Le rédacteur en chef du quotidien égyptien indépendant « Al-Dustour », Ibrahim Eissa, a été congédié par les nouveaux propriétaires du journal - dernier en date d’une série de congédiements visant à intimider la presse avant les élections parlementaires du mois prochain en Égypte, indiquent le Réseau arabe d’information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI), l’Organisation égyptienne de défense des droits de la personne (Egyptian Organization for Human Rights, EOHR), l’Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).
Eissa a déclaré avoir été viré quelques heures après avoir été avisé de ne pas faire paraître un article de Mohamed el-Baradei, chef d’un mouvement politique réformateur en Égypte, et tout juste le lendemain du transfert effectif de la propriété du journal à un parti ami du gouvernement.
Les nouveaux propriétaires, parmi lesquels se trouve al-Sayyid al-Badawi, magnat des médias et dirigeant du parti al-Wafd, avaient donné publiquement l’assurance que la vente n’affecterait en rien la position de la rédaction du journal. Mais ce n’est pas ce que pense Eissa. « Ils n’ont payé le journal que 4 millions de dollars US, rien que pour m’empêcher d’écrire », a-t-il indiqué au magazine « Foreign Policy ».
Dans des entrevues accordées à la presse, Al-Badawi a contesté la version de Eissa et décrit la situation comme celle d’un conflit de travail concernant les salaires du personnel.
Le congédiement survient tandis que grandit l’incertitude autour de l’avenir politique de l’Égypte, des élections parlementaires devant se tenir en novembre et des élections présidentielles l’an prochain.
« Le supplice d’“Al-Dustour” se comprend mieux dans le contexte des autres événements négatifs qui sont survenus, et qui ont affligé la presse égyptienne ces dernières semaines », dit le CPJ. « Des menaces à peines voilées et des ententes conclues dans l’ombre, qui ne laissent rien paraître des liens avec le gouvernement, ont commencé à réduire au silence quelques-unes des voix indépendantes les plus critiques d’Égypte. »
L’ANHRI fait remarquer pour sa part que le congédiement de Eissa survient deux jours à peine après que « Baladna Bilmasry » une émission de télévision animée par Eissa, eut été retirée de la programmation.
Eissa n’est pas non plus le seul à se voir indiquer la porte de sortie. D’après l’ANHRI, Alaa al-Aswani et Hamdi Qandil, deux des chroniqueurs les plus populaires du quotidien indépendant « Al-Shuruq », ont vu leur chronique cesser de paraître le mois dernier, après que l’administration du journal les eut prévenus de l’existence de pressions « externes » les invitant à en modérer le contenu.
L’ANRHI rapporte en outre qu’une autre populaire émission de télévision, « Al-Qahira Al-Yawm », diffusée sur le réseau par satellite « Orbit », a été suspendue le 25 septembre.
Durant sa carrière, Eissa a vu 65 plaintes être déposées contre lui parce qu’il aurait violé la loi égyptienne sur la presse. Trente d’entre elles sont toujours pendantes, dit le CPJ. En 2008, Eissa a été condamné à deux mois de prison parce qu’il aurait insulté le Président Hosni Moubarak après un reportage sur son état de santé. Moubarak lui a par la suite accordé un pardon.
Source: Communiqué de l'IFEX
lundi 18 octobre 2010
En Bolivie, les journalistes protestent au sujet d'une loi en rapport avec la lutte contre le racisme
La nouvelle loi que vient d’adopter la Bolivie contre le racisme et la discrimination a suscité une nouvelle vague de protestations chez les journalistes, allant de manifestations publiques aux grèves de la faim. L’Association nationale de la presse de Bolivie (ANP), groupe membre par intérim de l’IFEX, fait valoir que la loi menace la liberté de la presse et impose la censure parce qu’elle habilite le gouvernement à fermer les médias ou à jeter les journalistes en prison rien que pour avoir écrit sur le racisme.
Selon Evo Morales, premier président de la Bolivie d’origine autochtone, la Loi contre le racisme et toutes les formes de discrimination contribuera à renverser des siècles de discrimination contre la majorité autochtone du pays. La loi entrera en vigueur en janvier.
D’après l’ANP, les journalistes protestent contre la loi depuis sa première ébauche. À Potosí, les journalistes et les médias d’information ont fait grève pendant 24 heures le 1er octobre, laissant la ville sans informations. Cinq journalistes de Santa Cruz ont même entrepris une grève de la faim la semaine dernière.
Le 7 octobre - veille de l’adoption de la loi au Congrès et de sa ratification par Morales - 17 grands journaux de tous les coins du pays, comme « El Diario » et « La Prensa », ont lancé un plaidoyer de dernière minute afin d’apporter des modifications au projet de loi. Ils ont tous publié en une une page blanche, à l’exception du de la mention « Pas de démocratie sans liberté d’expression ».
Quelques jours avant l’adoption de la loi, 24 groupes membres de l’IFEX, sous la direction de l’ANP, ont prié le Congrès de retirer des articles offensants toute référence aux médias et aux journalistes. Ils ont indiqué que les organisations de journalistes boliviens ont élaboré leurs propres codes d’éthique et leurs propres tribunaux qui punissent les comportements incorrects.
Les membres de l’IFEX ne s’opposent pas entièrement à la loi sur le racisme. Ce qui est en jeu, ce sont deux articles de la loi qui, selon eux, pourraient être mal utilisés pour étouffer la critique politique.
L’article 16 dispose que « tout média qui appuie ou qui publie des idées racistes ou discriminatoires est passible de sanctions économiques et de la suspension de son permis d’exploitation ».
L’article 23 dispose que lorsqu’un crime est commis par un journaliste ou par le propriétaire d’un média, la personne est passible d’une « peine d’un à cinq ans d’emprisonnement » et « qu’elle ne peut invoquer l’immunité ou quelque autre privilège ».
Le directeur de « La Prensa », Balcazar Martin, a expliqué : « bien que nous l’ayons dit et répété ad nauseam, nous le réitérons : les journalistes ne sont pas contre la lutte contre le racisme et la discrimination. Nous ne faisons que défendre la liberté d’expression que violent les articles 16 et [23]. »
Par ailleurs, l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires-Amérique latine et Caraïbes (AMARC-ALC), qui a adopté une approche différente dans sa campagne, demande plutôt que les articles soient révisés pour qu’ils indiquent qu’il y a des limites à la liberté d’expression. La loi, dit l’AMARC-ALC, doit « prévoir un équilibre approprié entre la protection du droit à la libre expression et le droit à la non-discrimination ».
En réponse aux protestations, Morales a déclaré qu’il ne suggérerait pas de modifications à la loi, mais qu’il inviterait les entreprises de presse à discuter de la façon dont on pourrait l’appliquer. Lors d’une conférence de presse la semaine dernière, Morales a indiqué que la liberté d’expression était protégée, mais qu’elle pourrait être utilisée comme prétexte pour promouvoir le racisme.
Source: Communiqué de l'IFEX
Selon Evo Morales, premier président de la Bolivie d’origine autochtone, la Loi contre le racisme et toutes les formes de discrimination contribuera à renverser des siècles de discrimination contre la majorité autochtone du pays. La loi entrera en vigueur en janvier.
D’après l’ANP, les journalistes protestent contre la loi depuis sa première ébauche. À Potosí, les journalistes et les médias d’information ont fait grève pendant 24 heures le 1er octobre, laissant la ville sans informations. Cinq journalistes de Santa Cruz ont même entrepris une grève de la faim la semaine dernière.
Le 7 octobre - veille de l’adoption de la loi au Congrès et de sa ratification par Morales - 17 grands journaux de tous les coins du pays, comme « El Diario » et « La Prensa », ont lancé un plaidoyer de dernière minute afin d’apporter des modifications au projet de loi. Ils ont tous publié en une une page blanche, à l’exception du de la mention « Pas de démocratie sans liberté d’expression ».
Quelques jours avant l’adoption de la loi, 24 groupes membres de l’IFEX, sous la direction de l’ANP, ont prié le Congrès de retirer des articles offensants toute référence aux médias et aux journalistes. Ils ont indiqué que les organisations de journalistes boliviens ont élaboré leurs propres codes d’éthique et leurs propres tribunaux qui punissent les comportements incorrects.
Les membres de l’IFEX ne s’opposent pas entièrement à la loi sur le racisme. Ce qui est en jeu, ce sont deux articles de la loi qui, selon eux, pourraient être mal utilisés pour étouffer la critique politique.
L’article 16 dispose que « tout média qui appuie ou qui publie des idées racistes ou discriminatoires est passible de sanctions économiques et de la suspension de son permis d’exploitation ».
L’article 23 dispose que lorsqu’un crime est commis par un journaliste ou par le propriétaire d’un média, la personne est passible d’une « peine d’un à cinq ans d’emprisonnement » et « qu’elle ne peut invoquer l’immunité ou quelque autre privilège ».
Le directeur de « La Prensa », Balcazar Martin, a expliqué : « bien que nous l’ayons dit et répété ad nauseam, nous le réitérons : les journalistes ne sont pas contre la lutte contre le racisme et la discrimination. Nous ne faisons que défendre la liberté d’expression que violent les articles 16 et [23]. »
Par ailleurs, l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires-Amérique latine et Caraïbes (AMARC-ALC), qui a adopté une approche différente dans sa campagne, demande plutôt que les articles soient révisés pour qu’ils indiquent qu’il y a des limites à la liberté d’expression. La loi, dit l’AMARC-ALC, doit « prévoir un équilibre approprié entre la protection du droit à la libre expression et le droit à la non-discrimination ».
En réponse aux protestations, Morales a déclaré qu’il ne suggérerait pas de modifications à la loi, mais qu’il inviterait les entreprises de presse à discuter de la façon dont on pourrait l’appliquer. Lors d’une conférence de presse la semaine dernière, Morales a indiqué que la liberté d’expression était protégée, mais qu’elle pourrait être utilisée comme prétexte pour promouvoir le racisme.
Source: Communiqué de l'IFEX
lundi 11 octobre 2010
Russie: Les enquêtes sur les meurtres des journalistes reprennent grâce au CPJ
À la suite d’un appel lancé par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), les autorités suprêmes du Kremlin se sont engagées à poursuivre 19 affaires de meurtres de journalistes non résolus et reliés à l’exercice de la profession. La semaine dernière, des officiels du Comité d’enquête de Moscou, qui ont la responsabilité directe de faire enquête sur les crimes les plus sérieux commis en Russie, ont rencontré une délégation du CPJ de passage dans la capitale et se sont engagés à fouiller énergiquement dans ces affaires, dont cinq au moins ont été précédemment closes ou suspendues.
« C’est une question d’honneur pour nous de résoudre ces meurtres », a déclaré au CPJ le président du Comité d’enquête, Aleksandr Bastrykine. « Il s’agit de faire la preuve de notre professionnalisme. »
Parmi ces affaires on trouve la mort, en 2003, du rédacteur en chef adjoint de la « Novaïa Gazeta » Youri Chtchékochikhine, décédé après une maladie soudaine, bien que ses collègues eussent soupçonné qu’il ait été empoisonné; et aussi le meurtre en 2005 du cameraman de Puls-TV Pavel Makeev, classé à l’origine comme accident de voiture.
D’après les dépêches, Bastrykine aurait dit à des journalistes le mois dernier que la police était sur le point de trouver l’assassin présumé de la journaliste et championne des droits de la personne Natalïa Estemirova, dont le cadavre fut retrouvé il y a un an en bordure d’une route en Ingouchie. Les autorités ont déclaré qu’elles tentaient de localiser et d’arrêter le guérillero tchétchène Alkhazur Bashaïev.
Le Comité d’enquête a été mis sur pied il y a trois ans; il a été soutenu par la décision récente du Président Dimitri Medvedev de séparer le comité du Bureau du Procureur général et de le faire répondre directement à lui.
Les militants des droits de la personne ne sont cependant pas convaincus que la Russie fasse de grands pas dans son bilan au chapitre de la libre expression. La Russie se classe au huitième rang sur la liste dressée par le CPJ des pays où les journalistes sont tués de façon régulière et dont les gouvernements ne parviennent pas à résoudre ces crimes, alors que 19 journalistes ont été assassinés dans le pays depuis 2000.
« Les enquêteurs ont rapporté des progrès dans un certain nombre de cas. Bien sûr, nous ne serons pas satisfaits avant d’avoir obtenu des poursuites et des condamnations », dit le CPJ.
Source: Communiqué de l'IFEX
« C’est une question d’honneur pour nous de résoudre ces meurtres », a déclaré au CPJ le président du Comité d’enquête, Aleksandr Bastrykine. « Il s’agit de faire la preuve de notre professionnalisme. »
Parmi ces affaires on trouve la mort, en 2003, du rédacteur en chef adjoint de la « Novaïa Gazeta » Youri Chtchékochikhine, décédé après une maladie soudaine, bien que ses collègues eussent soupçonné qu’il ait été empoisonné; et aussi le meurtre en 2005 du cameraman de Puls-TV Pavel Makeev, classé à l’origine comme accident de voiture.
D’après les dépêches, Bastrykine aurait dit à des journalistes le mois dernier que la police était sur le point de trouver l’assassin présumé de la journaliste et championne des droits de la personne Natalïa Estemirova, dont le cadavre fut retrouvé il y a un an en bordure d’une route en Ingouchie. Les autorités ont déclaré qu’elles tentaient de localiser et d’arrêter le guérillero tchétchène Alkhazur Bashaïev.
Le Comité d’enquête a été mis sur pied il y a trois ans; il a été soutenu par la décision récente du Président Dimitri Medvedev de séparer le comité du Bureau du Procureur général et de le faire répondre directement à lui.
Les militants des droits de la personne ne sont cependant pas convaincus que la Russie fasse de grands pas dans son bilan au chapitre de la libre expression. La Russie se classe au huitième rang sur la liste dressée par le CPJ des pays où les journalistes sont tués de façon régulière et dont les gouvernements ne parviennent pas à résoudre ces crimes, alors que 19 journalistes ont été assassinés dans le pays depuis 2000.
« Les enquêteurs ont rapporté des progrès dans un certain nombre de cas. Bien sûr, nous ne serons pas satisfaits avant d’avoir obtenu des poursuites et des condamnations », dit le CPJ.
Source: Communiqué de l'IFEX
International: La désignation d'un expert des Nations Unies sur la liberté d’assemblée et d’association est saluée par les membres de l'IFEX
Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies vient d’adopter une résolution qui crée un expert des Nations Unies chargé de rapporter comment les pays font la promotion de la liberté d’assemblée et d’association. Cette décision réjouit des organisations comme ARTICLE 19, Freedom House, l’Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS) et d’autres groupes membres de l’IFEX. Cette résolution charnière le poste de rapporteur spécial des Nations Unies, lequel effectuera de la recherche et de la surveillance sur les restrictions et les attaques grandissantes contre les organisations de la société civile et les associations politiques partout dans le monde, et fera rapport sur celles-ci.
L’expert aura un mandat de trois ans; il rapportera ses constatations au Conseil et formulera des recommandations de meilleures pratiques.
Soixante-trois États de chacune des régions du monde ont parrainé conjointement cette résolution, en dépit des préoccupations soulevées par la Chine, la Russie, Cuba, la Libye et le Pakistan.
« Restreindre la liberté d’association et d’assemblée pour étouffer les voix dissidentes est devenu une tactique préférée des régimes autoritaires », dit Freedom House. « Les rapporteurs spéciaux demeurent les outils les plus importants de l’ONU pour la promotion et la protection des droits de la personne. »
La résolution invite en outre les gouvernements à respecter le droit des individus et des organisations non gouvernementales à se rassembler de manière non violente et à s’associer librement, par exemple dans des élections ou dans des syndicats.
Les protestations qui ont suivi les élections en Iran, les manifestations politiques à Moscou et les marches des femmes dissidentes à Cuba constituent le genre de sujets que l’on devrait s’attendre à voir les experts couvrir, a déclaré aux reporters l’ambassadrice des États-Unis, Eileen Donahoe, après l’adoption de la résolution.
Dans ses deux derniers rapports sur l’organisme onusien de défense des droits de la personne, Freedom House a invité le Conseil des droits de l’homme à créer le poste de rapporteur spécial sur la liberté d’association.
« L‘adoption de cette résolution démontre que le travail acharné accompli par les États-Unis et d’autres pays qui appuient les droits fondamentaux de la personne peut réaliser des succès importants et surmonter le bloc régional des votes préjudiciables qui a marqué dans le passé un grand nombre des actions du Conseil », dit Freedom House. « Nous espérons voir à l’avenir des gestes plus positifs comme celui-ci. »
Source: Communiqué de l'IFEX
L’expert aura un mandat de trois ans; il rapportera ses constatations au Conseil et formulera des recommandations de meilleures pratiques.
Soixante-trois États de chacune des régions du monde ont parrainé conjointement cette résolution, en dépit des préoccupations soulevées par la Chine, la Russie, Cuba, la Libye et le Pakistan.
« Restreindre la liberté d’association et d’assemblée pour étouffer les voix dissidentes est devenu une tactique préférée des régimes autoritaires », dit Freedom House. « Les rapporteurs spéciaux demeurent les outils les plus importants de l’ONU pour la promotion et la protection des droits de la personne. »
La résolution invite en outre les gouvernements à respecter le droit des individus et des organisations non gouvernementales à se rassembler de manière non violente et à s’associer librement, par exemple dans des élections ou dans des syndicats.
Les protestations qui ont suivi les élections en Iran, les manifestations politiques à Moscou et les marches des femmes dissidentes à Cuba constituent le genre de sujets que l’on devrait s’attendre à voir les experts couvrir, a déclaré aux reporters l’ambassadrice des États-Unis, Eileen Donahoe, après l’adoption de la résolution.
Dans ses deux derniers rapports sur l’organisme onusien de défense des droits de la personne, Freedom House a invité le Conseil des droits de l’homme à créer le poste de rapporteur spécial sur la liberté d’association.
« L‘adoption de cette résolution démontre que le travail acharné accompli par les États-Unis et d’autres pays qui appuient les droits fondamentaux de la personne peut réaliser des succès importants et surmonter le bloc régional des votes préjudiciables qui a marqué dans le passé un grand nombre des actions du Conseil », dit Freedom House. « Nous espérons voir à l’avenir des gestes plus positifs comme celui-ci. »
Source: Communiqué de l'IFEX
Équateur: Censure et journalistes blessés
Tandis que des centaines de soldats et de policiers en Équateur s’emparaient des casernes de policiers et installaient des barrages routiers à travers le pays le 30 septembre pour protester contre les réductions de leurs avantages sociaux, les autorités ordonnaient aux stations locales de radio et de télévision de diffuser les bulletins de nouvelles de l’État, selon ce que rapportent la Fondation andine pour l’observation et l’étude des médias (FUNDAMEDIOS), la Société interaméricaine de la presse (SIP), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF). Au moins 20 journalistes ont été blessés dans l’échauffourée.
Après avoir accusé les policiers rebelles de tentative de coup d’État, le Président de l’Équateur Rafael Correa a proclamé l’état d’urgence et ordonné aux stations de télévision et de radio d’interrompre leur programmation et de retransmettre les émissions de Ecuador TV, une chaîne qui appartient à l’État.
Cela signifie qu’à un moment critique, les citoyens ne pouvaient plus recevoir d’information équilibrée en provenance de quelque média indépendant, a déclaré au CPJ Freddy Barros, rédacteur en chef de la station de télévision Ecuavisa.
En réaction, des agents rebelles ont bloqué les aéroports et les routes, occupé l’Assemblée nationale, isolé le Président et envahi les bureaux de Ecuador TV, indiquent les dépêches locales. Un groupe de personnes s’est également rassemblé devant Ecuador TV pour protester contre l’ordre du gouvernement, dit le CPJ.
D’après FUNDAMEDIOS, qui est membre par intérim de l’IFEX, au moins 22 reporters et photojournalistes ont été attaqués, menacés ou harcelés tandis qu’ils couvraient la révolte de la police. Il y avait parmi eux des reporters internationaux de l’Agence France-Presse et de la station de télévision par satellite d’Amérique latine Telesur. Des officiers ont lancé des gaz lacrymogènes et tabassé des reporters, et brûlé et confisqué illégalement de l’équipement des journalistes, indique FUNDAMEDIOS.
« Nous sommes vivement préoccupés par la violence déchaînée contre les journalistes qui couvraient ces troubles, et nous invitons les autorités à traduire en justice les responsables de ces événements », a déclaré le CPJ. « Nous sommes également alarmés devant le recours aux pouvoirs d’urgence par le gouvernement pour ordonner aux radiodiffuseurs de ne retransmettre que la programmation de la chaîne d’État. On a ainsi privé le public du choix d’une couverture de nouvelles à un moment critique. »
Le Président lui-même a été atteint par des bonbonnes de gaz lacrymogènes et par des bouteilles d’eau lorsqu’il a tenté de s’adresser aux policiers dans leurs casernes à Quito, selon ce que rapporte le CPJ. On l’a transporté à l’hôpital, mais des grévistes devant l’établissement l’ont empêché pendant 11 heures d’en sortir, toujours selon les dépêches locales. De nombreux journalistes, dont un correspondant de RSF, se sont vu refuser l’entrée à l’hôpital. Des soldats ont finalement fait irruption dans l’hôpital et ont permis à Correa de rentrer au palais présidentiel.
Toute l’affaire a été déclenchée mercredi dernier par un vote du congrès qui a réduit les avantages sociaux des policiers et des forces armées. Correa s’est juré de châtier les responsables de cette rébellion. Les dépêches indiquent que deux personnes ont perdu la vie pendant cette révolte.
Source: Communiqué de l'IFEX
Après avoir accusé les policiers rebelles de tentative de coup d’État, le Président de l’Équateur Rafael Correa a proclamé l’état d’urgence et ordonné aux stations de télévision et de radio d’interrompre leur programmation et de retransmettre les émissions de Ecuador TV, une chaîne qui appartient à l’État.
Cela signifie qu’à un moment critique, les citoyens ne pouvaient plus recevoir d’information équilibrée en provenance de quelque média indépendant, a déclaré au CPJ Freddy Barros, rédacteur en chef de la station de télévision Ecuavisa.
En réaction, des agents rebelles ont bloqué les aéroports et les routes, occupé l’Assemblée nationale, isolé le Président et envahi les bureaux de Ecuador TV, indiquent les dépêches locales. Un groupe de personnes s’est également rassemblé devant Ecuador TV pour protester contre l’ordre du gouvernement, dit le CPJ.
D’après FUNDAMEDIOS, qui est membre par intérim de l’IFEX, au moins 22 reporters et photojournalistes ont été attaqués, menacés ou harcelés tandis qu’ils couvraient la révolte de la police. Il y avait parmi eux des reporters internationaux de l’Agence France-Presse et de la station de télévision par satellite d’Amérique latine Telesur. Des officiers ont lancé des gaz lacrymogènes et tabassé des reporters, et brûlé et confisqué illégalement de l’équipement des journalistes, indique FUNDAMEDIOS.
« Nous sommes vivement préoccupés par la violence déchaînée contre les journalistes qui couvraient ces troubles, et nous invitons les autorités à traduire en justice les responsables de ces événements », a déclaré le CPJ. « Nous sommes également alarmés devant le recours aux pouvoirs d’urgence par le gouvernement pour ordonner aux radiodiffuseurs de ne retransmettre que la programmation de la chaîne d’État. On a ainsi privé le public du choix d’une couverture de nouvelles à un moment critique. »
Le Président lui-même a été atteint par des bonbonnes de gaz lacrymogènes et par des bouteilles d’eau lorsqu’il a tenté de s’adresser aux policiers dans leurs casernes à Quito, selon ce que rapporte le CPJ. On l’a transporté à l’hôpital, mais des grévistes devant l’établissement l’ont empêché pendant 11 heures d’en sortir, toujours selon les dépêches locales. De nombreux journalistes, dont un correspondant de RSF, se sont vu refuser l’entrée à l’hôpital. Des soldats ont finalement fait irruption dans l’hôpital et ont permis à Correa de rentrer au palais présidentiel.
Toute l’affaire a été déclenchée mercredi dernier par un vote du congrès qui a réduit les avantages sociaux des policiers et des forces armées. Correa s’est juré de châtier les responsables de cette rébellion. Les dépêches indiquent que deux personnes ont perdu la vie pendant cette révolte.
Source: Communiqué de l'IFEX
mercredi 6 octobre 2010
Des obstacles à surmonter pour les chefs d'entreprise du monde en développement ont
Si le climat des affaires est moins que convivial dans tel ou tel pays en développement, les chefs de petites et moyennes entreprises (PME) ont souvent des obstacles plus ardus et plus tenaces à surmonter que leurs semblables dans le monde développé, qu'il s'agisse d'une onéreuse réglementation officielle, de corruption ou d'une mauvaise infrastructure.
Les PME s'attaquent à ces défis de manières diverses. Parfois elles se trouvent des « parrains » dans le secteur public, parfois elles fonctionnent au noir afin d'éviter de payer des droits ou recourent à divers stratagèmes pour éviter d'autres obstacles. Ces tactiques leur coûtent parfois cher. Pourtant, avec de la persistance et de la détermination, elles réussissent envers et contre tout, en particulier si elles arrivent à s'adresser à des réseaux locaux, régionaux ou internationaux pour obtenir des conseils, une tutelle, voire des investissements.
Des similarités et des différences frappantes
S'agissant des PME, les préceptes de la réussite ne diffèrent pas tant qu'on pourrait le croire entre les pays en développement et les pays industriels.
« Un chef de PME doit allier la passion de l'entreprise et la détermination à bien servir le client », déclare Ken Morse, créateur d'entreprise et professeur détaché à la faculté de commerce ESADE, de Barcelone (Espagne). « Il faut se baser sur le client pour guider le développement de l'entreprise, pour recruter un personnel de haute qualité et, bien sûr, il n'est possible d'obtenir des financements extérieurs que si on a des clients qui peuvent prouver la valeur de l'entreprise. »
Ce qui diffère, entre le monde des affaires des pays en développement et celui des pays développés, c'est le degré d'énergie et de persévérance qu'il faut déployer pour démarrer et maintenir à flot une entreprise : il est nécessairement plus élevé dans les pays en développement.
« Il faut beaucoup de volonté pour monter son entreprise dans mon pays », affirme Kneeyee Alex, fondateur d'ESTREET, une fondation nigériane promotrice d'entreprises. Le propriétaire d'une PME au Nigéria doit faire des sacrifices qu'on n'attend pas de ses semblables du monde développé.
Il importe de faire la distinction entre les PME, que les patrons créent afin de faire vivre leur famille, et les véritables opérations d'entrepreneuriat qui visent à remplir un vide dans le marché et qui sont capables de grandir, d'employer un grand nombre de personnes et de contribuer de manière significative à l'économie locale.
Les PME de la première catégorie cherchent essentiellement à survivre, sans chercher à générer des ressources à grande échelle. Beaucoup d'entre elles s'abstiennent de s'enregistrer auprès de l'État vu le temps et le coût que cela demanderait. Mais cela limite alors leur potentiel de croissance et nuit à l'économie nationale qui ne peut ni contrôler ni taxer convenablement ces entreprises au noir.
« La pose d'obstacles pour la création d'une entreprise pousse une PME à l'informalité », a fait observer Julio de Castro, professeur d'entrepreneuriat international à l'université Babson, située à Wellesley (Massachusetts). Une entreprise non déclarée a des coûts plus élevés de capitaux et de transport, davantage de problèmes d'entreposage, des difficultés à embaucher du personnel de qualité et moins de capacité à faire respecter les contrats.
Dans la capitale indienne de New Delhi, on compte environ un million de pousse-pousse qui permettent à leur propriétaires de vivre, mais on n'en compte que 99.000 enregistrés avec l'État, selon Irfan Alam, fondateur de la Fondation SammaaN qui s'occupe de moderniser le secteur des pousse-pousse dans l'État de Bihar. Le nombre immense de pousseurs non déclarés représente un danger public et prive le gouvernement de revenus - pas seulement les droits d'enregistrement, mais également les pots-de-vin que les tireurs de pousse-pousse doivent verser à la police et aux administrateurs. « La taille et les couches multiples de la bureaucratie rendent la tâche difficile aux entrepreneurs », dit M. Alam.
Réseautage et intégrité
Pour faire face à ces problèmes et à d'autres encore, M. Alex recommande que les créateurs d'entreprise se communiquent entre eux leurs histoires. « D'habitude, quelqu'un aura trouvé une solution », affirme-t-il.
Un deuxième avantage du réseautage est que d'autres entrepreneurs ou spécialistes des affaires pourraient devenir des investisseurs ou des clients. C'est ainsi que lorsque deux femmes ont créé l'équivalent égyptien de la grande chaîne de libraires Barnes & Noble, l'appui qu'elles ont reçu de la communauté internationale a mis leurs fournisseurs et leurs clients en confiance, a indiqué Ayman El-Tarabishy, professeur d'entrepreneuriat à l'université George Washington.
« Ces réseau peuvent avoir un impact. C'est notamment le service de conseils qui fait que vous êtes mis en contact avec précisément les particuliers qu'il faut et qui vous disent : "Je vais vous introduire dans mon entreprise à titre de fournisseur." C'est ce petit coup de pouce supplémentaire qui fait la différence. »
Cependant, les entrepreneurs doivent résister à la corruption et se faire une réputation de haute probité morale, a observé Shaffi Mather, entrepreneur social de Kerala (Inde). « Demeurez ferme sur le plan moral, diffusez ce sens moral autour de vous et soyez persistant », conseille Shaffi Mather à ses collègues.
À mesure que les gouvernements reconnaissent l'importance que revêt la création d'entreprises pour la croissance économique et la capacité concurrentielle de leur pays, ils assouplissent progressivement leur réglementation et mettent en œuvre des programmes de soutien aux entreprises et accordent même des contrats publics à des entreprises naissantes.
« Les gouvernements comprennent que les jeunes entreprises et l'écosystème de l'entreprise sont des composants importants d'une culture florissante de la compétitivité », a déclaré M. Morse. Il a notamment remarqué une évolution favorable de l'attitude envers l'entrepreneuriat en Jordanie, au Liban, dans les Émirats arabes unis et au Pakistan. En Chine, où jusque vers 1990 l'économie dépendait presque exclusivement des grandes sociétés publiques pour sa croissance, à présent les PME représentent 60 % de la production industrielle et 75 % de l'emploi, selon International Enrepreneurship, un groupe de promotion des PME.
Par Katherine Lewis
(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)
Les PME s'attaquent à ces défis de manières diverses. Parfois elles se trouvent des « parrains » dans le secteur public, parfois elles fonctionnent au noir afin d'éviter de payer des droits ou recourent à divers stratagèmes pour éviter d'autres obstacles. Ces tactiques leur coûtent parfois cher. Pourtant, avec de la persistance et de la détermination, elles réussissent envers et contre tout, en particulier si elles arrivent à s'adresser à des réseaux locaux, régionaux ou internationaux pour obtenir des conseils, une tutelle, voire des investissements.
Des similarités et des différences frappantes
S'agissant des PME, les préceptes de la réussite ne diffèrent pas tant qu'on pourrait le croire entre les pays en développement et les pays industriels.
« Un chef de PME doit allier la passion de l'entreprise et la détermination à bien servir le client », déclare Ken Morse, créateur d'entreprise et professeur détaché à la faculté de commerce ESADE, de Barcelone (Espagne). « Il faut se baser sur le client pour guider le développement de l'entreprise, pour recruter un personnel de haute qualité et, bien sûr, il n'est possible d'obtenir des financements extérieurs que si on a des clients qui peuvent prouver la valeur de l'entreprise. »
Ce qui diffère, entre le monde des affaires des pays en développement et celui des pays développés, c'est le degré d'énergie et de persévérance qu'il faut déployer pour démarrer et maintenir à flot une entreprise : il est nécessairement plus élevé dans les pays en développement.
« Il faut beaucoup de volonté pour monter son entreprise dans mon pays », affirme Kneeyee Alex, fondateur d'ESTREET, une fondation nigériane promotrice d'entreprises. Le propriétaire d'une PME au Nigéria doit faire des sacrifices qu'on n'attend pas de ses semblables du monde développé.
Il importe de faire la distinction entre les PME, que les patrons créent afin de faire vivre leur famille, et les véritables opérations d'entrepreneuriat qui visent à remplir un vide dans le marché et qui sont capables de grandir, d'employer un grand nombre de personnes et de contribuer de manière significative à l'économie locale.
Les PME de la première catégorie cherchent essentiellement à survivre, sans chercher à générer des ressources à grande échelle. Beaucoup d'entre elles s'abstiennent de s'enregistrer auprès de l'État vu le temps et le coût que cela demanderait. Mais cela limite alors leur potentiel de croissance et nuit à l'économie nationale qui ne peut ni contrôler ni taxer convenablement ces entreprises au noir.
« La pose d'obstacles pour la création d'une entreprise pousse une PME à l'informalité », a fait observer Julio de Castro, professeur d'entrepreneuriat international à l'université Babson, située à Wellesley (Massachusetts). Une entreprise non déclarée a des coûts plus élevés de capitaux et de transport, davantage de problèmes d'entreposage, des difficultés à embaucher du personnel de qualité et moins de capacité à faire respecter les contrats.
Dans la capitale indienne de New Delhi, on compte environ un million de pousse-pousse qui permettent à leur propriétaires de vivre, mais on n'en compte que 99.000 enregistrés avec l'État, selon Irfan Alam, fondateur de la Fondation SammaaN qui s'occupe de moderniser le secteur des pousse-pousse dans l'État de Bihar. Le nombre immense de pousseurs non déclarés représente un danger public et prive le gouvernement de revenus - pas seulement les droits d'enregistrement, mais également les pots-de-vin que les tireurs de pousse-pousse doivent verser à la police et aux administrateurs. « La taille et les couches multiples de la bureaucratie rendent la tâche difficile aux entrepreneurs », dit M. Alam.
Réseautage et intégrité
Pour faire face à ces problèmes et à d'autres encore, M. Alex recommande que les créateurs d'entreprise se communiquent entre eux leurs histoires. « D'habitude, quelqu'un aura trouvé une solution », affirme-t-il.
Un deuxième avantage du réseautage est que d'autres entrepreneurs ou spécialistes des affaires pourraient devenir des investisseurs ou des clients. C'est ainsi que lorsque deux femmes ont créé l'équivalent égyptien de la grande chaîne de libraires Barnes & Noble, l'appui qu'elles ont reçu de la communauté internationale a mis leurs fournisseurs et leurs clients en confiance, a indiqué Ayman El-Tarabishy, professeur d'entrepreneuriat à l'université George Washington.
« Ces réseau peuvent avoir un impact. C'est notamment le service de conseils qui fait que vous êtes mis en contact avec précisément les particuliers qu'il faut et qui vous disent : "Je vais vous introduire dans mon entreprise à titre de fournisseur." C'est ce petit coup de pouce supplémentaire qui fait la différence. »
Cependant, les entrepreneurs doivent résister à la corruption et se faire une réputation de haute probité morale, a observé Shaffi Mather, entrepreneur social de Kerala (Inde). « Demeurez ferme sur le plan moral, diffusez ce sens moral autour de vous et soyez persistant », conseille Shaffi Mather à ses collègues.
À mesure que les gouvernements reconnaissent l'importance que revêt la création d'entreprises pour la croissance économique et la capacité concurrentielle de leur pays, ils assouplissent progressivement leur réglementation et mettent en œuvre des programmes de soutien aux entreprises et accordent même des contrats publics à des entreprises naissantes.
« Les gouvernements comprennent que les jeunes entreprises et l'écosystème de l'entreprise sont des composants importants d'une culture florissante de la compétitivité », a déclaré M. Morse. Il a notamment remarqué une évolution favorable de l'attitude envers l'entrepreneuriat en Jordanie, au Liban, dans les Émirats arabes unis et au Pakistan. En Chine, où jusque vers 1990 l'économie dépendait presque exclusivement des grandes sociétés publiques pour sa croissance, à présent les PME représentent 60 % de la production industrielle et 75 % de l'emploi, selon International Enrepreneurship, un groupe de promotion des PME.
Par Katherine Lewis
(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)
Des événements soulignant la Journée mondiale du droit de savoir
Les défenseurs de la liberté d’expression à travers le monde ont célébré cette semaine la Journée du droit de savoir, marquée le 28 septembre de chaque année par des événements et par le partage d’informations sur les raisons pour lesquelles ce droit est important et les façons dont il est violé. ARTICLE 19 vient d’ailleurs tout juste de lancer l’Indice mondial du Droit d’accès à l’information (DAI), et sollicite des commentaires à propos de cet outil.
Au Bangladesh, ARTICLE 19 s’est associé en partenariat avec la Commission de l’Information pour offrir un programme d’une semaine, qui inclut, entre autres sujets, de la formation pour les fonctionnaires sur les normes internationales en matière de DAI et sur les obligations nationales relatives à la divulgation.
En Malaisie, le Centre pour le journalisme indépendant (Centre for Independent Journalism, CIJ), a invité le premier ministre Najib Abdul Razak « à faire des efforts sérieux pour promulguer une loi sur la liberté de l’information conformément à l’objectif de son gouvernement d’éliminer la corruption ».
En Palestine, le Centre palestinien pour le développement et la liberté des médias (Palestinian Centre for Development and Media Freedoms, MADA) a marqué la journée en publiant, conjointement avec le Réseau arabe pour la liberté de l’information (Arabic Network for Freedom of Information), une étude intitulée « The reality of access to information right in Palestine » (La réalité du droit d’accès à l’information en Palestine »). Le rapport recommande, entre autres mesures, que le droit d’accès à l’information soit inclus dans le projet de constitution palestinienne et que les personnes responsables des institutions publiques soient formées quant à l’importance du DAI.
Au Brésil, l’Association brésilienne du journalisme d’enquête (Associação Brasileira de Jornalismo Investigativo, Abraji) et Transparência Brasil ont cuisiné les candidats au Sénat sur leurs positions à propos du DAI et ont publié les résultats le 28 septembre.
En Colombie, la Fondation pour la liberté de la presse (FLIP) a inauguré une campagne sur le DAI en partenariat avec d’autres organisations, qui ont toutes publié sur la question des articles et des chroniques dans les médias du pays pour marquer la journée.
Heureusement, il y avait beaucoup à fêter cette année, selon ARTICLE 19, qui a participé à des événements dans huit pays, dont le Kenya et le Mexique. Plusieurs pays ont adopté au cours de la dernière année de nouvelles lois ou ont amélioré des législations déjà existantes en matière de DAI, ce qui porte au-delà de 90 le nombre des pays qui se sont dotés d’une loi sur le DAI. Autre développement intéressant dans le domaine du DAI, l’Organisation des États américains a produit un modèle de projet de loi, que les États américains et des Caraïbes sont invités à imiter. Aussi, les gouvernements des États-Unis et du Royaume-Uni ont inauguré cette année de nouveaux sites web de données ouvertes, qui donnent aux citoyens un accès immédiat à des renseignements exhaustifs sur les dépenses gouvernementales.
ARTICLE 19 déplore toutefois que plus de la moitié des pays du monde n’ont toujours pas inscrit dans leur législation nationale le droit du public de savoir. Là où cette législation existe, on a fréquemment recours aux lois sur la sécurité et le secret pour verrouiller l’information sur les méfaits du gouvernement et les violations des droits de la personne. Également, plusieurs pays, dont l’Ouganda et l’Angola, font peu d’efforts pour mettre en oeuvre la législation existante pour ce qui est de donner aux public l’accès aux documents du gouvernement.
Pour en savoir plus sur le Réseau des défenseurs de la liberté d’accès à l’information (Freedom of Information Advocates Network), une coalition de groupes qui comprend un certain nombre de membres de l’IFEX, sur les événements organisés cette semaine dans plus de 20 pays pour souligner le droit de savoir, aller à : http://www.foiadvocates.net.
Source: Communiqué vde l'IFEX
Au Bangladesh, ARTICLE 19 s’est associé en partenariat avec la Commission de l’Information pour offrir un programme d’une semaine, qui inclut, entre autres sujets, de la formation pour les fonctionnaires sur les normes internationales en matière de DAI et sur les obligations nationales relatives à la divulgation.
En Malaisie, le Centre pour le journalisme indépendant (Centre for Independent Journalism, CIJ), a invité le premier ministre Najib Abdul Razak « à faire des efforts sérieux pour promulguer une loi sur la liberté de l’information conformément à l’objectif de son gouvernement d’éliminer la corruption ».
En Palestine, le Centre palestinien pour le développement et la liberté des médias (Palestinian Centre for Development and Media Freedoms, MADA) a marqué la journée en publiant, conjointement avec le Réseau arabe pour la liberté de l’information (Arabic Network for Freedom of Information), une étude intitulée « The reality of access to information right in Palestine » (La réalité du droit d’accès à l’information en Palestine »). Le rapport recommande, entre autres mesures, que le droit d’accès à l’information soit inclus dans le projet de constitution palestinienne et que les personnes responsables des institutions publiques soient formées quant à l’importance du DAI.
Au Brésil, l’Association brésilienne du journalisme d’enquête (Associação Brasileira de Jornalismo Investigativo, Abraji) et Transparência Brasil ont cuisiné les candidats au Sénat sur leurs positions à propos du DAI et ont publié les résultats le 28 septembre.
En Colombie, la Fondation pour la liberté de la presse (FLIP) a inauguré une campagne sur le DAI en partenariat avec d’autres organisations, qui ont toutes publié sur la question des articles et des chroniques dans les médias du pays pour marquer la journée.
Heureusement, il y avait beaucoup à fêter cette année, selon ARTICLE 19, qui a participé à des événements dans huit pays, dont le Kenya et le Mexique. Plusieurs pays ont adopté au cours de la dernière année de nouvelles lois ou ont amélioré des législations déjà existantes en matière de DAI, ce qui porte au-delà de 90 le nombre des pays qui se sont dotés d’une loi sur le DAI. Autre développement intéressant dans le domaine du DAI, l’Organisation des États américains a produit un modèle de projet de loi, que les États américains et des Caraïbes sont invités à imiter. Aussi, les gouvernements des États-Unis et du Royaume-Uni ont inauguré cette année de nouveaux sites web de données ouvertes, qui donnent aux citoyens un accès immédiat à des renseignements exhaustifs sur les dépenses gouvernementales.
ARTICLE 19 déplore toutefois que plus de la moitié des pays du monde n’ont toujours pas inscrit dans leur législation nationale le droit du public de savoir. Là où cette législation existe, on a fréquemment recours aux lois sur la sécurité et le secret pour verrouiller l’information sur les méfaits du gouvernement et les violations des droits de la personne. Également, plusieurs pays, dont l’Ouganda et l’Angola, font peu d’efforts pour mettre en oeuvre la législation existante pour ce qui est de donner aux public l’accès aux documents du gouvernement.
Pour en savoir plus sur le Réseau des défenseurs de la liberté d’accès à l’information (Freedom of Information Advocates Network), une coalition de groupes qui comprend un certain nombre de membres de l’IFEX, sur les événements organisés cette semaine dans plus de 20 pays pour souligner le droit de savoir, aller à : http://www.foiadvocates.net.
Source: Communiqué vde l'IFEX
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