Après Abacus, Hudson Mezzanine... Le gendarme américain de la Bourse (SEC) enquête sur un second produit complexe composé de dérivés de crédits immobiliers risqués (CDO) vendu par la banque américaine Goldman Sachs avant la crise financière, a rapporté jeudi le Financial Times.
La SEC, qui a déposé une plainte le 16 juin contre la banque d'affaires l'accusant d'avoir trompé des clients en leur vendant un de ces CDO, l'Abacus, poursuit son enquête sur ces produits.
L'enquête du gendarme de la Bourse vise non seulement Goldman Sachs, mais aussi les autres banques ayant commercialisé ces produits qui ont largement contribué à la crise financière.
D'après le Financial Times, qui cite des sources proches du dossier, la SEC rassemble depuis quelques semaines des informations sur un autre CDO, Hudson Mezzanine, qui n'était pas concerné par la plainte du 16 juin.
Le quotidien ajoute que cet accent de l'enquête de la SEC sur Hudson Mezzanine ne présage pas forcément d'une nouvelle plainte.
Ni la SEC ni Goldman Sachs n'ont commenté ces informations.
Goldman Sachs a créé ce produit, qui comprenait des titres adossés au marché immobilier provenant de son propre bilan, fin 2006, détaille le FT.
Goldman a parié sur la baisse de la valeur d'Hudson Mezzanine en achetant des produits d'assurance contre une baisse de ce CDO, d'après le quotidien qui cite des documents internets.
"Moins de 18 mois plus tard le marché immobilier s'effondrait, les titres Hudson Mezzanine étaient dégradés au statut d'obligation pourrie (junk bond), entraînant des pertes chez les investisseurs qui l'avaient acheté tandis que Goldman Sachs touchait ses assurances", poursuit le FT.
Des sources proches du dossier ont admis que la SEC et Goldman Sachs étaient en discussions pour négocier un éventuel accord à l'amiable qui mettrait fin aux poursuite de la SEC liées à Abacus.
Source: www.lexpansion.com
jeudi 10 juin 2010
mardi 8 juin 2010
Affaire Kerviel: ouverture d'un procès hors normes
A Paris, a démarré, mardi 8 juin dans l'après-midi, un procès particulièrement symbolique de la spéculation bancaire, celui de Jerôme Kerviel, ex-trader de la Société générale. Il est tenu pour responsable d'une perte record de près de 5 milliards d'euros en 2008 en dissimulant ses positions speculatives. L'audience s'est ouverte dans une ambiance plutôt mouvementée.
Jérôme Kerviel n’a demandé aucune protection lorsqu’il est arrivé au Palais de justice. Une meute de photographes s’est ruée sur lui. Pour rejoindre la salle d’audience, distante d’une dizaine de mètres, il lui a fallu plus d’un quart d’heure. Une arrivée digne d’une rock star, signe d’un procès hors normes, il y a plus de 100 médias accrédités ici.
La cour s’est beaucoup intéressée à la personnalité de Jérôme Kerviel. « Qui êtes vous Monsieur Kerviel », interroge le président. « Vous vous voulez mon état civil ? », répond crânement Kerviel. Le président Pauthe le regarde : « Ici c’est sérieux », lui dit-il. Kerviel rougit, visiblement tendu et mal à l’aise.
Il dit quelques mots sur ses études, son souhait de devenir trader. Il est plus prolixe lorsqu’il parle de sa profession. « Trader ? Un métier de l’extrême, dit-il, où les journées commençaient à 7 heures du matin et se terminaient à 22 heures. Peu de vacances, peu de contacts avec l’extérieur, mais, ajoute-t-il, quand je gagnais de l’argent c’était gratifiant. » Jérôme Kerviel parle vite, très vite, parfois on a du mal à suivre ses explications.
Il réitère sa ligne de défense, il a « tout fait au vu et au su de sa hiérarchie », assure-t-il. « Tout ce qu’on faisait était vu par tous, précise-t-il. Même quand on prenait des ordres au téléphone tout le monde entendait ».
Pourtant à la fin de l’audience, le représentant de la Société générale, assure qu’il a fallu trois jours à 40 informaticiens pour découvrir les positions cachées de Jérôme Kerviel. Des positions qui s’élevaient donc à 40 milliards d’euros.
Source: www.rfi.fr
Jérôme Kerviel n’a demandé aucune protection lorsqu’il est arrivé au Palais de justice. Une meute de photographes s’est ruée sur lui. Pour rejoindre la salle d’audience, distante d’une dizaine de mètres, il lui a fallu plus d’un quart d’heure. Une arrivée digne d’une rock star, signe d’un procès hors normes, il y a plus de 100 médias accrédités ici.
La cour s’est beaucoup intéressée à la personnalité de Jérôme Kerviel. « Qui êtes vous Monsieur Kerviel », interroge le président. « Vous vous voulez mon état civil ? », répond crânement Kerviel. Le président Pauthe le regarde : « Ici c’est sérieux », lui dit-il. Kerviel rougit, visiblement tendu et mal à l’aise.
Il dit quelques mots sur ses études, son souhait de devenir trader. Il est plus prolixe lorsqu’il parle de sa profession. « Trader ? Un métier de l’extrême, dit-il, où les journées commençaient à 7 heures du matin et se terminaient à 22 heures. Peu de vacances, peu de contacts avec l’extérieur, mais, ajoute-t-il, quand je gagnais de l’argent c’était gratifiant. » Jérôme Kerviel parle vite, très vite, parfois on a du mal à suivre ses explications.
Il réitère sa ligne de défense, il a « tout fait au vu et au su de sa hiérarchie », assure-t-il. « Tout ce qu’on faisait était vu par tous, précise-t-il. Même quand on prenait des ordres au téléphone tout le monde entendait ».
Pourtant à la fin de l’audience, le représentant de la Société générale, assure qu’il a fallu trois jours à 40 informaticiens pour découvrir les positions cachées de Jérôme Kerviel. Des positions qui s’élevaient donc à 40 milliards d’euros.
Source: www.rfi.fr
lundi 7 juin 2010
Qui gagnera la Coupe du Monde 2010? Le pronostic des économistes
Sollicitées par leurs clients, les banques d'affaires ou de fortune ont fait tourner leurs modèles économétriques pour tenter de déterminer qui sera le gagnera la Coupe du monde en Afrique du Sud. Et le vainqueur est...
Levons d'emblée le suspens : la France ne gagnera pas la Coupe du Monde de foot. Ce ne sont pas les supporters italiens qui le disent... mais les économistes ! Tous les quatre ans, ces derniers font tourner leurs modèles quantitifs pour tenter d'identifier le pays vainqueur. Une manière de réaliser un joli coup médiatique (comme pour l'Eurovision), mais aussi un moyen de répondre à une demande de plus en plus pressante de la part des clients des grandes banques.
Cette année, la victoire devrait se jouer entre les « grosses équipes » : le Brésil, l'Italie, l'Allemagne et l'Angleterre. Ce n'est pas vraiment une surprise : les performances passées et l'expérience sont des indicateurs très fiables de la performance future, expliquent les experts d'UBS, qui ont appliqués aux équipes de football la méthode de classement des joueurs d'échec. Or sur les dix-huit éditions de la Coupe du Monde, le Brésil a remporté le titre à cinq reprises. L'Italie a gagné quatre fois et l'Allemagne trois fois.
Le palmarès de l'Angleterre est beaucoup mois impressionant : une victoire en 1966 et une quatrième place en 1990. Mais les experts de J.P Morgan, adeptes de l'analyse quantitative, donnent tout de même une prime à cet « outsider ». Ils voient donc la sélection britannique s'imposer en finale aux tirs au but face à l'Espagne. Toujours selon JP Morgan, la France achèverait son parcours en quarts de finale.
Les pays ayant le plus de chances de remporter la Coupe du Monde 2010
Brésil 22% 13,76%
Allemagne 18% 9,40%
Italie 13% 6,46%
Pays-Bas 8% 7,07%
France 6% 6,13%
Argentine 5% 9,08%
Espagne 4% 10,46%
Angleterre 4% 9,38%
Les experts d'UBS et de Goldman Sachs ne sont pas non plus très tendres avec « les Bleus ». Ils octroient à l'équipe de France une probabilité de victoire de 6% (contre 22% ou 14% pour le Brésil). « En 2006, l'équipe de France avait aussi peiné pour se qualifier avant de réaliser de belles prestations. Mais à l'époque, Raymond Domenech avait su rappeller des joueurs clé et Zidane avait été décisif », commentent les experts de Goldman Sachs. Cette fois-ci, il faudra faire sans l'ancien meilleur joueur du monde.
Mais que leurs supporters des Bleus se rassurent : les modèles mathématiques sont loin d'être infaillibles. « Les pronostics footballistiques tiennent plus de l'art que de la science » admet un économiste. De même, Goldman Sachs reconnaît que son modèle, qui intègre des pronostics de bookmakers et le tableau de chacun des participants, « est intuitif dans une large mesure ». D'ailleurs, si le modèle d'UBS a frôlé la perfection lors de la Coupe du monde 2006, il s'est révélé particulièrement inefficace lors de l'Euro 2008. Enfin, les méthodes mathématiques utilisées par JP Morgan pour prévoir les résultats du Mondial ont montré leurs limites lors de la crise des « subprime ».
Source: www.lexpansion.com
Levons d'emblée le suspens : la France ne gagnera pas la Coupe du Monde de foot. Ce ne sont pas les supporters italiens qui le disent... mais les économistes ! Tous les quatre ans, ces derniers font tourner leurs modèles quantitifs pour tenter d'identifier le pays vainqueur. Une manière de réaliser un joli coup médiatique (comme pour l'Eurovision), mais aussi un moyen de répondre à une demande de plus en plus pressante de la part des clients des grandes banques.
Cette année, la victoire devrait se jouer entre les « grosses équipes » : le Brésil, l'Italie, l'Allemagne et l'Angleterre. Ce n'est pas vraiment une surprise : les performances passées et l'expérience sont des indicateurs très fiables de la performance future, expliquent les experts d'UBS, qui ont appliqués aux équipes de football la méthode de classement des joueurs d'échec. Or sur les dix-huit éditions de la Coupe du Monde, le Brésil a remporté le titre à cinq reprises. L'Italie a gagné quatre fois et l'Allemagne trois fois.
Le palmarès de l'Angleterre est beaucoup mois impressionant : une victoire en 1966 et une quatrième place en 1990. Mais les experts de J.P Morgan, adeptes de l'analyse quantitative, donnent tout de même une prime à cet « outsider ». Ils voient donc la sélection britannique s'imposer en finale aux tirs au but face à l'Espagne. Toujours selon JP Morgan, la France achèverait son parcours en quarts de finale.
Les pays ayant le plus de chances de remporter la Coupe du Monde 2010
Brésil 22% 13,76%
Allemagne 18% 9,40%
Italie 13% 6,46%
Pays-Bas 8% 7,07%
France 6% 6,13%
Argentine 5% 9,08%
Espagne 4% 10,46%
Angleterre 4% 9,38%
Les experts d'UBS et de Goldman Sachs ne sont pas non plus très tendres avec « les Bleus ». Ils octroient à l'équipe de France une probabilité de victoire de 6% (contre 22% ou 14% pour le Brésil). « En 2006, l'équipe de France avait aussi peiné pour se qualifier avant de réaliser de belles prestations. Mais à l'époque, Raymond Domenech avait su rappeller des joueurs clé et Zidane avait été décisif », commentent les experts de Goldman Sachs. Cette fois-ci, il faudra faire sans l'ancien meilleur joueur du monde.
Mais que leurs supporters des Bleus se rassurent : les modèles mathématiques sont loin d'être infaillibles. « Les pronostics footballistiques tiennent plus de l'art que de la science » admet un économiste. De même, Goldman Sachs reconnaît que son modèle, qui intègre des pronostics de bookmakers et le tableau de chacun des participants, « est intuitif dans une large mesure ». D'ailleurs, si le modèle d'UBS a frôlé la perfection lors de la Coupe du monde 2006, il s'est révélé particulièrement inefficace lors de l'Euro 2008. Enfin, les méthodes mathématiques utilisées par JP Morgan pour prévoir les résultats du Mondial ont montré leurs limites lors de la crise des « subprime ».
Source: www.lexpansion.com
vendredi 4 juin 2010
Après avoir donné l’assaut à une flottille d’activistes et de journalistes, les Israéliens ont imposé un blackout médiatique
Au moins neuf personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées le 31 mai dernier lorsqu’un bateau de guerre israélien a intercepté une flottille d’activistes qui tentait de livrer 10 000 tonnes d’aide à Gaza et lui donné l’assaut. Il semblerait que 60 journalistes environ se trouvaient à bord. Plus de 600 personnes de 42 pays, comprenant des journalistes, des activistes et des artistes, ont été arrêtées dans ce raid qui s’est déroulé en eaux internationales. Peu après l’assaut, les autorités israéliennes ont imposé un blackout de l’information, bloquant les téléphones cellulaires et empêchant les journalistes de couvrir l’attaque, selon ce que rapportent le Centre palestinien pour le développement et la liberté des médias (Palestinian Center for Development and Media Freedoms, MADA), ARTICLE 19, Reporters sans frontières (RSF) et d’autres membres de l’IFEX.
Le convoi de bateaux de la Flottille de la Liberté, mené par le Free Gaza Movement et l’organisation turque Insani Yardim Vakfi, est parti de Turquie dimanche après-midi. Des commandos navals israéliens ont été lancés à bord du navire turc alors qu'il se trouvait dans les eaux internationales. Les conséquences brutales du raid jettent une lumière crue sur la politique israélienne de blocus contre Gaza, disent les dépêches.
ARTICLE 19 demande une enquête indépendante sur l’usage de la force létale par les Forces de défense israéliennes (FDI) : « Cette enquête doit porter sur la légalité de l’assaut israélien en eaux internationales et par conséquent sur la légalité du blocus, ainsi que sur la proportionnalité dans l’usage de la force ». Dans un mémoire présenté au 14e Conseil des Nations Unies sur les droits de l’homme, l’Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS) a demandé aujourd’hui aux Nations Unies d’ouvrir immédiatement une enquête sur cette attaque.
Le même jour, une équipe de la télévision d’Al-Jazeera a été attaquée par des citoyens israéliens dans le port d’Ashdod après que le ministre de la Défense eut donné une conférence de presse sur l’attaque, selon ce que rapporte RSF. Beaucoup des journalistes à bord de la flottille sont coupés de tout contact depuis le raid. D’après l’Institut international de la presse (IIP), les journalistes à bord ont rapporté que les appareils électroniques ont été brouillés au moment du raid. Les forces israéliennes ont arrêté au moins 20 journalistes à bord de la flottille; trois d’entre eux ont depuis été relâchés, indique le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Selon RSF, 16 journalistes sont toujours retenus au centre de détention de Be’er Scheva, et les journalistes font partie des 300 personnes environ déportées aujourd’hui par avion.
Dans d’autres incidents récents, les forces israéliennes ont aussi tenté de limiter les critiques en ciblant les journalistes. Selon RSF, au moins trois journalistes palestiniens ont été agressés par des soldats israéliens en Cisjordanie le mois dernier, et plus de 30 journalistes ont été agressés par les FDI jusqu’à maintenant cette année. Des soldats ont tiré des gaz lacrymogènes sur un cameraman qui couvrait le 23 mai une manifestation de protestation contre le mur de séparation israélien à Beit Jala, tandis qu’un autre correspondant a été visé par des gaz lacrymogènes le 14 mai parce qu’il couvrait des gens qui protestaient contre l’existence du mur. Le MADA rapporte qu’un caméraman palestinien qui couvrait des affrontements entre des colons et des jeunes Palestiniens le 29 mai a été passé à tabac par les forces de sécurité après que des colons lui eurent lancé des pierres.
Les autorités israéliennes ciblent constamment d’éminents défenseurs des droits. Une action conjointe dirigée par le CIHRS, avec 23 autres organisations, a dénoncé l’arrestation, le 6 mai, du défenseur des droits Ameer Makhoul. Makhoul dénonce activement les pratiques racistes et les violations commises contre les Arabes israéliens. Une ordonnance de non-publication a été émise pour qu’on tienne son arrestation sous silence jusqu’au 27 mai, rapporte I’lam (Media Center for Arab Palestinians in Israel), qui s’inquiétait des « conditions de sa détention, y compris des allégations de torture ».
Source: communiqué de l'IFEX
Le convoi de bateaux de la Flottille de la Liberté, mené par le Free Gaza Movement et l’organisation turque Insani Yardim Vakfi, est parti de Turquie dimanche après-midi. Des commandos navals israéliens ont été lancés à bord du navire turc alors qu'il se trouvait dans les eaux internationales. Les conséquences brutales du raid jettent une lumière crue sur la politique israélienne de blocus contre Gaza, disent les dépêches.
ARTICLE 19 demande une enquête indépendante sur l’usage de la force létale par les Forces de défense israéliennes (FDI) : « Cette enquête doit porter sur la légalité de l’assaut israélien en eaux internationales et par conséquent sur la légalité du blocus, ainsi que sur la proportionnalité dans l’usage de la force ». Dans un mémoire présenté au 14e Conseil des Nations Unies sur les droits de l’homme, l’Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS) a demandé aujourd’hui aux Nations Unies d’ouvrir immédiatement une enquête sur cette attaque.
Le même jour, une équipe de la télévision d’Al-Jazeera a été attaquée par des citoyens israéliens dans le port d’Ashdod après que le ministre de la Défense eut donné une conférence de presse sur l’attaque, selon ce que rapporte RSF. Beaucoup des journalistes à bord de la flottille sont coupés de tout contact depuis le raid. D’après l’Institut international de la presse (IIP), les journalistes à bord ont rapporté que les appareils électroniques ont été brouillés au moment du raid. Les forces israéliennes ont arrêté au moins 20 journalistes à bord de la flottille; trois d’entre eux ont depuis été relâchés, indique le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Selon RSF, 16 journalistes sont toujours retenus au centre de détention de Be’er Scheva, et les journalistes font partie des 300 personnes environ déportées aujourd’hui par avion.
Dans d’autres incidents récents, les forces israéliennes ont aussi tenté de limiter les critiques en ciblant les journalistes. Selon RSF, au moins trois journalistes palestiniens ont été agressés par des soldats israéliens en Cisjordanie le mois dernier, et plus de 30 journalistes ont été agressés par les FDI jusqu’à maintenant cette année. Des soldats ont tiré des gaz lacrymogènes sur un cameraman qui couvrait le 23 mai une manifestation de protestation contre le mur de séparation israélien à Beit Jala, tandis qu’un autre correspondant a été visé par des gaz lacrymogènes le 14 mai parce qu’il couvrait des gens qui protestaient contre l’existence du mur. Le MADA rapporte qu’un caméraman palestinien qui couvrait des affrontements entre des colons et des jeunes Palestiniens le 29 mai a été passé à tabac par les forces de sécurité après que des colons lui eurent lancé des pierres.
Les autorités israéliennes ciblent constamment d’éminents défenseurs des droits. Une action conjointe dirigée par le CIHRS, avec 23 autres organisations, a dénoncé l’arrestation, le 6 mai, du défenseur des droits Ameer Makhoul. Makhoul dénonce activement les pratiques racistes et les violations commises contre les Arabes israéliens. Une ordonnance de non-publication a été émise pour qu’on tienne son arrestation sous silence jusqu’au 27 mai, rapporte I’lam (Media Center for Arab Palestinians in Israel), qui s’inquiétait des « conditions de sa détention, y compris des allégations de torture ».
Source: communiqué de l'IFEX
La frustration de deux puissances émergentes
Même s’il ne permettra pas de résoudre la question du nucléaire iranien, l’accord passé le 17 mai 2010 entre l’Iran, le Brésil et la Turquie mérite que l’on s’y attarde à plus d’un titre.
Venant de deux grandes puissances émergentes, jugées responsables, participant aux travaux du G20 et membres non permanents du Conseil de Sécurité, l’initiative diplomatique du Président LUIZ INACIO LULA DA SILVA, appuyée par le Premier Ministre RECEP TAYYIP ERDOGAN témoigne de l’insatisfaction que ressentent certains pays, de ce que l’on appelait hier le monde en développement, à l’égard de la manière dont sont conduites les affaires du monde. La rebuffade subie par ces deux pays d’importance avec l’empressement américain à annoncer , dès le lendemain de cet accord , le dépôt aux Nations Unies d’un projet de résolution allant plus loin dans les sanctions vis-à-vis de l’Iran n’arrangera guère les choses.
Joseph Richard
Source: www.leconomiste.com.tn
Venant de deux grandes puissances émergentes, jugées responsables, participant aux travaux du G20 et membres non permanents du Conseil de Sécurité, l’initiative diplomatique du Président LUIZ INACIO LULA DA SILVA, appuyée par le Premier Ministre RECEP TAYYIP ERDOGAN témoigne de l’insatisfaction que ressentent certains pays, de ce que l’on appelait hier le monde en développement, à l’égard de la manière dont sont conduites les affaires du monde. La rebuffade subie par ces deux pays d’importance avec l’empressement américain à annoncer , dès le lendemain de cet accord , le dépôt aux Nations Unies d’un projet de résolution allant plus loin dans les sanctions vis-à-vis de l’Iran n’arrangera guère les choses.
Joseph Richard
Source: www.leconomiste.com.tn
lundi 31 mai 2010
Le « Financial Times » refuse de faire paraître une annonce d'Amnesty International
Le journal « Financial Times » (FT) a décidé à la dernière minute ce mois-ci de retirer une publicité d’Amnistie Internationale qui ciblait le géant pétrolier Shell. Amnistie vous demande de partager l’annonce que le FT refuse de publier et de vous assurer que le plus de gens possible la voient.
L’annonce, qui devait paraître le 18 mai, soit le jour où Shell devait tenir à Londres son assemblée générale annuelle, se concentre sur le piètre dossier de Shell au chapitre des droits de la personne au Nigéria. Elle compare les profits de 9,8 milliards de dollars US de la compagnie aux conséquences, pour la population du delta du Niger, de la pollution provoquée par Shell au cours des dernières décennies.
Selon Amnistie, au Nigéria « de nombreux déversements de pétrole, qui n’ont pas été convenablement nettoyés, n’ont laissé aux communautés locales d’autre choix que celui de boire une eau polluée, de consommer du poisson contaminé, de cultiver des terres souillées et de respirer un air qui empeste le pétrole et le gaz. »
Amnistie a reçu du FT un courriel la veille au soir disant que le journal n’allait pas publier l’annonce. Pourtant, dit Amnistie, « nous les avons rassurés par écrit que nous assumons l’entière responsabilité des commentaires et des opinions énoncés dans l’annonce. »
L’annonce d’Amnistie a paru dans deux autres journaux de Londres le jour de l’assemblée générale. Les fonds servant à payer la publicité sont venus de plus de 2 000 personnes en ligne.
Source: communiqué de l'IFEX
L’annonce, qui devait paraître le 18 mai, soit le jour où Shell devait tenir à Londres son assemblée générale annuelle, se concentre sur le piètre dossier de Shell au chapitre des droits de la personne au Nigéria. Elle compare les profits de 9,8 milliards de dollars US de la compagnie aux conséquences, pour la population du delta du Niger, de la pollution provoquée par Shell au cours des dernières décennies.
Selon Amnistie, au Nigéria « de nombreux déversements de pétrole, qui n’ont pas été convenablement nettoyés, n’ont laissé aux communautés locales d’autre choix que celui de boire une eau polluée, de consommer du poisson contaminé, de cultiver des terres souillées et de respirer un air qui empeste le pétrole et le gaz. »
Amnistie a reçu du FT un courriel la veille au soir disant que le journal n’allait pas publier l’annonce. Pourtant, dit Amnistie, « nous les avons rassurés par écrit que nous assumons l’entière responsabilité des commentaires et des opinions énoncés dans l’annonce. »
L’annonce d’Amnistie a paru dans deux autres journaux de Londres le jour de l’assemblée générale. Les fonds servant à payer la publicité sont venus de plus de 2 000 personnes en ligne.
Source: communiqué de l'IFEX
lundi 24 mai 2010
Il faudrait 2,7 milliards d'Euros pour secourir la Caisse d'Epargne espagnole Cajasur
Le sauvetage de la caisse d'épargne espagnole Cajasur, qui a été placée samedi sous la tutelle de la Banque d'Espagne, pourrait coûter jusqu'à 2,7 milliards d'euros, a affirmé lundi le quotidien économique Expansion.
La Banque d'Espagne, interrogée par l'AFP, n'a pas confirmé ce chiffre mais a reconnu que Cajasur allait recevoir l'injection "d'au moins 523 millions d'euros" pour atteindre le "minimum légal" en terme de solvabilité financière.
"Il faudra au moins ces 523 millions d'euros mais je ne peux pas indiquer un chiffre précis sur l'injection de capital qui sera nécessaire" au final, a indiqué un porte-parole de la Banque d'Espagne.
Selon Expansion, il faudra des fonds supplémentaires pour nettoyer les 1,513 milliard d'euros de créances douteuses, pour compenser 364 millions d'euros de "crédits irrécouvrables" et aussi compenser des dépréciations d'actifs immobiliers.
"Les experts consultés indiquent que dans l'hypothèse la plus pessimiste il faudrait jusqu'à 2,7 milliards, d'après les données financières publiées par la caisse", écrit Expansion.
Ces chiffres semblent additionner des "choses disparates", dont des créances douteuses qui devraient être normalement déjà provisionnées, indique-t-on à la Banque d'Espagne.
La Banque d'Espagne avait expliqué samedi que le "Fonds de restructuration ordonnée bancaire" (Frob) dépendant de ses services, qui a pris le contrôle effectif de Cajasur samedi, allait apporter les "ressources en capital nécessaires pour que la caisse atteigne le coefficient de solvabilité minimum".
"Le Frob dispose pour cela d'une forte capacité financière" avec une dotation initiale de 9 milliards d'euros, avait alors souligné la Banque d'Espagne, sans préciser le montant requis pour la remise à flot financière de Cajasur.
En grandes difficultés financières, cette caisse d'épargne du sud de l'Espagne que contrôlait jusqu'à présent l'Eglise catholique, a été mise sous tutelle publique après l'échec d'un projet de fusion avec une autre caisse d'épargne du sud, Unicaja.
Du coup, ce sauvetage a alimenté les inéquiétudes des cambistes sur la santé économique de la zone euro. Et lundi vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), l'euro valait 1,2414 dollar contre 1,2563 dollar vendredi vers 21H00 GMT.
Source: www.lexpansion.com
La Banque d'Espagne, interrogée par l'AFP, n'a pas confirmé ce chiffre mais a reconnu que Cajasur allait recevoir l'injection "d'au moins 523 millions d'euros" pour atteindre le "minimum légal" en terme de solvabilité financière.
"Il faudra au moins ces 523 millions d'euros mais je ne peux pas indiquer un chiffre précis sur l'injection de capital qui sera nécessaire" au final, a indiqué un porte-parole de la Banque d'Espagne.
Selon Expansion, il faudra des fonds supplémentaires pour nettoyer les 1,513 milliard d'euros de créances douteuses, pour compenser 364 millions d'euros de "crédits irrécouvrables" et aussi compenser des dépréciations d'actifs immobiliers.
"Les experts consultés indiquent que dans l'hypothèse la plus pessimiste il faudrait jusqu'à 2,7 milliards, d'après les données financières publiées par la caisse", écrit Expansion.
Ces chiffres semblent additionner des "choses disparates", dont des créances douteuses qui devraient être normalement déjà provisionnées, indique-t-on à la Banque d'Espagne.
La Banque d'Espagne avait expliqué samedi que le "Fonds de restructuration ordonnée bancaire" (Frob) dépendant de ses services, qui a pris le contrôle effectif de Cajasur samedi, allait apporter les "ressources en capital nécessaires pour que la caisse atteigne le coefficient de solvabilité minimum".
"Le Frob dispose pour cela d'une forte capacité financière" avec une dotation initiale de 9 milliards d'euros, avait alors souligné la Banque d'Espagne, sans préciser le montant requis pour la remise à flot financière de Cajasur.
En grandes difficultés financières, cette caisse d'épargne du sud de l'Espagne que contrôlait jusqu'à présent l'Eglise catholique, a été mise sous tutelle publique après l'échec d'un projet de fusion avec une autre caisse d'épargne du sud, Unicaja.
Du coup, ce sauvetage a alimenté les inéquiétudes des cambistes sur la santé économique de la zone euro. Et lundi vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), l'euro valait 1,2414 dollar contre 1,2563 dollar vendredi vers 21H00 GMT.
Source: www.lexpansion.com
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