dimanche 27 juin 2010

La Tunisie poursuit sa guerre contre la liberté d'expression par l'adoption d'une nouvelle loi

Le gouvernement tunisien intensifie ses attaques contre les voix dissidentes au moyen d’un projet de loi qui servira à réduire au silence les journalistes critiques. Le Groupe d’observation de la Tunisie organisé par l’Échange international de la liberté d’expression (IFEX-TMG), une coalition de 20 groupes membres de l’IFEX, condamne l’adoption par la Chambre des députés de Tunisie, le 15 juin, d’une loi conçue pour éliminer l’agitation politique et sociale. Un certain nombre d’autres membres de l’IFEX ont également protesté contre cette nouvelle loi.
La nouvelle loi modifie l’Article 61a du code pénal, qui prévoit actuellement des peines de cinq à douze ans de prison contre quiconque entre en contact avec des « agents d’une puissance étrangère dans le but de miner la situation militaire ou diplomatique de la Tunisie ». L’amendement dispose que tout citoyen tunisien qui établit des « contacts avec des agents d’une puissance étrangère ou avec une organisation étrangère » afin de nuire aux « intérêts vitaux de la Tunisie » et à sa « sécurité économique » sera puni, selon ce qu’a rapporté mardi l’agence officielle de nouvelles TAP. Le libellé ambigu de la loi identifie le lobbying à du partage de renseignement avec l’ennemi.
Cette loi répressive semble avoir été rédigé en réaction aux appels lancés à l’Union européenne (UE) par les défenseurs tunisiens des droits de la personne pour qu’on rattache la promotion de la Tunisie au « statut avancé » auprès de l’UE à l’amélioration de son bilan désastreux au chapitre des droits de la personne, dit le TMG. Le projet de loi a été approuvé en vitesse par le parlement au moment où le gouvernement visait les bruyants défenseurs des droits de la personne, qui venaient de rencontrer des responsables de l’Union européenne, en leur opposant une campagne de dénigrement dans les médias contrôlés par l’État.
D’après le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), la modification est inconstitutionnelle, parce qu’elle viole la liberté d’expression telle qu’elle est garantie par la constitution tunisienne.
Dans une déclaration commune, les membres du TMG de l’IFEX ont indiqué que toute restriction apportée à la liberté d’expression ne doit pas être formulée de manière vague et devrait être proportionnée au but légitime qui est visé, soit la protection de la sécurité nationale.
« Le pouvoir législatif est un outil qui sert les intérêts du Président et réduit au silence ses critiques », a dit l’ancien juge Mokhtar Yahyaoui au TMG. Yahyaoui est constamment harcelé depuis qu’il a fait parvenir en 2001 une lettre au Président Ben Ali pour le prier de protéger l’indépendance de la magistrature.
Dans une autre action conjointe, Reporters sans frontières (RSF) et Human Rights Watch se sont joints à d’autres groupes de défense des droits pour protester contre le recours à la loi qui vise à « criminaliser la défense des droits de la personne ».
Source: communiqué de l'IFEX

L'étude du CPJ de l'année 2010 sur les journalistes en exil

Au moins 85 journalistes ont fui leur domicile au cours de la dernière année à cause des attentats, des menaces et d’une possible incarcération, les taux des départs pour l’exil étant particulièrement élevés en Iran, en Somalie et en Éthiopie, indique le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) dans son étude annuelle, rendue publique le 20 juin, pour marquer la Journée mondiale des réfugiés. Depuis 2001, plus de 500 journalistes ont fui leurs foyers, et 454 d’entre eux vivent en exil à l’heure actuelle. Mais la vie en exil est précaire et n’est que le commencement d’une nouvelle série de combats.
En Éthiopie, les forces de sécurité du gouvernement, déterminées à réduire au silence les critiques avant les élections de mai 2010, se sont livrées à des manoeuvres d’intimidation contre les journalistes au journal « Addis Neger », et les ont menacés de porter contre eux des accusations criminelles. Le journal a fermé ses portes et ses journalistes ont quitté le pays. « Ce n’est pas un incident isolé qui m’a poussé à quitter l’Éthiopie - ce sont de nombreux incidents étalés sur plusieurs mois », dit son rédacteur en chef Mesfin Negash. « Nous avions espéré que le harcèlement et l’intimidation cesseraient, mais cela n’a jamais été le cas parce que le gouvernement pensait que si nous restions en Éthiopie nous pourrions influencer le résultat des élections. »
Le taux des départs pour l’exil des journalistes africains a triplé au cours des douze derniers mois. Au moins 42 journalistes africains, la plupart originaires de Somalie et d’Éthiopie, ont quitté leur pays. La plupart ont cherché refuge au Kenya et en Ouganda. Les journalistes aboutissent dans une situation de vide juridique; ils sont incapables de travailler et sont victimes de violence ethnique et de harcèlement policier. Ils vivent un stress constant et sont toujours inquiets pour leur famille restée au pays.
En Iran, au moins 29 rédacteurs, reporters et photographes ont pris le chemin de l’exil au cours des douze derniers mois, le nombre annuel le plus élevé en une décennie pour un seul pays. Les journalistes sont partis en exil après avoir été harcelés et interrogés par les autorités à cause de la couverture des troubles qui ont suivi l’élection présidentielle contestée de 2009. « Mes photos ont été considérées comme une critique politique des dirigeants religieux en Iran », dit le photographe Mohammad Kheirkhan, qui vit actuellement aux États-Unis. « La punition de ceux qui critiquent les dirigeants religieux, c’est la prison, la torture, et même l’exécution. »
La moitié des journalistes iraniens se sont enfuis en Turquie. Plusieurs de ces journalistes ont déclaré au CPJ avoir été contactés par des individus dont ils croient qu’ils travaillent pour le régime iranien, qui les ont mis en garde que leurs collègues et leurs proches au pays seront punis s’ils discutent en public de politique iranienne.
Moins du tiers des journalistes en exil peuvent poursuivre leurs activités professionnelles. À l’échelle mondiale, les journalistes en exil doivent affronter des obstacles bureaucratiques et surmonter la barrière des langues et des cultures tandis qu’ils établissent leur nouveau statut juridique et refont leur vie. Un grand nombre de journalistes accomplis sont contraints d’accepter des emplois mal payés, par exemple comme concierges.
Source: communiqué de l'IFEX

vendredi 25 juin 2010

Mondial 2010: Ce qui manque le plus aux sélections africaines

Avec un seul qualifié sur six (le Ghana) pour le deuxième tour, l’Afrique n’a pas connu les résultats qu'elle espérait au Mondial 2010. Les raisons de cet échec collectif sont diverses mais les attentes étaient probablement trop grandes par rapport aux réalités du terrain.
« Ce qui manque aux pays africains pour être plus compétitifs ? Rien. Rien, si ce n’est la continuité ». Continuité. En un mot, Lars Lagerbäck, le sélectionneur suédois du Nigeria, a mis le doigt sur une cause majeure de l’échec collectif des sélections africaines à cette Coupe du monde organisée sur leur continent. Lagerbäck pouvait parler en connaissance de cause, lui qui n’a été engagé que le 28 février par la Fédération Nigériane pour guider les Super Eagles au Mondial.

Trois victoires en dix-huit matchs
La Fédération Ivoirienne a fait pire encore, débarquant Vahid Halilhodzic (une seule défaite en vingt-cinq matchs durant son exercice) pour le remplacer par Sven Goran Eriksson le 28 mars, deux mois et demi avant le début de l’épreuve. A l’heure du bilan, celui des équipes africaines est décevant dans ce Mondial. Un seul qualifié pour le deuxième tour – le Ghana – trois victoires, cinq matchs nuls et dix défaites avec quatorze but marqués (dont trois penalties) contre vingt-deux encaissés en dix-huit matchs. C’est maigre.
A titre de comparaison, l’Asie et la CONCACAF ont fait beaucoup mieux, qualifiant chacune deux équipes pour le deuxième tour alors que leur contingent était plus limité (quatre sélections asiatiques et trois en provenance de la région Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes). Reste que les attentes étaient sans doute trop grandes à travers le continent car l’avantage du terrain n’a véritablement joué, comme prévu, que pour l’Afrique du Sud.
Même si les Bafana Bafana sont devenus les premières hôtes à ne pas s’extirper de la phase de poule, ils ont permis à leurs supporters de rêver pendant deux semaines et se sont même payés le luxe de battre la France pour finir, dans le climat que l’on sait. Si les Sud-africains ont joué à leur niveau, on peut en dire autant de l’Algérie, placée dans un groupe difficile (Angleterre, Etats-Unis, Slovénie) avec un effectif composé majoritairement de joueurs qui évoluent en Europe mais sont rarement titulaires en club. Les Fennecs de Rabah Saadane – seul entraîneur africain présent au Mondial - n’ont pourtant pas démérité. Ils ne se sont inclinés que sur une erreur de leur gardien contre les Slovènes puis dans les arrêts de jeu contre les Américains

La barre trop haute
La barre était un tout petit peu trop haute aussi pour la Côte d’Ivoire, placée comme en 2006 dans le « groupe de la mort » avec le Portugal et le Brésil pour commencer puis ensuite la Corée du Nord dont l’effondrement face aux Portugais (7-0) a scellé, avant l’heure, le sort des Eléphants. A ce tirage défavorable est venu s’ajouter la fracture du cubitus de Didier Drogba dix jours avant le début de la compétition, un coup terrible compte-tenu de l'envergure du joueur, même si le football se joue à onze et les Coupes du monde à vingt-trois.
Plus grosse déception africaine du Mondial (trois matchs, trois défaites), le Cameroun a payé cher sa mauvaise entrée en matière face au Japon, le match qu’il ne fallait pas perdre. Les compositions d’équipe de Paul Le Guen ont été discutées et le groupe ne s’est jamais trouvé. Après la troisième défaite contre les Pays-Bas, Achille Emana a parlé de « désordre » et de « manque de professionnalisme », un aveu qui en dit long sur les difficultés à diriger cette équipe.

L'exemple du Ghana
Chez les Nigérians aussi, certains choix de Lagerbäck ont surpris et les Super Eagles ne se sont jamais remis de leur défaite contre la Grèce où ils ont joué à dix contre onze pendant 60 mn. Ils ont eu leurs chances jusqu'au bout contre les Sud-coréens lors du troisième match mais ont manqué de réalisme face à une autre équipe à leur portée. Dommage compte-tenu de leur potentiel offensif.
La seule satisfaction provient donc du Ghana pourtant privé de son leader Michael Essien, forfait à quelques jours du départ pour le Mondial. Déjà qualifiés pour les huitièmes de finale en 2006 (éliminés par le Brésil), demi-finalistes de la CAN en 2008 et finaliste cette année, les Black Stars retirent les fruits de leur présence régulière dans le dernier carré des championnats du monde chez les moins de 17 ans et les moins de 20 ans. Si les résultats en Coupe du monde se jouent souvent sur des détails, ils sont ne sont jamais le pur produit du hasard.
Source: www.rfi.fr

Le G20 coûtera près d'un milliard de dollars canadiens

Près d'un milliard de dollars canadiens, c'est-à-dire environ 700 millions d'euros : c'est le prix que va coûter au Canada l'organisation du G8 et du G20. Et la note a du mal à passer pour les contribuables.
Recevoir les grands de ce monde, cela a un coût et le Canada l'apprend peut-être à ses dépens. En cause, le choix de deux villes différentes pour les deux sommets, ce qui accroit les dépenses de manière exponentielle. Le G8 se tient ce vendredi 25 juin à Huntsville. Puis le club élargi du G20 se réunit samedi et dimanche à Toronto, située à trois heures de voiture. La sécurité est aussi pointée du doigt : 10 000 policiers, l'armée mobilisée... Le dispositif est spectaculaire. Surtout, c'est le centre d'accueil des journalistes qui crée la polémique : un lac artificiel, censé promouvoir le tourisme canadien a été spécialement construit au coeur de Toronto. Les libéraux de l'opposition dénoncent un "gaspillage" mais le chargé de sécurité affirme que les organisateurs sont restés raisonnables et que les dépenses sont de l'ordre de celles des précédents sommets. Même si à Ottawa, les experts pointent le côté marketing de l'accueil en grand : "ce n'est pas une dépense mais un investissement" selon Manulife Financial corporation. Un argument balayé par le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe : "C'est un fake lake by a fake government" (un "faux lac pour un faux gouvernement"). Selon un sondage, 75% des Canadiens jugent les deux sommets "peu" ou "pas" importants. Et l'affaire pourrait coûter cher aux conservateurs, chantres de la rigueur budgétaire.
Source:www.lexpansion.comC

Des adresses web se terminant par ".xxx" pour l'industrie du porno?

L'industrie pornographique pourrait obtenir des adresses web se terminant par ".xxx" d'ici l'an prochain. Ce changement doit permettre un meilleur contrôle des sites.
Après six ans de bataille, l'industrie pornographique pourrait obtenir d'ici le début d'année prochaine au plus tard ses adresses internet spécifiques terminées en ".xxx". L'Icann, l'organisme basé en Californie qui réglemente les noms de domaine pour le monde entier, a décidé vendredi lors d'une réunion à Bruxelles de relancer la négociation sur l'octroi d'un contrat pour gérer ce nom de domaine.
"Cela ne signifie pas que le .xxx a été approuvé", a précisé son président, Peter Dengate Trush, "mais nous retournons aux négociations avec le candidat", la société ICM Registry. Cette dernière réclame depuis 2004 la création du nom de domaine .xxx, pour lequel elle propose déjà de pré-réserver des adresses mais qui fait l'objet d'intenses batailles.
Ses défenseurs font valoir que le .xxx serait non seulement un argument publicitaire, mais aussi un moyen de mieux surveiller les sites pour adultes. Ce serait une marque de reconnaissance tant pour ceux qui cherchent des sites pornographiques que pour ceux qui veulent les éviter: les mécanismes de filtrage notamment s'en trouveraient simplifiés. Les milieux conservateurs et religieux en revanche militent contre, car ils y voient un risque d'accélérer encore la tendance actuelle à la banalisation de la pornographie.

112.000 acheteurs pré-enregistrés
L'Icann avait dans un premier temps rejeté la demande d'ICM Registry, en mars 2007. Mais il est finalement revenu sur cette décision après une étude indépendante qui a montré notamment le grand nombre d'acteurs potentiellement intéressés. Peter Dengate Trush a insisté vendredi sur le fait que la décision initiale avait été prise pour des raisons techniques, et non d'ordre public ou de morale. "Nous ne nous occupons pas du contenu, c'est le rôle des gouvernements, des législateurs, et des personnes qualifiées pour cela", a-t-il dit, rappelant que le travail de l'Icann était juste d'assurer "un bon fonctionnement d'internet". Selon un porte-parole de l'Icann, "une procédure accélérée" a désormais été initiée.
ICM Registry a indiqué dans un message sur son site internet qu'elle espérait "lancer les premières adresses en .xxx début 2011, si pas avant", et s'attendait à une explosion des pré-réservations suite à la décision de l'Icann. Son patron, Stuart Lawley, a précisé qu'il comptait déjà 112.000 acheteurs pré-enregistrés pour des adresses en .xxx, presque tous déjà opérateurs de sites internet pornographiques, et visait au total "jusqu'à un demi-million". Sur la base d'un prix de 60 dollars par adresse, il prédit des revenus annuels de 30 millions par an.
Il promet aussi une charte de bonne conduite pour les utilisateurs d'adresses en .xxx. Ceux-ci s'engageront notamment sur des mesures de protection des mineurs et des données personnelles des clients, de lutte contre la pédophilie ou de paiements sécurisés.
Source: www.lexpansion.com

jeudi 24 juin 2010

Le Bleu à l'Elysée

C’est à l'heure du déjeuner précisément que Nicolas Sarkozy a reçu le footballeur Thierry Henry, ex-capitaine des Bleus. Le tout loin des caméras et des photographes, pour un entretien donc très discret après la débâcle des Bleus en Afrique du Sud.
Un monospace noir sur le tarmac de l'aéroport du Bourget, une escorte motocycliste pour fendre les embouteillages d'un jour de grève jusqu'à l'Elysée, une entrée discrète par la célèbre grille du coq pour échapper aux dizaines de journalistes qui planquaient depuis des heures devant l'entrée principale de l'Elysée, le premier personnage de l'Etat avait bien fait les choses pour recevoir le meilleur buteur en activité de l'équipe de France.
Un entretien sollicité par le joueur, un entretien d'un peu moins d'une heure « d'ordre privé » avec pour thème bien évidemment le fiasco total de l'équipe de France en Afrique du Sud. La question de Nicolas Sarkozy, on l'imagine aisément « mais qu'est-ce qui s'est passé là-bas ? » et notamment ce fameux dimanche de grève. Thierry Henry aura donné sa version des faits. Dans quel esprit ? Sans doute pas pour minimiser les faits, ils parlent d'eux mêmes, plutôt on l'espère en tout cas pour exprimer en tant qu'ex-capitaine des Bleus les regrets et les excuses du groupe.
Thierry Henry a quitté l'Elysée aussi discrètement qu'il y était entré et rien, absolument rien n'a filtré de cette conversation. On en aura peut être une idée dans les décisions qui seront prises dans les prochains jours notamment du côté de la Fédération française de football. Décisions dont on pourra alors penser qu’elles auront été inspirées en haut lieu mais non pas imposées, car il faut se souvenir que l'article 17 des règlements de la FIFA punit de suspension toute ingérence d'un Etat dans les affaires du football. Avouons qu'il ne manquerait plus que cela au football français.
Source: www.rfi.fr

Coupe du Monde: Après la France, l'Italie se fait évincer dès le premier tour

La Slovaquie a créé la sensation en battant l’Italie 3-2 jeudi 24 juin à Johannesburg. Les champions du monde 2006 sont éliminés et terminent derniers du groupe E. Le Paraguay (5 pts) et la Slovaquie (4 pts) sont qualifiés pour les huitièmes de finale. Bien qu’invaincue, la Nouvelle Zélande rentre aussi à la maison.
Les deux finalistes de la précédente édition éliminés dès le premier tour, cela n’était encore jamais arrivé en Coupe du monde. Après la France, vice-championne du monde en 2006, c’est pourtant bien l’Italie, tenante du titre, qui quitte l’Afrique du Sud prématurément. Tenus en échec par le Paraguay (1-1), puis par la Nouvelle Zélande (1-1), les Italiens se sont inclinés 3-2 face à la Slovaquie jeudi 24 juin à Johannesburg. Comme les Bleus, ils terminent derniers de leur groupe, devancés par les Paraguayens (5 pts), les Slovaques (4 pts) et les Néo-Zélandais (3 pts).

A couper le souffle
Menés 2-0 après deux buts signés Robert Vittek (25e, 73e), Fabio Cannavaro et ses coéquipiers se sont battus jusqu’à la dernière seconde pour renverser la situation. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu qu’ils y parviennent dans une fin de match haletante. Revenus à 2-1 grâce à Antonio Di Natale (81e), puis menés 3-1 après un but de Martin Skrtl, les Azzuris sont revenus à 3-2 grâce à un lob magnifique de Fabio Quagliarella (90e+2).
Simone Pepe a eu le but de l’égalisation – et de la qualification – au bout du pied dans les dernières secondes mais il a complètement manqué sa reprise à bout portant. Pour sa première participation à une phase finale, la Slovaquie indépendante le 1er janvier 1993, créé donc la sensation en atteignant les huitièmes de finale. Dépassés, les transalpins jamais justifié la confiance placé en eux par de Marcello Lippi qui s’était éfforcé de calmer le jeu durant la préparation malgré des prestations peu convaincantes.
Après avoir rappelé Gennaro Gattuso dans son onze de départ, le sélectionneur a lancé Andrea Pirlo dans la bataille après l’heure de jeu mais le meneur de jeu, forfait lors des deux premiers matchs en raison d’une blessure au mollet, n’a pas pu inverser le sort. Quant au gardien Frederico Marchetti, un peu court sur l’ouverture du score par Vittek, il n’a pas fait oublier Gianluigi Buffon, blessé au dos lors du premier match contre le Paraguay. Comme les Bleus, les Azzuris quittent le Mondial plus tôt que prévu. Mais dans des conditions plus honorables.
Source: www.rfi.fr