Triste anniversaire. Les subprimes ont trois ans, et les Etats-Unis viennent seulement d'adopter une réforme de la régulation financière, qui plus est en demie teinte. L'Europe n'en est même pas encore là. L'occasion de se rafraîchir la mémoire sur les trois grandes crises économiques qui ont sévi depuis l'été 2007.
Qu'est-ce que la crise des subprimes ?
Grâce aux taux très bas pratiqués par la Fed, les ménages américains ont abusé des crédits pendant toute la décennie 2000, pour acheter leurs logements. Des crédits hypothécaires, c'est à dire garantis par la valeur du bien, dans un marché qui ne cesse de grimper, doivent permettre à tous d'accéder à la propriété. Y compris les plus défavorisés, les plus à risques, les clients dit "subprime", pour qui les prêteurs concoctent des formules de prêts apparemment très attractives... mais in fine plus coûteuses. Toutes reposent sur des taux variables : si les taux de la Fed baissent, les remboursements coûtent moins cher. Mais si les taux de la Fed augmentent, c'est le contraire. Et c'est là que les choses se compliquent.
Le détonateur : le retournement du marché immobilier américain
Tant que les prix de l'immobilier progressaient, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Cette hausse servait même à garantir des prêt à la consommation. Mais, dès le printemps 2007, la hausse des taux de la Fed provoque un retournement du marché immobilier. Dès lors, c'est le cercle infernal. Lorsque l'emprunteur ne peut plus rembourser, sa défaillance ne peut plus être compensée par la vente du bien hypothéqué, puisque la valeur de ce dernier baisse. Résultat, les ménages américains sont de plus en plus nombreux à être incapables de rembourser leurs prêts.
Le diffuseur : la titrisation
En soi, cela ne représentait pas des sommes pharamineuses. Malgré tout, seule une petite partie des ménages américains étaient dans une situation délicate. Mais pendant toute cette période, un système financier ultra-complexe s'était mis en place. C'est ce qu'on a appelé la titrisation. Pendant des années, les banques et les hedge funds se sont amusées à découper les crédits immobiliers en tranches et à les incorporer à d'autres produits financiers complexes, dotés d'une rentabilité supposée imbattable. Ces produits ont été vendus un peu partout et se sont largement diffusés sur la planète finances, mais quand leurs détenteurs se sont aperçus qu'ils étaient pourris, cela a entraîné un mouvement de panique. Tout le monde a voulu vendre, mais il n'y avait pas d'acheteur. Résultat, une perte de confiance, un assèchement brutal de la liquidité et le gel du marché interbancaire, poussé au paroxysme dans les semaines qui suivent la chute de Lehman Brothers.
Le maillon faible : le système bancaire
La crise des subprimes a révélé la faiblesse du système bancaire. En effet, ces opérations de titrisation ont été réalisées dans la plus parfaite opacité, sans que personne ne sache à quel niveau il était exposé ou non au risque subprime. Aujourd'hui encore, certaines banques continuent de déprécier des dizaines de millions d'euros sur ces actifs pourris.
Qu'est-ce que la crise grecque ?
Les difficultés de la Grèce ne datent pas de la crise des subprimes. Le pays a creusé ses déficits pendant des années. Tout allait bien tant que la croissance était élevée et permettait de les financer. Mais avec la crise économique qui a commencé en 2008, tout s'est retourné. La Grèce présentait par ailleurs d'autres faiblesses, parmi lesquelles un fort taux de fraude fiscale et une importante économie souterraine.
Le détonateur : les mensonges sur le déficit
En octobre 2009, le nouveau Premier ministre, Georges Papandréou, révèle que le gouvernement précédent a caché la gravité de la situation des finances publiques. La dette du pays est à 115% du PIB, et le déficit supérieur à 10%. La surprise est importante pour les marchés qui considéraient jusqu'alors la dette publique grecque comme particulièrement sûre. Pour preuve jusqu'en 2007, la Grèce se finançait aux même taux que l'Allemagne. Ça change très vite... Les agences baissent la notation de la dette publique grecque, c'est à dire qu'ils estiment que la Grèce est de moins en moins capable de rembourser. En quelques semaines, un véritable vent de panique s'installe sur les marchés. "Cette crainte s'est diffusée d'autant plus vite que les marchés se sont souvenus qu'un Etat pouvait bel et bien faire faillite", explique Henri Sterdyniak, économiste à l'OFCE.
Le diffuseur: les CD
Depuis la faillite de Lehman Brothers en effet, plus rien aux yeux des investisseurs ne semble impossible. Certains, à l'image de quelques hedge funds ou grandes banques américaines, ont donc décidé de profiter de la situation en spéculant sur l'hypothèse d'un défaut de la dette grecque. Pour ce faire, ils ont acheté des CDS sur la Grèce, ces fameux contrats qui permettent de se protéger d'un éventuel défaut de paiement. La hausse de la demande sur les CDS a fait progresser leur prix, et cette hausse des prix a été interprétée comme une indication objective du risque de défaut de la grèce. Résultat, pour prêter à la Grèce, les marchés se sont mis à exiger des taux d'intérêt de plus en plus élevés, supérieurs à 10%. Intenable.
La crise de la dette grecque n'a a priori pas de lien avec celle des subprime. "Avec des déficits de cette ampleur, la Grèce comme d'autres pays européens couraient de toutes façons au désastre", analyse Henry Sterdyniak. Il n'empêche, la crise des subprime a eu un effet d'accélérateur. Les Etats ont été contraints de multiplier les plans de sauvetage et les mesures de relance pour ne pas laisser s'effondrer une économie meurtrie par les subprimes. Pour cela, ils ont été contraints d'emprunter pour prendre directement à leur charge les dettes du secteur bancaire. Et la dette privée s'est muée en dette publique, au moment même où la croissance était en berne. Résultat, leurs déficits ont progressé. Celui de la Grèce, le plus mauvais élève, a plus que doublé en deux ans, avec un énorme impact sur la dette.
Le maillon faible : le système bancaire, encore
Comme les subprime, la crise grecque n'aurait pas dû être un drame à l'échelle mondiale. "L'économie de la Grèce correspond à celle de quatre ou cinq départements français à peine", rappelle ainsi l'économiste Jean-Hervé Lorenzi. En réalité, c'est encore l'instabilité du système financier qui a permis à cette crise de se propager. "Dans la crise grecque en effet, personne n'a été capable de mesurer l'ampleur réelle de la situation. Personne n'a su arrêter la spirale, et les pouvoirs publics n'ont pas su réagir à une situation plus psychologique que réelle. Pire, les outils de clairvoyance du système, comme les agences de notation, ont ajouté à la panique. Et il a fallu très rapidement venir au secours du système financier". De fait, s'il était impossible de laisser la Grèce faire faillite, c'est par crainte d'un effet domino sur d'autres Etats. Or si les banques européennes pouvaient sans doute se relever de la faillite de la Grèce, on entrait dans l'inconnu en cas de défaut de paiement de l'Espagne ou du Portugal, par exemple. Une fois encore, il a donc fallu sauver les banques... celles-là mêmes qui ont activement participé à l'explosion de la crise.
Qu'est-ce que la crise de l'euro ?
La crise de l'euro est en germe depuis longtemps. Les Etats de la zone euro ont en effet accepté d'abandonner la souveraineté monétaire, et donc la possibilité de dévaluer, mais pas de perdre la main sur l'autre instrument du policy mix, la politique budgétaire. Il y a autant de politiques budgétaires que de pays membres. Elles sont censées être coordonnées par le pacte de stabilité, mais beaucoup de pays ne l'ont pas respecté, sans se faire sanctionner. Ils sont donc nombreux à se retrouver dans une situation délicate, où ils n'ont plus aucune marge de manoeuvre pour relancer leur croissance.
Le détonateur : la crainte de la contagion
C'est le cas de la Grèce évidemment, mais aussi de l'Espagne et du Portugal. Les agences de notation ont abaissé les notes de ces Etats, obligeant ces derniers à mettre en oeuvre des plans de rigueur pour redresser leurs finances publiques. Une austérité qui s'est propagée dans toute l'Europe, même parmi les pays les plus sûr comme l'Allemagne ou la France. Avec à la clé le risque d'un impact négatif sur la croissance, et la peur d'un long hiver économique au bout duquel la zone euro éclaterait forcément. Dans ce scénario en effet, évoqué par certains économistes comme Joseph Stiglitz ou encore Nouriel Roubini, certains pays seraient tentés de sortir de l'euro pour pouvoir dévaluer, et rendre leurs exportations plus compétitives afin de relancer leur croissance. Un pari risqué, qui a pesé sur la valeur de l'euro, en chute libre, ce qui témoigne d'un manque de confiance.
Les diffuseurs : les CDS
Comme lors de la crise grecque, ce sont les CDS sur les pays les plus fragiles de la zone euro qui ont largement contribué à déstabiliser la monnaie unique. Selon une anecdote qui a fait le tour de la presse financière internationale, le 8 février, les plus gros "hedge funds" américains se seraient réunis à New York, pour un dîner dans un hôtel de Manhattan, à l'invitation d'un courtier. Pendant ce repas festif, ils auraient décidé de se liguer pour faire chuter l'euro et le ramener au niveau du dollar.
Quels sont les liens avec la crise grecque ?
C'est la peur de contagion de la crise grecque à l'ensemble de la zone qui a fini par semer le doute sur la pérennité de l'euro. L'annonce du plan de sauvetage de la Grèce n'a pas calmé les marché et la peur d'un retour du risque systémique a pointé le bout de son nez. "Tous les signes étaient réunis, expliquait récemment l'économiste Michel Aglietta à L'Expansion : la hausse des taux obligataires, la chute des indices boursiers et les difficultés de financement sur le marché interbancaire". Il a fallu que les Etats s'engagent à venir en aide aux autres pays susceptibles de tomber. Ils ont concocté un giga plan de secours pouvant aller jusqu'à 750 milliards d'euros, basé sur un surcroît d'endettement des pays les plus sains pour secourir les plus atteints.
Le maillon faible : les institutions de l'Europe
Pour de nombreux économistes, la crise de l'euro est arrivée parce que l'incohérence des institutions a éclaté au grand jour. "Le principal enseignement de la crise grecque, c'est que la zone euro est une construction artificielle et périssable, estime Elie Cohen, directeur de recherche au CNRS. Les Européens le savaient déjà, mais désormais le monde entier en est conscient". Pour que la zone euro survive, les pays qui la composent doivent désormais s'atteler à une construction institutionnelle qui permette de mieux coordonner la politique économique et de se mettre ainsi à l'abri des mouvements erratiques des marchés. Un nouveau pas dans l'intégration, qui ne va pas de soi.
Source: www.lexpansion.com
lundi 19 juillet 2010
lundi 12 juillet 2010
Pays post-communistes: Le déclin de la démocratie se poursuit selon Freedom House
Selon le rapport exhaustif de Freedom House sur 29 pays post-communistes d’Europe et d’Asie, « Nations in Transit » (Nations en transition), les États ne sont pas parvenus en 2009 à inverser la tendance aux reculs démocratiques, que l’on constate depuis une décennie dans la région.
Par rapport à 2008, quatorze États ont reçu une cote générale inférieure, établie selon des indicateurs comprenant notamment la force de la société civile, le degré de corruption, le processus électoral et l’indépendance des médias. « Les conclusions des Nations en transition donnent à penser qu’il y a une crise de gouvernance dans l’ancienne Union soviétique, une crise profonde et continue », dit la Directrice générale de Freedom House, Jennifer Windsor.
Entre autres tendances dans le domaine de la presse, on constate les empiètements de l’État sur les médias en ligne et les blogueurs. Au Kazakhstan et au Kirghizistan, par exemple, les deux gouvernements ont adopté des lois catégorisant les sites web comme des médias de masse, soumettant ainsi les blogueurs au même corpus de lois restrictives sur la presse que subissent dans ces pays les médias traditionnels. Au Kazakhstan, des blogueurs critiques sont accusés en vertu d’une disposition du code criminel qui pénalise la personne qui « insulte l’honneur et la dignité du président ».
La diffamation sert d’arme contre les journalistes dans plusieurs des États qui naissent à la démocratie. Au Monténégro, la diffamation entraîne de lourdes amendes qui peuvent aller jusqu’à 14 000 ; l’an dernier, le journaliste Andrej Nikolaidis a été condamné à verser des réparations de 12 000 pour des articles dans lesquels il critiquait un cinéaste. La Macédoine a connu 160 affaires de diffamation contre des journalistes en 2008 et 2009, tandis qu’en Azerbaïdjan, la diffamation criminelle est toujours en vigueur, en dépit d’une large réprobation internationale.
Les pays ne comptent pas uniquement sur les tribunaux pour viser les journalistes, toutefois. En Moldavie, des journalistes ont été empêchés d’entrer au pays pour couvrir la violence qui a suivi les élections, les autorités ayant invoqué des difficultés techniques qui n’empêchaient pas auparavant les reporters de franchir la frontière. Plusieurs défenseurs des droits de la personne et journalistes de la région ont aussi été tués ou jetés en prison. L’an dernier, Natalïa Estemirova, qui enquêtait sur les violations des droits de la personne en Tchétchénie, a été enlevée et assassinée.
La situation est quelque peu meilleure, cependant, dans la plupart des États des Balkans. En dépit de légers reculs, l’Albanie, la Bosnie et l’Herzégovine, le Kosovo, la Serbie et la Macédoine ont réalisé des progrès dans des domaines comme les médias indépendants et le processus électoral, d’après ce qu’indique le rapport.
Pour lire le rapport intégral, aller à :
Nations in Transit 2010
Source: communiqué de l'IFEX
Par rapport à 2008, quatorze États ont reçu une cote générale inférieure, établie selon des indicateurs comprenant notamment la force de la société civile, le degré de corruption, le processus électoral et l’indépendance des médias. « Les conclusions des Nations en transition donnent à penser qu’il y a une crise de gouvernance dans l’ancienne Union soviétique, une crise profonde et continue », dit la Directrice générale de Freedom House, Jennifer Windsor.
Entre autres tendances dans le domaine de la presse, on constate les empiètements de l’État sur les médias en ligne et les blogueurs. Au Kazakhstan et au Kirghizistan, par exemple, les deux gouvernements ont adopté des lois catégorisant les sites web comme des médias de masse, soumettant ainsi les blogueurs au même corpus de lois restrictives sur la presse que subissent dans ces pays les médias traditionnels. Au Kazakhstan, des blogueurs critiques sont accusés en vertu d’une disposition du code criminel qui pénalise la personne qui « insulte l’honneur et la dignité du président ».
La diffamation sert d’arme contre les journalistes dans plusieurs des États qui naissent à la démocratie. Au Monténégro, la diffamation entraîne de lourdes amendes qui peuvent aller jusqu’à 14 000 ; l’an dernier, le journaliste Andrej Nikolaidis a été condamné à verser des réparations de 12 000 pour des articles dans lesquels il critiquait un cinéaste. La Macédoine a connu 160 affaires de diffamation contre des journalistes en 2008 et 2009, tandis qu’en Azerbaïdjan, la diffamation criminelle est toujours en vigueur, en dépit d’une large réprobation internationale.
Les pays ne comptent pas uniquement sur les tribunaux pour viser les journalistes, toutefois. En Moldavie, des journalistes ont été empêchés d’entrer au pays pour couvrir la violence qui a suivi les élections, les autorités ayant invoqué des difficultés techniques qui n’empêchaient pas auparavant les reporters de franchir la frontière. Plusieurs défenseurs des droits de la personne et journalistes de la région ont aussi été tués ou jetés en prison. L’an dernier, Natalïa Estemirova, qui enquêtait sur les violations des droits de la personne en Tchétchénie, a été enlevée et assassinée.
La situation est quelque peu meilleure, cependant, dans la plupart des États des Balkans. En dépit de légers reculs, l’Albanie, la Bosnie et l’Herzégovine, le Kosovo, la Serbie et la Macédoine ont réalisé des progrès dans des domaines comme les médias indépendants et le processus électoral, d’après ce qu’indique le rapport.
Pour lire le rapport intégral, aller à :
Nations in Transit 2010
Source: communiqué de l'IFEX
Egypte: Violence contre des manifestants dénonçant un homicide
Lors de plusieurs manifestations publiques qui ont eu lieu pendant tout le mois de juin pour protester contre l’homicide brutal par la police de l’activiste Khaled Said Qasem à Alexandria le 6 juin, des dizaines de manifestants ont été tabassés et arrêtés arbitrairement, selon ce que rapportent l’Organisation égyptienne de défense des droits de la personne (Egyptian Organization for Human Rights, EOHR), le Réseau arabe d’information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI), Human Rights Watch et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).
Le 25 juin, 55 personnes ont été arrêtées, dont des passants. Selon Human Rights Watch, la police a piégé une centaine environ de manifestants dans une ruelle puis a commencé à les tabasser, tant les femmes que les hommes, qui n’avaient pas d’issue par où s’échapper. Plus tôt, le 13 juin, 36 manifestants ont été arrêtés lors d’une manifestation contre le meurtre de Said Qasem. Un des manifestants présents a déclaré que les agents de sécurité les avaient frappés à coups de poing et à coups de pied.
« Ce cycle qui consiste, pour les agents de sécurité, à tabasser des manifestants non violents, à les détenir pendant des heures sinon des jours, puis à les relâcher sans porter d’accusations, cela doit cesser », dit Joe Stork de Human Rights Watch.
Khaled Said Qasem a été battu à mort par des agents de la police secrète peu après avoir affiché en ligne une vidéo montrant des policiers se partageant les recettes d’une transaction de drogue. Le jeune homme de 28 ans a été arrêté dans un café Internet par des policiers en civil puis emmené dans la rue où des agents de sécurité en civil l’ont agressé au point où il en est mort, selon les dires des témoins, qui ont été recueillis par des membres de l’IFEX. Bien que la police ait d’abord déclaré que Said Qasem était mort parce qu’il avait avalé de la drogue avant son arrestation, les photos de son cadavre tuméfié ont amplement circulé sur les sites web des médias sociaux en Égypte, fait remarquer RSF. Le 3 juillet, deux policiers ont été inculpés de torture, mais non de meurtre, en rapport avec le passage à tabac de Said Qasem.
« Il est rare que des policiers soient poursuivis pour des violations en Égypte; ces poursuites sont un pas dans la bonne direction », dit RSF. « Mais nous invitons le système judiciaire égyptien à franchir l’étape qui reste et à les inculper de meurtre. »
La loi égyptienne sur l’état d’urgence confère à la police de vastes pouvoirs d’outrepasser le droit d’assemblée non violente, de fouiller les personnes sans mandat et de détenir les gens indéfiniment, sans accusations.
Les journalistes égyptiens ont aussi été visés la semaine dernière par des amendes monstrueuses, rapporte l’EOHR. Le 28 juin, deux reporters du journal « El-Wafd » ont été condamnés à verser une amende de 240 000 livres égyptiennes (env. 42 000 $US) dans une affaire de diffamation entamée par le vice-président du Conseil d’État égyptien et président du club des juges membres du Conseil.
Source: communiqué de l'IFEX
Le 25 juin, 55 personnes ont été arrêtées, dont des passants. Selon Human Rights Watch, la police a piégé une centaine environ de manifestants dans une ruelle puis a commencé à les tabasser, tant les femmes que les hommes, qui n’avaient pas d’issue par où s’échapper. Plus tôt, le 13 juin, 36 manifestants ont été arrêtés lors d’une manifestation contre le meurtre de Said Qasem. Un des manifestants présents a déclaré que les agents de sécurité les avaient frappés à coups de poing et à coups de pied.
« Ce cycle qui consiste, pour les agents de sécurité, à tabasser des manifestants non violents, à les détenir pendant des heures sinon des jours, puis à les relâcher sans porter d’accusations, cela doit cesser », dit Joe Stork de Human Rights Watch.
Khaled Said Qasem a été battu à mort par des agents de la police secrète peu après avoir affiché en ligne une vidéo montrant des policiers se partageant les recettes d’une transaction de drogue. Le jeune homme de 28 ans a été arrêté dans un café Internet par des policiers en civil puis emmené dans la rue où des agents de sécurité en civil l’ont agressé au point où il en est mort, selon les dires des témoins, qui ont été recueillis par des membres de l’IFEX. Bien que la police ait d’abord déclaré que Said Qasem était mort parce qu’il avait avalé de la drogue avant son arrestation, les photos de son cadavre tuméfié ont amplement circulé sur les sites web des médias sociaux en Égypte, fait remarquer RSF. Le 3 juillet, deux policiers ont été inculpés de torture, mais non de meurtre, en rapport avec le passage à tabac de Said Qasem.
« Il est rare que des policiers soient poursuivis pour des violations en Égypte; ces poursuites sont un pas dans la bonne direction », dit RSF. « Mais nous invitons le système judiciaire égyptien à franchir l’étape qui reste et à les inculper de meurtre. »
La loi égyptienne sur l’état d’urgence confère à la police de vastes pouvoirs d’outrepasser le droit d’assemblée non violente, de fouiller les personnes sans mandat et de détenir les gens indéfiniment, sans accusations.
Les journalistes égyptiens ont aussi été visés la semaine dernière par des amendes monstrueuses, rapporte l’EOHR. Le 28 juin, deux reporters du journal « El-Wafd » ont été condamnés à verser une amende de 240 000 livres égyptiennes (env. 42 000 $US) dans une affaire de diffamation entamée par le vice-président du Conseil d’État égyptien et président du club des juges membres du Conseil.
Source: communiqué de l'IFEX
Les éditeurs de sites X français ne voient pas d'un bon oeil l'extension de domaine ''xxx''
Au plus tard début 2011, les premiers noms de domaine en ".xxx" devraient apparaître sur internet. Mais les éditeurs de sites français sont dubitatifs. S'ils déclarent vouloir pré-réserver leurs noms de domaine, c'est plus pour lutter contre le cybersquatting que par conviction de son intérêt.
L'Icann, organisme californien qui gère les noms de domaine Internet pour le monde entier, a accepté fin juin d'étudier à nouveau la création d'une extension ".xxx" spécifiquement dédiée aux sites pornographiques, et rendra sa décision finale d'ici à la fin de l'année. Son arrivée est prévue pour début 2011, peut-être même avant. Une décision qui satisfait pleinement ICM Registry, société à l'origine de cette demande.
Depuis six ans, la société bataillait ferme afin d'obtenir l'approbation du Government Advisory Comittee, instance qui, au sein de l'Icann, regroupe l'ensemble des représentants des pays membres. Depuis sa première requête, en 2004, l'argumentaire de l'ICM Registry repose sur un constat des plus basiques : le sexe fait l'objet d'un développement spectaculaire sur la Toile avec quelque 370 millions de sites dédiés. Les chiffres notamment compilés aux Etats-Unis se passent de commentaires : chaque seconde, plus de 3.000 dollars sont dépensés sur des sites X dans le monde, 25% des recherches effectuées sur des moteurs de recherche sont liées au sexe, 35% des téléchargements concernent des contenus pornos, et le chiffre d'affaires mondial du X sur Internet approche les cinq milliards de dollars.
Zone à risque pour le e-commerce
Pour autant, cette industrie reste opaque. Les sites "officiels" ayant pignon sur rue côtoient des entités beaucoup plus louches, aux contours indistincts, et où les arnaques sont monnaie courante. Conséquence directe : outre une image sulfureuse, l'industrie du porno en ligne constitue encore une zone à risque pour le développement du commerce électronique. D'où l'idée de lui attribuer une extension dédiée, qui faciliterait le contrôle des sites l'utilisant, leur apportant du même coup une certaine crédibilité commerciale. Par ailleurs, le regroupement au sein d'une extension unique permettrait une plus grande efficacité des systèmes de filtrage pour la protection des mineurs et la lutte contre la pédophilie.
Stuart Lawley, patron d'ICM Registry, déclarait le mois dernier qu'il comptait déjà 112.000 acheteurs pré-enregistrés pour des adresses en .xxx, la plupart d'entre eux opérateurs de sites Internet pornographiques. Mais s'il s'attend visiblement à une explosion des pré-réservations suite à l'annonce de l'Icann, ce n'est pas forcément le signe d'une adhésion massive de la communauté du X aux arguments avancés par ICM Registry.
Les éditeurs de sites X français pas emballés
En France, au sein de la société de production Marc Dorcel, on reste dubitatif quant à la pertinence de cette nouvelle extension : "On l'utilisera, mais je ne suis pas sûr que cela ait un intérêt majeur, estime Ghislain Faribeault, responsable des nouveaux médias. De toute façon, nous avons acheté toutes les extensions possibles. Notre pré-réservation pour le .xxx est faite. Je n'ai pas envie qu'un Dorcel.xxx déposé par quelqu'un d'autre se ballade sur la Toile". Le risque éventuel d'une exploitation de marque frauduleuse constitue visiblement un argument autrement plus sérieux que les raisons invoquées par ICM Registry.
Un sentiment partagé par Vincent Gresser, directeur général de la société de production Colmax, dont l'extension en .xxx est également réservée mais qui n'est pas certain de vouloir l'utiliser: "Son impact ne sera pas déterminant. Finalement, cela risque de 'ghettoiser' encore un peu plus une activité qui n'en pas besoin. Il existe différents types de contenus. Il ne faut pas tous les mettre dans le même panier en faisant un amalgame", juge-t-il.
Chez Rentabiliweb, groupe spécialisé sur la monétisation d'audience, on ne se sent guère concerné par cette initiative. Le site, qui a revendu les 9/10ème des sites de charme acquis lors du rachat du groupe Montorgueil pour n'en conserver que deux ou trois, s'estime "incompétent" en la matière : "Nous gagnons plus d'argent dans le jeu que dans l'adulte. Et, si d'aventure, quelqu'un nous prend une extension, nous lancerons une procédure. C'est tout.", rétorque-t-on au sein de Rentabiliweb.
D'autres acteurs se sentent un peu contraints et forcés de postuler. C'est le cas de Richard Fahl, le directeur général des Editions Concorde : "Sur le principe, je suis contre. C'est référencer l'industrie du X pour, à la première occasion, l'enfermer dans un ghetto. 70% des Français consomment régulièrement des films X, des sex toys ou de la lingerie coquine. Les mettre et nous mettre dans un ghetto n'est pas très agréable. D'un autre côté, nous avons affaire à des mastodontes sur ce marché. Donc oui, nous allons nous pré-enregistrer", explique-t-il.
Source: www.lexpansion.com
L'Icann, organisme californien qui gère les noms de domaine Internet pour le monde entier, a accepté fin juin d'étudier à nouveau la création d'une extension ".xxx" spécifiquement dédiée aux sites pornographiques, et rendra sa décision finale d'ici à la fin de l'année. Son arrivée est prévue pour début 2011, peut-être même avant. Une décision qui satisfait pleinement ICM Registry, société à l'origine de cette demande.
Depuis six ans, la société bataillait ferme afin d'obtenir l'approbation du Government Advisory Comittee, instance qui, au sein de l'Icann, regroupe l'ensemble des représentants des pays membres. Depuis sa première requête, en 2004, l'argumentaire de l'ICM Registry repose sur un constat des plus basiques : le sexe fait l'objet d'un développement spectaculaire sur la Toile avec quelque 370 millions de sites dédiés. Les chiffres notamment compilés aux Etats-Unis se passent de commentaires : chaque seconde, plus de 3.000 dollars sont dépensés sur des sites X dans le monde, 25% des recherches effectuées sur des moteurs de recherche sont liées au sexe, 35% des téléchargements concernent des contenus pornos, et le chiffre d'affaires mondial du X sur Internet approche les cinq milliards de dollars.
Zone à risque pour le e-commerce
Pour autant, cette industrie reste opaque. Les sites "officiels" ayant pignon sur rue côtoient des entités beaucoup plus louches, aux contours indistincts, et où les arnaques sont monnaie courante. Conséquence directe : outre une image sulfureuse, l'industrie du porno en ligne constitue encore une zone à risque pour le développement du commerce électronique. D'où l'idée de lui attribuer une extension dédiée, qui faciliterait le contrôle des sites l'utilisant, leur apportant du même coup une certaine crédibilité commerciale. Par ailleurs, le regroupement au sein d'une extension unique permettrait une plus grande efficacité des systèmes de filtrage pour la protection des mineurs et la lutte contre la pédophilie.
Stuart Lawley, patron d'ICM Registry, déclarait le mois dernier qu'il comptait déjà 112.000 acheteurs pré-enregistrés pour des adresses en .xxx, la plupart d'entre eux opérateurs de sites Internet pornographiques. Mais s'il s'attend visiblement à une explosion des pré-réservations suite à l'annonce de l'Icann, ce n'est pas forcément le signe d'une adhésion massive de la communauté du X aux arguments avancés par ICM Registry.
Les éditeurs de sites X français pas emballés
En France, au sein de la société de production Marc Dorcel, on reste dubitatif quant à la pertinence de cette nouvelle extension : "On l'utilisera, mais je ne suis pas sûr que cela ait un intérêt majeur, estime Ghislain Faribeault, responsable des nouveaux médias. De toute façon, nous avons acheté toutes les extensions possibles. Notre pré-réservation pour le .xxx est faite. Je n'ai pas envie qu'un Dorcel.xxx déposé par quelqu'un d'autre se ballade sur la Toile". Le risque éventuel d'une exploitation de marque frauduleuse constitue visiblement un argument autrement plus sérieux que les raisons invoquées par ICM Registry.
Un sentiment partagé par Vincent Gresser, directeur général de la société de production Colmax, dont l'extension en .xxx est également réservée mais qui n'est pas certain de vouloir l'utiliser: "Son impact ne sera pas déterminant. Finalement, cela risque de 'ghettoiser' encore un peu plus une activité qui n'en pas besoin. Il existe différents types de contenus. Il ne faut pas tous les mettre dans le même panier en faisant un amalgame", juge-t-il.
Chez Rentabiliweb, groupe spécialisé sur la monétisation d'audience, on ne se sent guère concerné par cette initiative. Le site, qui a revendu les 9/10ème des sites de charme acquis lors du rachat du groupe Montorgueil pour n'en conserver que deux ou trois, s'estime "incompétent" en la matière : "Nous gagnons plus d'argent dans le jeu que dans l'adulte. Et, si d'aventure, quelqu'un nous prend une extension, nous lancerons une procédure. C'est tout.", rétorque-t-on au sein de Rentabiliweb.
D'autres acteurs se sentent un peu contraints et forcés de postuler. C'est le cas de Richard Fahl, le directeur général des Editions Concorde : "Sur le principe, je suis contre. C'est référencer l'industrie du X pour, à la première occasion, l'enfermer dans un ghetto. 70% des Français consomment régulièrement des films X, des sex toys ou de la lingerie coquine. Les mettre et nous mettre dans un ghetto n'est pas très agréable. D'un autre côté, nous avons affaire à des mastodontes sur ce marché. Donc oui, nous allons nous pré-enregistrer", explique-t-il.
Source: www.lexpansion.com
jeudi 8 juillet 2010
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Principaux objectifs de Global Voices
A une époque où les grands médias traditionnels font l’impasse sur beaucoup d’informations qui sont néanmoins importantes pour un grand nombre de citoyens de par le monde, Global Voices souhaite corriger ces disparités dans le traitement de l’actualité en utilisant le pouvoir des médias personnels en ligne.
Source: Agence Relations Presse
http://communiques-presse.com
Global Voices Nos Projets
Global Voices est traduit de l’anglais vers 18 langues (et bientôt plus) par des traducteurs bénévoles, qui forment la plateforme de traductions Lingua. Global Voices a également créé le site et le réseau pour la liberté d’expression Global Voices Advocacy, pour venir en aide aux internautes vivant dans des lieux où leur voix est censurée. Nous avons enfin un projet de formation aux nouveaux médias, Rising Voices, pour que des personnes ou groupes marginalisés puissent utiliser les médias personnels en ligne pour se faire entendre, avec un focus sur le monde en développement.
À propos de Global Voices Online
Global Voices Online est une organisation à but non lucratif de plus de 200 blogueurs du monde entier, fondée au Berkman Center for Internet and Society de la faculté de droit de Harvard. Ils proposent des revues de blogs du monde entier traduites en 18 langues, en accordant une attention toute particulière aux voix absentes des médias traditionnels.
Principaux objectifs de Global Voices
A une époque où les grands médias traditionnels font l’impasse sur beaucoup d’informations qui sont néanmoins importantes pour un grand nombre de citoyens de par le monde, Global Voices souhaite corriger ces disparités dans le traitement de l’actualité en utilisant le pouvoir des médias personnels en ligne.
Source: Agence Relations Presse
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Kaksee une vision alternative de la publicité
De jeunes entrepreneurs lancent KaKSee.fr, un site dédié à la publicité rémunérée, et appellent à une mobilisation des consommateurs pour attirer l’attention des annonceurs.
Les études et statistiques montrent que la plupart des créations publicitaires en ligne sont ignorées par les internautes. Pourtant, les annonceurs payent le plus souvent pour chaque affichage de leurs publicités, qu’elles soient vues ou non. La majeure partie de leur budget est donc dépensée de manière inefficace.
L’idée des fondateurs de KaKSee, c’est d’utiliser cet argent pour rémunérer leurs membres en proposant aux annonceurs un support où ils sont assurés que leurs publicités sont regardées attentivement par leur cœur de cible. Le système est simple : après avoir rempli un profil descriptif complet lors de l’inscription au site, le membre se connecte quand il veut pour recevoir des publicités ciblées sur son profil. A la fin de chaque spot, il faut répondre correctement à quelques questions (1 à 3 maximum) et donner une note afin d’être payé.
Créer une relation équitable entre marques et consommateurs
Dans le modèle que propose KaKSee, tout le monde est gagnant : les marques dépensent leur budget efficacement et les consommateurs gagnent de l’argent, jusqu’à 100 euros par mois en quelques minutes d’attention quotidienne. Les marques ont par ailleurs la possibilité de proposer aux membres de recevoir par email des offres privilégiées sur les produits vus dans les spots publicitaires. Les consommateurs peuvent donc en plus faire des économies sur des produits adaptés à leurs besoins.
Un modèle publicitaire qui appartient aux consommateurs
KaKSee est en phase de lancement et ne propose pas de publicités à visionner pour le moment. Le concept est viable à condition d’avoir une large audience pour attirer les marques. Les fondateurs du site en appellent donc à la mobilisation de tous les consommateurs pour exiger une publicité respectueuse et rémunératrice, soutien idéal à leur pouvoir d’achat. Leur slogan : « ensemble, prenez le contrôle de la pub ».
Source: Agence Relations Presse
http://communiques-presse.com
Les études et statistiques montrent que la plupart des créations publicitaires en ligne sont ignorées par les internautes. Pourtant, les annonceurs payent le plus souvent pour chaque affichage de leurs publicités, qu’elles soient vues ou non. La majeure partie de leur budget est donc dépensée de manière inefficace.
L’idée des fondateurs de KaKSee, c’est d’utiliser cet argent pour rémunérer leurs membres en proposant aux annonceurs un support où ils sont assurés que leurs publicités sont regardées attentivement par leur cœur de cible. Le système est simple : après avoir rempli un profil descriptif complet lors de l’inscription au site, le membre se connecte quand il veut pour recevoir des publicités ciblées sur son profil. A la fin de chaque spot, il faut répondre correctement à quelques questions (1 à 3 maximum) et donner une note afin d’être payé.
Créer une relation équitable entre marques et consommateurs
Dans le modèle que propose KaKSee, tout le monde est gagnant : les marques dépensent leur budget efficacement et les consommateurs gagnent de l’argent, jusqu’à 100 euros par mois en quelques minutes d’attention quotidienne. Les marques ont par ailleurs la possibilité de proposer aux membres de recevoir par email des offres privilégiées sur les produits vus dans les spots publicitaires. Les consommateurs peuvent donc en plus faire des économies sur des produits adaptés à leurs besoins.
Un modèle publicitaire qui appartient aux consommateurs
KaKSee est en phase de lancement et ne propose pas de publicités à visionner pour le moment. Le concept est viable à condition d’avoir une large audience pour attirer les marques. Les fondateurs du site en appellent donc à la mobilisation de tous les consommateurs pour exiger une publicité respectueuse et rémunératrice, soutien idéal à leur pouvoir d’achat. Leur slogan : « ensemble, prenez le contrôle de la pub ».
Source: Agence Relations Presse
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Woerth/Bettencourt: La rétractation partielle de l’ex-comptable
Entendue de nouveau dans la nuit du mercredi 7 au jeudi 8 juillet par la police, l’ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, a contesté avoir donné une date précise pour le retrait de 50 000 euros et assure n'avoir jamais évoqué de remise d'espèces à Nicolas Sarkozy.
Claire Thibout la comptable personnelle des Bettencourt a été entendue une partie de la nuit, en urgence, par les enquêteurs. Contrainte d'en dire plus, face aux policiers, elle a dû détailler, expliciter le contenu des fameux carnets dans lesquels elle mentionnait tous les mouvements d'argent des Bettencourt.
Et semble-t-il, la comptable a fait marche arrière. Alors que ces derniers jours, elle annonçait que des personnalités politiques de premier plan, comme Eric Woerth et même Nicolas Sarkozy, avaient bénéficié des largesses financières de l'une des premières fortunes de France pour financer leurs activités politiques, elle est revenue partiellement sur ses déclarations.
Certes, l'ex-comptable confirme toujours la scène où au printemps 2007, pendant la campagne présidentielle, elle a remis de l'argent en espèce, comme elle en avait l'habitude, à ses employeurs. Mais aujourd'hui, elle n'affirme plus que cet argent servait à financer de manière occulte les activités politiques du parti du chef de l'Etat.
Ce jeudi après-midi, les policiers devaient confronter la comptable et le gestionnaire de fortune des Bettencourt, Patrice de Maistre. A l'issue de ces auditions, deux possibilités : soit la piste d'un financement illégal est abandonnée, soit les soupçons persistent. En attendant, les revirements et les hésitations de la comptable offre un peu d'air frais au gouvernement, au moins pour quelques heures.
Source: www.rfi.fr
Claire Thibout la comptable personnelle des Bettencourt a été entendue une partie de la nuit, en urgence, par les enquêteurs. Contrainte d'en dire plus, face aux policiers, elle a dû détailler, expliciter le contenu des fameux carnets dans lesquels elle mentionnait tous les mouvements d'argent des Bettencourt.
Et semble-t-il, la comptable a fait marche arrière. Alors que ces derniers jours, elle annonçait que des personnalités politiques de premier plan, comme Eric Woerth et même Nicolas Sarkozy, avaient bénéficié des largesses financières de l'une des premières fortunes de France pour financer leurs activités politiques, elle est revenue partiellement sur ses déclarations.
Certes, l'ex-comptable confirme toujours la scène où au printemps 2007, pendant la campagne présidentielle, elle a remis de l'argent en espèce, comme elle en avait l'habitude, à ses employeurs. Mais aujourd'hui, elle n'affirme plus que cet argent servait à financer de manière occulte les activités politiques du parti du chef de l'Etat.
Ce jeudi après-midi, les policiers devaient confronter la comptable et le gestionnaire de fortune des Bettencourt, Patrice de Maistre. A l'issue de ces auditions, deux possibilités : soit la piste d'un financement illégal est abandonnée, soit les soupçons persistent. En attendant, les revirements et les hésitations de la comptable offre un peu d'air frais au gouvernement, au moins pour quelques heures.
Source: www.rfi.fr
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