lundi 24 mai 2010

Cinq Dollars pour se protéger de Wall Street

Le président américain Barack Obama appelle ses partisans à se cotiser pour contrer l'influence des puissants groupes de pression au service du secteur financier, au moment où le Congrès débat d'une réforme drastique de sa réglementation.
Dans un message adressé samedi à ses partisans via son site internet "Organizing for America", Obama se félicite de l'adoption jeudi au Sénat d'une réforme visant à renforcer la surveillance du secteur financier. Le texte doit encore faire l'objet d'une synthèse avec celui qui a été adopté par les représentants.
Mais le président prévient que "le secteur financier n'abandonnera pas" son combat pour faire dérailler la réforme. Les grands établissements de Wall Street "ont déjà dépensé un million de dollars par membre du Congrès en tentant d'influer sur le sujet", affirme Obama. "Dans les jours qui viennent, ils vont mettre le paquet car c'est leur dernière chance de bloquer, d'affaiblir ou de tuer la réforme et il n'ont pas l'habitude de perdre", avertit Obama.
Le président appelle en conséquence ses partisans à donner chacun au moins 5 dollars à "Organizing for America" afin d'orchestrer la mobilisation en faveur de la refonte du système financier. "La réforme mettra en place la plus forte protection du consommateur financier jamais vue dans l'histoire", assure le président. "En protégeant notre économie de l'aventurisme de Wall Street, elle évitera qu'une crise comme celle qui a provoqué la dernière récession ne se reproduise", promet-il.
Les dirigeants démocrates du Congrès espèrent parvenir à une adoption définitive de la réforme avant les vacances parlementaires qui commencent début juillet.
Source: wwww.lexpansion.com

Dérapages de Wall Street: La plus importante réforme du marché financier américain depuis les années trente

Le Sénat a approuvé jeudi soir la plus vaste refonte du système de régulation ancière américain depuis les années 1930. Le projet de la loi vise à éviter une nouvelle édition de la crise financière. Aurait-il été efficace?
"On ne pourra plus parier avec l'argent des gens", a déclaré le chef de la majorité démocrate Harry Reid à l'issue du vote de la réforme du système de régulation financière, ce jeudi. "Lorsque ce projet de loi sera promulgué, le rodéo à Wall Street sera terminé". Mais la réforme du Sénat apporte-t-elle vraiment des solutions aux déficiences qui ont conduit à l'effondrement du système?
Les banques ont proposé des prêts abusifs à des ménages sans ressources. Tout a commencé aux Etats-Unis parce que des instituts de crédit ont fourgué des crédits hypothécaires à taux variables subprime à des millions d'Américains sans ressources. Que fait la réforme pour résoudre ce problème ? Elle crée un organisme de protection du consommateur financier pour surveiller les abus. Malheureusement, certains établissements, notamment les petites banques, échapperaient à sa supervision, puisque l'agence ne s'occuperait que des banques détentrices de plus de 10 milliards de dollars d'actifs. Par ailleurs, le gouvernement aurait voulu aller plus loin en obligeant les prêteurs à proposer des crédits aux conditions claires, à taux fixes, sans pièges cachés dans le contrat...
La titrisation a disséminé le risque à travers des produits complexes et opaques. Le problème des subprimes aurait été gérable si les prêts défaillants étaient restés sur le bilan des prêteurs. Sauf que ces prêts ont été titrisés, et ces produits dérivés ont été revendus aux grandes banques mondiales, disséminant ainsi le risque à travers l'ensemble du système financier. Pour empêcher les émetteurs de la titrisation de se débarrasser entièrement du risque, la réforme les oblige à retenir au moins 5% du risque attaché à ces prêts. Le texte prévoit aussi une régulation plus stricte du marché des produits dérivés, qui ne seraient plus commercialisés que sur des plateformes transparentes, et non de gré à gré. Le risque de défaut ne disparaît pas pour autant : il est simplement transféré à la chambre de compensation, mais au moins la transparence est accrue.
Les banques de dépôts se sont exposées au risque. Dans la dernière crise, les banques de dépôts ont été tentées d'accroître leurs revenus en jouant sur les marchés, quitte à s'exposer à davantage de risque. C'est ainsi que Citigroup a subi 22 milliards de pertes... Même s'il ne rétablit pas formellement le Glass-Steagall Act de 1933, le texte de la réforme s'inspire de la règle Volker pour séparer davantage les activités de banques de dépôt de celles des banques d'investissement. Ainsi, si les hedge funds prennent des paris risqués et perdent, ils pourront faire faillite "de leur côté" sans entraîner avec eux les dépôts des épargnants. Le texte interdirait notamment aux banques de commercialiser certains produits dérivés, appelés "swaps". Cette dernière mesure, farouchement combattue par Wall Street parce qu'elle concerne les produits les plus lucratifs, pourrait subir des modifications lors des négociations à venir avec la Chambre.
Des agences de notation aveugles au risque. Les produits complexes contenant des actifs subprime n'auraient peut-être pas eu autant de succès auprès des banques si les agences de notations ne les avaient pas estampillés de la note maximale. AIG aurait par exemple eu plus de mal à assurer les CDO détenus par les grandes banques... Une des sources du problème étant que ces agences étaient incitées à surnoter les produits financiers puisque ce sont les émetteurs qui les payent. Si S&P mettait une mauvaise note, la banque se tournait vers sa concurrente Fitch ou Moody's... Pour résoudre ce conflit d'intérêt, la réforme prévoit que les autorités publiques désignent une seule agence de notation pour évaluer un produit. Ainsi, la banque ne peut plus faire jouer la concurrence. Reste que le conflit d'intérêt n'explique pas tout et que les agences de notation ne sont pas à l'abri d'erreurs de jugement.
Des banques trop grosses pour faire faillite. Une fois le bilan des grandes banques contaminé par les actifs toxiques, l'Etat s'est rendu compte qu'il ne pouvait se permettre de les abandonner, car leur faillite aurait été dévastatrice pour le reste de l'économie. Une situation qui a conduit au « hasard moral » chez les banques, qui savaient que, quel que soit les risques qu'elle prennaient, l'Etat était obligé de les sauver. De fait, l'Etat a dû débourser 700 milliards de dollars pour sauver en catastrophe AIG, Freddie Mac et Fannie Mae ainsi que Citigroup. Pour éviter que le contribuable ne ramasse à nouveau la facture, la réforme doit créer le Conseil de surveillance de la stabilité financière. Celui-ci pourrait suggérer des exigences de fonds propres plus strictes pour les grosses institutions financières, qui seraient par ailleurs tenues de préparer un plan de démantèlement ordonné. Surtout, les autorités publiques auraient la possibilité de prendre le contrôle d'une institution en difficulté, bancaire ou autre, et de la contraindre à se séparer d'activités risquées. En cas de liquidation, un fonds de compensation alimenté par les banques serait instauré a posteriori pour gérer l'opération sans frais pour le Trésor. La version de la Chambre des représentants est à cet égard plus ambitieuse, puisqu'elle prévoit la création préventive d'un fonds de compensation de 150 milliards de dollars.... La réforme du Sénat aurait également pu aller plus loin en instaurant une limite à la fois à la taille du bilan des banques, et à leur niveau d'endettement. Mais le gouvernement préfère compter sur le comité de Bâle pour définir des ratios de liquidité et de fonds propres. En tout les cas, l'ère des méga-banques est loin d'être terminée.
Source: www.lexpansion.com

Les excuses du patron de Facebook

Les excuses sont à la mode chez les grands patrons du Net. Le jeune patron du réseau de socialisation Facebook, Mark Zuckerbeg, a admis dimanche avoir commis "un paquet d'erreurs", alors que le site internet s'apprête à modifier les options de confidentialité de ses utilisateurs à l'issue d'une grogne de plus en plus embarrassante.
"Je sais que nous avons fait un paquet d'erreurs, mais mon espoir après tout ça c'est que notre service sera meilleur, et que les gens comprendront que nos intentions sont bien placées, et que nous réagissons aux réactions des gens pour qui nous travaillons", a écrit Mark Zuckerberg dans un email adressé à un bloggeur influent de la Silicon Valley, Robert Scoble, qui dit l'avoir publié avec son accord.

Bientôt des paramètres de confidentialité plus simples ?
Ce mea culp du patron de 26 ans intervient alors que Facebook a annoncé samedi de prochains changements visant à proposer des options de confidentialité "plus simples et plus faciles d'usage" - les changements devant être annoncés dès cette semaine.
"Nous avons écouté toutes les réactions et avons essayé de les distiller pour trouver les bonnes choses à améliorer. Je préfèrerais montrer un produit amélioré plutôt que de juste parler de ce que nous pourrions faire", a ajouté M. Zuckerberg, en promettant toutefois que l'équipe de Facebook sera "prête à parler de certaines nouvelles choses qui ont été construites cette semaine".
En référence à un nouveau programme qui permet aux quelque 400 millions d'utilisateurs du site dans le monde de signaler les pages internet qu'ils ont visitées et aimées, un porte-parole du site, Andrew Noyes, a indiqué que d'après Facebook, les internautes "aiment les nouveaux programmes mis en place, mais veulent qu'ils soient plus simple et plus faciles à désactiver".
Les nouveaux réglages en préparation ne prévoiraient pas d'option de confidentialité absolue par défaut. De bonne source, on a indiqué que ces changements étaient la conclusion de plusieurs semaines de consultations sans conflit, à la fois en interne, auprès d'experts locaux et internationaux, et, "le plus important", auprès des utilisateurs.

Facebook sous un feu fourni de critiques
Depuis l'introduction le mois dernier d'un nouveau réglage par défaut permettant aux utilisateurs de faire savoir les pages internet qu'ils apprécient, s'est développé un mouvement contre Facebook. Les utilisateurs soupçonnent le site de divulguer les informations sur leurs habitudes de consultation d'internet pour rendre le site plus attrayant pour les annonceurs publicitaires.
Sur le site même, une page intitulée "Comment détruire définitivement votre page Facebook" réunit presque 47.000 personnes, et le site d'informations spécialisées SearchEngineLand a calculé que Facebook avait assisté à un ralentissement des nouvelles inscriptions sur le site, qui revendique plus de 400 millions d'utilisateurs dans le monde.
L'arborescence des paramètres de confidentialité sur Facebook n'a cessé de devenir plus complexe depuis le lancement du site en 2004. Les utilisateurs ont par exemple quatre options (amis seulement, amis et réseaux, amis et amis d'amis, personnaliser) pour faire savoir les liens internet qu'ils utilisent, autant pour faire connaître les événements où ils comptent se rendre, etc.
Le mois dernier, l'influent sénateur démocrate de New York York Charles Schumer avait demandé l'intervention de la Commission fédérale du commerce (FTC) pour réguler la politique de Facebook, ainsi que celles de MySpace et Twitter. "Facebook compte à lui seul 400 millions d'utilisateurs dans le monde et possède pléthore d'informations personnelles stockées dans son réseau, mais il y a peu de règles sur ce que les sites de socialisation peuvent et ne peuvent pas faire avec cette information", avait fait valoir M. Schumer.
Source: www.lexpansion.com

Nouveaux membres élus au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies: Les cinq transgresseurs des droits de la personne

Quatorze nouveaux membres du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies ont été élus le 13 mai par l’Assemblée générale, dont cinq pays qui présentent un piètre bilan au chapitre des droits de la personne - l’Angola, la Libye, la Malaisie, la Thaïlande et l’Ouganda. Une coalition d’ONG, composée de groupes parmi lesquels se trouvent Human Rights Watch et l’Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS), ont lancé un appel à ces cinq pays pour qu’ils prennent des mesures démontrables afin d’améliorer leurs pratiques en matière de droits de la personne, notamment en répondant à toutes les demandes de visites par des experts des droits de la personne désignés par le Conseil, et qui attendent d’être exaucées. De plus, des groupes de défense des droits ont demandé la révision du processus électoral.
Les membres des cinq régions géographiques des Nations Unies ayant commencé à présenter le même nombre de candidats au Conseil qu’il y a de sièges attribués à chaque région, il n’y a plus de vote compétitif pour ces sièges, a commenté l’ONG Coalition pour un Conseil des Droits de l’homme efficace. Le Conseil compte 47 sièges, et les nouveaux membres occuperont leur siège le 19 juin 2010.

« Les élections au Conseil sont devenues un processus mijoté à l’avance qui dépouille de toute signification les normes d’appartenance au Conseil, normes établies par l’Assemblée générale », dit Human Rights Watch. « Les États qui sont sérieux à propos du rôle que peut jouer le Conseil pour promouvoir les droits de la personne devraient exercer des pressions pour avoir des États concurrents dans toutes les régions, et devraient être disposés à livrer concurrence pour obtenir un siège pour eux-mêmes. » Les ONG ont eu de l’influence dans le passé, lorsque le processus électoral était compétitif.
Le Groupe asiatique avait le potentiel de tenir une élection compétitive, jusqu’à ce que l’Iran retire sa candidature en avril. « Le retrait de l’Iran a montré que les pressions internationales peuvent améliorer les effectifs au Conseil », dit le CIHRS.
Dans une lettre séparée, Human Rights Watch invite le premier ministre de la Malaisie, Najib Razak, « à révoquer la Loi sur la sécurité intérieure et d’autres lois sur la détention préventive, dont la Malaisie abuse depuis longtemps... (et) à modifier ou à révoquer les lois qui violent les droits à la liberté d’expression, d’assemblée et d’association ».
Reporters sans frontières (RSF) a choisi de cibler la Libye, faisant remarquer que « c’est un pays qui est loin d’être un modèle de respect des droits de la personne ». RSF fait observer que « l’organisme qui a précédé le Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies, la Commission des droits de l’homme, a vu sa crédibilité prendre un très dur coup lorsque la Libye a été élue pour présider ses travaux en janvier 2003 ». La Libye réprime les médias, vise les sites web de nouvelles et les journaux indépendants, ainsi que YouTube, depuis qu’ont été affichées des vidéos des manifestations.
Selon RSF, « un grand nombre de dirigeants politiques et d’ONG pensent qu’en incorporant au Conseil des Droits de l’homme les pays moins démocratiques, la situation dans ces pays se relèvera graduellement. Les exemples de la Chine et de Cuba, qui sont membres du Conseil depuis des années, montrent que ce n’est pas le cas. »
Source: communiqué de l'IFEX

lundi 17 mai 2010

L'Autriche veut faire cavalier seul au sein de l'Union Européenne:Elle souhaite taxer les transactions financières

Le Chancelier autrichien Werner Faymann a réitéré lundi sa volonté de taxer les transactions financières, même en l'absence de coordination européenne sur le sujet, et a reçu le soutien inattendu du chef des patrons autrichiens, Wolfgang Leitl.
"Si nous sommes contraints d'agir au niveau national, nous le ferons", a insisté le Chancelier social-démocrate lors d'une réunion de son parti SPÖ, se félicitant de la prise de position de M. Leitl.
Par contre, le parti conservateur ÖVP, partenaire au sein de la coalition gauche-droite au pouvoir à Vienne, se montre toujours réservé sur l'introduction d'un telle contribution, débattue fréquemment, et privilégie une solution européenne.
L'opérateur de la Bourse de Vienne a fait également connaître ses réticences, dans un communiqué, affirmant craindre de perdre les deux-tiers de son activité si l'Autriche faisait cavalier seul sur cette affaire.
Une porte-parole de l'ONG Attac, qui prône l'imposition d'une telle taxe sur les transactions financières, a estimé à 270 milliards d'euros les recettes potentielles en Europe et à 13,5 milliards en Autriche, dans une émission à la télévision autrichienne ORF.
Source; wwww.lexpansion.com

L'Euro de plus en plus bas

L'euro a atteint lundi le cours de 1,2234 dollar vers 02H30 GMT à Tokyo, soit son niveau le plus bas depuis avril 2006. Elle remontait légèrement vers 06H30, autour de 1,2300 dollar, mais restait nettement sous son niveau de vendredi soir, où elle valait encore 1,2365 dollar. L'euro décrochait aussi face à la devise japonaise, à 113,34 yens contre 114,32 yens vendredi.
Les Bourses asiatiques chutaient dans la foulée. La principale d'entre elles, Tokyo, a perdu 2,17% à la clôture, alors que Sydney a terminé en baisse de 3,08%. La Bourse de Shanghai a terminé la séance de lundi sur une perte de 5,07%, pour atteindre son plancher depuis plus d'un an.
L'inquiétude des investisseurs pour la dette des pays européens se double en effet désormais de craintes sur la reprise économique du Vieux continent. Car le megaplan de 750 milliards d'euros présenté la semaine dernière par l'Union européenne et le Fonds monétaire international doit s'accompagner de cures d'austérité partout en Europe.
Selon Hideaki Inoue, responsable des changes à Mitsubishi UFJ Trust and Banking, les acteurs du marché se demandent "si l'austérité budgétaire est réellement la meilleure chose à faire, vu l'effet négatif que cela entraînera pour l'économie". "Les investisseurs s'inquiètent pour l'économie réelle de certains pays européens", a-t-il dit. Ce qui se répercutera forcément sur la demande adressée aux pays asiatiques.

Les Bourses européennes ouvrent en baisse
La Bourse de Paris a ouvert lundi en baisse de 0,94% à 3.526,87 points, dans le sillage du repli des Bourses asiatiques. A la Bourse de Londres, l'indice Footsie-100 des principales valeurs cédait 27 points dans les premiers échanges. L'indice Dax de la Bourse de Francfort a ouvert lundi en baisse de 0,44%.
La monnaie européenne n'a pas été aidée ce week-end par les déclarations d'un conseiller économique du président américain Barack Obama, Paul Volcker, qui avait évoqué l'éventualité d'une "désintégration" de la zone euro. Et des informations, pourtant officiellement démenties, selon lesquelles le président français Nicolas Sarkozy aurait menacé de faire sortir la France de la zone euro pour forcer la chancelière allemande Angela Merkel à accepter le plan de sauvetage de la Grèce ont ajouté à l'impression de pagaille.
Pour le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, les marchés se trouvent depuis septembre 2008 dans "la situation la plus difficile depuis la Deuxième guerre mondiale". Enfin, dimanche, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a déploré le retard de l'UE à réagir à la crise grecque: "Si le problème avait été géré en février, le coût aurait été moins important", a-t-il confié à un journal grec.
Plusieurs responsables européens tentaient de rassurer malgré tout, dans des interviews parues lundi matin. La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a affirmé que l'euro n'était "pas en danger", soulignant que les seize pays membres de la zone voulaient "défendre leur monnaie". Le niveau de l'euro est "tout à fait acceptable" mais la rapidité de sa baisse est "grave", a estimé lundi le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) Jean-Pierre Jouyet.
Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) se réunissent lundi à 15H00 GMT pour trouver une nouvelle parade à la dégringolade de l'euro. Cette réunion mensuelle ordinaire sera suivie mardi de la réunion régulière des ministres des Finances de toute l'UE.
Source: www.lexpansion.com

La vente en ligne du Nexus One de Google a fait un flop

Le groupe internet Google a annoncé vendredi qu'il renonçait à vendre en ligne son téléphone Nexus One, signalant l'échec de sa tentative de commercialiser directement son appareil sur internet.
"Une fois que nous aurons augmenté la disponibilité des appareils Nexus One en magasins, nous cesserons de vendre des appareils dans la boutique en ligne, dont nous nous servirons plutôt comme d'une vitrine montrant la gamme des téléphones Android existant dans le monde", a indiqué un ingénieur, Andy Rubin, sur le blog officiel du groupe.
Google a lancé Nexus One le 5 janvier dans le but de concurrencer Apple et son iPhone, vantant une nouvelle avancée dans l'évolution de son logiciel Android. L'expérience de vente en ligne était une innovation, alors qu'aux Etats-Unis les opérateurs ont le plus souvent l'exclusivité sur la distribution des appareils.
La société n'a pas indiqué combien de Nexus One avaient été vendus depuis la sortie de l'appareil aux Etats-Unis, mais elle a reconnu que seuls des technophiles avaient eu recours à sa boutique en ligne, qui propose l'appareil à prix réduit avec un forfait de l'opérateur T-Mobile (Deutsche Telekom), ou sans réduction avec une compatibilité avec les réseaux AT&T et T-Mobile. "L'adoption mondiale du système Android a dépassé nos attentes, mais pas la performance de la boutique en ligne", a souligné M. Rubin. "Il est clair que beaucoup de consommateurs veulent pouvoir toucher avant d'acheter un téléphone, et ils veulent aussi choisir parmi un large éventail de forfaits", a-t-il ajouté, précisant que, comme en Europe, Google entendait passer désormais par les opérateurs pour vendre son téléphone.
Le PDG de Google Eric Schmidt a affirmé jeudi qu'il se vendait plus de 65.000 téléphones sous Android chaque jour, soit environ deux millions par mois, ce qui rapproche la diffusion de ce système des chiffres de vente de l'iPhone (8,75 millions d'iPhones vendus au premier trimestre 2010).
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