jeudi 8 juillet 2010

Global Voices réseau mondial de blogueurs

Global Voices a pour but de favoriser le dialogue mondial sur le Web en sélectionnant, traduisant et diffusant des billets publiés sur les blogs du monde entier pour offrir de nouveaux éclairages sur des lieux, événements et personnes peu couverts par les médias traditionnels.
Global Voices Nos Projets
Global Voices est traduit de l’anglais vers 18 langues (et bientôt plus) par des traducteurs bénévoles, qui forment la plateforme de traductions Lingua. Global Voices a également créé le site et le réseau pour la liberté d’expression Global Voices Advocacy, pour venir en aide aux internautes vivant dans des lieux où leur voix est censurée. Nous avons enfin un projet de formation aux nouveaux médias, Rising Voices, pour que des personnes ou groupes marginalisés puissent utiliser les médias personnels en ligne pour se faire entendre, avec un focus sur le monde en développement.

À propos de Global Voices Online
Global Voices Online est une organisation à but non lucratif de plus de 200 blogueurs du monde entier, fondée au Berkman Center for Internet and Society de la faculté de droit de Harvard. Ils proposent des revues de blogs du monde entier traduites en 18 langues, en accordant une attention toute particulière aux voix absentes des médias traditionnels.

Principaux objectifs de Global Voices
A une époque où les grands médias traditionnels font l’impasse sur beaucoup d’informations qui sont néanmoins importantes pour un grand nombre de citoyens de par le monde, Global Voices souhaite corriger ces disparités dans le traitement de l’actualité en utilisant le pouvoir des médias personnels en ligne.
Source: Agence Relations Presse
http://communiques-presse.com

Kaksee une vision alternative de la publicité

De jeunes entrepreneurs lancent KaKSee.fr, un site dédié à la publicité rémunérée, et appellent à une mobilisation des consommateurs pour attirer l’attention des annonceurs.
Les études et statistiques montrent que la plupart des créations publicitaires en ligne sont ignorées par les internautes. Pourtant, les annonceurs payent le plus souvent pour chaque affichage de leurs publicités, qu’elles soient vues ou non. La majeure partie de leur budget est donc dépensée de manière inefficace.
L’idée des fondateurs de KaKSee, c’est d’utiliser cet argent pour rémunérer leurs membres en proposant aux annonceurs un support où ils sont assurés que leurs publicités sont regardées attentivement par leur cœur de cible. Le système est simple : après avoir rempli un profil descriptif complet lors de l’inscription au site, le membre se connecte quand il veut pour recevoir des publicités ciblées sur son profil. A la fin de chaque spot, il faut répondre correctement à quelques questions (1 à 3 maximum) et donner une note afin d’être payé.
Créer une relation équitable entre marques et consommateurs
Dans le modèle que propose KaKSee, tout le monde est gagnant : les marques dépensent leur budget efficacement et les consommateurs gagnent de l’argent, jusqu’à 100 euros par mois en quelques minutes d’attention quotidienne. Les marques ont par ailleurs la possibilité de proposer aux membres de recevoir par email des offres privilégiées sur les produits vus dans les spots publicitaires. Les consommateurs peuvent donc en plus faire des économies sur des produits adaptés à leurs besoins.

Un modèle publicitaire qui appartient aux consommateurs
KaKSee est en phase de lancement et ne propose pas de publicités à visionner pour le moment. Le concept est viable à condition d’avoir une large audience pour attirer les marques. Les fondateurs du site en appellent donc à la mobilisation de tous les consommateurs pour exiger une publicité respectueuse et rémunératrice, soutien idéal à leur pouvoir d’achat. Leur slogan : « ensemble, prenez le contrôle de la pub ».
Source: Agence Relations Presse
http://communiques-presse.com

Woerth/Bettencourt: La rétractation partielle de l’ex-comptable

Entendue de nouveau dans la nuit du mercredi 7 au jeudi 8 juillet par la police, l’ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, a contesté avoir donné une date précise pour le retrait de 50 000 euros et assure n'avoir jamais évoqué de remise d'espèces à Nicolas Sarkozy.
Claire Thibout la comptable personnelle des Bettencourt a été entendue une partie de la nuit, en urgence, par les enquêteurs. Contrainte d'en dire plus, face aux policiers, elle a dû détailler, expliciter le contenu des fameux carnets dans lesquels elle mentionnait tous les mouvements d'argent des Bettencourt.
Et semble-t-il, la comptable a fait marche arrière. Alors que ces derniers jours, elle annonçait que des personnalités politiques de premier plan, comme Eric Woerth et même Nicolas Sarkozy, avaient bénéficié des largesses financières de l'une des premières fortunes de France pour financer leurs activités politiques, elle est revenue partiellement sur ses déclarations.
Certes, l'ex-comptable confirme toujours la scène où au printemps 2007, pendant la campagne présidentielle, elle a remis de l'argent en espèce, comme elle en avait l'habitude, à ses employeurs. Mais aujourd'hui, elle n'affirme plus que cet argent servait à financer de manière occulte les activités politiques du parti du chef de l'Etat.
Ce jeudi après-midi, les policiers devaient confronter la comptable et le gestionnaire de fortune des Bettencourt, Patrice de Maistre. A l'issue de ces auditions, deux possibilités : soit la piste d'un financement illégal est abandonnée, soit les soupçons persistent. En attendant, les revirements et les hésitations de la comptable offre un peu d'air frais au gouvernement, au moins pour quelques heures.
Source: www.rfi.fr

mercredi 7 juillet 2010

Affaire Woerth/Betten: L'incroyable est-il vrai?

Abus de faiblesse, enregistrements pirates, présomptions d'évasion fiscale... L'affaire Bettencourt trouve plusieurs prolongements judiciaires.

L'abus de faiblesse
- La fille de Liliane Bettencourt accuse l'artiste François-Marie Banier d'avoir spolié sa mère d'une partie de sa fortune.
- Le parquet de Nanterre a enquêté après une plainte pour abus de faiblesse déposée par la fille de Mme Bettencourt. Cette enquête a été classée sans suite en septembre 2009 pour "insuffisance d'éléments pour rapporter la preuve d'un abus de faiblesse".
- Françoise Bettencourt-Meyers a fait citer le photographe directement devant le tribunal correctionnel de Nanterre le 1er juillet. Le procès a été renvoyé à cause d'enregistrements clandestins versés au dossier par la fille de la milliardaire.

Les enregistrements pirates
- Les conversations piratées entre Liliane Bettencourt et son entourage ont donné lieu à l'ouverture d'une enquête préliminaire à Nanterre pour atteinte à la vie privée et vol de documents.
Trois personnes ayant travaillé au service de la milliardaire, dont l'ex-comptable Claire T., ont été placées en garde à vue les 18 et 19 juin.

Les présomptions d'évasion fiscale
- Le procureur Philippe Courroye a suggéré, dans un rapport daté du 23 juin adressé à sa hiérarchie, d'enquêter sur les délits potentiels révélés par les enregistrements clandestins, dont un éventuel blanchiment de fraude fiscale.
- Sur le plan administratif, l'Inspection générale des finances doit rendre vendredi son enquête sur la gestion du dossier fiscal de Liliane Bettencourt.

L'éventuel financement politique illégal
Le ministre du Travail va déposer plainte contre X pour dénonciation calomnieuse.
Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire sur les propos tenus par l'ancienne comptable de Mme Bettencourt, Claire T. qui a fait état de possibles financements politiques illégaux de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

La plainte contre X
Eric Woerth va déposer plainte contre X pour dénonciation calomnieuse auprès du TGI de Nanterre, "concernant la réception de fond en espèces au fin de financement illégal d'activité politique".

Les poursuites pour diffamation
- Des plaintes pour diffamation ont été annoncées par Florence Woerth pour des propos tenus par l'eurodéputée Eva Joly, le député PS Arnaud Montebourg et par le fondateur de Mediapart Edwy Plenel.
- Me Olivier Metzner a annoncé qu'il allait assigner Me Georges Kiejman, avocat de Liliane Bettencourt, pour l'avoir accusé d'être "le cerveau" des enregistrements clandestin.
Source: www.lexpansion.com

Télévision à la demande: comment évoluera-t-elle?

C'est la fin d'une époque, selon l'Idate. Le secteur audiovisuel devrait vivre une croissance faible jusqu'en 2020. Des chaînes devront disparaître face aux coups de boutoir des nouveaux concurrents : opérateurs télécoms, géants du web et fabricants de téléviseurs.
Télévision de rattrapage, vidéos à la demande: avec la convergence entre la TV et le web, le secteur va connaître d'ici 2020 une révolution dans les usages qui va pousser les chaînes à se regrouper pour survivre, selon une étude publiée mercredi par l'Institut de l'audiovisuel et des télécoms en Europe (Idate).
Entrant dans "la fin d'une époque", le secteur devrait connaître une croissance faible de son chiffre d'affaires, de 2% par an pendant la décennie à venir, selon cette étude. Pourtant, la consommation de vidéos va augmenter de 3h30 à 5h00 par jour et par personne en dix ans, "sous l'influence principalement de la libération du carcan des grilles des écrans de télévision grâce à la télévision de rattrapage", a expliqué le directeur de l'Idate, Gilles Fontaine, lors d'une conférence de presse téléphonique.
Opérateurs et géants du web, nouveaux acteurs à part entière de l'audiovisuel
"La consommation à la demande va s'imposer, seuls les grands évènements seront regardés en direct", a-t-il précisé. De plus en plus de plate-formes sur internet proposeront de regarder ou de télécharger des vidéos, et les réseaux sociaux joueront un rôle prépondérant dans les choix des spectateurs, selon cette étude.
Dans ce nouveau contexte, les moteurs de recherche comme Google ou Yahoo, mais aussi des fabricants, comme Sony ou Panasonic, ou encore des opérateurs télécoms, vont devenir des acteurs à part entière du paysage télévisuel, a fait valoir M. Fontaine. "Puisque le téléviseur est maintenant connecté à internet, il peut servir à visionner des contenus qui n'ont pas été amenés par les chaînes de télévision", a-t-il estimé.

Consolidation
Mais l'explosion de la consommation de vidéos sur internet "sera difficile à monétiser", les recettes publicitaires ne suivant pas, selon l'Idate, qui appelle le secteur à entreprendre une transformation radicale pour survivre. "Il est temps que les chaînes aient une stratégie de consolidation" mondiale ou régionale, qui leur permettra de s'implanter sur des marchés émergents, porteurs de croissance, et de réaliser des économies d'échelle, a jugé M. Fontaine.
Les plus habiles arriveront alors à imposer des "franchises" mondiales ou régionales, bénéficiant d'une marque à forte notoriété, qui distribueront largement leurs programmes via les canaux classiques, mais aussi sur des portails liés aux réseaux sociaux dominants, prédit l'Idate. Leur attractivité sera entretenue par la diffusion de contenus exclusifs (programmes, transmission d'évènements sportifs).
Certaines devront se replier sur la production de programmes, laissant à d'autres le soin de les diffuser, selon l'Idate.
Les chaînes thématiques (enfants, nature, éducation, voyages) devraient être les premières victimes de ce "bouleversement": leurs programmes migreront vers des plate-formes spécialisées, qui ont l'avantage de laisser une liberté de choix bien plus grande au spectateur.
Source: www.lexpansion.com

lundi 5 juillet 2010

un abri pour les victimes de censure en ligne

Reporters sans frontières (RSF) a lancé le 25 juin à Paris le premier « Abri anti-censure » du monde pour journalistes, blogueurs et dissidents étrangers qui sont réfugiés ou qui ne font que passer, en tant qu’endroit où ils peuvent apprendre comment circonvenir la censure de l’Internet, protéger leurs communications électroniques et comment préserver leur anonymat en ligne. Le Refuge sera également accessible comme ressource pour les journalistes, blogueurs et défenseurs des droits de la personne de partout dans le monde - qui ont été identifiés par RSF.
RSF et la firme de sécurité des communications XeroBank ont uni leurs forces pour offrir des services d’anonymat à haute vitesse, notamment un service de courriels et d’accès encryptés à la Toile, disponibles sans frais au Refuge.
Tandis que le filtrage et la surveillance en ligne s’étendent de plus en plus dans le monde, et au moment où les citoyens de la Toile dans des pays comme la Chine, le Viêt-nam et l’Iran sont emprisonnés parce qu’ils donnent leur point de vue en ligne, « pour ceux qui manipulent des données sensibles, l’anonymat s’impose chaque jour davantage », dit RSF. L’abri est en train de se doter d’un site web spécifique pour héberger du contenu interdit.
Le Refuge est ouvert du lundi au vendredi. Toute personne qui veut s’en prévaloir doit faire une réservation en envoyant un courriel à : shelter (@) rsf.org.
Source: communiqué de l'IFEX

Canada: La répression policière durant le G20 dénoncée

Lorsque des milliers de personnes sont venues manifester le week-end dernier au sommet du G20 à Toronto, au Canada, une extension importante des pouvoirs policiers a mené à des fouilles arbitraires et à des arrestations de masse, tandis que de nombreux journalistes ont été tabassés et détenus après avoir tenté de faire leur travail. D’après les Journalistes canadiens pour la liberté d’expression (CJFE), des manifestations publiques légitimes de protestation ont été réprimées au moyen d’une force excessive déployée contre des manifestants non violents dans des zones désignées de libre parole.
D’imposantes clôtures de sécurité avaient été installées en prévision du sommet, dont les coûts en sécurité se situent à eux seuls à un milliard de dollars environ. Mais les séquences vidéo, les photographies et dossiers publiés présentent de violentes arrestations et une répression violente de la libre expression dans les rues de la ville, loin des clôtures de sécurité. Parmi les nombreux journalistes canadiens qui ont été attaqués, deux photojournalistes ont été arrêtés et inculpés. Un producteurs de nouvelles télévisées a été détenu, et un autre journaliste a été frappé au visage par un policier, tandis que d’autres encore ont été frappés à coups de bâton. Un vidéojournaliste a été projeté au sol et tabassé par la police. De nombreux journalistes ont été tout simplement empêchés de couvrir les manifestations.
Le journaliste pigiste Jesse Rosenfeld, qui travaillait pour « The Guardian », a été frappé à l’abdomen et jeté par terre. Un officier lui a dit que son laissez-passer de journaliste d’un centre de médias alternatif ne constituait pas une « carte de presse légitime ». Rosenfeld a déclaré aux nouvelles de la CBC qu’il a rétorqué : « Je ne résiste pas à mon arrestation. Je suis journaliste. Pourquoi me frappez-vous ? »
« Tous les journalistes accrédités avaient été passés au crible par des responsables de la sécurité. Il n’y a aucune raison pour qu’ils aient été détenus ou attaqués pendant qu’ils faisaient leur travail », dit le CJFE. Inviter simplement les gens à porter plainte contre le traitement qui leur est infligé ne constitue pas une réponse adéquate de la part des forces de sécurité, qui ont des comptes à rendre aux autorités politiques. Le CJFE continue à rassembler des informations sur d’autres journalistes qui ont été détenus et harcelés pendant qu’ils couvraient les manifestations du G20.

Sur environ 10 000 manifestants, quelques dizaines de protestataires violents ont causé des dommages aux magasins et aux banques du centre-ville, notamment en incendiant plusieurs voitures de police, la plupart le 26 juin. Les manifestants non violents ont été consternés de voir leur message aux dirigeants du G20 se perdre dans la couverture de la violence provoquée par une petite minorité, et par la répression policière qui a suivi, où celle-ci s’est arrangée pour épingler de nombreux manifestants légitimes et des passants innocents.
Le 27 juin, des passants, des journalistes et des manifestants pacifiques qui participaient à un rassemblement à bicyclette ont été bousculés, poussés et encerclés par les policiers de la brigade anti-émeute, puis arrêtés, selon ce que rapporte un journaliste du « Globe and Mail » qui a lui-même été pris dans la rafle. Des citoyens qui passaient par là, sacs d’épicerie à la main, ou qui ne faisaient que s’arrêter pour voir, ont eux aussi été empêchés de partir par la police, qui a utilisé la tactique dite de la « marmite » pour piéger les gens pendant des heures à une intersection importante du centre-ville, tandis que se déchaînait un violent orage.
Selon Amnistie Internationale Canada, « dans les rues, les manifestants se sont trouvés devant de hautes clôtures, et ont fait face à de nouveaux armements, à une surveillance massive et à l’impact intimidant d’une présence policière écrasante. Compte tenu de l’incertitude et de l’inquiétude suscitées par le fait qu’on ne savait pas de quels pouvoirs avait été investie la police en matière d’arrestation, tout cela créait une atmosphère dans laquelle d’innombrables individus se sont sentis incapables ou trop craintifs pour exercer leurs droits à la liberté d’expression et d’assemblée et pour participer à des rassemblements ou à d’autres événements. » Environ 900 personnes ont été arrêtées avant la fin du week-end; bien que la plupart d’entre elles aient été relâchées, selon ce que disent les dépêches. Amnistie, l’Association canadienne des libertés civiles et des politiciens d’opposition figurent parmi les nombreuses personnes qui demandent la tenue d’une enquête sur les détentions et la répression.
Parmi les milliers de manifestants devant Queen’s Park (le parlement de l’Ontario) le 26 juin se trouvaient des gens des communautés éthiopienne, somalienne et vietnamienne, porteurs d’un message à l’intention des dirigeants de leurs pays d’origine qui participaient au sommet. Les Éthiopiens et les Vietnamiens protestaient contre l’emprisonnement de journalistes et de prisonniers politiques dans leur pays, entre autres violations des droits. D’après le Réseau libre des journalistes du Viêt-nam (Free Journalists Network of Vietnam, FJNV), plus de 400 personnes de la communauté canado-vietnamienne - dont certains avaient traversé le pays en avion pour l’occasion - s’étaient rendues sur place pour attirer l’attention sur le sort des journalistes, écrivains, blogueurs et défenseurs vietnamiens de la démocratie, qui sont arrêtés.
Source: communiqué de l'IFEX