liberté d’expression ces dernières années », a déclaré Jamaï, qui donne des cours sur l’islam politique et la politique au Moyen-Orient à l’Université de San Diego aux États-Unis.
Le « Journal Hebdomadaire » s’est imposé comme une voix critique tenace, qui tient les autorités responsables de s’attaquer à la corruption, de faire preuve de transparence et de cesser les violations des droits de la personne. L’hebdomadaire est assommé par des amendes imposées par la Cour suprême du Maroc; les autorités ont ordonné aux annonceurs de boycotter la publication, empêchant toute forme de reprise financière. Le journal a été fermé en janvier 2010.
La Fondation Maharat du Liban attire l’attention sur le fait que l’assassinat de Tueni s’est inscrit dans une série d’assassinats de politiciens et de travailleurs des médias survenus en 2005, et est survenu six mois après le meurtre du journaliste Samir Kassir. Maharat presse les autorités libanaises d’intensifier leurs efforts pour traduire en justice les responsables du meurtre de Tueni, parce que le fait que les tueurs restent au large encourage l’impunité qui sévit au Liban.
Source: Communiqué de l'IFEX
« L’attribution de ce prix prestigieux constitue un hommage à tous les journalistes marocains qui souffrent en raison des limites imposées à leur liberté d’expression ces dernières années », a déclaré Jamaï, qui donne des cours sur l’islam politique et la politique au Moyen-Orient à l’Université de San Diego aux États-Unis.
Le « Journal Hebdomadaire » s’est imposé comme une voix critique tenace, qui tient les autorités responsables de s’attaquer à la corruption, de faire preuve de transparence et de cesser les violations des droits de la personne. L’hebdomadaire est assommé par des amendes imposées par la Cour suprême du Maroc; les autorités ont ordonné aux annonceurs de boycotter la publication, empêchant toute forme de reprise financière. Le journal a été fermé en janvier 2010.
La Fondation Maharat du Liban attire l’attention sur le fait que l’assassinat de Tueni s’est inscrit dans une série d’assassinats de politiciens et de travailleurs des médias survenus en 2005, et est survenu six mois après le meurtre du journaliste Samir Kassir. Maharat presse les autorités libanaises d’intensifier leurs efforts pour traduire en justice les responsables du meurtre de Tueni, parce que le fait que les tueurs restent au large encourage l’impunité qui sévit au Liban.
Source: Communiqué de l'IFEX
jeudi 30 décembre 2010
L'UNESCO accueillera en janvier un symposium sur la libre expression
le 26 janvier 2011 à plus de 300 professionnels des médias, officiels gouvernementaux, décideurs et les activistes de la société civile au quartier général de l’UNESCO à Paris lorsque se tiendra un symposium international sur la liberté d’expression. Cet événement d’un jour portera sur le statut de la liberté de la presse à travers le monde, la sécurité des professionnels des médias ainsi que les changements survenus dans le paysage médiatique à l’ère numérique.
Les membres de l’IFEX, dont Gayathry Venkiteswaran, le nouveau directeur général de l’Alliance de la presse de l’Asie du Sud-Est (Southeast Asia Press Alliance), Omar Faruk Osman, du Syndicat national des journalistes somaliens (National Union of Somali Journalists) et Jean-François Julliard de Reporters sans frontières parleront de la situation précaire de la liberté de la presse dans le monde.
Elisabeth Witchel, qui travaille à la campagne contre l’impunité que mène le Comité pour la protection des journalistes, ainsi que Lydia Cacho Ribeiro, lauréate du Prix mondial UNESCO/Guillermo Cano 2008 de la Liberté de la presse, offriront des idées sur la façon d’assurer la sécurité des journalistes dans ce contexte.
Un autre débat portera exclusivement sur la libre expression sur Internet.
Source: communiqué de l'IFEX
Les membres de l’IFEX, dont Gayathry Venkiteswaran, le nouveau directeur général de l’Alliance de la presse de l’Asie du Sud-Est (Southeast Asia Press Alliance), Omar Faruk Osman, du Syndicat national des journalistes somaliens (National Union of Somali Journalists) et Jean-François Julliard de Reporters sans frontières parleront de la situation précaire de la liberté de la presse dans le monde.
Elisabeth Witchel, qui travaille à la campagne contre l’impunité que mène le Comité pour la protection des journalistes, ainsi que Lydia Cacho Ribeiro, lauréate du Prix mondial UNESCO/Guillermo Cano 2008 de la Liberté de la presse, offriront des idées sur la façon d’assurer la sécurité des journalistes dans ce contexte.
Un autre débat portera exclusivement sur la libre expression sur Internet.
Source: communiqué de l'IFEX
Cataloguer les passagers dans les aéroports pour mieux déterminer leur potentiel de danger serait une «discrimination», illégale en Europe
C'est ce qu'a estimé la ministre allemande de la Justice. Une telle proposition, avancée par le prochain directeur de l'association des aéroports allemands, Christoph Blume, reviendrait «à stigmatiser les passagers si on les classe systématiquement en fonction de leur origine ou de leur religion», a affirmé Sabine Leutheusser-Schnarrenberger au quotidien Frankfurter Rundschau. Et ce serait une infraction aux lois antidiscriminatoires de l'Allemagne et de l'Union européenne, a-t-elle ajouté.
Christoph Blume, qui dirige actuellement l'aéroport de Düsseldorf, dans l'ouest du pays, avait suggéré dans une interview parue mardi que les procédures de contrôle à l'embarquement dans les aéroports pourraient être accélérées et améliorées si les passagers étaient catalogués selon le risque potentiel qu'ils présentent.
L'Allemagne devrait envisager la mise en place de mesures similaires à celles appliquées en Israël où les passagers sont classés selon des facteurs de risque, avait estimé Christoph Blume.
Origine et la nationalité des passagers
Les consignes de sécurité suivies par Israël, sont basées notamment sur l'origine et la nationalité des passagers, les voyageurs arabes ou musulmans étant considérés comme présentant des risques plus élevés.
«Les passagers qui prennent régulièrement les mêmes vols ou pour qui il existe suffisament de données ne sont pas autant contrôlés que ceux pour lesquels il existe peu ou pas de données», avait proposé Christoph Blume.
Mme Leutheusser-Schnarrenberger, du parti libéral (FDP), s'est également prononcée contre la collecte massive de données sur les passagers, y compris leurs voyages et méthodes de paiement.
«Je suis généralement pour une collecte moindre de données en Allemagne. C'est le meilleur moyen d'éviter que ces... lire la suite de l'article sur Libération.fr
Christoph Blume, qui dirige actuellement l'aéroport de Düsseldorf, dans l'ouest du pays, avait suggéré dans une interview parue mardi que les procédures de contrôle à l'embarquement dans les aéroports pourraient être accélérées et améliorées si les passagers étaient catalogués selon le risque potentiel qu'ils présentent.
L'Allemagne devrait envisager la mise en place de mesures similaires à celles appliquées en Israël où les passagers sont classés selon des facteurs de risque, avait estimé Christoph Blume.
Origine et la nationalité des passagers
Les consignes de sécurité suivies par Israël, sont basées notamment sur l'origine et la nationalité des passagers, les voyageurs arabes ou musulmans étant considérés comme présentant des risques plus élevés.
«Les passagers qui prennent régulièrement les mêmes vols ou pour qui il existe suffisament de données ne sont pas autant contrôlés que ceux pour lesquels il existe peu ou pas de données», avait proposé Christoph Blume.
Mme Leutheusser-Schnarrenberger, du parti libéral (FDP), s'est également prononcée contre la collecte massive de données sur les passagers, y compris leurs voyages et méthodes de paiement.
«Je suis généralement pour une collecte moindre de données en Allemagne. C'est le meilleur moyen d'éviter que ces... lire la suite de l'article sur Libération.fr
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