Avec un seul qualifié sur six (le Ghana) pour le deuxième tour, l’Afrique n’a pas connu les résultats qu'elle espérait au Mondial 2010. Les raisons de cet échec collectif sont diverses mais les attentes étaient probablement trop grandes par rapport aux réalités du terrain.
« Ce qui manque aux pays africains pour être plus compétitifs ? Rien. Rien, si ce n’est la continuité ». Continuité. En un mot, Lars Lagerbäck, le sélectionneur suédois du Nigeria, a mis le doigt sur une cause majeure de l’échec collectif des sélections africaines à cette Coupe du monde organisée sur leur continent. Lagerbäck pouvait parler en connaissance de cause, lui qui n’a été engagé que le 28 février par la Fédération Nigériane pour guider les Super Eagles au Mondial.
Trois victoires en dix-huit matchs
La Fédération Ivoirienne a fait pire encore, débarquant Vahid Halilhodzic (une seule défaite en vingt-cinq matchs durant son exercice) pour le remplacer par Sven Goran Eriksson le 28 mars, deux mois et demi avant le début de l’épreuve. A l’heure du bilan, celui des équipes africaines est décevant dans ce Mondial. Un seul qualifié pour le deuxième tour – le Ghana – trois victoires, cinq matchs nuls et dix défaites avec quatorze but marqués (dont trois penalties) contre vingt-deux encaissés en dix-huit matchs. C’est maigre.
A titre de comparaison, l’Asie et la CONCACAF ont fait beaucoup mieux, qualifiant chacune deux équipes pour le deuxième tour alors que leur contingent était plus limité (quatre sélections asiatiques et trois en provenance de la région Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes). Reste que les attentes étaient sans doute trop grandes à travers le continent car l’avantage du terrain n’a véritablement joué, comme prévu, que pour l’Afrique du Sud.
Même si les Bafana Bafana sont devenus les premières hôtes à ne pas s’extirper de la phase de poule, ils ont permis à leurs supporters de rêver pendant deux semaines et se sont même payés le luxe de battre la France pour finir, dans le climat que l’on sait. Si les Sud-africains ont joué à leur niveau, on peut en dire autant de l’Algérie, placée dans un groupe difficile (Angleterre, Etats-Unis, Slovénie) avec un effectif composé majoritairement de joueurs qui évoluent en Europe mais sont rarement titulaires en club. Les Fennecs de Rabah Saadane – seul entraîneur africain présent au Mondial - n’ont pourtant pas démérité. Ils ne se sont inclinés que sur une erreur de leur gardien contre les Slovènes puis dans les arrêts de jeu contre les Américains
La barre trop haute
La barre était un tout petit peu trop haute aussi pour la Côte d’Ivoire, placée comme en 2006 dans le « groupe de la mort » avec le Portugal et le Brésil pour commencer puis ensuite la Corée du Nord dont l’effondrement face aux Portugais (7-0) a scellé, avant l’heure, le sort des Eléphants. A ce tirage défavorable est venu s’ajouter la fracture du cubitus de Didier Drogba dix jours avant le début de la compétition, un coup terrible compte-tenu de l'envergure du joueur, même si le football se joue à onze et les Coupes du monde à vingt-trois.
Plus grosse déception africaine du Mondial (trois matchs, trois défaites), le Cameroun a payé cher sa mauvaise entrée en matière face au Japon, le match qu’il ne fallait pas perdre. Les compositions d’équipe de Paul Le Guen ont été discutées et le groupe ne s’est jamais trouvé. Après la troisième défaite contre les Pays-Bas, Achille Emana a parlé de « désordre » et de « manque de professionnalisme », un aveu qui en dit long sur les difficultés à diriger cette équipe.
L'exemple du Ghana
Chez les Nigérians aussi, certains choix de Lagerbäck ont surpris et les Super Eagles ne se sont jamais remis de leur défaite contre la Grèce où ils ont joué à dix contre onze pendant 60 mn. Ils ont eu leurs chances jusqu'au bout contre les Sud-coréens lors du troisième match mais ont manqué de réalisme face à une autre équipe à leur portée. Dommage compte-tenu de leur potentiel offensif.
La seule satisfaction provient donc du Ghana pourtant privé de son leader Michael Essien, forfait à quelques jours du départ pour le Mondial. Déjà qualifiés pour les huitièmes de finale en 2006 (éliminés par le Brésil), demi-finalistes de la CAN en 2008 et finaliste cette année, les Black Stars retirent les fruits de leur présence régulière dans le dernier carré des championnats du monde chez les moins de 17 ans et les moins de 20 ans. Si les résultats en Coupe du monde se jouent souvent sur des détails, ils sont ne sont jamais le pur produit du hasard.
Source: www.rfi.fr
vendredi 25 juin 2010
Le G20 coûtera près d'un milliard de dollars canadiens
Près d'un milliard de dollars canadiens, c'est-à-dire environ 700 millions d'euros : c'est le prix que va coûter au Canada l'organisation du G8 et du G20. Et la note a du mal à passer pour les contribuables.
Recevoir les grands de ce monde, cela a un coût et le Canada l'apprend peut-être à ses dépens. En cause, le choix de deux villes différentes pour les deux sommets, ce qui accroit les dépenses de manière exponentielle. Le G8 se tient ce vendredi 25 juin à Huntsville. Puis le club élargi du G20 se réunit samedi et dimanche à Toronto, située à trois heures de voiture. La sécurité est aussi pointée du doigt : 10 000 policiers, l'armée mobilisée... Le dispositif est spectaculaire. Surtout, c'est le centre d'accueil des journalistes qui crée la polémique : un lac artificiel, censé promouvoir le tourisme canadien a été spécialement construit au coeur de Toronto. Les libéraux de l'opposition dénoncent un "gaspillage" mais le chargé de sécurité affirme que les organisateurs sont restés raisonnables et que les dépenses sont de l'ordre de celles des précédents sommets. Même si à Ottawa, les experts pointent le côté marketing de l'accueil en grand : "ce n'est pas une dépense mais un investissement" selon Manulife Financial corporation. Un argument balayé par le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe : "C'est un fake lake by a fake government" (un "faux lac pour un faux gouvernement"). Selon un sondage, 75% des Canadiens jugent les deux sommets "peu" ou "pas" importants. Et l'affaire pourrait coûter cher aux conservateurs, chantres de la rigueur budgétaire.
Source:www.lexpansion.comC
Recevoir les grands de ce monde, cela a un coût et le Canada l'apprend peut-être à ses dépens. En cause, le choix de deux villes différentes pour les deux sommets, ce qui accroit les dépenses de manière exponentielle. Le G8 se tient ce vendredi 25 juin à Huntsville. Puis le club élargi du G20 se réunit samedi et dimanche à Toronto, située à trois heures de voiture. La sécurité est aussi pointée du doigt : 10 000 policiers, l'armée mobilisée... Le dispositif est spectaculaire. Surtout, c'est le centre d'accueil des journalistes qui crée la polémique : un lac artificiel, censé promouvoir le tourisme canadien a été spécialement construit au coeur de Toronto. Les libéraux de l'opposition dénoncent un "gaspillage" mais le chargé de sécurité affirme que les organisateurs sont restés raisonnables et que les dépenses sont de l'ordre de celles des précédents sommets. Même si à Ottawa, les experts pointent le côté marketing de l'accueil en grand : "ce n'est pas une dépense mais un investissement" selon Manulife Financial corporation. Un argument balayé par le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe : "C'est un fake lake by a fake government" (un "faux lac pour un faux gouvernement"). Selon un sondage, 75% des Canadiens jugent les deux sommets "peu" ou "pas" importants. Et l'affaire pourrait coûter cher aux conservateurs, chantres de la rigueur budgétaire.
Source:www.lexpansion.comC
Des adresses web se terminant par ".xxx" pour l'industrie du porno?
L'industrie pornographique pourrait obtenir des adresses web se terminant par ".xxx" d'ici l'an prochain. Ce changement doit permettre un meilleur contrôle des sites.
Après six ans de bataille, l'industrie pornographique pourrait obtenir d'ici le début d'année prochaine au plus tard ses adresses internet spécifiques terminées en ".xxx". L'Icann, l'organisme basé en Californie qui réglemente les noms de domaine pour le monde entier, a décidé vendredi lors d'une réunion à Bruxelles de relancer la négociation sur l'octroi d'un contrat pour gérer ce nom de domaine.
"Cela ne signifie pas que le .xxx a été approuvé", a précisé son président, Peter Dengate Trush, "mais nous retournons aux négociations avec le candidat", la société ICM Registry. Cette dernière réclame depuis 2004 la création du nom de domaine .xxx, pour lequel elle propose déjà de pré-réserver des adresses mais qui fait l'objet d'intenses batailles.
Ses défenseurs font valoir que le .xxx serait non seulement un argument publicitaire, mais aussi un moyen de mieux surveiller les sites pour adultes. Ce serait une marque de reconnaissance tant pour ceux qui cherchent des sites pornographiques que pour ceux qui veulent les éviter: les mécanismes de filtrage notamment s'en trouveraient simplifiés. Les milieux conservateurs et religieux en revanche militent contre, car ils y voient un risque d'accélérer encore la tendance actuelle à la banalisation de la pornographie.
112.000 acheteurs pré-enregistrés
L'Icann avait dans un premier temps rejeté la demande d'ICM Registry, en mars 2007. Mais il est finalement revenu sur cette décision après une étude indépendante qui a montré notamment le grand nombre d'acteurs potentiellement intéressés. Peter Dengate Trush a insisté vendredi sur le fait que la décision initiale avait été prise pour des raisons techniques, et non d'ordre public ou de morale. "Nous ne nous occupons pas du contenu, c'est le rôle des gouvernements, des législateurs, et des personnes qualifiées pour cela", a-t-il dit, rappelant que le travail de l'Icann était juste d'assurer "un bon fonctionnement d'internet". Selon un porte-parole de l'Icann, "une procédure accélérée" a désormais été initiée.
ICM Registry a indiqué dans un message sur son site internet qu'elle espérait "lancer les premières adresses en .xxx début 2011, si pas avant", et s'attendait à une explosion des pré-réservations suite à la décision de l'Icann. Son patron, Stuart Lawley, a précisé qu'il comptait déjà 112.000 acheteurs pré-enregistrés pour des adresses en .xxx, presque tous déjà opérateurs de sites internet pornographiques, et visait au total "jusqu'à un demi-million". Sur la base d'un prix de 60 dollars par adresse, il prédit des revenus annuels de 30 millions par an.
Il promet aussi une charte de bonne conduite pour les utilisateurs d'adresses en .xxx. Ceux-ci s'engageront notamment sur des mesures de protection des mineurs et des données personnelles des clients, de lutte contre la pédophilie ou de paiements sécurisés.
Source: www.lexpansion.com
Après six ans de bataille, l'industrie pornographique pourrait obtenir d'ici le début d'année prochaine au plus tard ses adresses internet spécifiques terminées en ".xxx". L'Icann, l'organisme basé en Californie qui réglemente les noms de domaine pour le monde entier, a décidé vendredi lors d'une réunion à Bruxelles de relancer la négociation sur l'octroi d'un contrat pour gérer ce nom de domaine.
"Cela ne signifie pas que le .xxx a été approuvé", a précisé son président, Peter Dengate Trush, "mais nous retournons aux négociations avec le candidat", la société ICM Registry. Cette dernière réclame depuis 2004 la création du nom de domaine .xxx, pour lequel elle propose déjà de pré-réserver des adresses mais qui fait l'objet d'intenses batailles.
Ses défenseurs font valoir que le .xxx serait non seulement un argument publicitaire, mais aussi un moyen de mieux surveiller les sites pour adultes. Ce serait une marque de reconnaissance tant pour ceux qui cherchent des sites pornographiques que pour ceux qui veulent les éviter: les mécanismes de filtrage notamment s'en trouveraient simplifiés. Les milieux conservateurs et religieux en revanche militent contre, car ils y voient un risque d'accélérer encore la tendance actuelle à la banalisation de la pornographie.
112.000 acheteurs pré-enregistrés
L'Icann avait dans un premier temps rejeté la demande d'ICM Registry, en mars 2007. Mais il est finalement revenu sur cette décision après une étude indépendante qui a montré notamment le grand nombre d'acteurs potentiellement intéressés. Peter Dengate Trush a insisté vendredi sur le fait que la décision initiale avait été prise pour des raisons techniques, et non d'ordre public ou de morale. "Nous ne nous occupons pas du contenu, c'est le rôle des gouvernements, des législateurs, et des personnes qualifiées pour cela", a-t-il dit, rappelant que le travail de l'Icann était juste d'assurer "un bon fonctionnement d'internet". Selon un porte-parole de l'Icann, "une procédure accélérée" a désormais été initiée.
ICM Registry a indiqué dans un message sur son site internet qu'elle espérait "lancer les premières adresses en .xxx début 2011, si pas avant", et s'attendait à une explosion des pré-réservations suite à la décision de l'Icann. Son patron, Stuart Lawley, a précisé qu'il comptait déjà 112.000 acheteurs pré-enregistrés pour des adresses en .xxx, presque tous déjà opérateurs de sites internet pornographiques, et visait au total "jusqu'à un demi-million". Sur la base d'un prix de 60 dollars par adresse, il prédit des revenus annuels de 30 millions par an.
Il promet aussi une charte de bonne conduite pour les utilisateurs d'adresses en .xxx. Ceux-ci s'engageront notamment sur des mesures de protection des mineurs et des données personnelles des clients, de lutte contre la pédophilie ou de paiements sécurisés.
Source: www.lexpansion.com
jeudi 24 juin 2010
Le Bleu à l'Elysée
C’est à l'heure du déjeuner précisément que Nicolas Sarkozy a reçu le footballeur Thierry Henry, ex-capitaine des Bleus. Le tout loin des caméras et des photographes, pour un entretien donc très discret après la débâcle des Bleus en Afrique du Sud.
Un monospace noir sur le tarmac de l'aéroport du Bourget, une escorte motocycliste pour fendre les embouteillages d'un jour de grève jusqu'à l'Elysée, une entrée discrète par la célèbre grille du coq pour échapper aux dizaines de journalistes qui planquaient depuis des heures devant l'entrée principale de l'Elysée, le premier personnage de l'Etat avait bien fait les choses pour recevoir le meilleur buteur en activité de l'équipe de France.
Un entretien sollicité par le joueur, un entretien d'un peu moins d'une heure « d'ordre privé » avec pour thème bien évidemment le fiasco total de l'équipe de France en Afrique du Sud. La question de Nicolas Sarkozy, on l'imagine aisément « mais qu'est-ce qui s'est passé là-bas ? » et notamment ce fameux dimanche de grève. Thierry Henry aura donné sa version des faits. Dans quel esprit ? Sans doute pas pour minimiser les faits, ils parlent d'eux mêmes, plutôt on l'espère en tout cas pour exprimer en tant qu'ex-capitaine des Bleus les regrets et les excuses du groupe.
Thierry Henry a quitté l'Elysée aussi discrètement qu'il y était entré et rien, absolument rien n'a filtré de cette conversation. On en aura peut être une idée dans les décisions qui seront prises dans les prochains jours notamment du côté de la Fédération française de football. Décisions dont on pourra alors penser qu’elles auront été inspirées en haut lieu mais non pas imposées, car il faut se souvenir que l'article 17 des règlements de la FIFA punit de suspension toute ingérence d'un Etat dans les affaires du football. Avouons qu'il ne manquerait plus que cela au football français.
Source: www.rfi.fr
Un monospace noir sur le tarmac de l'aéroport du Bourget, une escorte motocycliste pour fendre les embouteillages d'un jour de grève jusqu'à l'Elysée, une entrée discrète par la célèbre grille du coq pour échapper aux dizaines de journalistes qui planquaient depuis des heures devant l'entrée principale de l'Elysée, le premier personnage de l'Etat avait bien fait les choses pour recevoir le meilleur buteur en activité de l'équipe de France.
Un entretien sollicité par le joueur, un entretien d'un peu moins d'une heure « d'ordre privé » avec pour thème bien évidemment le fiasco total de l'équipe de France en Afrique du Sud. La question de Nicolas Sarkozy, on l'imagine aisément « mais qu'est-ce qui s'est passé là-bas ? » et notamment ce fameux dimanche de grève. Thierry Henry aura donné sa version des faits. Dans quel esprit ? Sans doute pas pour minimiser les faits, ils parlent d'eux mêmes, plutôt on l'espère en tout cas pour exprimer en tant qu'ex-capitaine des Bleus les regrets et les excuses du groupe.
Thierry Henry a quitté l'Elysée aussi discrètement qu'il y était entré et rien, absolument rien n'a filtré de cette conversation. On en aura peut être une idée dans les décisions qui seront prises dans les prochains jours notamment du côté de la Fédération française de football. Décisions dont on pourra alors penser qu’elles auront été inspirées en haut lieu mais non pas imposées, car il faut se souvenir que l'article 17 des règlements de la FIFA punit de suspension toute ingérence d'un Etat dans les affaires du football. Avouons qu'il ne manquerait plus que cela au football français.
Source: www.rfi.fr
Coupe du Monde: Après la France, l'Italie se fait évincer dès le premier tour
La Slovaquie a créé la sensation en battant l’Italie 3-2 jeudi 24 juin à Johannesburg. Les champions du monde 2006 sont éliminés et terminent derniers du groupe E. Le Paraguay (5 pts) et la Slovaquie (4 pts) sont qualifiés pour les huitièmes de finale. Bien qu’invaincue, la Nouvelle Zélande rentre aussi à la maison.
Les deux finalistes de la précédente édition éliminés dès le premier tour, cela n’était encore jamais arrivé en Coupe du monde. Après la France, vice-championne du monde en 2006, c’est pourtant bien l’Italie, tenante du titre, qui quitte l’Afrique du Sud prématurément. Tenus en échec par le Paraguay (1-1), puis par la Nouvelle Zélande (1-1), les Italiens se sont inclinés 3-2 face à la Slovaquie jeudi 24 juin à Johannesburg. Comme les Bleus, ils terminent derniers de leur groupe, devancés par les Paraguayens (5 pts), les Slovaques (4 pts) et les Néo-Zélandais (3 pts).
A couper le souffle
Menés 2-0 après deux buts signés Robert Vittek (25e, 73e), Fabio Cannavaro et ses coéquipiers se sont battus jusqu’à la dernière seconde pour renverser la situation. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu qu’ils y parviennent dans une fin de match haletante. Revenus à 2-1 grâce à Antonio Di Natale (81e), puis menés 3-1 après un but de Martin Skrtl, les Azzuris sont revenus à 3-2 grâce à un lob magnifique de Fabio Quagliarella (90e+2).
Simone Pepe a eu le but de l’égalisation – et de la qualification – au bout du pied dans les dernières secondes mais il a complètement manqué sa reprise à bout portant. Pour sa première participation à une phase finale, la Slovaquie indépendante le 1er janvier 1993, créé donc la sensation en atteignant les huitièmes de finale. Dépassés, les transalpins jamais justifié la confiance placé en eux par de Marcello Lippi qui s’était éfforcé de calmer le jeu durant la préparation malgré des prestations peu convaincantes.
Après avoir rappelé Gennaro Gattuso dans son onze de départ, le sélectionneur a lancé Andrea Pirlo dans la bataille après l’heure de jeu mais le meneur de jeu, forfait lors des deux premiers matchs en raison d’une blessure au mollet, n’a pas pu inverser le sort. Quant au gardien Frederico Marchetti, un peu court sur l’ouverture du score par Vittek, il n’a pas fait oublier Gianluigi Buffon, blessé au dos lors du premier match contre le Paraguay. Comme les Bleus, les Azzuris quittent le Mondial plus tôt que prévu. Mais dans des conditions plus honorables.
Source: www.rfi.fr
Les deux finalistes de la précédente édition éliminés dès le premier tour, cela n’était encore jamais arrivé en Coupe du monde. Après la France, vice-championne du monde en 2006, c’est pourtant bien l’Italie, tenante du titre, qui quitte l’Afrique du Sud prématurément. Tenus en échec par le Paraguay (1-1), puis par la Nouvelle Zélande (1-1), les Italiens se sont inclinés 3-2 face à la Slovaquie jeudi 24 juin à Johannesburg. Comme les Bleus, ils terminent derniers de leur groupe, devancés par les Paraguayens (5 pts), les Slovaques (4 pts) et les Néo-Zélandais (3 pts).
A couper le souffle
Menés 2-0 après deux buts signés Robert Vittek (25e, 73e), Fabio Cannavaro et ses coéquipiers se sont battus jusqu’à la dernière seconde pour renverser la situation. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu qu’ils y parviennent dans une fin de match haletante. Revenus à 2-1 grâce à Antonio Di Natale (81e), puis menés 3-1 après un but de Martin Skrtl, les Azzuris sont revenus à 3-2 grâce à un lob magnifique de Fabio Quagliarella (90e+2).
Simone Pepe a eu le but de l’égalisation – et de la qualification – au bout du pied dans les dernières secondes mais il a complètement manqué sa reprise à bout portant. Pour sa première participation à une phase finale, la Slovaquie indépendante le 1er janvier 1993, créé donc la sensation en atteignant les huitièmes de finale. Dépassés, les transalpins jamais justifié la confiance placé en eux par de Marcello Lippi qui s’était éfforcé de calmer le jeu durant la préparation malgré des prestations peu convaincantes.
Après avoir rappelé Gennaro Gattuso dans son onze de départ, le sélectionneur a lancé Andrea Pirlo dans la bataille après l’heure de jeu mais le meneur de jeu, forfait lors des deux premiers matchs en raison d’une blessure au mollet, n’a pas pu inverser le sort. Quant au gardien Frederico Marchetti, un peu court sur l’ouverture du score par Vittek, il n’a pas fait oublier Gianluigi Buffon, blessé au dos lors du premier match contre le Paraguay. Comme les Bleus, les Azzuris quittent le Mondial plus tôt que prévu. Mais dans des conditions plus honorables.
Source: www.rfi.fr
mercredi 23 juin 2010
Thierry Henry rencontrera Nicolas Sarkozy: La demande de pardon?
Nicolas Sarkozy s’empare du dossier de l’après-Mondial. Le chef de l’Etat devait présider ce mercredi 23 juin après-midi une « réunion de travail » sur la débâcle des Bleus avec le Premier ministre François Fillon, la ministre des Sports Roselyne Bachelot et la secrétaire d’Etat Rama Yade. Et jeudi matin, le président recevra Thierry Henry « à la demande » de ce dernier.
Le président de la République face au plus capé des joueurs français présents là-bas : que vont-ils se dire au lendemain de la réunion de travail déjà prévue cet après-midi à l'Elysée sur le sujet ?
On peut imaginer que le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France, son capitaine pendant de longues années a été choisi par l'ensemble des joueurs pour expliquer -ou tenter d'expliquer- au plus haut niveau de l'Etat ce qui s'est vraiment passé dans la coulisse du coté de Knysna, de Polokwane ou de Bloemfontein.
On peut aussi imaginer que cette rencontre soit l'occasion pour le groupe France de présenter des excuses publiques à la nation -elles sont attendues et on a même entendu -pas très fort mais on l'a entendu- le mot de « pardon » dans les rares déclarations accordées à la presse par les joueurs français mardi soir après la défaite contre l'Afrique du Sud.
Ce « pardon » aurait-t-il plus de poids dans l'opinion publique dès lors qu'il aurait été plaidé auprès du premier personnage de l'Etat, nul ne peut le dire. Thierry Henry à l'Elysée, c'est du déjà vu, mais c'était après les titres de Coupe du monde en 1998 et de Coupe d’Europe en 2000. Cette fois il ne sera plus question d'une décoration...
Source: www.rfi.fr
Le président de la République face au plus capé des joueurs français présents là-bas : que vont-ils se dire au lendemain de la réunion de travail déjà prévue cet après-midi à l'Elysée sur le sujet ?
On peut imaginer que le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France, son capitaine pendant de longues années a été choisi par l'ensemble des joueurs pour expliquer -ou tenter d'expliquer- au plus haut niveau de l'Etat ce qui s'est vraiment passé dans la coulisse du coté de Knysna, de Polokwane ou de Bloemfontein.
On peut aussi imaginer que cette rencontre soit l'occasion pour le groupe France de présenter des excuses publiques à la nation -elles sont attendues et on a même entendu -pas très fort mais on l'a entendu- le mot de « pardon » dans les rares déclarations accordées à la presse par les joueurs français mardi soir après la défaite contre l'Afrique du Sud.
Ce « pardon » aurait-t-il plus de poids dans l'opinion publique dès lors qu'il aurait été plaidé auprès du premier personnage de l'Etat, nul ne peut le dire. Thierry Henry à l'Elysée, c'est du déjà vu, mais c'était après les titres de Coupe du monde en 1998 et de Coupe d’Europe en 2000. Cette fois il ne sera plus question d'une décoration...
Source: www.rfi.fr
lundi 21 juin 2010
A la Une de la presse française: « le footoir », ou le psychodrame des Bleus
« Le footoir » : avec F-O-O-T, comme foot… Parmi l’avalanche de Unes consacrées aux Bleus ce lundi, c’est ce grand titre de Libération qui résume peut-être le mieux la situation: un véritable foutoir en effet… « Insultes, démission, grève des joueurs : les Bleus sombrent dans le ridicule », affirme le journal. Et un simple coup d’œil sur les autres Une suffit à mesurer l’ampleur des dégâts… « L’implosion du football français », constate Le Figaro ; « La mutinerie », s’exclame Le Parisien ; « Déserteurs », s’indigne France Soir ; « Bleus : la chienlit ! », grommelle La Charente Libre ; « Quel cirque ! », soupire Nice-Matin ; « Jusqu’où iront-ils ? », s’interroge Le Dauphiné ; « Le foot français : la risée du monde », déplore Le Midi Libre.
Et puis, L’Equipe ne perd pas son sens de l’humour, un humour bien noir : « la France en car », titre le journal… Car, C-A-R… Avec en arrière plan, cette photo du bus de l’équipe de France, dans lequel les Bleus sont restés cloîtrés hier plutôt que de s’entraîner. Et le quotidien sportif ne mâche pas ses mots : « Une rébellion ? Non, un caprice. Une grève ? Non, une lâcheté. Il ne faut pas se tromper, s’exclame-t-il : la république solidaire qu’ont montrée les joueurs au monde hier est un leurre. (…) Avec eux, l'union fait la farce et leur soi-disant bulle est une boule puante qui n'en finit plus d'éclater à répétition. Qu’ils en respirent les effluves à pleins poumons. Pas sûr que cela suffise à étouffer leur orgueil, domaine dans lequel le titre mondial leur semble déjà acquis. »
Bêtise, lâcheté et vulgarité…
Vosges Matin poursuit le tir : « cette équipe de multimillionnaires n’a jamais cessé de confirmer voire de peaufiner l'image déplorable qu’on lui connaît depuis plusieurs années. Hautaine, prétentieuse, inaccessible pour ses supporteurs, elle en est arrivée à un jusqu’au-boutisme dans son comportement déviant qui est le pendant naturel de sa médiocrité en compétition. Ces enfants gâtés qui jonglent plus avec l'argent qu’avec le ballon, qui amassent voitures de luxe et propriétés somptueuses et répugnent à payer des impôts dans leur pays, n’ont même pas la reconnaissance du ventre envers ceux à qui ils doivent tous : les amoureux du football (…). »
Le Progrès ne mâche pas non plus ses mots : « les Bleus auraient pu se contenter d'être mauvais sur le terrain et arrogants en-dehors, comme ils le sont depuis déjà quelques années. Mais là, franchement, ils nous épatent ! Ils nous offrent un feu d'artifice de bêtise, de lâcheté et de vulgarité. Tous solidaires, pour une fois, dans la quête du pire : joueurs, entraineur, dirigeants de la Fédération - ne manque plus que Rama Yade pour rabaisser encore un peu le niveau. Ceci dit, remarque Le Progrès, après avoir vu en une seule journée Ribéry pleurnicher sur Gourcuff, Domenech lire une déclaration de grève des joueurs, le capitaine se frictionner avec le préparateur physique, et un vice-président s'enfuir en courant, chacun se demande : mais que vont-ils encore pouvoir inventer ? Françaises, Français, faisons confiance à nos Bleus, ils peuvent faire encore pire. »
« Les Bleus nous avaient déçu. Aujourd’hui, ils nous font honte, fulmine France Soir. Honte, parce qu’ils désertent le terrain. Honte, parce qu’ils se déclarent solidaires de l’inexcusable. Honte parce qu’ils donnent de la France une image pitoyable et le font en direct. »
« Cette équipe de France nous fait vraiment honte », renchérit Le Parisien. « Avoir l’équipe la plus nulle du Mondial était déjà insupportable. Avoir la plus bête est juste intolérable. Une question s’impose, poursuit Le Parisien : les joueurs auraient-ils osé se comporter de la sorte avec de grands entraîneurs comme Fabio Capello, Marcello Lippi ou Ottmar Hitzfeld ? La mutinerie de Knysna restera à tout jamais comme le Waterloo du football français. »
Domenech : le responsable !
Libération, pour sa part, s’en prend directement à Raymond Domenech : « s'il y a bien dans ce vaudeville un coupable (Nicolas Anelka), des fautifs (tous ces joueurs «grévistes» pas à la hauteur ni de leur salaire ni de la chance qu'ils ont d'exercer le métier dont ils rêvaient enfant), il y a aussi un responsable : le sélectionneur de l'équipe de France. Il n'a pas assumé l'échec de l'Euro 2008 et s'est accroché à son poste, estime Libération. Ses choix tactiques et humains se soldent aujourd'hui par une faillite sportive quasi consommée. Il a confondu le terrain avec un plateau de téléréalité. Il a affiché, depuis des années, à longueur d'interviews télévisées, une morgue indécente. Morgue qu'il a manifestement réussi à transmettre à ses joueurs. Enfin, affirme Libération, Raymond Domenech a accepté d'être le jouet des intérêts financiers, de la fédération, de la télévision, des agents des joueurs et autres sponsors surpuissants. »
Alors, certains commentateurs, à l’instar de La Montagne, veulent tourner la page et rapidement : « qu'on en finisse avec ces Bleus honteux. Et vite ! Nombre de supporters, écœurés, souhaitent la victoire sud-africaine, même par forfait. Fin de partie, fin de la sinistre mascarade entretenue par toute cette petite bande, qui se tient depuis des années par les comptes en banques. (…) Espérons que Laurent lavera plus Blanc ! », estime par ailleurs La Montagne. « Il a les compétences et la légitimité pour nettoyer les vestiaires et construire enfin une équipe avec un jeu et une âme. »
Paris-Normandie est beaucoup moins optimiste… « On peut douter que l'arrivée de Laurent Blanc en lieu et place de Domenech suffise à remettre le train sur les rails. En attendant, on en vient à se dire : vivement, mardi soir, que le psychodrame prenne fin. »
Source: www.rfi.fr
Et puis, L’Equipe ne perd pas son sens de l’humour, un humour bien noir : « la France en car », titre le journal… Car, C-A-R… Avec en arrière plan, cette photo du bus de l’équipe de France, dans lequel les Bleus sont restés cloîtrés hier plutôt que de s’entraîner. Et le quotidien sportif ne mâche pas ses mots : « Une rébellion ? Non, un caprice. Une grève ? Non, une lâcheté. Il ne faut pas se tromper, s’exclame-t-il : la république solidaire qu’ont montrée les joueurs au monde hier est un leurre. (…) Avec eux, l'union fait la farce et leur soi-disant bulle est une boule puante qui n'en finit plus d'éclater à répétition. Qu’ils en respirent les effluves à pleins poumons. Pas sûr que cela suffise à étouffer leur orgueil, domaine dans lequel le titre mondial leur semble déjà acquis. »
Bêtise, lâcheté et vulgarité…
Vosges Matin poursuit le tir : « cette équipe de multimillionnaires n’a jamais cessé de confirmer voire de peaufiner l'image déplorable qu’on lui connaît depuis plusieurs années. Hautaine, prétentieuse, inaccessible pour ses supporteurs, elle en est arrivée à un jusqu’au-boutisme dans son comportement déviant qui est le pendant naturel de sa médiocrité en compétition. Ces enfants gâtés qui jonglent plus avec l'argent qu’avec le ballon, qui amassent voitures de luxe et propriétés somptueuses et répugnent à payer des impôts dans leur pays, n’ont même pas la reconnaissance du ventre envers ceux à qui ils doivent tous : les amoureux du football (…). »
Le Progrès ne mâche pas non plus ses mots : « les Bleus auraient pu se contenter d'être mauvais sur le terrain et arrogants en-dehors, comme ils le sont depuis déjà quelques années. Mais là, franchement, ils nous épatent ! Ils nous offrent un feu d'artifice de bêtise, de lâcheté et de vulgarité. Tous solidaires, pour une fois, dans la quête du pire : joueurs, entraineur, dirigeants de la Fédération - ne manque plus que Rama Yade pour rabaisser encore un peu le niveau. Ceci dit, remarque Le Progrès, après avoir vu en une seule journée Ribéry pleurnicher sur Gourcuff, Domenech lire une déclaration de grève des joueurs, le capitaine se frictionner avec le préparateur physique, et un vice-président s'enfuir en courant, chacun se demande : mais que vont-ils encore pouvoir inventer ? Françaises, Français, faisons confiance à nos Bleus, ils peuvent faire encore pire. »
« Les Bleus nous avaient déçu. Aujourd’hui, ils nous font honte, fulmine France Soir. Honte, parce qu’ils désertent le terrain. Honte, parce qu’ils se déclarent solidaires de l’inexcusable. Honte parce qu’ils donnent de la France une image pitoyable et le font en direct. »
« Cette équipe de France nous fait vraiment honte », renchérit Le Parisien. « Avoir l’équipe la plus nulle du Mondial était déjà insupportable. Avoir la plus bête est juste intolérable. Une question s’impose, poursuit Le Parisien : les joueurs auraient-ils osé se comporter de la sorte avec de grands entraîneurs comme Fabio Capello, Marcello Lippi ou Ottmar Hitzfeld ? La mutinerie de Knysna restera à tout jamais comme le Waterloo du football français. »
Domenech : le responsable !
Libération, pour sa part, s’en prend directement à Raymond Domenech : « s'il y a bien dans ce vaudeville un coupable (Nicolas Anelka), des fautifs (tous ces joueurs «grévistes» pas à la hauteur ni de leur salaire ni de la chance qu'ils ont d'exercer le métier dont ils rêvaient enfant), il y a aussi un responsable : le sélectionneur de l'équipe de France. Il n'a pas assumé l'échec de l'Euro 2008 et s'est accroché à son poste, estime Libération. Ses choix tactiques et humains se soldent aujourd'hui par une faillite sportive quasi consommée. Il a confondu le terrain avec un plateau de téléréalité. Il a affiché, depuis des années, à longueur d'interviews télévisées, une morgue indécente. Morgue qu'il a manifestement réussi à transmettre à ses joueurs. Enfin, affirme Libération, Raymond Domenech a accepté d'être le jouet des intérêts financiers, de la fédération, de la télévision, des agents des joueurs et autres sponsors surpuissants. »
Alors, certains commentateurs, à l’instar de La Montagne, veulent tourner la page et rapidement : « qu'on en finisse avec ces Bleus honteux. Et vite ! Nombre de supporters, écœurés, souhaitent la victoire sud-africaine, même par forfait. Fin de partie, fin de la sinistre mascarade entretenue par toute cette petite bande, qui se tient depuis des années par les comptes en banques. (…) Espérons que Laurent lavera plus Blanc ! », estime par ailleurs La Montagne. « Il a les compétences et la légitimité pour nettoyer les vestiaires et construire enfin une équipe avec un jeu et une âme. »
Paris-Normandie est beaucoup moins optimiste… « On peut douter que l'arrivée de Laurent Blanc en lieu et place de Domenech suffise à remettre le train sur les rails. En attendant, on en vient à se dire : vivement, mardi soir, que le psychodrame prenne fin. »
Source: www.rfi.fr
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