Rebelles et résilients, les journalistes chinois continuent à couvrir des histoires que le régime préférerait tenir cachées. Dans leurs efforts pour informer le public, les journalistes sont souvent agressés et arrêtés, selon ce que rapportent la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et Reporters sans frontières (RSF). L’histoire de l’écrasement d’un avion qui a fait 42 morts, celle d’une jeune femme victime d’un viol collectif commis par des individus ayant des liens avec la police, et celle des dommages environnementaux et des souffrances qui ont entouré et suivi la construction d’un barrage ne constituent que quelques exemples de reportages qui ont échappé à la censure. La culture de répression des médias s’est répandue jusqu’aux entreprises du secteur privé qui ciblent les journalistes, les autorités protégeant les entreprises aux dépens de la liberté des médias.
Le journaliste Xie Chaoping a été arrêté illégalement, sans mandat, le 19 août après avoir écrit un livre sur les personnes déplacées par la construction du barrage de Sanmenxia. Il a passé trois ans à les interviewer et à rassembler des informations pour son ouvrage, « La Grande Migration ».
Dans la province de Fujian, la blogueuse Fan Yanqiong purge une peine de deux ans de prison pour avoir diffamé la police. Fan est l’un des trois blogueurs reconnus coupables d’avoir attiré l’attention sur le cas de Yan Xiaoling, une jeune femme morte après avoir été, à ce qu’il paraît, victime d’un viol collectif commis par des individus qui avaient des liens avec la police. Fan est en prison depuis juin 2009. À son procès en avril 2010, elle se déplaçait en fauteuil roulant et portait un masque à oxygène; elle a été transportée à l’hôpital le 25 août.
Dans un autre incident, au moins quatre journalistes ont été détenus par la police le 28 août lorsqu’ils ont tenté de couvrir l’écrasement, le 24 août, d’un avion qui a fait 42 morts, dont des responsables du gouvernement, et de prendre des photos lors d’obsèques. Les journalistes ont par la suite été libérés après que d’autres journalistes eurent protesté. Le ministère central de la Propagande avait ordonné aux médias de ne pas s’intéresser aux responsables du gouvernement qui avaient perdu la vie.
Le ministère central de la Propagande a également interdit de couvrir une explosion survenue dans l’ouest de la Chine qui a fait sept morts et quatorze blessés. L’explosion s’est produite le 19 août à Aksu, dans le Xinjiang, région autonome ouïghoure. La FIJ a prié instamment les autorités chinoises de lever immédiatement l’interdit de reportage, « parce qu’en temps de crise, il est essentiel que le public soit capable d’accéder à des renseignements à jour et crédibles ». Les autorités sont particulièrement nerveuses lorsqu’il est question du Xinjiang, où le gouvernement allègue la croissance d’un mouvement séparatiste.
Dans une autre partie du pays, au Tibet, l’absence d’observateurs indépendants permet aux autorités chinoises d’arrêter régulièrement et de condamner des journalistes, des écrivains, des blogueurs et des environnementalistes sans la moindre forme de voies de droit régulières. Récemment, Sonam Rinchen et Sonam Dhondup, deux étudiants qui ont contribué à la rédaction du magazine des étudiants tibétains « Namchak », ont été condamnés à deux ans de prison et inculpés de séparatisme et d’incitation au séparatisme dans leurs écrits. Ils avaient publié des commentaires sur les politiques chinoises à l’égard des minorités, y compris des Tibétains.
Les médias chinois sont de plus en plus visés par des menaces et la censure de la part des entreprises du secteur privé et de certaines sociétés d’État.
Dans une certaine affaire, deux journalistes ont eu une prise de bec avec la police le 9 août après avoir écrit un article sur les problèmes internes d’une entreprise de biotechnologie. L’article a été affiché sur le site Qianlong.com, qui a reçu l’ordre de le retirer. Dans un autre cas, un journaliste respecté de Beijing, Fang Xuanchang, a été tabassé à coups de barre de fer après avoir publié un article sur des charlatans médicaux, de fausses découvertes et les pratiques douteuses de plusieurs petites sociétés du secteur de la santé.
Au moins 35 journalistes sont détenus actuellement en Chine, rapporte RSF.
Source: Communiqué de l'IFEX
vendredi 17 septembre 2010
La guerre d’Irak a tué 230 journalistes
La violence contre les journalistes continue après le retrait formel en août des troupes américaines d’Irak. Un journaliste irakien a été abattu cette semaine tandis qu’il se rendait à Karbala, dans le sud du pays, lorsque des individus armés circulant dans une autre voiture ont ouvert le feu dans sa direction, selon ce que rapportent LE Réseau arabe d’information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI), la Fédération internationale des journalistes (FIJ), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF). Le lendemain, un journaliste de la télévision était abattu à l’extérieur de chez lui à Mossoul. RSF a rendu publique une étude sur les décès dans les médias pendant la présence des troupes américaines en Irak, « La guerre d’Irak : Un lourd tribut pour les médias » (The Iraq War: A Heavy Death Toll for the Media).
Le journaliste Riad Al-Saray, 35 ans, a été tué en début de matinée le 7 septembre dans l’ouest de Bagdad, selon le groupe local Organisation des libertés journalistiques (Journalistic Freedoms Observatory, JFO) et certains membres de l’IFEX. « Nous sommes préoccupés par le fait que les journalistes deviennent encore des proies faciles dans le regain de violence qui secoue l’Irak ces jours-ci », dit la FIJ.
Al-Saray était chef d’antenne à la chaîne de télévision Al-Iraqiya, propriété du réseau « Iraqi Media Network », et rédigeait une chronique pour un certain nombre de journaux locaux. Il s’est joint à Al-Iraqiya en 2005 et y a animé des émissions qui visaient à rapprocher chiites et sunnites. Au moins 14 autres journalistes du réseau « Iraqi Media Network » ont été tués depuis 2003.
Puis, le 8 septembre, Safaa Al-Dine Abdul Hameed, présentateur à la station « Al-Mosuliyah », a été tué au moment de sortir de chez lui pour se rendre au travail.
Quelques semaines à peine après que la dernière brigade de combat de l’Armée américaine se fut retirée d’Irak en août, RSF a publié un rapport dans lequel le groupe se penche sur les sept années d’occupation du pays par les forces de la coalition, ainsi que sur les répercussions sur la liberté de la presse. RSF s’est concentré sur les journalistes qui ont été tués pendant le conflit rien que pour avoir voulu faire leur travail, et fait remarquer que l’impunité touche 99 pour 100 cent des meurtres de journalistes et de travailleurs des médias depuis l’invasion de 2003.
RSF s’est également penché de nouveau sur plus de 93 cas d’enlèvement de journalistes au cours de la guerre; au moins 42 d’entre eux ont par la suite été exécutés. Les journalistes irakiens sont aussi soupçonnés fréquemment de collaborer avec les groupes d’insurgés et arrêtés, soit par le gouvernement irakien nouvellement installé, soit par l’armée américaine.
RSF conclut : « Bien que l’intervention des États-unis en Irak ait mis fin au régime de Saddam Hussein et ait ouvert la voie à une expansion majeure des médias irakiens, le coût humain de la guerre, et les années de violence politique et ethnique qui ont suivi, ont été rien de moins que désastreux – trop de gens ont perdu la vie. »
Le nombre des collaborateurs des médias tués dans le pays depuis le début du conflit s’établit à 230; plus de journalistes ont été tués qu’à tout autre moment depuis la Seconde Guerre mondiale. C’est plus que le nombre des journalistes tués pendant les 20 ans de la guerre du Viêt-nam ou de la guerre civile en Algérie.
Source: Communiqué de l'IFEX
Le journaliste Riad Al-Saray, 35 ans, a été tué en début de matinée le 7 septembre dans l’ouest de Bagdad, selon le groupe local Organisation des libertés journalistiques (Journalistic Freedoms Observatory, JFO) et certains membres de l’IFEX. « Nous sommes préoccupés par le fait que les journalistes deviennent encore des proies faciles dans le regain de violence qui secoue l’Irak ces jours-ci », dit la FIJ.
Al-Saray était chef d’antenne à la chaîne de télévision Al-Iraqiya, propriété du réseau « Iraqi Media Network », et rédigeait une chronique pour un certain nombre de journaux locaux. Il s’est joint à Al-Iraqiya en 2005 et y a animé des émissions qui visaient à rapprocher chiites et sunnites. Au moins 14 autres journalistes du réseau « Iraqi Media Network » ont été tués depuis 2003.
Puis, le 8 septembre, Safaa Al-Dine Abdul Hameed, présentateur à la station « Al-Mosuliyah », a été tué au moment de sortir de chez lui pour se rendre au travail.
Quelques semaines à peine après que la dernière brigade de combat de l’Armée américaine se fut retirée d’Irak en août, RSF a publié un rapport dans lequel le groupe se penche sur les sept années d’occupation du pays par les forces de la coalition, ainsi que sur les répercussions sur la liberté de la presse. RSF s’est concentré sur les journalistes qui ont été tués pendant le conflit rien que pour avoir voulu faire leur travail, et fait remarquer que l’impunité touche 99 pour 100 cent des meurtres de journalistes et de travailleurs des médias depuis l’invasion de 2003.
RSF s’est également penché de nouveau sur plus de 93 cas d’enlèvement de journalistes au cours de la guerre; au moins 42 d’entre eux ont par la suite été exécutés. Les journalistes irakiens sont aussi soupçonnés fréquemment de collaborer avec les groupes d’insurgés et arrêtés, soit par le gouvernement irakien nouvellement installé, soit par l’armée américaine.
RSF conclut : « Bien que l’intervention des États-unis en Irak ait mis fin au régime de Saddam Hussein et ait ouvert la voie à une expansion majeure des médias irakiens, le coût humain de la guerre, et les années de violence politique et ethnique qui ont suivi, ont été rien de moins que désastreux – trop de gens ont perdu la vie. »
Le nombre des collaborateurs des médias tués dans le pays depuis le début du conflit s’établit à 230; plus de journalistes ont été tués qu’à tout autre moment depuis la Seconde Guerre mondiale. C’est plus que le nombre des journalistes tués pendant les 20 ans de la guerre du Viêt-nam ou de la guerre civile en Algérie.
Source: Communiqué de l'IFEX
lundi 13 septembre 2010
De nouvelles règles prudentielles pour les banques
Les banquiers centraux et régulateurs ont trouvé dimanche un accord sur un vaste plan de réforme du secteur bancaire, prévoyant un relèvement des fonds propres des établissements financiers, afin de renforcer leur solidité face à de futures crises.
Les grands argentiers et dirigeants des autorités de supervision réunis dimanche au siège de la Banque des règlements internationaux (BRI) ont publié dans la soirée un texte prévoyant "un renforcement considérable des normes existantes sur les fonds propres", selon un communiqué de l'institut d'émission de Bâle (nord). Ce paquet de réformes, qui va également introduire de nouvelles normes sur les liquidités, doit encore être avalisé lors de la réunion des dirigeants du G20 en novembre à Séoul, a précisé la BRI.
"Les accords conclus aujourd'hui permettent un renforcement essentiel des standards internationaux en matière de fonds propres", a souligné Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne et du groupe des gouverneurs et des dirigeants des autorités de supervision. Ce texte, officieusement appelé "Bâle III", contribuera "à la stabilité financière à long terme" et "à la croissance", a-t-il ajouté.
L'accord prévoit un renforcement du ratio de fonds propres des banques, l'un des plus importants indicateurs permettant de mesurer leur solidité financière. Les banques devront relever le ratio minimum de fonds propres "durs", la part la plus solide des fonds propres composé d'actions et de bénéfices mis en réserve, de 2% actuellement à 4,5% des actifs. S'ajoute à cela un amortisseur financier supplémentaire de 2,5%, qui relève le total des fonds propres "durs" à 7%. Le ratio de fonds propres "tier 1" sera quant à lui relevé de 4% à 6%. Les détails sur un ratio d'endettement seront communiqués début 2015. Ces mesures doivent entrer progressivement en vigueur à partir du 1er janvier 2013 pour une application d'ici 2015 et une mise en place définitive en 2019.
Cette réforme, destinée à éviter un effondrement du système bancaire comme lors de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008, a provoqué une levée de bouclier dans le secteur bancaire. Les patrons des grands établissements financiers craignent en effet que ces nouvelles directives les obligent à lever des sommes colossales. Les banquiers centraux ont admis que les grandes banques auront besoin "d'un montant important de capitaux supplémentaires pour répondre à ces nouvelles normes", selon le communiqué. D'où une entrée en vigueur progressive.
Mais les grands argentiers ont prévenu qu'il mettront en place "des processus rigoureux de compte-rendu pour surveiller les ratios". Ils ont cependant gardé une porte ouverte à d'éventuels ajustements en annonçant qu'ils "répondront aux conséquences inattendues". Pour le patron de la Banque centrale allemande, Axel Weber, "la phase de transition graduelle va permettre à toutes les banques de remplir les exigences de niveau minimum requis en terme de capital et de liquidités".
Cet accord "rendra le système financier mondial plus résistant face à de futurs chocs", a souligné son homologue de la banque centrale suisse, Philipp Hildebrand. Les autorités américaines ont estimé que ces normes permettront "de réduire la fréquence et la sévérité de futures crises".
La Fédération bancaire française (FBF) a quant à elle averti que "les exigences du Comité de Bâle demanderont des efforts considérables de la part des banques". Seulement très peu d'établissements satisfont aujourd'hui à ces nouvelles exigences, ce qui va les amener à mettre une part significative de leurs bénéfices en réserve voire à lever du capital si cela s'avère insuffisant.
Source: www.lexpansion.com
Les grands argentiers et dirigeants des autorités de supervision réunis dimanche au siège de la Banque des règlements internationaux (BRI) ont publié dans la soirée un texte prévoyant "un renforcement considérable des normes existantes sur les fonds propres", selon un communiqué de l'institut d'émission de Bâle (nord). Ce paquet de réformes, qui va également introduire de nouvelles normes sur les liquidités, doit encore être avalisé lors de la réunion des dirigeants du G20 en novembre à Séoul, a précisé la BRI.
"Les accords conclus aujourd'hui permettent un renforcement essentiel des standards internationaux en matière de fonds propres", a souligné Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne et du groupe des gouverneurs et des dirigeants des autorités de supervision. Ce texte, officieusement appelé "Bâle III", contribuera "à la stabilité financière à long terme" et "à la croissance", a-t-il ajouté.
L'accord prévoit un renforcement du ratio de fonds propres des banques, l'un des plus importants indicateurs permettant de mesurer leur solidité financière. Les banques devront relever le ratio minimum de fonds propres "durs", la part la plus solide des fonds propres composé d'actions et de bénéfices mis en réserve, de 2% actuellement à 4,5% des actifs. S'ajoute à cela un amortisseur financier supplémentaire de 2,5%, qui relève le total des fonds propres "durs" à 7%. Le ratio de fonds propres "tier 1" sera quant à lui relevé de 4% à 6%. Les détails sur un ratio d'endettement seront communiqués début 2015. Ces mesures doivent entrer progressivement en vigueur à partir du 1er janvier 2013 pour une application d'ici 2015 et une mise en place définitive en 2019.
Cette réforme, destinée à éviter un effondrement du système bancaire comme lors de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008, a provoqué une levée de bouclier dans le secteur bancaire. Les patrons des grands établissements financiers craignent en effet que ces nouvelles directives les obligent à lever des sommes colossales. Les banquiers centraux ont admis que les grandes banques auront besoin "d'un montant important de capitaux supplémentaires pour répondre à ces nouvelles normes", selon le communiqué. D'où une entrée en vigueur progressive.
Mais les grands argentiers ont prévenu qu'il mettront en place "des processus rigoureux de compte-rendu pour surveiller les ratios". Ils ont cependant gardé une porte ouverte à d'éventuels ajustements en annonçant qu'ils "répondront aux conséquences inattendues". Pour le patron de la Banque centrale allemande, Axel Weber, "la phase de transition graduelle va permettre à toutes les banques de remplir les exigences de niveau minimum requis en terme de capital et de liquidités".
Cet accord "rendra le système financier mondial plus résistant face à de futurs chocs", a souligné son homologue de la banque centrale suisse, Philipp Hildebrand. Les autorités américaines ont estimé que ces normes permettront "de réduire la fréquence et la sévérité de futures crises".
La Fédération bancaire française (FBF) a quant à elle averti que "les exigences du Comité de Bâle demanderont des efforts considérables de la part des banques". Seulement très peu d'établissements satisfont aujourd'hui à ces nouvelles exigences, ce qui va les amener à mettre une part significative de leurs bénéfices en réserve voire à lever du capital si cela s'avère insuffisant.
Source: www.lexpansion.com
mardi 3 août 2010
Les dirigeants de l’Union africaine se doivent d’assurer la sécurité des journalistes estime l'IFEX
Le 15e Sommet de l’Union Africaine (UA) qui s’est tenu la semaine dernière à Kampala, en Ouganda, a désigné l’année 2010 « Année de la Paix et de la Sécurité en Afrique ». La Fédération internationale des journalistes (FIJ) ainsi que 36 autres syndicats et associations de journalistes ont saisi l’occasion pour faire parvenir une lettre à l’UA, pressant les chefs de gouvernements de faire de la sécurité des journalistes africains une priorité. Parmi les signataires de la lettre, on compte la Fédération des journalistes africains (FJA), l’Institut des médias d’Afrique australe (Media Institute of Southern Africa, MISA), le Syndicat national des journalistes somaliens (National Union of Somali Journalists, NUSOJ) et l’Association des Journalistes d’Afrique de l’Est (Eastern Africa Journalists Association, EAJA).
Un grand nombre de communautés d’Afrique sont aux prises avec des conflits, armés et non armés, et la lettre dit que les journalistes africains sont visés s’ils tentent de rapporter des affaires de corruption, d’anarchie et d’illégalité, d’insurrections civiles ou de trafic de drogue. « Leur seul crime, c’est de défendre le droit de savoir des Africains, c’est leur détermination à dénoncer toutes les formes de corruption et leur conviction que chacun doit jouir du droit à la libre expression. »
L’an dernier, 13 journalistes africains ont été assassinés, neuf d’entre eux en Somalie. Cette années, trois journalistes ont été assassinés au Nigéria, un en Somalie, un au Rwanda et un en Angola. Les journalistes risquent l’arrestation et la torture, et perdent aussi la vie dans des échanges de tirs lors de conflits armés. Ils sont blessés, déplacés ou atteints psychologiquement, rien que pour avoir tenté de pratiquer leur profession. Un grand nombre des auteurs de ces meurtres jouissent d’une impunité totale.
« Si l’Année de la Paix et de la Sécurité doit avoir un sens durable, il faut que les leaders africains fassent davantage pour que le journalisme devienne plus sûr et qu’il fasse cesser l’injustice que constitue l’impunité », dit la lettre.
Même dans le cadre du Sommet de l’UA, la liberté de la presse a été violée. D’après le Réseau des droits de la personne pour les journalistes (HRNJ-Ouganda), membre par intérim de l’IFEX, un journaliste de la radio qui assistait au Sommet a été arrêté le 19 juillet par la Brigade de la Garde présidentielle. Rogers Matovu, 22 ans, a été relâché le 24 juillet au milieu de la nuit. Aucun motif de détention n’a été fourni.
Source: communiqué de l'IFEX
Un grand nombre de communautés d’Afrique sont aux prises avec des conflits, armés et non armés, et la lettre dit que les journalistes africains sont visés s’ils tentent de rapporter des affaires de corruption, d’anarchie et d’illégalité, d’insurrections civiles ou de trafic de drogue. « Leur seul crime, c’est de défendre le droit de savoir des Africains, c’est leur détermination à dénoncer toutes les formes de corruption et leur conviction que chacun doit jouir du droit à la libre expression. »
L’an dernier, 13 journalistes africains ont été assassinés, neuf d’entre eux en Somalie. Cette années, trois journalistes ont été assassinés au Nigéria, un en Somalie, un au Rwanda et un en Angola. Les journalistes risquent l’arrestation et la torture, et perdent aussi la vie dans des échanges de tirs lors de conflits armés. Ils sont blessés, déplacés ou atteints psychologiquement, rien que pour avoir tenté de pratiquer leur profession. Un grand nombre des auteurs de ces meurtres jouissent d’une impunité totale.
« Si l’Année de la Paix et de la Sécurité doit avoir un sens durable, il faut que les leaders africains fassent davantage pour que le journalisme devienne plus sûr et qu’il fasse cesser l’injustice que constitue l’impunité », dit la lettre.
Même dans le cadre du Sommet de l’UA, la liberté de la presse a été violée. D’après le Réseau des droits de la personne pour les journalistes (HRNJ-Ouganda), membre par intérim de l’IFEX, un journaliste de la radio qui assistait au Sommet a été arrêté le 19 juillet par la Brigade de la Garde présidentielle. Rogers Matovu, 22 ans, a été relâché le 24 juillet au milieu de la nuit. Aucun motif de détention n’a été fourni.
Source: communiqué de l'IFEX
Morgan Stanley sur le point de se séparer de FrontPoint
La banque américaine Morgan Stanley a décidé de se scinder du fonds d'investissements à risque FrontPoint, acquis en 2006, a affirmé lundi la chaîne de télévision américaine CNBC, selon laquelle la transaction serait réalisée d'ici trois mois.
Selon CNBC, Morgan Stanley cherche à déterminer qui devrait diriger le fonds une fois qu'il sera indépendant, et aurait déjà prévenu certains employés qu'ils devaient se préparer à quitter leur poste.
Cette scission permettrait à Morgan Stanley de se conformer aux nouvelles exigences de la loi Dodd-Frank sur la régulation financière, qui pose des limites au courtage en propre des banques et aux prises de position spéculatives. Lors de la présentation des résultats il y a près de deux semaines, le directeur général James Gorman avait assuré, sans plus de précision, que l'établissement allait "prendre en considération la règle de Volcker", l'une des mesures de la réforme destinée à limiter le courtage en propre des banques et notamment les prises de position spéculatives.
CNBC soulignait que Morgan Stanley était la première grande banque américaine à réagir ainsi à la nouvelle loi, mais que d'autres banques pouvaient aussi envisager de se séparer de leurs fonds d'investissements à risque (hedge funds).
www.lexpansion.com
Selon CNBC, Morgan Stanley cherche à déterminer qui devrait diriger le fonds une fois qu'il sera indépendant, et aurait déjà prévenu certains employés qu'ils devaient se préparer à quitter leur poste.
Cette scission permettrait à Morgan Stanley de se conformer aux nouvelles exigences de la loi Dodd-Frank sur la régulation financière, qui pose des limites au courtage en propre des banques et aux prises de position spéculatives. Lors de la présentation des résultats il y a près de deux semaines, le directeur général James Gorman avait assuré, sans plus de précision, que l'établissement allait "prendre en considération la règle de Volcker", l'une des mesures de la réforme destinée à limiter le courtage en propre des banques et notamment les prises de position spéculatives.
CNBC soulignait que Morgan Stanley était la première grande banque américaine à réagir ainsi à la nouvelle loi, mais que d'autres banques pouvaient aussi envisager de se séparer de leurs fonds d'investissements à risque (hedge funds).
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jeudi 29 juillet 2010
Eric Woerth rejette tout en bloc
Entendu pendant près de huit heures par la brigade financière, le ministre du Travail a récusé les accusations de conflit d'intérêt et de financement politique illégal.
Eric Woerth, lors de son audition par les policiers dans l'enquête sur l'affaire Bettencourt a nié jeudi les accusations de conflit d'intérêts et de financement politique illégal, a déclaré son avocat, Me Jean-Yves Leborgne, estimant que le ministre était désormais "en dehors de la polémique".
M. Woerth "a aucun moment n'est intervenu pour que son épouse soit embauchée par M. de Maistre", a dit l'avocat s'adressant à la presse. Il a ajouté: "Il a admis avoir évoqué avec M. de Maistre, au cours d'une conversation banale, la profession de son épouse, étant donné les formations à peu près semblables de l'un et de l'autre. Cela se passait à un moment où il n'était pas ministre".
"En ce qui concerne le financement politique il a, avec une vigueur et une énergie particulière, nié avoir reçu un quelconque financement politique qui eut été non conforme à la loi", a dit l'avocat. "C'est dans les termes de la loi et en fonction de ce que les règles de la République permettent que des financements ont été recueillis. Toutes autres allégations ne sont que des mensonges et des fantasmes", a ajouté Me Leborgne.
"Je compte sur vous (les médias ndlr) pour que ces illusions, ces allégations, ces mensonges qui ont nourri une chronique pendant trop longtemps, aient un terme et je pense que la justice dira, dans un avenir que j'espère le plus proche possible, que les explications d'Eric Woerth le mettent complètement en dehors de la polémique que nous connaissons". "Il a nié avoir reçu d'autre financement que ceux que la loi autorise", a insisté l'avocat.
Selon lui, "si l'audition a duré ce temps-là, c'est parce qu'Eric Woerth voulait donner toutes les explications, il a dit depuis longtemps qu'il était impatient d'être entendu, il a subi les romans, les allégations, les soupçons qui l'ont concerné pendant un certain temps. C'était pour lui l'occasion d'y mettre un terme", a-t-il fait valoir. "Aucune perquisition n'a eu lieu aujourd'hui", a dit en outre l'avocat.
Source: www.lexpansion.com
Eric Woerth, lors de son audition par les policiers dans l'enquête sur l'affaire Bettencourt a nié jeudi les accusations de conflit d'intérêts et de financement politique illégal, a déclaré son avocat, Me Jean-Yves Leborgne, estimant que le ministre était désormais "en dehors de la polémique".
M. Woerth "a aucun moment n'est intervenu pour que son épouse soit embauchée par M. de Maistre", a dit l'avocat s'adressant à la presse. Il a ajouté: "Il a admis avoir évoqué avec M. de Maistre, au cours d'une conversation banale, la profession de son épouse, étant donné les formations à peu près semblables de l'un et de l'autre. Cela se passait à un moment où il n'était pas ministre".
"En ce qui concerne le financement politique il a, avec une vigueur et une énergie particulière, nié avoir reçu un quelconque financement politique qui eut été non conforme à la loi", a dit l'avocat. "C'est dans les termes de la loi et en fonction de ce que les règles de la République permettent que des financements ont été recueillis. Toutes autres allégations ne sont que des mensonges et des fantasmes", a ajouté Me Leborgne.
"Je compte sur vous (les médias ndlr) pour que ces illusions, ces allégations, ces mensonges qui ont nourri une chronique pendant trop longtemps, aient un terme et je pense que la justice dira, dans un avenir que j'espère le plus proche possible, que les explications d'Eric Woerth le mettent complètement en dehors de la polémique que nous connaissons". "Il a nié avoir reçu d'autre financement que ceux que la loi autorise", a insisté l'avocat.
Selon lui, "si l'audition a duré ce temps-là, c'est parce qu'Eric Woerth voulait donner toutes les explications, il a dit depuis longtemps qu'il était impatient d'être entendu, il a subi les romans, les allégations, les soupçons qui l'ont concerné pendant un certain temps. C'était pour lui l'occasion d'y mettre un terme", a-t-il fait valoir. "Aucune perquisition n'a eu lieu aujourd'hui", a dit en outre l'avocat.
Source: www.lexpansion.com
mardi 27 juillet 2010
La Chine renforce son contrôle sur le Web et exerce des pressions sur Hong Kong
Dans le cadre d’une série de frappes chirurgicales contre la liberté de l’Internet, les autorités chinoises imposent des restrictions aux services de micro-blogage et ont fermé environ 60 blogues tenus par d’éminents commentateurs juridiques et politiques, selon ce que rapportent Freedom House et Reporters sans frontières (RSF). L’influence de la Chine réduit également l’espace de la dissidence de la presse indépendante à Hong Kong, peut-on lire dans un nouveau rapport de l’Association des journalistes de Hong Kong (Hong Kong Journalists Association, HKJA).
La République populaire de Chine déploie constamment d’importantes ressources pour contrôler les discussions politiques sur Internet. Quatre des principaux services chinois de microblogage, Netease, Sina, Tencent et Sohu, affichaient des messages le 15 juillet annonçant qu’ils étaient hors service pour entretien ou qu’ils étaient revenus de manière inexpliquable à une phase antérieure, « bêta », de mise à l’essai, dit RSF. La « mise à l’essai » est souvent un euphémisme qui camoufle le renforcement des systèmes internes d’autocensure à la suite de pressions gouvernementales, dit Freedom House. Les services chinois de microblogage sont examinés étroitement par les filtres de censure qui analysent les affichages et les URL abrégés qui apparaissent avec eux.
« Cette dernière en date des tentatives de censure montre que les autorités chinoises, obsèdées par le maintien de la stabilité politique, se méfient du microblogage et de son potentiel de diffusion des informations et de mobilisation du public », dit RSF.
Human Rights en Chine (HRIC) a publié récemment la traduction et l’analyse d’un rapport qui donne un aperçu de l’approche des autorités chinoises lorsqu’il est question de contrôler l’Internet. Il s’agit d’un rapport exhaustif et détaillé de Wang Chen, premier responsable au pays de la gestion des informations en ligne, livré dans un discours prononcé en avril devant le Comité permanent du Congrès national du peuple. Ce rapport révèle comment le gouvernement chinois planifie le contrôle de l’Internet afin d’éloigner les « informations nuisibles » venant de l’étranger et de mobiliser sa puissance afin de guider une opinion publique « correcte », d’« unifier la pensée » et de contrer « l’hégémonie des médias occidentaux ».
La Chine possède l’appareil de contrôle de Internet le plus sophistiqué, le plus polyvalent du monde, dit Freedom House. Twitter et Facebook sont complètement bloqués depuis un an environ. En plus de la censure à l’intérieur du pays, les pirates chinois s’attaquent à des organisations et à des compagnies à l’étranger.
« La liberté de l’Internet et l’accès libre à l’information ne sont pas des luxes mais des voies critiques pour faire avancer les réformes démocratiques, permettre au peuple chinois de se protéger et de protéger leurs familles contre les menaces comme la nourriture avariée ou la pollution environnementale », dit Freedom House.
La libre expression est également menacée à Hong Kong tandis que la vie politique se détériore, dit un nouveau dossier de la HKJA. Intitulé « The Vice Tightens: Pressure Grows on Free Expression in Hong Kong » (L’étau se resserre : Les pressions s’accroissent sur la libre expression à Hong Kong), le rapport relate en détail les arrestations de protestataires et les poursuites, ainsi que les échauffourées entre policiers et manifestants.
« Ces incidents donnent une idée de l’atmosphère politique à Hong Kong - une atmosphère qui voit croître… l’intolérance à l’égard de la dissidence et une plus grande insistance sur l’harmonie sociale - expression consacrée utilisée en Chine continentale pour signifier l’adhésion à la ligne du Parti communiste », dit la HKJA.
Radio Television Hong Kong (RTHK) restera propriété gouvernementale, par exemple, « en dépit des appels des organisations publiques et non gouvernementales, dont la HKJA, selon qui l’organisation devrait être séparée de l’administration et devenir un radiodiffuseur indépendant agissant à titre de service public ». De plus, la HKJA conteste la constitutionnalité des changements superficiels que le gouvernement a apportés à la loi concernant l’attribution des permis d’exploitation de radiodiffuseurs, disant que la loi nécessite une restructuration majeure afin de créer la diversité des médias. « La législation sur la radiodiffusion devrait assurer que les ondes sont ouvertes à tous ceux qui souhaitent mettre sur pied une entreprise de radiodiffusion, quelle qu’en soit l’orientation politique », dit le rapport.
Source: Communiqué de l'IFEX
La République populaire de Chine déploie constamment d’importantes ressources pour contrôler les discussions politiques sur Internet. Quatre des principaux services chinois de microblogage, Netease, Sina, Tencent et Sohu, affichaient des messages le 15 juillet annonçant qu’ils étaient hors service pour entretien ou qu’ils étaient revenus de manière inexpliquable à une phase antérieure, « bêta », de mise à l’essai, dit RSF. La « mise à l’essai » est souvent un euphémisme qui camoufle le renforcement des systèmes internes d’autocensure à la suite de pressions gouvernementales, dit Freedom House. Les services chinois de microblogage sont examinés étroitement par les filtres de censure qui analysent les affichages et les URL abrégés qui apparaissent avec eux.
« Cette dernière en date des tentatives de censure montre que les autorités chinoises, obsèdées par le maintien de la stabilité politique, se méfient du microblogage et de son potentiel de diffusion des informations et de mobilisation du public », dit RSF.
Human Rights en Chine (HRIC) a publié récemment la traduction et l’analyse d’un rapport qui donne un aperçu de l’approche des autorités chinoises lorsqu’il est question de contrôler l’Internet. Il s’agit d’un rapport exhaustif et détaillé de Wang Chen, premier responsable au pays de la gestion des informations en ligne, livré dans un discours prononcé en avril devant le Comité permanent du Congrès national du peuple. Ce rapport révèle comment le gouvernement chinois planifie le contrôle de l’Internet afin d’éloigner les « informations nuisibles » venant de l’étranger et de mobiliser sa puissance afin de guider une opinion publique « correcte », d’« unifier la pensée » et de contrer « l’hégémonie des médias occidentaux ».
La Chine possède l’appareil de contrôle de Internet le plus sophistiqué, le plus polyvalent du monde, dit Freedom House. Twitter et Facebook sont complètement bloqués depuis un an environ. En plus de la censure à l’intérieur du pays, les pirates chinois s’attaquent à des organisations et à des compagnies à l’étranger.
« La liberté de l’Internet et l’accès libre à l’information ne sont pas des luxes mais des voies critiques pour faire avancer les réformes démocratiques, permettre au peuple chinois de se protéger et de protéger leurs familles contre les menaces comme la nourriture avariée ou la pollution environnementale », dit Freedom House.
La libre expression est également menacée à Hong Kong tandis que la vie politique se détériore, dit un nouveau dossier de la HKJA. Intitulé « The Vice Tightens: Pressure Grows on Free Expression in Hong Kong » (L’étau se resserre : Les pressions s’accroissent sur la libre expression à Hong Kong), le rapport relate en détail les arrestations de protestataires et les poursuites, ainsi que les échauffourées entre policiers et manifestants.
« Ces incidents donnent une idée de l’atmosphère politique à Hong Kong - une atmosphère qui voit croître… l’intolérance à l’égard de la dissidence et une plus grande insistance sur l’harmonie sociale - expression consacrée utilisée en Chine continentale pour signifier l’adhésion à la ligne du Parti communiste », dit la HKJA.
Radio Television Hong Kong (RTHK) restera propriété gouvernementale, par exemple, « en dépit des appels des organisations publiques et non gouvernementales, dont la HKJA, selon qui l’organisation devrait être séparée de l’administration et devenir un radiodiffuseur indépendant agissant à titre de service public ». De plus, la HKJA conteste la constitutionnalité des changements superficiels que le gouvernement a apportés à la loi concernant l’attribution des permis d’exploitation de radiodiffuseurs, disant que la loi nécessite une restructuration majeure afin de créer la diversité des médias. « La législation sur la radiodiffusion devrait assurer que les ondes sont ouvertes à tous ceux qui souhaitent mettre sur pied une entreprise de radiodiffusion, quelle qu’en soit l’orientation politique », dit le rapport.
Source: Communiqué de l'IFEX
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