Près de 41% des usagers d'internet mobile ne sont pas satisfaits de leur connexion 3G, d'après une enquête menée en ligne par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, auprès d'utilisateurs de la 3G, et publiée jeudi. Vitesse de connexion décevante et remise en cause des mérites vantés dans les publicités des opérateurs sont à l'origine de ce mécontentement.
Recherche 3G désespérément
Pour 20% de l'échantillon de l'étude (2.107 personnes) situés dans une zone couverte par la 3G, c'est en fait la 2G (Edge, GPRS) qui est disponible le plus souvent. Même quand ils surfent sur l'internet mobile en 3G, 30% des consommateurs déclarent qu'ils ne captent jamais bien, ou rarement (bascule intempestive de la 3G à la 2G, coupures, ralentissements...). Si on regarde le verre à moitié plein, une majorité serait néanmoins satisfaite de sa qualité de connexion. Mais le nombre de personnes "très satisfaites" est très faible : 8% chez SFR, 13% chez Orange, 11% chez Bouygues Telecom.
Sur le plan des usages, "six personnes sur dix pointent un problème d'accès aux sites internet traditionnels", relève l'UFC. La qualité du surf est logiquement meilleure avec les applications pour smartphones, mais un utilisateur sur quatre trouve quand même "que le chargement de ce type de pages est assez lent voire trop lent".
"Nous serions loin des débits promis par les opérateurs"
Ces problèmes viennent-ils d'un décalage entre les exigences des consommateurs et la réalité technique, ou de la défaillance des opérateurs ? Il est certain que les consommateurs, désormais habitués aux connexions fixes haut débit, attendent une qualité de service proche sur leur mobile, quel que soit le lieu. Ainsi, dans les commentaires accompagnant leurs réponses, beaucoup d'usagers d'Ile-de-France (38,4% de l'échantillon) se plaignent de n'avoir qu'un accès 2G dans le métro.
Mais une grande part de ces attentes sont liées à la communication des opérateurs. "Les opérateurs communiquent dans leurs publicités sur des débits théoriques, sans mentionner de débits minimums", déplore Edouard Barreiro, chargé de mission TIC à l'UFC-Que Choisir. Comme SFR, qui annonce un débit théorique de 7,2 Mb/s, alors que, tous opérateurs confondus, 59% des répondants à l'enquête déclarent des débits inférieurs ou égaux à 1000 Kb/s avec une connexion 3G accrochant le réseau de manière optimale. A quand une carte de l'état des réseaux en temps réel, à l'image de ce qui se fait pour le trafic routier ?
Ensuite, une partie du problème viendrait de la saturation des réseaux. "Nous pensons qu'il y a une sous-capacité en 3G, explique Edouard Barreiro. Les opérateurs répliquent qu'il s'agit d'une sous-capacité de spectre (bande de fréquence disponible, ndlr), mais il n'y a pas que ça." L'UFC soupçonne aussi un sous-investissement, voire un bridage volontaire de la vitesse de connexion pour éviter justement que le réseau sature, ce qu'Orange a déjà explicitement reconnu.
"Ce que nous réclamons, c'est que la communication des opérateurs soit loyale", résume Edouard Barreiro. Autrement dit, que le consommateur sache vraiment ce qu'il achète. Et pas seulement en matière de vitesse de débit, mais aussi de services accessibles.
De l'illimité loin d'être illimité
Au-delà de la performance technique, les consommateurs critiquent aussi énormément la nature des forfaits illimités des opérateurs. Ils font part de leur déception de ne pas pouvoir accéder à la VoIP (elle est désormais accessible chez Orange, en option ou incluse dans certains forfaits), par exemple, ou au peer-to-peer. Voire à des protocoles de messagerie comme POP ou IMAP, hors forfait (9 euros l'option) chez Orange par exemple en dehors des forfaits iPhone (l'internaute doit consulter sa messagerie via le portail de l'opérateur pour que ce soit inclus dans son forfait). Sont encore cités le bridage du débit au-delà d'un certain seuil, une pratique généralisée, ou la limitation à 5 Mo de la taille des fichiers téléchargés chez Bouygues Telecom.
Des questions qui devraient pour une part se régler dans le cadre des discussions sur la neutralité du Net. "Nous sortons aussi cette étude pour peser dans les débats", admet Edouard Barreiro. L'association de consommateurs plaide pour ne plus qualifier d'"illimitées" que les offres "qui ne contiennent pas de quota de données échangeables", et pour n'utiliser le terme "internet" que pour "désigner un accès universel à tous les contenus disponibles sur le web, ainsi qu'à tous les protocoles qui lui sont liés".
Source: www.lexpansion.com
lundi 5 juillet 2010
Décès d’Abou Daoud, le cerveau de l’attaque des JO de Munich en 1972
Le Palestinien Abou Daoud, qui avait conçu et dirigé la prise d'otages de sportifs israéliens aux Jeux Olympiques de Munich en 1972, est décédé samedi 3 juillet au matin à Damas, en Syrie, a-t-on appris de source palestinienne.
L'histoire retiendra surtout de Mohammad Daoud Oudeh, 73 ans, alias Abou Daoud, qu'il était le cerveau de la prise d'otages sanglante lors des Jeux Olympiques de Munich, le 5 septembre 1972, par un commando palestinien intitulé « Septembre noir ».
La prise d'otages s'était soldée par la mort de 18 personnes dont 11 athlètes israéliens. Dans son autobiographie Palestine : de Jérusalem à Munich, paru en 1994, Abou Daoud avait reconnu son entière responsabilité dans l'attaque contre des athlètes israéliens. Il justifiait son action en ces termes : « Nous étions en état de guerre contre Israël. Notre objectif n'était pas civil. Nous avions visé des sportifs qui étaient en réalité des officiers et des soldats israéliens. En Israël, toute personne est un réserviste ».
Recherché, traqué par tous les services israéliens, il avait fini par trouver refuge en Syrie. Membre du Conseil national palestinien (autrement dit du Parlement palestinien) et également du Conseil révolutionnaire du Fatah, Israël a interdit à Abou Daoud de retourner dans les territoires palestiniens.
A Damas, on se contente d'indiquer qu'il « était malade », qu'il est « décédé ce samedi 3 juillet » et qu'il devrait être inhumé dans le camp palestinien de Yarmouk, à l'entrée sud de Damas.
Source: www.rfi.fr
L'histoire retiendra surtout de Mohammad Daoud Oudeh, 73 ans, alias Abou Daoud, qu'il était le cerveau de la prise d'otages sanglante lors des Jeux Olympiques de Munich, le 5 septembre 1972, par un commando palestinien intitulé « Septembre noir ».
La prise d'otages s'était soldée par la mort de 18 personnes dont 11 athlètes israéliens. Dans son autobiographie Palestine : de Jérusalem à Munich, paru en 1994, Abou Daoud avait reconnu son entière responsabilité dans l'attaque contre des athlètes israéliens. Il justifiait son action en ces termes : « Nous étions en état de guerre contre Israël. Notre objectif n'était pas civil. Nous avions visé des sportifs qui étaient en réalité des officiers et des soldats israéliens. En Israël, toute personne est un réserviste ».
Recherché, traqué par tous les services israéliens, il avait fini par trouver refuge en Syrie. Membre du Conseil national palestinien (autrement dit du Parlement palestinien) et également du Conseil révolutionnaire du Fatah, Israël a interdit à Abou Daoud de retourner dans les territoires palestiniens.
A Damas, on se contente d'indiquer qu'il « était malade », qu'il est « décédé ce samedi 3 juillet » et qu'il devrait être inhumé dans le camp palestinien de Yarmouk, à l'entrée sud de Damas.
Source: www.rfi.fr
jeudi 1 juillet 2010
Turquie-Israël: La rencontre secrète
Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, et le ministre israélien du Commerce, Benjamin Ben Eliezer, se sont rencontrés en secret à Bruxelles. Les deux pays tentent de surmonter la crise provoquée par l’offensive israélienne « Plomb durci » début 2009 et aggravée le 31 mai dernier par l'abordage sanglant du bateau turc en route pour Gaza que l'armée israélienne avait arraisonné pour l’empêcher de braver son blocus du territoire palestinien contrôlé par le Hamas islamiste.
En confirmant cette rencontre, la Turquie et Israël renouent de fait le fil diplomatique, même si le tête-à-tête de Bruxelles n’a pas été le fait de deux diplomates, puisque c’est le ministre israélien du Commerce, Benjamin Ben Eliezer qui s’est entretenu avec le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu. Cela a d’ailleurs soulevé l’ire du chef de la diplomatie israélienne en titre, Avigdor Lieberman, dénonçant la main de Washington en lançant qu’il avait « découvert que le ministre de la Défense et d’autres responsables de haut rang étaient derrière tout ça et que toute l’affaire avait été orchestrée avec les Etats-Unis ».
L’ultranationaliste Lieberman tenu à l’écart
Visiblement, la rencontre n’était pas fortuite mais très fortement souhaitée par les deux parties. En témoigne notamment la mise à l’écart de l’ultranationaliste Lieberman au profit du travailliste Ben Eliezer. Le ministre du Commerce israélien avait pour sa part publiquement déploré la détérioration des relations d’Israël avec la Turquie. Il s’est même prononcé en faveur d’une enquête internationale – sujet tabou s’il en est pour l’armée israélienne – sur les événements du 31 mai. Bref, un terrain d’entente existait déjà entre les deux hommes. Restait pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à donner son blanc-seing.
Davutoglu et Ben Eliezer ont donc été délibérément choisis et même s’il était officiellement convenu qu’ils réserveraient à leur chef de gouvernement respectif la primeur du contenu de leur rencontre, la révélation urbi et orbi de ce premier petit pas à constitué en soi une seconde avancée, la preuve aussi de son succès, Benjamin Ben Eliezer se devant bien sûr de prendre acte des doléances turques. Ankara attend toujours en effet des excuses formelles de la part d'Israël, mais aussi un dédommagement pour les familles des victimes turques dont les détails de l'autopsie indiquent que 7 sur 9 ont été mitraillées à la tête.
Réexaminer la marge diplomatique régionale
Ankara demande aussi la libération des trois navires battant pavillon turc qui ont été arraisonnés pendant l'opération israélienne. Mais du point de vue turc, l'enjeu principal reste le blocus de Gaza, et c'est sur ce terrain miné de la paix régionale que la victoire diplomatique turque serait complète. C’est la question du blocus qu’a du reste reposé la flottille humanitaire internationale en tentant de forcer l’embargo israélien en mai dernier et en payant le prix du sang. Depuis, Israël a dû revoir ses interdits à l’encontre de Gaza au regard du regain d’indignation internationale soulevé par son action militaire au large de Gaza.
En attendant que Turquie et Israël reprennent leurs relations à la hauteur de leurs accords militaires de 1996, ces deux alliés de Washington vont sans nul doute réexaminer la marge diplomatique dans laquelle ils souhaitent s’inscrire. Pour la Turquie, c’est très important. Sur les autres dossiers régionaux aussi cruciaux que le nucléaire iranien, l’Irak ou la Syrie, Ankara considère la paix et la stabilité régionale comme des conditions tout aussi existentielles de sa propre prospérité. A chaque fois que l’occasion s’est présentée, la Turquie a en outre rappelé sa stature de puissance régionale ainsi qu’une certaine bonne volonté de médiateur. Malgré les 9 morts turcs du 31 mai.
Source: www.rfi.fr
En confirmant cette rencontre, la Turquie et Israël renouent de fait le fil diplomatique, même si le tête-à-tête de Bruxelles n’a pas été le fait de deux diplomates, puisque c’est le ministre israélien du Commerce, Benjamin Ben Eliezer qui s’est entretenu avec le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu. Cela a d’ailleurs soulevé l’ire du chef de la diplomatie israélienne en titre, Avigdor Lieberman, dénonçant la main de Washington en lançant qu’il avait « découvert que le ministre de la Défense et d’autres responsables de haut rang étaient derrière tout ça et que toute l’affaire avait été orchestrée avec les Etats-Unis ».
L’ultranationaliste Lieberman tenu à l’écart
Visiblement, la rencontre n’était pas fortuite mais très fortement souhaitée par les deux parties. En témoigne notamment la mise à l’écart de l’ultranationaliste Lieberman au profit du travailliste Ben Eliezer. Le ministre du Commerce israélien avait pour sa part publiquement déploré la détérioration des relations d’Israël avec la Turquie. Il s’est même prononcé en faveur d’une enquête internationale – sujet tabou s’il en est pour l’armée israélienne – sur les événements du 31 mai. Bref, un terrain d’entente existait déjà entre les deux hommes. Restait pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à donner son blanc-seing.
Davutoglu et Ben Eliezer ont donc été délibérément choisis et même s’il était officiellement convenu qu’ils réserveraient à leur chef de gouvernement respectif la primeur du contenu de leur rencontre, la révélation urbi et orbi de ce premier petit pas à constitué en soi une seconde avancée, la preuve aussi de son succès, Benjamin Ben Eliezer se devant bien sûr de prendre acte des doléances turques. Ankara attend toujours en effet des excuses formelles de la part d'Israël, mais aussi un dédommagement pour les familles des victimes turques dont les détails de l'autopsie indiquent que 7 sur 9 ont été mitraillées à la tête.
Réexaminer la marge diplomatique régionale
Ankara demande aussi la libération des trois navires battant pavillon turc qui ont été arraisonnés pendant l'opération israélienne. Mais du point de vue turc, l'enjeu principal reste le blocus de Gaza, et c'est sur ce terrain miné de la paix régionale que la victoire diplomatique turque serait complète. C’est la question du blocus qu’a du reste reposé la flottille humanitaire internationale en tentant de forcer l’embargo israélien en mai dernier et en payant le prix du sang. Depuis, Israël a dû revoir ses interdits à l’encontre de Gaza au regard du regain d’indignation internationale soulevé par son action militaire au large de Gaza.
En attendant que Turquie et Israël reprennent leurs relations à la hauteur de leurs accords militaires de 1996, ces deux alliés de Washington vont sans nul doute réexaminer la marge diplomatique dans laquelle ils souhaitent s’inscrire. Pour la Turquie, c’est très important. Sur les autres dossiers régionaux aussi cruciaux que le nucléaire iranien, l’Irak ou la Syrie, Ankara considère la paix et la stabilité régionale comme des conditions tout aussi existentielles de sa propre prospérité. A chaque fois que l’occasion s’est présentée, la Turquie a en outre rappelé sa stature de puissance régionale ainsi qu’une certaine bonne volonté de médiateur. Malgré les 9 morts turcs du 31 mai.
Source: www.rfi.fr
Etats Unis: La réforme de Wall Street approuvée par la Chambre des Représentants
La Chambre des représentants a approuvé mercredi la version finale de la plus vaste réforme du système de régulation financière aux Etats-Unis depuis les années 1930, laissant au Sénat le soin de boucler ensuite le processus.
Le président Barack Obama avait réaffirmé mercredi lors d'un discours à Racine (Wisconsin, nord) que le projet de loi allait "empêcher une crise" telle que celle de 2007-2009. "Le vote d'aujourd'hui est une victoire pour tous les Américains qui ont été touchés par l'imprudence et l'irresponsabilité ayant conduit à la perte de millions d'emplois", s'est félicité M. Obama dans un communiqué publié après le vote.
"La fête est finie" pour Wall Street, avait commenté la présidente de la Chambre Nancy Pelosi avant l'adoption du texte par 237 voix contre 192.
Le projet de loi d'environ 2.000 pages prévoit la création d'un organisme de protection du consommateur financier au sein de la banque centrale (Fed) et il empêche le sauvetage de grandes institutions financières aux frais des contribuables.
Le Sénat votera en juillet
Le Sénat, qui doit encore approuver le texte final avant que celui-ci ne puisse être envoyé à la Maison Blanche pour promulgation, votera après les congés parlementaires, soit dans la semaine du 12 juillet. "Avec (le vote) du Sénat, nous pourrons nous consacrer à mettre en place ces protections", a déclaré le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner après l'adoption du projet de loi par la Chambre.
Ce vote intervient au lendemain d'un ultime compromis au Congrès. Mardi soir, des élus réunis au sein d'une "conférence" bicamérale ont voté le retrait d'un projet de prélèvement auprès des banques -- pour financer la réforme -- d'un fonds de 19 milliards de dollars, afin d'obtenir les voix de républicains modérés. En effet, côté Sénat, les démocrates n'étaient pas en mesure avant ces modifications de réunir les 60 voix sur 100 nécessaires à l'adoption du projet, après le décès lundi du sénateur Robert Byrd à 92 ans.
Parmi les mesures phare du texte, figure une disposition pour un meilleur contrôle de l'immense marché des produits dérivés échangés de gré à gré, dont la valeur nominale est estimée à environ 600.000 milliards de dollars. Ces outils spéculatifs ont été au coeur de la dernière crise financière aux Etats-Unis.
Par ailleurs, le texte contient une mesure surnommée la "règle de Volcker", du nom du conseiller économique de M. Obama, Paul Volcker, dont l'idée est de détourner les banques commerciales de la "tentation" de prendre des risques pour qu'elles se concentrent sur leurs activités de prêt. Mais les banques commerciales pourront continuer à commercialiser certains produits d'investissement.
Le coût du projet de loi est estimé à 22 milliards de dollars.
Tout au long du débat qui a duré plusieurs mois, l'opposition républicaine a souvent critiqué le texte. Certains points de la réforme vont "empêcher les petites et les grandes entreprises de créer des emplois", selon le responsable républicain de la commission Financière de la Chambre, Spencer Bachus.
Le chef de la minorité républicaine John Boehner a été épinglé cette semaine par les démocrates pour avoir déclaré que la réforme revenait à "tuer une fourmi avec une arme nucléaire". "Les huit millions d'Américains qui ont perdu leurs emplois, je pense que c'était une fourmi géante qui les a écrasés", a rétorqué mercredi le chef de la majorité démocrate à la Chambre, Steny Hoyer.
La Chambre avait adopté sa propre version du projet de loi en décembre et le Sénat en mai. Le vote de mercredi sur le texte final commun aux deux chambres est le fruit de longues heures de négociations entre les élus du Congrès.
Source: www.lexpansion.com
Le président Barack Obama avait réaffirmé mercredi lors d'un discours à Racine (Wisconsin, nord) que le projet de loi allait "empêcher une crise" telle que celle de 2007-2009. "Le vote d'aujourd'hui est une victoire pour tous les Américains qui ont été touchés par l'imprudence et l'irresponsabilité ayant conduit à la perte de millions d'emplois", s'est félicité M. Obama dans un communiqué publié après le vote.
"La fête est finie" pour Wall Street, avait commenté la présidente de la Chambre Nancy Pelosi avant l'adoption du texte par 237 voix contre 192.
Le projet de loi d'environ 2.000 pages prévoit la création d'un organisme de protection du consommateur financier au sein de la banque centrale (Fed) et il empêche le sauvetage de grandes institutions financières aux frais des contribuables.
Le Sénat votera en juillet
Le Sénat, qui doit encore approuver le texte final avant que celui-ci ne puisse être envoyé à la Maison Blanche pour promulgation, votera après les congés parlementaires, soit dans la semaine du 12 juillet. "Avec (le vote) du Sénat, nous pourrons nous consacrer à mettre en place ces protections", a déclaré le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner après l'adoption du projet de loi par la Chambre.
Ce vote intervient au lendemain d'un ultime compromis au Congrès. Mardi soir, des élus réunis au sein d'une "conférence" bicamérale ont voté le retrait d'un projet de prélèvement auprès des banques -- pour financer la réforme -- d'un fonds de 19 milliards de dollars, afin d'obtenir les voix de républicains modérés. En effet, côté Sénat, les démocrates n'étaient pas en mesure avant ces modifications de réunir les 60 voix sur 100 nécessaires à l'adoption du projet, après le décès lundi du sénateur Robert Byrd à 92 ans.
Parmi les mesures phare du texte, figure une disposition pour un meilleur contrôle de l'immense marché des produits dérivés échangés de gré à gré, dont la valeur nominale est estimée à environ 600.000 milliards de dollars. Ces outils spéculatifs ont été au coeur de la dernière crise financière aux Etats-Unis.
Par ailleurs, le texte contient une mesure surnommée la "règle de Volcker", du nom du conseiller économique de M. Obama, Paul Volcker, dont l'idée est de détourner les banques commerciales de la "tentation" de prendre des risques pour qu'elles se concentrent sur leurs activités de prêt. Mais les banques commerciales pourront continuer à commercialiser certains produits d'investissement.
Le coût du projet de loi est estimé à 22 milliards de dollars.
Tout au long du débat qui a duré plusieurs mois, l'opposition républicaine a souvent critiqué le texte. Certains points de la réforme vont "empêcher les petites et les grandes entreprises de créer des emplois", selon le responsable républicain de la commission Financière de la Chambre, Spencer Bachus.
Le chef de la minorité républicaine John Boehner a été épinglé cette semaine par les démocrates pour avoir déclaré que la réforme revenait à "tuer une fourmi avec une arme nucléaire". "Les huit millions d'Américains qui ont perdu leurs emplois, je pense que c'était une fourmi géante qui les a écrasés", a rétorqué mercredi le chef de la majorité démocrate à la Chambre, Steny Hoyer.
La Chambre avait adopté sa propre version du projet de loi en décembre et le Sénat en mai. Le vote de mercredi sur le texte final commun aux deux chambres est le fruit de longues heures de négociations entre les élus du Congrès.
Source: www.lexpansion.com
mercredi 30 juin 2010
Des PC portables Sony victimes de surchauffe
Le géant de l'électronique japonais Sony a demandé mercredi aux possesseurs de certains de ses ordinateurs portables "Vaio" de télécharger un programme pour corriger un problème de surchauffe, concernant environ 535.000 PC dans le monde.
Selon les informations divulguées par Sony, le système logiciel qui gère la régulation de la température est défectueux et peut provoquer une surchauffe de l'appareil, au point de le déformer. Ce vice peut être corrigé par la mise à jour d'un programme interne (BIOS) que les utilisateurs devront télécharger. Les clients peu à l'aise avec l'informatique pourront aussi faire effectuer cette manipulation chez les revendeurs Sony, a précisé le groupe.
Quelque 535.000 PC de type "Vaio séries F et C" sont concernés dans le monde, dont 52.000 au Japon, selon Sony. Le groupe reconnaît avoir été informé de 39 cas de surchauffe anormale et déformation à l'étranger. En revanche, aucun utilisateur n'a été blessé.
Source: www.lexpansion.com
Selon les informations divulguées par Sony, le système logiciel qui gère la régulation de la température est défectueux et peut provoquer une surchauffe de l'appareil, au point de le déformer. Ce vice peut être corrigé par la mise à jour d'un programme interne (BIOS) que les utilisateurs devront télécharger. Les clients peu à l'aise avec l'informatique pourront aussi faire effectuer cette manipulation chez les revendeurs Sony, a précisé le groupe.
Quelque 535.000 PC de type "Vaio séries F et C" sont concernés dans le monde, dont 52.000 au Japon, selon Sony. Le groupe reconnaît avoir été informé de 39 cas de surchauffe anormale et déformation à l'étranger. En revanche, aucun utilisateur n'a été blessé.
Source: www.lexpansion.com
Etats Unis: Le Congrès renonce au projet de taxe bancaire
Les élus du Congrès américain chargés de négocier la réforme de Wall Street ont supprimé mardi un projet de prélèvement bancaire de 19 milliards de dollars, dans l'espoir de réunir un consensus autour de la réforme de la régulation financière. Les élus des deux chambres réunis au sein d'une "conférence" ont voté mardi soir après une ultime séance de négociation en faveur du retrait de la proposition.
Côté Sénat, la majorité démocrate ne semblait pas en mesure mardi, avant ces modifications, de réunir les 60 voix sur 100 nécessaires à l'adoption du projet de loi, le décès lundi du sénateur Robert Byrd leur ayant fait perdre une voix. Au moins un sénateur démocrate, Russ Feingold, a déclaré qu'il ne voterait pas pour le texte.
Le républicain Brown avait écrit mardi au sénateur Chris Dodd et au représentant Barney Frank, les deux principaux auteurs du texte, pour exprimer sa "forte opposition" au fonds de 19 milliards. "Si la version finale de ce projet de loi contient ces taxes élevées, je ne le soutiendrai pas", avait-il prévenu dans la lettre.
Pour remplacer ce fonds de 19 milliards qui devait financer le projet de loi -- la plus vaste réforme du système financier américain depuis la crise des années 1930 -- les élus ont prévu de mettre fin au plan de relance du secteur financier approuvé en 2008 par le Congrès (TARP). Aucun nouveau financement à partir des fonds du TARP ne sera autorisé. Cette mesure libérerait un fonds de 11 milliards de dollars.
En outre, ils ont décidé d'augmenter le montant que les grandes banques doivent payer à l'agence fédérale américaine de garantie des dépôts bancaires, la FDIC, pour assurer leurs dépôts.
Les membres de la chambre ont approuvé les changements par 20 voix contre 11 et ceux du Sénat par 7 voix contre 5.
Les deux chambres doivent maintenant adopter séparément le texte définitif. La Chambre devrait se prononcer en premier. Le nouveau compromis pourrait permettre au texte d'être adopté avant les vacances parlementaires du 4 juillet (semaine commençant le 5 juillet), conformément aux souhaits du président Barack Obama.
www.lexpansion.com
Côté Sénat, la majorité démocrate ne semblait pas en mesure mardi, avant ces modifications, de réunir les 60 voix sur 100 nécessaires à l'adoption du projet de loi, le décès lundi du sénateur Robert Byrd leur ayant fait perdre une voix. Au moins un sénateur démocrate, Russ Feingold, a déclaré qu'il ne voterait pas pour le texte.
Le républicain Brown avait écrit mardi au sénateur Chris Dodd et au représentant Barney Frank, les deux principaux auteurs du texte, pour exprimer sa "forte opposition" au fonds de 19 milliards. "Si la version finale de ce projet de loi contient ces taxes élevées, je ne le soutiendrai pas", avait-il prévenu dans la lettre.
Pour remplacer ce fonds de 19 milliards qui devait financer le projet de loi -- la plus vaste réforme du système financier américain depuis la crise des années 1930 -- les élus ont prévu de mettre fin au plan de relance du secteur financier approuvé en 2008 par le Congrès (TARP). Aucun nouveau financement à partir des fonds du TARP ne sera autorisé. Cette mesure libérerait un fonds de 11 milliards de dollars.
En outre, ils ont décidé d'augmenter le montant que les grandes banques doivent payer à l'agence fédérale américaine de garantie des dépôts bancaires, la FDIC, pour assurer leurs dépôts.
Les membres de la chambre ont approuvé les changements par 20 voix contre 11 et ceux du Sénat par 7 voix contre 5.
Les deux chambres doivent maintenant adopter séparément le texte définitif. La Chambre devrait se prononcer en premier. Le nouveau compromis pourrait permettre au texte d'être adopté avant les vacances parlementaires du 4 juillet (semaine commençant le 5 juillet), conformément aux souhaits du président Barack Obama.
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Les banques de la zone euro devront rembourser 442 milliards d'euros à la BCE
442 milliards d'euros... C'est la somme que 1121 banques du Vieux Continent devront rembourser jeudi à la BCE. Objectif, sortir de la facilité de financement exceptionnelle à 1% que l'institution francfortoise leur a accordée un an plus tôt. L'échéance est connue depuis longtemps et pourtant, à l'avant-veille de la date fatidique, la tension montait sur l'ensemble des place européennes. Mardi, toutes les valeurs bancaires ont plongé en Bourse. Les espagnoles bien sûr, qui peinent de plus en plus à se financer sur le marché interbancaire, ont chuté de l'ordre de 4%. Quant au taux Euribor à 3 mois, considéré comme le principal baromètre du marché interbancaire en euro, il est remonté 0,761% contre 0,754 la veille, à un plus haut depuis 9 mois et demi.
Depuis des semaines, les banques et les autorités monétaires se préparent à absorber ce choc de liquidités. Les établissements financiers ont multiplié les dépôts auprès de la BCE et disposeraient de quelque 380 milliards d'excédent de liquidité. De quoi en principe assurer leurs arrières. Alors comment expliquer cette panique? Quels sont les risques associés à la fin de cette opération de refinancement ? Ils sont de plusieurs ordres mais doivent être relativisés. La fin de ce dispositif ne signifie que les banques ne pourront plus se financer auprès de la BCE. En réalité, elles pourront tout autant le faire mais sur un laps de temps plus court, c'est à dire qu'au lieu de devoir rembourser sur un an, comme le prévoyait le dispositif du 1er juillet 2009, elles devront rembourser leurs emprunts au bout de 3 mois seulement. En décembre dernier la BCE a en effet rappelé qu'elle continuerait à fournir massivement de la liquidité, au moins jusqu'à l'été 2010. Mercredi et jeudi, elle a prévu d'ouvrir deux guichets de refinancement, l'un à 6 jours pour adoucir l'arrivée à l'échéance de son prêt géant, l'autre à 3 mois pour permettre aux banques de rembourser leur dette et de conserver de la liquidité.
"En soi, la fin de ce plan de refinancement n'a rien de très inquiétant. Cela signifie surtout que les banques devront revenir devant la BCE plus souvent", explique Pierre Flabbée, analyste chez Kepler Capital Market. C'est surtout à terme que ces opérations plus courtes de refinancement pourraient peser sur l'économie. "Avec ces nouvelles conditions de refinancement, la gestion de l'actif-passif sera encore moins confortable", explique Benoit de Broissia, analyste chez KBL Richelieu. Avec des ressources plus courtes les banques pourraient être obligées de revoir à la baisse leurs octrois de crédits, ce qui aurait un impact direct sur la croissance. Par ailleurs, une fois passée la date butoir du 1 er juillet, le surplus de liquidités dans le système financier devrait se résorber. Cette normalisation progressive conduirait alors à une hausse des taux interbancaires, qui n'irait pas pour plaire aux banques et à leurs résultats.
Que peut faire la BCE ?
Que peut faire la BCE face à cette inquiétude généralisée ? L'Espagne, qui accumule les doutes sur la solidité de son système bancaire, la presse de réagir. La ministre de l'économie ibérique, Mme Sadalgo, a ainsi lancé un appel du pied à l'institution européenne, espérant que jeudi "la BCE sera consciente des nécessités de notre système financier". Les banques espagnoles auraient même demandé à la BCE, selon le Financial Times, de reconduire son opération de refinancement à un an. Mais cette dernière l'a exclu a plusieurs reprises. Pour la BCE, la priorité est en effet de sortir progressivement de ces mesures exceptionnelles. "La BCE souhaite rendre les banques plus vertueuses. La liquidité sur le long terme a un coût, la banque centrale, qui intervient en dernier ressort, veut maintenant réapprendre aux banques à solliciter en premier les marchés plutôt qu'à se tourner vers elle systématiquement", explique Benoit de Broissia.
Bonne nouvelle ce mercredi, la BCE n'a prêté "que" 131,9 milliards d'euros aux banques, un montant historique pour une opération à 3 mois, mais nettement inférieur aux 210 milliards d'euros attendus en moyenne par les analystes. Preuve que le marché interbancaire est un peu moins grippé que prévu. "Les banques ont pu emprunter autant qu'elle voulaient, il n'y aura donc pas de choc de liquidités" jeudi, a déclarait Rainer Sartoris, économiste chez HSBC Trinkaus. A la suite de cette annonce, les Bourses ont rebondi et l'euro a repris un peu de ses couleurs.
Mais le doute n'est pas complètement dissipé, loin de là...La question de la stabilité de certaines banques de la zone euro continue de perturber les marchés. "La demande pour l'opération (de mercredi) indique quelles banques ont un réel problème de liquidités et un accès difficile au marché. Les investisseurs vont spéculer sur le fait que la plus grande partie viennent d'Espagne et du Portugal", juge Luca Cazzulani, d'Unicredit. Ces dernières ne sont certainement pas sorties d'affaire...
Source: www.lexpansion.com
Depuis des semaines, les banques et les autorités monétaires se préparent à absorber ce choc de liquidités. Les établissements financiers ont multiplié les dépôts auprès de la BCE et disposeraient de quelque 380 milliards d'excédent de liquidité. De quoi en principe assurer leurs arrières. Alors comment expliquer cette panique? Quels sont les risques associés à la fin de cette opération de refinancement ? Ils sont de plusieurs ordres mais doivent être relativisés. La fin de ce dispositif ne signifie que les banques ne pourront plus se financer auprès de la BCE. En réalité, elles pourront tout autant le faire mais sur un laps de temps plus court, c'est à dire qu'au lieu de devoir rembourser sur un an, comme le prévoyait le dispositif du 1er juillet 2009, elles devront rembourser leurs emprunts au bout de 3 mois seulement. En décembre dernier la BCE a en effet rappelé qu'elle continuerait à fournir massivement de la liquidité, au moins jusqu'à l'été 2010. Mercredi et jeudi, elle a prévu d'ouvrir deux guichets de refinancement, l'un à 6 jours pour adoucir l'arrivée à l'échéance de son prêt géant, l'autre à 3 mois pour permettre aux banques de rembourser leur dette et de conserver de la liquidité.
"En soi, la fin de ce plan de refinancement n'a rien de très inquiétant. Cela signifie surtout que les banques devront revenir devant la BCE plus souvent", explique Pierre Flabbée, analyste chez Kepler Capital Market. C'est surtout à terme que ces opérations plus courtes de refinancement pourraient peser sur l'économie. "Avec ces nouvelles conditions de refinancement, la gestion de l'actif-passif sera encore moins confortable", explique Benoit de Broissia, analyste chez KBL Richelieu. Avec des ressources plus courtes les banques pourraient être obligées de revoir à la baisse leurs octrois de crédits, ce qui aurait un impact direct sur la croissance. Par ailleurs, une fois passée la date butoir du 1 er juillet, le surplus de liquidités dans le système financier devrait se résorber. Cette normalisation progressive conduirait alors à une hausse des taux interbancaires, qui n'irait pas pour plaire aux banques et à leurs résultats.
Que peut faire la BCE ?
Que peut faire la BCE face à cette inquiétude généralisée ? L'Espagne, qui accumule les doutes sur la solidité de son système bancaire, la presse de réagir. La ministre de l'économie ibérique, Mme Sadalgo, a ainsi lancé un appel du pied à l'institution européenne, espérant que jeudi "la BCE sera consciente des nécessités de notre système financier". Les banques espagnoles auraient même demandé à la BCE, selon le Financial Times, de reconduire son opération de refinancement à un an. Mais cette dernière l'a exclu a plusieurs reprises. Pour la BCE, la priorité est en effet de sortir progressivement de ces mesures exceptionnelles. "La BCE souhaite rendre les banques plus vertueuses. La liquidité sur le long terme a un coût, la banque centrale, qui intervient en dernier ressort, veut maintenant réapprendre aux banques à solliciter en premier les marchés plutôt qu'à se tourner vers elle systématiquement", explique Benoit de Broissia.
Bonne nouvelle ce mercredi, la BCE n'a prêté "que" 131,9 milliards d'euros aux banques, un montant historique pour une opération à 3 mois, mais nettement inférieur aux 210 milliards d'euros attendus en moyenne par les analystes. Preuve que le marché interbancaire est un peu moins grippé que prévu. "Les banques ont pu emprunter autant qu'elle voulaient, il n'y aura donc pas de choc de liquidités" jeudi, a déclarait Rainer Sartoris, économiste chez HSBC Trinkaus. A la suite de cette annonce, les Bourses ont rebondi et l'euro a repris un peu de ses couleurs.
Mais le doute n'est pas complètement dissipé, loin de là...La question de la stabilité de certaines banques de la zone euro continue de perturber les marchés. "La demande pour l'opération (de mercredi) indique quelles banques ont un réel problème de liquidités et un accès difficile au marché. Les investisseurs vont spéculer sur le fait que la plus grande partie viennent d'Espagne et du Portugal", juge Luca Cazzulani, d'Unicredit. Ces dernières ne sont certainement pas sorties d'affaire...
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