mercredi 29 septembre 2010

France: Le budget serait néfaste aux classes moyennes selon Martine Aubry

La première secrétaire du PS Martine Aubry a qualifié le projet de budget pour 2011 présenté mercredi en Conseil des ministres de "vrai plan de rigueur" qui va toucher "d'abord les classes moyennes et pas ceux qui ont véritablement de l'argent".
Alors qu'on est "encore dans la crise", il fallait "un budget qui baisse les déficits mais qui n'empêche pas la croissance de redémarrer. Au lieu de cela, on a un un budget qui augmente les impôts, donc c'est un vrai plan de rigueur, et qui réduit des dépenses qui pourtant auraient été nécessaires pour maintenir la croissance", a estimé Mme Aubry sur Canal+.
"Aujourd'hui ce que fait le gouvernement c'est d'abord de prélever sur les classes moyennes avec un certain nombre de nouveaux impôts", a-t-elle dénoncé citant notamment la suppression prévue des 15% d'exonération de cotisation sociale pour les emplois familiaux.
Le gouvernement arrête aussi "complètement le plan de relance de 16 milliards, il arrête d'apporter de l'argent aux collectivités locales, il prend de l'argent sur le budget des HLM au moment où on a tant de problèmes de logement dans notre pays", a déploré la maire de Lille.
"Tout cela aurait permis de relancer l'investissement d'un côté et la croissance de l'autre. Au lieu de cela, c'est austérité sur tous les plans en touchant d'abord les classes moyennes et pas ceux qui ont véritablement de l'argent", s'est-elle insurgé.
"Nous, nous disons touchons le bouclier fiscal", "supprimons la baisse de la TVA dans la restauration qui n'a rien apporté en termes d'emplois ou de salaires, supprimons les exonérations sur les heures supplémentaires qui sont un scandale", a-t-elle dit.
Selon Mme Aubry, il aurait fallu des mesures pour "relancer la consommation au lieu" de "cette politique d'austérité qui va nous enfoncer dans la crise".
Source: www.lexpansion.com

lundi 27 septembre 2010

France: Google décide de faire appel d'une condamnation en diffamation

Google va interjeter appel de sa condamnation et de celle de son PDG Eric Schmidt à Paris pour diffamation envers un particulier, dont le nom tapé sur le moteur de recherche suggérait les qualificatifs de "violeur" ou "sataniste". Google devra verser au plaignant un euro de dommages et intérêts et prendre dans un délai d'un mois "toutes les mesures" pour faire cesser l'infraction, selon la décision rendue par le tribunal de grande instance (TGI) de Paris, publiée par le site legalis.net.
Condamné en appel en 2010 à trois ans de prison avec sursis pour corruption de mineure --une décision non définitive--, le plaignant avait assigné en justice le géant de l'internet après avoir constaté que la fonctionnalité "Google suggest" et "Recherche associée" accolaient spontanément à son nom plusieurs qualificatifs injurieux. "Il n'est pas douteux que l'association au patronyme du demandeur des mots ou qualificatifs suivants 'viol', 'condamné', 'sataniste', 'prison' et 'violeur' est tout sauf dépourvue de signification, à la fois pour l'intéressé lui-même et pour les internautes qui se connectent au site google.fr", écrit le TGI.
Les internautes se voient ainsi "proposer de tels thèmes de recherche alors même qu'ils ne les soupçonnaient pas ou n'avaient nullement l'intention d'orienter leurs recherches sur de tels sujets", ajoute-t-il.
Dans sa décision, le tribunal a estimé que Google n'avait pas fait preuve de sa bonne foi et déclaré civilement responsable la société américaine qui devra par ailleurs verser au plaignant 5.000 euros au titre des frais de justice. "Nous avons l'intention de faire appel de cette decision", a dit une porte-parole de Google. "Il est important de preciser que Google Suggest est une agrégation des requêtes les plus populaires, basée sur les requêtes passées effectuées par les internautes. Ce n'est pas Google qui suggère ces termes", argue-t-elle. Selon elle, la plupart du temps, les requêtes renvoient vers des sites d'actualités et des articles presse, ce qui peut expliquer leur popularité.
Source: www.lexpansion.com

Syrie: Une jeune blogueuse détenue depuis neuf mois; les membres de l'IFEX font rapport sur l'épouvantable dossier du Président en matière de droits

Une écolière de l’école secondaire et blogueuse de 19 ans est détenue au secret depuis neuf mois par les services de renseignement syriens, selon ce que rapportent le Réseau arabe d’information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI), Human Rights Watch et Reporters sans frontières (RSF). Cette année, tant le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) que Human Rights Watch ont fait valoir qu’après une décennie d’exercice du pouvoir par l’actuel Président de la Syrie Bachar al-Assad, les conditions de la libre expression ne se sont pas améliorées, le gouvernement jetant en prison les reporters critiques et procédant au filtrage de l’Internet.
Le 27 décembre 2009, Tal al-Mallouhi a été convoquée pour interrogatoire au sujet d’éléments de son blogue, et est détenue depuis sans procès. La sécurité d’État a confisqué à son domicile son ordinateur, des CD et des livres. L’ANHRI presse le Président de révéler le lieu de sa détention, de la libérer ou d’annoncer quels sont les chefs d’accusation qui pèsent contre elle et de la soumettre à un procès équitable. Au Caire, la police empêche le 19 septembre les représentants de l’ANHRI et les organisateurs d’une manifestation qui se déroule à l’extérieur de l’ambassade de Syrie de remettre à l’Ambassadeur une lettre qui demande la remise en liberté d’al-Mallouhi.
Al-Mallouhi tenait trois blogues dans lesquels elle critiquait la politique internationale arabe et syrienne et l’Union pour la Méditerranée, un partenariat entre l’Union européenne et les pays du bassin méditerranéen. Des activistes syriens s’inquiètent qu’elle soit détenue à cause d’un poème qu’elle a écrit dans lequel elle critique les restrictions imposées à la liberté d’expression en Syrie.
Au moins cinq journalistes et citoyens de la toile sont détenus à l’heure actuelle en Syrie. En 2009, le CPJ a inscrit la Syrie au troisième rang de sa liste des 10 pires pays où être blogueur, compte tenu des arrestations, des mesures de harcèlement et des restrictions auxquelles les écrivains en ligne font face.
Dans une lettre transmise en juillet 2010 au Président al-Assad, le CPJ demandait la libération d’Ali al-Abdallah, journaliste pigiste détenu en dépit du fait qu’il a purgé la totalité d’une peine de 30 mois de prison pour un article critique qu’il a écrit pendant qu’il était en prison. Le CPJ demandait également l’abandon des accusations criminelles contre les journalistes d’enquête Bassam Ali et Suhaila Ismail.
Le CPJ demandait au Président de modifier la Loi sur la presse en vigueur dans le pays. À l’heure actuelle, la Loi sur la presse dispose que toutes les publications privées soient dotées d’un permis du gouvernement, et que les demandes peuvent être rejetées si la publication proposée est considérée comme une menace à « l’intérêt national » du pays. Aussi, le ministre de l’Information est investi de pouvoirs illimités pour décider qui est et qui n’est pas journaliste et qui peut obtenir une carte de presse.
Les journalistes sont souvent accusés aux termes de vastes dispositions prévues au Code pénal portant sur les activités hostiles à l’État et fondées sur des « actes, écrits ou propos non autorisés par le gouvernement, qui exposent la Syrie au danger d’actes de guerre ou qui perturbent les liens de la Syrie avec des États étrangers ».
Human Rights Watch a rendu public en juillet un rapport de 35 pages intitulé « A Wasted Decade: Human Rights in Syria during Bashar al-Asad’s First Ten Years in Power » (Une décennie gaspillée : Les droits de la personne en Syrie pendant les dix premières années au pouvoir de Bachar al-Asad), dans lequel il examine par le menu le bilan désastreux des restrictions à la liberté d’expression. Le rapport indique que la censure est généralisée et s’étend à des sites web comme Facebook, YouTube et Blogger, tandis que le filtrage des sites web politiques est insidieux. Le ministère de l’Information passe au crible tous les journaux avant leur distribution. Les deux quotidiens privés de la Syrie couvrant des sujets politiques qui sont restés ouverts appartiennent à des hommes d’affaires qui entretiennent des liens étroits avec le régime.
Source: Communiqué de l'IFEX

Mexique: Assassinat d'un journaliste à Ciudad Juárez

Un photographe a été abattu le 16 septembre à Ciudad Juárez, ville frontalière du Mexique, selon ce que rapportent le Centre pour le journalisme et l’éthique publique (CEPET), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Reporters sans frontières (RSF) et d’autres membres de l’IFEX. Cet attentat impudent est survenu dans le stationnement d’un centre commercial et a aussi causé des blessures à un autre journaliste. En réponse, le journal qui employait les deux journalistes a publié un éditorial dans lequel il offrait ouvertement de compromettre sa couverture afin de préserver la vie de ses journalistes. Par ailleurs, la violence s’est accrue d’un cran dans d’autres régions, indique la Société interaméricaine de la presse (SIP), ainsi que d’autres reportages concernant une défaillance dans les mesures de sécurité entourant les journalistes et les médias de Zacatecas.
À Ciudad Juárez, Luis Carlos Santiago Orozco, 21 ans, photographe au quotidien « El Diario de Juarez », est mort dans sa voiture après que lui et le photographe Carlos Sánchez Colunga, 18 ans, eurent été atteints par des tireurs à bord d’un autre véhicule.
Les deux victimes travaillaient au journal grâce à un programme de bourse d’études et avaient passé la matinée à suivre un cours de photographie. Le meurtre toutefois « portait toutes les marques d’un assassinat commandité exécuté pour le compte de l’un des cartels mexicains de la drogue », rapporte RSF.
Le journal « El Diario » a donné un exemple stupéfiant d’autocensure et décidé de restreindre sa couverture des affaires de drogue. Dans un éditorial publié en une le 19 septembre, le journal a demandé aux cartels de la drogue qui se font la guerre ce qu’il pouvait faire pour prévenir quelque tort supplémentaire à son personnel. Le journal précisait : « nous vous demandons d’expliquer ce que vous attendez de nous, ce que nous devrions tenter de publier ou non, de façon à savoir à quoi nous attendre ». Santiago Orozco est le deuxième journaliste du journal à être tué en deux ans.
De nombreux médias du pays ont cessé de couvrir les cartels de la drogue. Mais « El Diario » a persévéré jusqu’à récemment, car il est reconnu pour ses reportages d’enquêtes constants sur les affaires criminelles. « Il est vraiment triste que le journal abandonne la partie. C’est là l’indice que la situation est difficilement redressable », a dit le CPJ à l’« Associated Press ».
Les guerres de la drogue ont fait près de 5 000 morts au cours des deux dernières années à Ciudad Juarez, ce qui en fait l’une des villes les plus dangereuses du monde, disent les dépêches.
Dans la région centre-nord du pays, à Zacatecas, on constate une augmentation générale du nombre des menaces, des enlèvements, des extorsions, des meurtres et des conflits. C’est là le même patron que l’on a constaté dans d’autres États où les journalistes sont assassinés ou disparaissent et où la collecte des nouvelles souffre terriblement, dit la SIP.
Le 18 août, des membres allégués d’un groupe du crime organisé ont tenté de forcer des cadres supérieurs des journaux « La Jornada de Zacatecas » et « Imagen de Zacatecas » à publier un reportage contre l’Armée.
Source: Communiqué de l'IFEX

mardi 21 septembre 2010

Turquie: Une PME pour chaque village

Une PME dans chaque village… Avec l’aide de l’Union européenne. Pour l’heure, ce challenge nous vient de Turquie dont on dit qu’elle devrait devenir d’ici à 2050 l’une des six puissances mondiales. Selon le Journal Hürryet, Ankara va initier un programme de développement de petites entreprises, notamment en zone rurale, via des garanties de crédits destinés en particulier aux artisans, aux auto-entrepreneurs et aux entreprises agricoles. Le directeur du Fonds turc de garantie (FTG) a, aux dires du journal, demandé au Fonds européen d’investissement créé en 1994 par la BEI (Banque européenne d’investissement) de fournir du capital risque ou des cautions et de garantir les prêts bancaires. Et le journal de préciser que l’objectif est d’obtenir 45 millions d’euros de garanties européennes à parité avec les sommes versées par le FTG. Les banques, pour leur part, prendraient en charge 20% des risques pour porter l’enveloppe globale à 112,5 millions d’euros. Ultime précision : seules les entreprises turques ayant des activités en Turquie pourraient bénéficier du nouveau dispositif, même si les actionnaires sont étrangers. Et comme pour bien affirmer ses ambitions de puissance industrielle émergente, la Turquie vient de changer la définition d’une PME qui peut désormais employer jusqu’à 250 salariés et réaliser un chiffre d’affaires en deça de 13 millions d’euros.
Hédi Mechri
Source: www.leconomiste.com.tn

La Chine: Un modèle pour le monde?.

Je crois qu’il est essentiel, aujourd’hui, de changer notre manière de voir la Chine. Devant cette euphorie générale, il faut tout naturellement introduire de la nuance et faire l’effort nécessaire pour juger et jauger la réalité. Celle d’une Chine qui déploie, tel un aigle, les ailes de sa puissance. Elle vient de détrôner le Japon en devenant la deuxième puissance économique du monde. Et je comprends les angoisses existentielles du voisin japonais que j’ai pu mesurer sur place lors d’un séjour à Osaka et Tokyo, fin mars-début avril. Les inquiétudes des 127 millions de Japonais répartis, à l’étroit, sur une superficie totale de 377 835 km2 sont avivées par l’énorme dette du pays, estimée à 10 000 milliards de dollars, ce qui équivaut à 200 % du PIB. Autant dire que c’est un pays en quasi faillite. Ce déclin semble inéluctable, même si le génie nippon avait (dé)montré sa résilience et sa capacité de s’inventer un avenir, malgré l’adversité. Par contraste, la Chine s’autorise, grâce à ses 2500 milliards de dollars de devises, d’imposer sa géoéconomie, en investissant et rachetant des grande entreprises en Amérique et en Europe, notamment.
Hichem Ben Yaïche
Source: www.leconomiste.com.tn

La Chine ne veut plus des pressions américaines concernant la réévaluation de sa monnaie.

La Chine a affirmé mardi que les pressions en faveur d'une réévaluation du yuan étaient "mal avisées et de courte vue", en réponse aux critiques du président américain Barack Obama sur la politique de taux de change chinoise.
"Récemment, il y a eu quelques voix discordantes qui ont critiqué la politique de taux de change du yuan, essayant même par tous les moyens possibles de pousser à sa réévaluation", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mme Jiang Yu, dans un communiqué. "Ceci est mal avisé et de courte vue", a poursuivi Mme Jiang.
Le président américain Barack Obama a promis lundi de continuer à faire pression sur la Chine pour qu'elle laisse sa monnaie se renforcer, alors que son taux de change reste encore très étroitement contrôlé.

Le yuan sous-évalué de 25 à 40%?
Les Etats-Unis justifient leurs pressions par leur déficit commercial avec la Chine, lié selon eux à un avantage compétitif des produits chinois, lui-même dû à un yuan sous-évalué.
"La Chine a toujours à coeur d'augmenter ses importations en provenance des Etats-Unis", assure encore le porte-parole.
Parlant du yuan, M. Obama a déclaré que les Etats-Unis allaient "continuer à insister sur le fait que sur cette question, et toutes les questions commerciales avec la Chine, c'est une affaire de réciprocité".
M. Obama doit rencontrer jeudi le Premier ministre chinois Wen Jiabao en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.
"Les relations commerciales doivent être justes. Vous ne pouvez pas nous vendre des choses tandis que nous ne pouvons rien vous vendre", a argumenté M. Obama, en jurant d'"appliquer plus efficacement les règles sur le commerce que dans le passé".
Pékin a rétabli en juin une très légère marge de fluctuation du yuan par rapport au dollar, de plus ou moins 0,5% autour d'un cours pivot fixé quotidiennement par la banque centrale.
Le yuan ne s'est depuis apprécié que de 1,6% par rapport au billet vert, ce qui montre, selon Mme Jiang, que "les réactions de toutes parts ont été mesurées, et que les attentes pour une réévaluation du yuan ne sont pas fortes".
Certains parlementaires américains estiment toutefois que le yuan est sous-évalué de 25% à 40%, et demandent en conséquence des taxes punitives à l'entrée des produits chinois sur le marché américain.
Source: www.lexpansion.com