Un juriste syrien qui conteste le cadre juridique oppressif imposé par le gouvernement syrien, Muhannad Al-Hassani, a été honoré par l’attribution du Prix Martin Ennals de cette année pour les Défenseurs des droits de l’homme. Al-Hassani est actuellement en prison et son état de santé est mauvais.
Al-Hassani est président de l’Organisation syrienne de défense des droits de la personne (Swasiya), qui s’est vu refuser l’inscription officielle par les autorités syriennes. Il a été arrêté en juillet 2009 et accusé d’« affaiblir les sentiment nationaux » et de « répandre de fausses nouvelles ». Depuis six ans, il est sous le coup d’une interdiction de voyager et sous la surveillance constante des forces de sécurité.
« Il a régulièrement représenté les activistes et détenus politiques devant les tribunaux et reste un important surveillant de la Cour de sécurité de l’État, un tribunal spécial qui existe hors des cadres du système judiciaire criminel ordinaire », dit Human Rights Watch, qui est membre du jury.
La cérémonie de remise de la récompense aura lieu le 15 octobre 2010 à Genève.
Source: communiqué de l'IFEX
lundi 17 mai 2010
lundi 10 mai 2010
Le plan de secours de l'euro expliqué aux nuls
Pour enrayer la panique qui a éclaté en fin de semaine dernière, les Etats de la zone euro ont planché tout le week-end et se sont mis d'accord sur un gigantesque plan de secours à plusieurs étages.
Le premier étage, c'est la Commission européenne : en empruntant sur les marchés, avec une garantie apportée par le budget communautaire, elle va être ainsi capable de prêter 60 milliards d'euros aux membres de la zone euro qui pourraient en avoir besoin. "Une vraie révolution, pour Elie Cohen, chercheur au CNRS : c'est un mécanisme quasi-fédéral, mais qui porte sur une somme réduite, et insuffisante par rapport aux besoins". Le complément est fourni par le deuxième étage, constitué par les Etats membres de la zone euro eux-mêmes. Ils vont créer une société spéciale chargée d'emprunter sur les marchés, et lui apporter leurs garanties, proportionnellement à leur participation dans le capital de la BCE - soit 88 milliards environ pour la France. Cette société ad hoc, de droit privé luxembourgeois, sera capable d'emprunter jusqu'à 440 milliards d'euros pour le prêter ensuite aux pays qui le demandent. En tout, donc, 500 milliards d'euros sont mobilisables.
500 milliards d'euros! C'est une somme énorme!
Oui. Une somme gigantesque, à laquelle il faut ajouter 250 milliards d'euros que le FMI pourra lui aussi fournir. 750 milliards, donc. De quoi impressionner favorablement les marchés financiers, ce qui était l'un des objectifs. Et ça a marché : les Bourses sont euphoriques ce lundi, les taux grecs se détendent de façon spectaculaire et l'euro remonte au-dessus de 1,3 dollar.
Mais d'où sort tout cet argent?
Attention. Pour le moment, c'est de l'argent complètement virtuel. Il est mobilisable, pas mobilisé. Et il ne sera utilisé en totalité qu'en cas d'énorme catastrophe. C'est un peu le même schéma que celui utilisé lors du plan de soutien aux banques françaises, à l'automne 2008 : un fonds spécial avait été mis en place pour emprunter sur les marchés à la place des banques, qui n'avaient plus assez confiance pour se prêter les unes aux autres. A charge pour ce fonds, garanti par l'Etat, de prêter ensuite aux banques. On avait parlé d'un plan de 360 milliards. Mais c'était un maximum. Au final, moins de la moitié de cette somme avait été mobilisée. Ce qui ne signifie pas "dépensée", puisqu'il s'agit de prêts qui ont été, ou vont être, remboursés. C'est la même chose pour le plan de secours de l'euro. Comme le rappelle le journaliste Jean Quatremer sur son blog,"les besoins de financement sur trois ans de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal et de l'Irlande sont estimés à 500 milliards au maximum". C'est à dire moins que les 750 milliards du plan de secours.L'idée de ce dernier, c'est que le marché des dettes d'Etat fonctionne de nouveau normalement. Et, par conséquent, que le mécanisme imaginé ce week-end soit le moins utilisé possible.
Mais tout de même... Ce sont des sommes énormes, et les Etats sont déjà tous en déficit ! Ils empruntent pour pouvoir prêter, c'est bien ça?
C'est ça. Mais tous les Etats de la zone euro ne sont pas logés à la même enseigne. Certains sont très mal en point et les marchés ne veulent plus leur prêter - la Grèce aujourd'hui, l'Espagne, peut-être, demain. D'autres vont mieux et les marchés leur font confiance pour rembourser : c'est le cas de l'Allemagne, de la France, des Pays-Bas. "L'idée est de substituer un emprunteur crédible, constitué de l'addition des pays de la zone euro, à ceux qui ont perdu leur crédibilité", décrypte Nicolas Bouzou, économiste chez Astérès. "Les Allemands ont été contraints d'accepter, dans l'urgence, le principe d'une co-responsabilité de la dette, qu'ils avaient refusé jusqu'ici, analyse de son côté Elie Cohen. Parce qu'elle est désormais consolidée, la dette de l'ensemble des pays de la zone euro ne suscite plus la méfiance des marchés. Après tout, elle reste, au total, inférieure à celle des Etats-Unis ou du Japon".
C'est la fin de la crise, alors ?
Eh non. Comme le note sur son blog le correspondant du Financial Times à Bruxelles, "les difficultés de la zone euro n'ont pas disparu du jour au lendemain. Pour les trois prochaines années au moins, la hausse des impôts et l'austérité devront toujours être à l'ordre du jour. Et la véritable question, c'est de savoir si les gouvernements auront la volonté politique et le soutien populaire pour mettre en oeuvre les politiques impopulaires qui sont nécessaires". Nicolas Bouzou renchérit : "c'est une bulle d'oxygène, mais ça ne résout pas le problème du surendettement de nombreux Etats de la zone euro". La partie la plus difficile commence donc maintenant, avec la mise en place des plans de rigueur partout en Europe. Et en contrepartie, la définition de sanctions pour ceux qui n'iraient pas assez loin dans le régime sec. Même si cela n'a jamais été lé fort de Bruxelles, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a d'ailleurs exprimé dès lundi le souhait que les budgets des Etats de l'UE soient davantage sous surveillance. Sans donner plus de détail. La mise en place d'un monitoring plus poussé de la situation financière des pays de l'euroland sera sans doute un des prochains défis de la zone.
Le premier étage, c'est la Commission européenne : en empruntant sur les marchés, avec une garantie apportée par le budget communautaire, elle va être ainsi capable de prêter 60 milliards d'euros aux membres de la zone euro qui pourraient en avoir besoin. "Une vraie révolution, pour Elie Cohen, chercheur au CNRS : c'est un mécanisme quasi-fédéral, mais qui porte sur une somme réduite, et insuffisante par rapport aux besoins". Le complément est fourni par le deuxième étage, constitué par les Etats membres de la zone euro eux-mêmes. Ils vont créer une société spéciale chargée d'emprunter sur les marchés, et lui apporter leurs garanties, proportionnellement à leur participation dans le capital de la BCE - soit 88 milliards environ pour la France. Cette société ad hoc, de droit privé luxembourgeois, sera capable d'emprunter jusqu'à 440 milliards d'euros pour le prêter ensuite aux pays qui le demandent. En tout, donc, 500 milliards d'euros sont mobilisables.
500 milliards d'euros! C'est une somme énorme!
Oui. Une somme gigantesque, à laquelle il faut ajouter 250 milliards d'euros que le FMI pourra lui aussi fournir. 750 milliards, donc. De quoi impressionner favorablement les marchés financiers, ce qui était l'un des objectifs. Et ça a marché : les Bourses sont euphoriques ce lundi, les taux grecs se détendent de façon spectaculaire et l'euro remonte au-dessus de 1,3 dollar.
Mais d'où sort tout cet argent?
Attention. Pour le moment, c'est de l'argent complètement virtuel. Il est mobilisable, pas mobilisé. Et il ne sera utilisé en totalité qu'en cas d'énorme catastrophe. C'est un peu le même schéma que celui utilisé lors du plan de soutien aux banques françaises, à l'automne 2008 : un fonds spécial avait été mis en place pour emprunter sur les marchés à la place des banques, qui n'avaient plus assez confiance pour se prêter les unes aux autres. A charge pour ce fonds, garanti par l'Etat, de prêter ensuite aux banques. On avait parlé d'un plan de 360 milliards. Mais c'était un maximum. Au final, moins de la moitié de cette somme avait été mobilisée. Ce qui ne signifie pas "dépensée", puisqu'il s'agit de prêts qui ont été, ou vont être, remboursés. C'est la même chose pour le plan de secours de l'euro. Comme le rappelle le journaliste Jean Quatremer sur son blog,"les besoins de financement sur trois ans de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal et de l'Irlande sont estimés à 500 milliards au maximum". C'est à dire moins que les 750 milliards du plan de secours.L'idée de ce dernier, c'est que le marché des dettes d'Etat fonctionne de nouveau normalement. Et, par conséquent, que le mécanisme imaginé ce week-end soit le moins utilisé possible.
Mais tout de même... Ce sont des sommes énormes, et les Etats sont déjà tous en déficit ! Ils empruntent pour pouvoir prêter, c'est bien ça?
C'est ça. Mais tous les Etats de la zone euro ne sont pas logés à la même enseigne. Certains sont très mal en point et les marchés ne veulent plus leur prêter - la Grèce aujourd'hui, l'Espagne, peut-être, demain. D'autres vont mieux et les marchés leur font confiance pour rembourser : c'est le cas de l'Allemagne, de la France, des Pays-Bas. "L'idée est de substituer un emprunteur crédible, constitué de l'addition des pays de la zone euro, à ceux qui ont perdu leur crédibilité", décrypte Nicolas Bouzou, économiste chez Astérès. "Les Allemands ont été contraints d'accepter, dans l'urgence, le principe d'une co-responsabilité de la dette, qu'ils avaient refusé jusqu'ici, analyse de son côté Elie Cohen. Parce qu'elle est désormais consolidée, la dette de l'ensemble des pays de la zone euro ne suscite plus la méfiance des marchés. Après tout, elle reste, au total, inférieure à celle des Etats-Unis ou du Japon".
C'est la fin de la crise, alors ?
Eh non. Comme le note sur son blog le correspondant du Financial Times à Bruxelles, "les difficultés de la zone euro n'ont pas disparu du jour au lendemain. Pour les trois prochaines années au moins, la hausse des impôts et l'austérité devront toujours être à l'ordre du jour. Et la véritable question, c'est de savoir si les gouvernements auront la volonté politique et le soutien populaire pour mettre en oeuvre les politiques impopulaires qui sont nécessaires". Nicolas Bouzou renchérit : "c'est une bulle d'oxygène, mais ça ne résout pas le problème du surendettement de nombreux Etats de la zone euro". La partie la plus difficile commence donc maintenant, avec la mise en place des plans de rigueur partout en Europe. Et en contrepartie, la définition de sanctions pour ceux qui n'iraient pas assez loin dans le régime sec. Même si cela n'a jamais été lé fort de Bruxelles, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a d'ailleurs exprimé dès lundi le souhait que les budgets des Etats de l'UE soient davantage sous surveillance. Sans donner plus de détail. La mise en place d'un monitoring plus poussé de la situation financière des pays de l'euroland sera sans doute un des prochains défis de la zone.
Source: www.lexpansion.com
Le premier étage, c'est la Commission européenne : en empruntant sur les marchés, avec une garantie apportée par le budget communautaire, elle va être ainsi capable de prêter 60 milliards d'euros aux membres de la zone euro qui pourraient en avoir besoin. "Une vraie révolution, pour Elie Cohen, chercheur au CNRS : c'est un mécanisme quasi-fédéral, mais qui porte sur une somme réduite, et insuffisante par rapport aux besoins". Le complément est fourni par le deuxième étage, constitué par les Etats membres de la zone euro eux-mêmes. Ils vont créer une société spéciale chargée d'emprunter sur les marchés, et lui apporter leurs garanties, proportionnellement à leur participation dans le capital de la BCE - soit 88 milliards environ pour la France. Cette société ad hoc, de droit privé luxembourgeois, sera capable d'emprunter jusqu'à 440 milliards d'euros pour le prêter ensuite aux pays qui le demandent. En tout, donc, 500 milliards d'euros sont mobilisables.
500 milliards d'euros! C'est une somme énorme!
Oui. Une somme gigantesque, à laquelle il faut ajouter 250 milliards d'euros que le FMI pourra lui aussi fournir. 750 milliards, donc. De quoi impressionner favorablement les marchés financiers, ce qui était l'un des objectifs. Et ça a marché : les Bourses sont euphoriques ce lundi, les taux grecs se détendent de façon spectaculaire et l'euro remonte au-dessus de 1,3 dollar.
Mais d'où sort tout cet argent?
Attention. Pour le moment, c'est de l'argent complètement virtuel. Il est mobilisable, pas mobilisé. Et il ne sera utilisé en totalité qu'en cas d'énorme catastrophe. C'est un peu le même schéma que celui utilisé lors du plan de soutien aux banques françaises, à l'automne 2008 : un fonds spécial avait été mis en place pour emprunter sur les marchés à la place des banques, qui n'avaient plus assez confiance pour se prêter les unes aux autres. A charge pour ce fonds, garanti par l'Etat, de prêter ensuite aux banques. On avait parlé d'un plan de 360 milliards. Mais c'était un maximum. Au final, moins de la moitié de cette somme avait été mobilisée. Ce qui ne signifie pas "dépensée", puisqu'il s'agit de prêts qui ont été, ou vont être, remboursés. C'est la même chose pour le plan de secours de l'euro. Comme le rappelle le journaliste Jean Quatremer sur son blog,"les besoins de financement sur trois ans de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal et de l'Irlande sont estimés à 500 milliards au maximum". C'est à dire moins que les 750 milliards du plan de secours.L'idée de ce dernier, c'est que le marché des dettes d'Etat fonctionne de nouveau normalement. Et, par conséquent, que le mécanisme imaginé ce week-end soit le moins utilisé possible.
Mais tout de même... Ce sont des sommes énormes, et les Etats sont déjà tous en déficit ! Ils empruntent pour pouvoir prêter, c'est bien ça?
C'est ça. Mais tous les Etats de la zone euro ne sont pas logés à la même enseigne. Certains sont très mal en point et les marchés ne veulent plus leur prêter - la Grèce aujourd'hui, l'Espagne, peut-être, demain. D'autres vont mieux et les marchés leur font confiance pour rembourser : c'est le cas de l'Allemagne, de la France, des Pays-Bas. "L'idée est de substituer un emprunteur crédible, constitué de l'addition des pays de la zone euro, à ceux qui ont perdu leur crédibilité", décrypte Nicolas Bouzou, économiste chez Astérès. "Les Allemands ont été contraints d'accepter, dans l'urgence, le principe d'une co-responsabilité de la dette, qu'ils avaient refusé jusqu'ici, analyse de son côté Elie Cohen. Parce qu'elle est désormais consolidée, la dette de l'ensemble des pays de la zone euro ne suscite plus la méfiance des marchés. Après tout, elle reste, au total, inférieure à celle des Etats-Unis ou du Japon".
C'est la fin de la crise, alors ?
Eh non. Comme le note sur son blog le correspondant du Financial Times à Bruxelles, "les difficultés de la zone euro n'ont pas disparu du jour au lendemain. Pour les trois prochaines années au moins, la hausse des impôts et l'austérité devront toujours être à l'ordre du jour. Et la véritable question, c'est de savoir si les gouvernements auront la volonté politique et le soutien populaire pour mettre en oeuvre les politiques impopulaires qui sont nécessaires". Nicolas Bouzou renchérit : "c'est une bulle d'oxygène, mais ça ne résout pas le problème du surendettement de nombreux Etats de la zone euro". La partie la plus difficile commence donc maintenant, avec la mise en place des plans de rigueur partout en Europe. Et en contrepartie, la définition de sanctions pour ceux qui n'iraient pas assez loin dans le régime sec. Même si cela n'a jamais été lé fort de Bruxelles, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a d'ailleurs exprimé dès lundi le souhait que les budgets des Etats de l'UE soient davantage sous surveillance. Sans donner plus de détail. La mise en place d'un monitoring plus poussé de la situation financière des pays de l'euroland sera sans doute un des prochains défis de la zone.
Le premier étage, c'est la Commission européenne : en empruntant sur les marchés, avec une garantie apportée par le budget communautaire, elle va être ainsi capable de prêter 60 milliards d'euros aux membres de la zone euro qui pourraient en avoir besoin. "Une vraie révolution, pour Elie Cohen, chercheur au CNRS : c'est un mécanisme quasi-fédéral, mais qui porte sur une somme réduite, et insuffisante par rapport aux besoins". Le complément est fourni par le deuxième étage, constitué par les Etats membres de la zone euro eux-mêmes. Ils vont créer une société spéciale chargée d'emprunter sur les marchés, et lui apporter leurs garanties, proportionnellement à leur participation dans le capital de la BCE - soit 88 milliards environ pour la France. Cette société ad hoc, de droit privé luxembourgeois, sera capable d'emprunter jusqu'à 440 milliards d'euros pour le prêter ensuite aux pays qui le demandent. En tout, donc, 500 milliards d'euros sont mobilisables.
500 milliards d'euros! C'est une somme énorme!
Oui. Une somme gigantesque, à laquelle il faut ajouter 250 milliards d'euros que le FMI pourra lui aussi fournir. 750 milliards, donc. De quoi impressionner favorablement les marchés financiers, ce qui était l'un des objectifs. Et ça a marché : les Bourses sont euphoriques ce lundi, les taux grecs se détendent de façon spectaculaire et l'euro remonte au-dessus de 1,3 dollar.
Mais d'où sort tout cet argent?
Attention. Pour le moment, c'est de l'argent complètement virtuel. Il est mobilisable, pas mobilisé. Et il ne sera utilisé en totalité qu'en cas d'énorme catastrophe. C'est un peu le même schéma que celui utilisé lors du plan de soutien aux banques françaises, à l'automne 2008 : un fonds spécial avait été mis en place pour emprunter sur les marchés à la place des banques, qui n'avaient plus assez confiance pour se prêter les unes aux autres. A charge pour ce fonds, garanti par l'Etat, de prêter ensuite aux banques. On avait parlé d'un plan de 360 milliards. Mais c'était un maximum. Au final, moins de la moitié de cette somme avait été mobilisée. Ce qui ne signifie pas "dépensée", puisqu'il s'agit de prêts qui ont été, ou vont être, remboursés. C'est la même chose pour le plan de secours de l'euro. Comme le rappelle le journaliste Jean Quatremer sur son blog,"les besoins de financement sur trois ans de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal et de l'Irlande sont estimés à 500 milliards au maximum". C'est à dire moins que les 750 milliards du plan de secours.L'idée de ce dernier, c'est que le marché des dettes d'Etat fonctionne de nouveau normalement. Et, par conséquent, que le mécanisme imaginé ce week-end soit le moins utilisé possible.
Mais tout de même... Ce sont des sommes énormes, et les Etats sont déjà tous en déficit ! Ils empruntent pour pouvoir prêter, c'est bien ça?
C'est ça. Mais tous les Etats de la zone euro ne sont pas logés à la même enseigne. Certains sont très mal en point et les marchés ne veulent plus leur prêter - la Grèce aujourd'hui, l'Espagne, peut-être, demain. D'autres vont mieux et les marchés leur font confiance pour rembourser : c'est le cas de l'Allemagne, de la France, des Pays-Bas. "L'idée est de substituer un emprunteur crédible, constitué de l'addition des pays de la zone euro, à ceux qui ont perdu leur crédibilité", décrypte Nicolas Bouzou, économiste chez Astérès. "Les Allemands ont été contraints d'accepter, dans l'urgence, le principe d'une co-responsabilité de la dette, qu'ils avaient refusé jusqu'ici, analyse de son côté Elie Cohen. Parce qu'elle est désormais consolidée, la dette de l'ensemble des pays de la zone euro ne suscite plus la méfiance des marchés. Après tout, elle reste, au total, inférieure à celle des Etats-Unis ou du Japon".
C'est la fin de la crise, alors ?
Eh non. Comme le note sur son blog le correspondant du Financial Times à Bruxelles, "les difficultés de la zone euro n'ont pas disparu du jour au lendemain. Pour les trois prochaines années au moins, la hausse des impôts et l'austérité devront toujours être à l'ordre du jour. Et la véritable question, c'est de savoir si les gouvernements auront la volonté politique et le soutien populaire pour mettre en oeuvre les politiques impopulaires qui sont nécessaires". Nicolas Bouzou renchérit : "c'est une bulle d'oxygène, mais ça ne résout pas le problème du surendettement de nombreux Etats de la zone euro". La partie la plus difficile commence donc maintenant, avec la mise en place des plans de rigueur partout en Europe. Et en contrepartie, la définition de sanctions pour ceux qui n'iraient pas assez loin dans le régime sec. Même si cela n'a jamais été lé fort de Bruxelles, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a d'ailleurs exprimé dès lundi le souhait que les budgets des Etats de l'UE soient davantage sous surveillance. Sans donner plus de détail. La mise en place d'un monitoring plus poussé de la situation financière des pays de l'euroland sera sans doute un des prochains défis de la zone.
Source: www.lexpansion.com
Sauvetage de la Grèce: des centaines de milliards d'Euros déboursés encore une fois
L'Union européenne a mis en place un plan de secours historique avec le Fonds monétaire international (FMI) pouvant aller jusqu'à 750 milliards d'euros pour aider les pays de la zone euro en détresse financière. Pari réussi : lundi 10 mai 2010 l’euro remonte face au dollar et les bourses européennes grimpent. Si les mesures annoncées apaisent les marchés, le plus difficile reste à faire : mettre en place une discipline budgétaire efficace dans la zone euro.
Les pays de la zone euro doivent ramener leurs déficits dans les limites du Pacte de Stabilité d'ici 2014 au plus tard. Car les marchés auront besoin de mesures concrètes pour être durablement rassurés. Une période d’austérité budgétaire est incontournable pour la plupart des pays de la zone euro à partir de 2011. Après la Grèce, le Portugal et l'Espagne se sont engagés à prendre des mesures d'économies supplémentaires en 2010 et 2011 afin de réduire leur déficit. Le gouvernement portugais a indiqué lundi 10 mai qu'il tablait désormais sur un déficit en 2011 à 5,1% du PIB contre 6,6% précédemment. Le gouvernement espagnol devrait de son côté économiser 15 milliards d'euros en deux ans, surtout en retardant des investissements.
D’autres pays s'y préparent : la Belgique, l’Italie et même l’Allemagne vont mettre en œuvre des mesures de réduction budgétaires. La France a déjà annoncé la semaine dernière un gel pour trois ans des dépenses de l’Etat. Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé jeudi dernier (5 mai) une baisse de 10% de ses dépenses de fonctionnement et cinq milliards d'euros d'économies sur les niches fiscales. Le but est d’atteindre l'objectif d'un déficit public ramené à 3% du PIB en 2013, contre 8,0% attendu cette année.
Mais les syndicats ont prévenu que la lutte contre les déficits ne devait pas se faire au détriment de la cohésion sociale. De l’autre côté, les analystes craignent qu’en coupant dans les dépenses publiques, on retombe en récession. Ils préconisent des mesures certes d’austérité, mais accompagnée par une puissante stratégie de croissance et de réformes structurelles coordonnées au niveau européen. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso va dans le même sens. Il estime qu’il faut renforcer la gouvernance économique et le respect des obligations que les Etats membres ont en matière de déficits. D’ailleurs la Commission doit faire mercredi 12 mai des propositions en ce sens.
A la demande de l'Allemagne et de la France, les seize pays de la zone euro sont d’accord pour instaurer des sanctions plus efficaces contre les pays qui laisseraient filer leurs déficits. Berlin voudrait notamment les priver de certaines aides communautaires et de leurs droits de vote au Conseil.
Des chiffres inquiétants
Pour la zone euro, le déficit des comptes publics est à 6,6% du PIB en 2010 et 6,1% en 2011. Tandis que pour l’ensemble de l’Union européenne il est à 7,2% et 6,5%. La dette s'établirait quant à elle à 84,7% et 88,5% du PIB pour la zone euro et 79,6% et 83,8% pour l'ensemble des Vingt-Sept. Dans la zone euro, le taux de chômage devrait continuer à légèrement augmenter pour atteindre 10,3% en 2010 et 10,4% en 2011, contre 9,4% en 2009. Il est cependant largement supérieur à cette moyenne dans plusieurs pays. En Espagne, le pays le plus touché de la zone euro, il restera à près de 20% en 2010 et 2011, mais il sera également de plus de 13% en Irlande et en Slovaquie, autour de 13% en Grèce et de 10% en France et au Portugal.
Altin Lazaj
Source: www.rfi.fr
Les pays de la zone euro doivent ramener leurs déficits dans les limites du Pacte de Stabilité d'ici 2014 au plus tard. Car les marchés auront besoin de mesures concrètes pour être durablement rassurés. Une période d’austérité budgétaire est incontournable pour la plupart des pays de la zone euro à partir de 2011. Après la Grèce, le Portugal et l'Espagne se sont engagés à prendre des mesures d'économies supplémentaires en 2010 et 2011 afin de réduire leur déficit. Le gouvernement portugais a indiqué lundi 10 mai qu'il tablait désormais sur un déficit en 2011 à 5,1% du PIB contre 6,6% précédemment. Le gouvernement espagnol devrait de son côté économiser 15 milliards d'euros en deux ans, surtout en retardant des investissements.
D’autres pays s'y préparent : la Belgique, l’Italie et même l’Allemagne vont mettre en œuvre des mesures de réduction budgétaires. La France a déjà annoncé la semaine dernière un gel pour trois ans des dépenses de l’Etat. Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé jeudi dernier (5 mai) une baisse de 10% de ses dépenses de fonctionnement et cinq milliards d'euros d'économies sur les niches fiscales. Le but est d’atteindre l'objectif d'un déficit public ramené à 3% du PIB en 2013, contre 8,0% attendu cette année.
Mais les syndicats ont prévenu que la lutte contre les déficits ne devait pas se faire au détriment de la cohésion sociale. De l’autre côté, les analystes craignent qu’en coupant dans les dépenses publiques, on retombe en récession. Ils préconisent des mesures certes d’austérité, mais accompagnée par une puissante stratégie de croissance et de réformes structurelles coordonnées au niveau européen. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso va dans le même sens. Il estime qu’il faut renforcer la gouvernance économique et le respect des obligations que les Etats membres ont en matière de déficits. D’ailleurs la Commission doit faire mercredi 12 mai des propositions en ce sens.
A la demande de l'Allemagne et de la France, les seize pays de la zone euro sont d’accord pour instaurer des sanctions plus efficaces contre les pays qui laisseraient filer leurs déficits. Berlin voudrait notamment les priver de certaines aides communautaires et de leurs droits de vote au Conseil.
Des chiffres inquiétants
Pour la zone euro, le déficit des comptes publics est à 6,6% du PIB en 2010 et 6,1% en 2011. Tandis que pour l’ensemble de l’Union européenne il est à 7,2% et 6,5%. La dette s'établirait quant à elle à 84,7% et 88,5% du PIB pour la zone euro et 79,6% et 83,8% pour l'ensemble des Vingt-Sept. Dans la zone euro, le taux de chômage devrait continuer à légèrement augmenter pour atteindre 10,3% en 2010 et 10,4% en 2011, contre 9,4% en 2009. Il est cependant largement supérieur à cette moyenne dans plusieurs pays. En Espagne, le pays le plus touché de la zone euro, il restera à près de 20% en 2010 et 2011, mais il sera également de plus de 13% en Irlande et en Slovaquie, autour de 13% en Grèce et de 10% en France et au Portugal.
Altin Lazaj
Source: www.rfi.fr
lundi 3 mai 2010
Journée mondiale de la liberté de la presse 2010 : Le droit de savoir
Le journaliste érytrhéen Biniam Simon ne voulait pas se transformer en un perroquet de propagande du gouvernement et il se savait visé comme terroriste parce qu’il rapportait la vérité. Il a fui son pays en 2007 et vit aujourd’hui en France. Son histoire est l’un des six forts témoignages de journalistes exilés à travers le monde qui sont affichés sur le site web de l’Association mondiale des journaux et des éditeurs de nouvelles (AMJ-IFRA) à l’occasion de la Journée mondiale de la Liberté de la presse, le 3 mai. À l’autre bout du monde, l’UNESCO rassemble des journalistes et des défenseurs de la liberté de la presse à Brisbane, en Australie, du 1er au 3 mai pour célébrer cette Journée. Le thème de cette année est la liberté de l’information, le droit de savoir.
Radio Erena a été lancée à Paris par Simon et des amis afin d’avoir un service de nouvelles libre et équitable, radiodiffusée en Érythrée par satellite. Les nouvelles sont réunies auprès de sources du gouvernement érythréen et de journalistes qui risquent leur vie pour transmettre des informations. « Je ne puis imaginer qu’ils se fassent attraper un jour. Ils disparaîtraient tout simplement. Beaucoup de journalistes disparaissent tout simplement en Érythrée », dit Simon.
Cette année, l’AMJ-IFRA honore des journalistes contraints de fuir leur pays pour n’avoir rien fait d’autre que leur travail et avoir rapporté la vérité : « Cela les prive fréquemment des moyens de continuer à travailler comme journalistes, et cela réussit à les faire taire. » Simon se défend, cependant, avec Radio Erena, qui renforce les citoyens en confirmant leur droit de savoir.
Le site de l’AMJ-IFRA offre aussi des photographies, des dessins et des éditoriaux, que les médias peuvent publier gratuitement le 3 mai, ainsi qu’une page pour faire parvenir des lettres de protestation aux dirigeants du monde qui menacent la liberté de la presse.
À la conférence de Brisbane, l’UNESCO vise à favoriser la réflexion et un échange d’idées sur la liberté de l’information afin de faire progresser l’habilitation, la transparence, la reddition de comptes et la lutte contre la corruption. Les participants, parmi lesquels se trouvaient des groupes membres de l’IFEX, vont approfondir leurs discussions sur les lois sur la liberté de l’information, le vécu des journalistes sur les différentes lignes de front, et sur la liberté de l’information comme outil pour réaliser d’autres droits.
Pour la première fois, l’UNESCO demande une minute de silence le 3 mai dans les salles des nouvelles partout dans le monde pour honorer les 1 500 journalistes et plus et d’autres médias d’informations qui sont morts au cours des quatorze dernières années pour avoir tenté de mettre à nu des affaires de corruption et des violations des droits de la personne. L’International News Safety Institute (INSI) fait partie de ceux qui donnent suite à la demande de l’UNESCO, qui veut que ce geste de respect se renouvelle chaque année afin de condamner l’assassinat de journalistes et de faire cesser l’impunité pour les tueurs.
La journaliste chilienne Mónica González Mujica est honorée à titre de lauréate cette année du Prix mondial UNESCO/Guillermo Cano de la Liberté de la presse. Le prix a été créé pour reconnaître le travail de ceux qui défendent la liberté d’expression partout dans le monde, surtout si, pour cela, ils ont mis leur vie en danger.
Elle « a fait preuve de courage en faisant la lumière sur le côté sombre du Chili », a déclaré le président du jury, Joe Thloloe, Ombudsman de la presse, du Conseil de presse d’Afrique du Sud. « Elle incarne l’esprit même de cette récompense. »
Elle enquête sur les violations des droits de la personne par le général Augusto Pinochet et sa famille, et elle a été emprisonnée et torturée de 1984 à 1985 à cause de son travail. Depuis le retour de la démocratie au Chili en 1990, González Mujica travaille comme rédactrice en chef et journaliste, et dirige le Centre de Journalisme et d’enquête à Santiago, au Chili.
L’histoire de la lutte mondiale pour la liberté de la presse et pour défendre la liberté de l’information, est présentée en vedette sur le site de Freedom House, pour commémorer le 30e anniversaire de la Liberté de la presse - une étude mondiale de la liberté de la presse. Pendant chacun des 30 jours menant à la Journée mondiale de la liberté de la presse, est affiché un court essai différent sur un aspect de la liberté de la presse pour chaque année de l’étude.
Un instantané décrit la désintégration des médias en Yougoslavie pendant la guerre civile qu’a connue le pays au début des années 1990. La plupart des médias yougoslaves ont été cooptés pour répandre la propagande du gouvernement, la peur et la haine. En Algérie, 60 journalistes ont été tués dans la sanglante guerre civile des années 1990, visés par des groupes armés et par le gouvernement. La presse du Ghana a cependant connu un point tournant positif en 2001 grâce à des réformes qui ont vu l’abrogation des lois sur la diffamation criminelle et la sédition, ce qui a suscité une atmosphère permettant aux journaux privés de critiquer librement l’État.
La Journée mondiale de la liberté de la presse marque l’anniversaire de la Déclaration de Windhoek, en 1991. Cette Déclaration est un énoncé de principes qui appelle à des médias libres, indépendants et pluralistes à travers le monde. La Déclaration affirme qu’une presse libre est essentielle à l’existence de la démocratie et un objectif fondamental de l’humanité.
LES MEMBRES DE L’IFEX, FER DE LANCE DES ÉVÉNEMENTS MARQUANT LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE
Partout dans le monde, les membres de l’IFEX saisissent l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse pour faire de l’éducation, informer et galvaniser les défenseurs de la liberté de la presse pour qu’ils défient les puissances qui continuent à garder la main haute sur le flux de l’information.
AFRIQUE
Au Libéria, le Centre pour l’étude des médias et l’édification de la paix (Center for Media Studies and Peace Building, CEMESP) presse le gouvernement d’adopter trois projets de loi qui visent à réformer les médias libériens. Le CEMESP profite aussi de l’occasion du 3 mai pour souligner que la libre circulation de l’information constitue la pierre angulaire de la démocratie et qu’elle est nécessaire pour aider les citoyens ordinaires à participer pleinement à la vie publique, avoir accès à la justice et faire rendre des comptes aux responsables publics. Tout cela ne peut arriver lorsque les médias sont restreints par la loi et que les journalistes libériens continuent de souffrir les assauts des forces de sécurité, dit le CEMESP.
Aller à : http://www.ifex.org/liberia/2010/04/27/cemesp_report/
L’Association des journalistes de la presse libre d’Éthiopie (Ethiopian Free Press Journalists’ Association, EFJA) poursuit son activisme en exil depuis sa brutale suspension en 2005. À l’époque, les journalistes de l’EFJA ont fui le pays pour survivre. Les journalistes indépendants qui restent en Éthiopie se battent pour faire leur travail en dépit de la grave répression des médias. Pour la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’EFJA demande le soutien de la communauté internationale de l’IFEX afin de faire pression auprès du gouvernement éthiopien pour que celui-ci révoque les mesures illégales prises contre l’EFJA.
MOYEN-ORIENT
Mettant l’accent sur les obstacles et les mauvais traitements que subissent chaque jour dans leur travail les journalistes libanais, la Fondation Maharat, en collaboration avec l’UNESCO, rendra public le 5 mai à Beyrouth son rapport annuel sur la « Situation de la liberté d’expression et de l’accès à l’information au Liban ». Le rapport vise aussi à dénoncer les violations de l’accès à l’information et l’impunité qui entoure l’assassinat des journalistes Samir Kassir et Gebran Tueni. Le rapport sera accessible à : http://www.maharatfoundation.org/
Le Centre palestinien pour le développement et la liberté des médias (Palestinian Center for Development and Media Freedom, MADA) marque la Journée par le lancement de son programme de défense juridique des droits des journalistes palestiniens, ce qui inclut de l’aide juridique pour les journalistes, des consultations juridiques gratuites sur les questions concernant la liberté d’expression et d’édition, des ateliers sur les droits de la personne à l’intention des journalistes, ainsi qu’un guide juridique sous forme de brochure qui sera distribuée aux journalistes. Par ailleurs, le MADA remet à neuf son site web et apporte, entre autres ressources, de nouveaux liens, de nouvelles photos et des séquences vidéos sur les violations commises contre les journalistes dans les Territoires palestiniens occupés. Une version imprimée du rapport 2009 du MADA, qui contient des précisions sur 173 violations de la liberté de la presse, sera disponible le 3 mai. Aller à : http://www.madacenter.org/mada/
ASIE-PACIFIQUE
La coalition de la Campagne pour faire libérer Zarganar tiendra le 3 mai un événement très animé à Trafalgar Square, au coeur de Londres, pour demander la libération immédiate du célèbre comédien birman. Zarganar purge actuellement une peine de 35 ans de prison avoir critiqué l’incompétence de la réponse de la junte birmane au désastre de 2008 provoqué par le cyclone Nargis. Plus de 140 000 personnes ont perdu la vie et des millions d’autres sont devenues des sans-abri. Zarganar a accordé régulièrement des entrevues aux journalistes à l’étranger, mettant à nu l’ampleur de la destruction. L’événement de Londres commence à 14 heures et bénéficie du soutien de Index on Censorship. Les orateurs comprennent d’anciens prisonniers politiques birmans. Les organisateurs demandent aux supporters de porter quelque chose de rouge et d’apporter un parapluie aux couleurs vives ! Il y aura en outre des performances du Burmese Theatre Workshop. Pour plus de renseignements sur la campagne, aller à : http://www.freezarganar.org/Home.asp
La Fédération internationale des journalistes (FIJ) Asie-Pacifique et ses groupes affiliés et partenaires célèbrent la Journée par toute une gamme d’événements dans la région. Le 3 mai, le Réseau de solidarité des médias d’Asie du Sud (South Asia Media Solidarity Network, SAMSN) lancera « The Battle for Democracy: Press Freedom in South Asia 2009-10 », un rapport qui contient une analyse des droits des médias en Afghanistan, au Bangladesh, au Bhoutan, en Inde, aux Maldives, au Népal, au Pakistan et au Sri Lanka. Aller à http://asiapacific.ifj.org/en
La Fédération des journalistes népalais (Federation of Nepali Journalists, FNJ) profite du 3 mai pour approfondir les défis que doivent relever les journalistes népalais dans les domaines de la sécurité, de l’impunité et de l’autocensure qui va croissant. La FNJ tiendra des congrès simultanés à Katmandou, Nepalgunj et Biratnagar, et défilera dans les rues principales de ces villes, portant bannières, pour inaugurer les assemblées. Plus de 100 journalistes sont attendus. La FNJ érigera sur les lieux un mémorial, afin d’honorer les journalistes qui ont perdu la vie pendant le conflit.
Au Sri Lanka, la liberté des médias est devenue une farce avec la nomination récente d’un politicien connu pour insulter et agresser physiquement les journalistes au poste de sous-ministre des médias et de l’information. Le groupe Free Media Movement (FMM), basé à Colombo, collabore avec huit organisations de médias locales pour tenir le 3 mai un séminaire public afin de dénoncer les attaques contre la presse.
AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES
Au congrès qui se déroulera les 3 et 4 mai à Port of Spain, à Trinidad, l’Association des professionnels de la presse des Caraïbes (Association of Caribbean MediaWorkers, ACM) attirera l’attention sur le thème mondial de l’UNESCO, de liberté de l’information. L’ACM collaborera avec l’UNESCO, l’Association des médias de Trinidad et Tobago (Media Association of Trinidad and Tobago, MATT) et l’Association des éditeurs et des radiodiffuseurs de Trinidad et Tobago (Trinidad and Tobago Publishers and Broadcasters Association, TTPBA). Une attention particulière sera accordée aux défis auxquels sont confrontés les médias et aux possibilités qui se présentent en Haïti après le tremblement de terre.
L’Observatoire latino-américain pour la liberté d’expression (OLA) profite du 3 mai pour produire une émission de radio au Pérou, qui fait la connexion entre les organisations de journalistes à travers le pays dans le but de discuter de la situation de la liberté de la presse. La radiodiffusion peut être suivie en ligne à : http://www.anp.org.pe/. L’OLA animera en outre une émission spéciale pour rendre hommage aux journalistes péruviens et latino-américains qui sont morts parce qu’ils ne faisaient que pratiquer leur profession.
EUROPE
En Moldavie, plusieurs organisations de défense des médias, dont le Centre du journalisme indépendant (Independent Journalism Centre, IJC), vont manifester le 3 mai devant les édifices du gouvernement pour exiger l’élimination d’une taxe sur la publicité. L’IJC envisage également de tenir une conférence de presse pour faire une déclaration sur la situation de la liberté de la presse dans le pays. Le 7 mai, il y aura un atelier destiné aux juges de Moldavie sur la question de la mise en oeuvre de la loi sur la liberté d’expression. Aller à : http://www.ijc.md
Les nombre des agressions contre les journalistes ukrainiens s’est accru en 2009 et de nombreux médias ont fermé leurs portes par suite de la crise économique, dit l’Institut des mass-médias (Institute of Mass Information, IMI). Pour la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’IMI tient à Kiev une conférence de presse intitulée « Liberté de la presse en Ukraine; les prédateurs de la presse 2009 », et rendra public sa « Chronique annuelle des violations de la liberté de la presse ». En 2009, 30 journalistes ont subi des mesures d’intimidation et ont été agressés, et 27 d’entre eux ont souffert de pressions économiques et politiques indirectes. La conférence visera aussi la puissance des autorités qui musèlent la presse. Aller à :
http://eng.imi.org.ua
Source: communiqué de l'IFEX
Radio Erena a été lancée à Paris par Simon et des amis afin d’avoir un service de nouvelles libre et équitable, radiodiffusée en Érythrée par satellite. Les nouvelles sont réunies auprès de sources du gouvernement érythréen et de journalistes qui risquent leur vie pour transmettre des informations. « Je ne puis imaginer qu’ils se fassent attraper un jour. Ils disparaîtraient tout simplement. Beaucoup de journalistes disparaissent tout simplement en Érythrée », dit Simon.
Cette année, l’AMJ-IFRA honore des journalistes contraints de fuir leur pays pour n’avoir rien fait d’autre que leur travail et avoir rapporté la vérité : « Cela les prive fréquemment des moyens de continuer à travailler comme journalistes, et cela réussit à les faire taire. » Simon se défend, cependant, avec Radio Erena, qui renforce les citoyens en confirmant leur droit de savoir.
Le site de l’AMJ-IFRA offre aussi des photographies, des dessins et des éditoriaux, que les médias peuvent publier gratuitement le 3 mai, ainsi qu’une page pour faire parvenir des lettres de protestation aux dirigeants du monde qui menacent la liberté de la presse.
À la conférence de Brisbane, l’UNESCO vise à favoriser la réflexion et un échange d’idées sur la liberté de l’information afin de faire progresser l’habilitation, la transparence, la reddition de comptes et la lutte contre la corruption. Les participants, parmi lesquels se trouvaient des groupes membres de l’IFEX, vont approfondir leurs discussions sur les lois sur la liberté de l’information, le vécu des journalistes sur les différentes lignes de front, et sur la liberté de l’information comme outil pour réaliser d’autres droits.
Pour la première fois, l’UNESCO demande une minute de silence le 3 mai dans les salles des nouvelles partout dans le monde pour honorer les 1 500 journalistes et plus et d’autres médias d’informations qui sont morts au cours des quatorze dernières années pour avoir tenté de mettre à nu des affaires de corruption et des violations des droits de la personne. L’International News Safety Institute (INSI) fait partie de ceux qui donnent suite à la demande de l’UNESCO, qui veut que ce geste de respect se renouvelle chaque année afin de condamner l’assassinat de journalistes et de faire cesser l’impunité pour les tueurs.
La journaliste chilienne Mónica González Mujica est honorée à titre de lauréate cette année du Prix mondial UNESCO/Guillermo Cano de la Liberté de la presse. Le prix a été créé pour reconnaître le travail de ceux qui défendent la liberté d’expression partout dans le monde, surtout si, pour cela, ils ont mis leur vie en danger.
Elle « a fait preuve de courage en faisant la lumière sur le côté sombre du Chili », a déclaré le président du jury, Joe Thloloe, Ombudsman de la presse, du Conseil de presse d’Afrique du Sud. « Elle incarne l’esprit même de cette récompense. »
Elle enquête sur les violations des droits de la personne par le général Augusto Pinochet et sa famille, et elle a été emprisonnée et torturée de 1984 à 1985 à cause de son travail. Depuis le retour de la démocratie au Chili en 1990, González Mujica travaille comme rédactrice en chef et journaliste, et dirige le Centre de Journalisme et d’enquête à Santiago, au Chili.
L’histoire de la lutte mondiale pour la liberté de la presse et pour défendre la liberté de l’information, est présentée en vedette sur le site de Freedom House, pour commémorer le 30e anniversaire de la Liberté de la presse - une étude mondiale de la liberté de la presse. Pendant chacun des 30 jours menant à la Journée mondiale de la liberté de la presse, est affiché un court essai différent sur un aspect de la liberté de la presse pour chaque année de l’étude.
Un instantané décrit la désintégration des médias en Yougoslavie pendant la guerre civile qu’a connue le pays au début des années 1990. La plupart des médias yougoslaves ont été cooptés pour répandre la propagande du gouvernement, la peur et la haine. En Algérie, 60 journalistes ont été tués dans la sanglante guerre civile des années 1990, visés par des groupes armés et par le gouvernement. La presse du Ghana a cependant connu un point tournant positif en 2001 grâce à des réformes qui ont vu l’abrogation des lois sur la diffamation criminelle et la sédition, ce qui a suscité une atmosphère permettant aux journaux privés de critiquer librement l’État.
La Journée mondiale de la liberté de la presse marque l’anniversaire de la Déclaration de Windhoek, en 1991. Cette Déclaration est un énoncé de principes qui appelle à des médias libres, indépendants et pluralistes à travers le monde. La Déclaration affirme qu’une presse libre est essentielle à l’existence de la démocratie et un objectif fondamental de l’humanité.
LES MEMBRES DE L’IFEX, FER DE LANCE DES ÉVÉNEMENTS MARQUANT LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE
Partout dans le monde, les membres de l’IFEX saisissent l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse pour faire de l’éducation, informer et galvaniser les défenseurs de la liberté de la presse pour qu’ils défient les puissances qui continuent à garder la main haute sur le flux de l’information.
AFRIQUE
Au Libéria, le Centre pour l’étude des médias et l’édification de la paix (Center for Media Studies and Peace Building, CEMESP) presse le gouvernement d’adopter trois projets de loi qui visent à réformer les médias libériens. Le CEMESP profite aussi de l’occasion du 3 mai pour souligner que la libre circulation de l’information constitue la pierre angulaire de la démocratie et qu’elle est nécessaire pour aider les citoyens ordinaires à participer pleinement à la vie publique, avoir accès à la justice et faire rendre des comptes aux responsables publics. Tout cela ne peut arriver lorsque les médias sont restreints par la loi et que les journalistes libériens continuent de souffrir les assauts des forces de sécurité, dit le CEMESP.
Aller à : http://www.ifex.org/liberia/2010/04/27/cemesp_report/
L’Association des journalistes de la presse libre d’Éthiopie (Ethiopian Free Press Journalists’ Association, EFJA) poursuit son activisme en exil depuis sa brutale suspension en 2005. À l’époque, les journalistes de l’EFJA ont fui le pays pour survivre. Les journalistes indépendants qui restent en Éthiopie se battent pour faire leur travail en dépit de la grave répression des médias. Pour la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’EFJA demande le soutien de la communauté internationale de l’IFEX afin de faire pression auprès du gouvernement éthiopien pour que celui-ci révoque les mesures illégales prises contre l’EFJA.
MOYEN-ORIENT
Mettant l’accent sur les obstacles et les mauvais traitements que subissent chaque jour dans leur travail les journalistes libanais, la Fondation Maharat, en collaboration avec l’UNESCO, rendra public le 5 mai à Beyrouth son rapport annuel sur la « Situation de la liberté d’expression et de l’accès à l’information au Liban ». Le rapport vise aussi à dénoncer les violations de l’accès à l’information et l’impunité qui entoure l’assassinat des journalistes Samir Kassir et Gebran Tueni. Le rapport sera accessible à : http://www.maharatfoundation.org/
Le Centre palestinien pour le développement et la liberté des médias (Palestinian Center for Development and Media Freedom, MADA) marque la Journée par le lancement de son programme de défense juridique des droits des journalistes palestiniens, ce qui inclut de l’aide juridique pour les journalistes, des consultations juridiques gratuites sur les questions concernant la liberté d’expression et d’édition, des ateliers sur les droits de la personne à l’intention des journalistes, ainsi qu’un guide juridique sous forme de brochure qui sera distribuée aux journalistes. Par ailleurs, le MADA remet à neuf son site web et apporte, entre autres ressources, de nouveaux liens, de nouvelles photos et des séquences vidéos sur les violations commises contre les journalistes dans les Territoires palestiniens occupés. Une version imprimée du rapport 2009 du MADA, qui contient des précisions sur 173 violations de la liberté de la presse, sera disponible le 3 mai. Aller à : http://www.madacenter.org/mada/
ASIE-PACIFIQUE
La coalition de la Campagne pour faire libérer Zarganar tiendra le 3 mai un événement très animé à Trafalgar Square, au coeur de Londres, pour demander la libération immédiate du célèbre comédien birman. Zarganar purge actuellement une peine de 35 ans de prison avoir critiqué l’incompétence de la réponse de la junte birmane au désastre de 2008 provoqué par le cyclone Nargis. Plus de 140 000 personnes ont perdu la vie et des millions d’autres sont devenues des sans-abri. Zarganar a accordé régulièrement des entrevues aux journalistes à l’étranger, mettant à nu l’ampleur de la destruction. L’événement de Londres commence à 14 heures et bénéficie du soutien de Index on Censorship. Les orateurs comprennent d’anciens prisonniers politiques birmans. Les organisateurs demandent aux supporters de porter quelque chose de rouge et d’apporter un parapluie aux couleurs vives ! Il y aura en outre des performances du Burmese Theatre Workshop. Pour plus de renseignements sur la campagne, aller à : http://www.freezarganar.org/Home.asp
La Fédération internationale des journalistes (FIJ) Asie-Pacifique et ses groupes affiliés et partenaires célèbrent la Journée par toute une gamme d’événements dans la région. Le 3 mai, le Réseau de solidarité des médias d’Asie du Sud (South Asia Media Solidarity Network, SAMSN) lancera « The Battle for Democracy: Press Freedom in South Asia 2009-10 », un rapport qui contient une analyse des droits des médias en Afghanistan, au Bangladesh, au Bhoutan, en Inde, aux Maldives, au Népal, au Pakistan et au Sri Lanka. Aller à http://asiapacific.ifj.org/en
La Fédération des journalistes népalais (Federation of Nepali Journalists, FNJ) profite du 3 mai pour approfondir les défis que doivent relever les journalistes népalais dans les domaines de la sécurité, de l’impunité et de l’autocensure qui va croissant. La FNJ tiendra des congrès simultanés à Katmandou, Nepalgunj et Biratnagar, et défilera dans les rues principales de ces villes, portant bannières, pour inaugurer les assemblées. Plus de 100 journalistes sont attendus. La FNJ érigera sur les lieux un mémorial, afin d’honorer les journalistes qui ont perdu la vie pendant le conflit.
Au Sri Lanka, la liberté des médias est devenue une farce avec la nomination récente d’un politicien connu pour insulter et agresser physiquement les journalistes au poste de sous-ministre des médias et de l’information. Le groupe Free Media Movement (FMM), basé à Colombo, collabore avec huit organisations de médias locales pour tenir le 3 mai un séminaire public afin de dénoncer les attaques contre la presse.
AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES
Au congrès qui se déroulera les 3 et 4 mai à Port of Spain, à Trinidad, l’Association des professionnels de la presse des Caraïbes (Association of Caribbean MediaWorkers, ACM) attirera l’attention sur le thème mondial de l’UNESCO, de liberté de l’information. L’ACM collaborera avec l’UNESCO, l’Association des médias de Trinidad et Tobago (Media Association of Trinidad and Tobago, MATT) et l’Association des éditeurs et des radiodiffuseurs de Trinidad et Tobago (Trinidad and Tobago Publishers and Broadcasters Association, TTPBA). Une attention particulière sera accordée aux défis auxquels sont confrontés les médias et aux possibilités qui se présentent en Haïti après le tremblement de terre.
L’Observatoire latino-américain pour la liberté d’expression (OLA) profite du 3 mai pour produire une émission de radio au Pérou, qui fait la connexion entre les organisations de journalistes à travers le pays dans le but de discuter de la situation de la liberté de la presse. La radiodiffusion peut être suivie en ligne à : http://www.anp.org.pe/. L’OLA animera en outre une émission spéciale pour rendre hommage aux journalistes péruviens et latino-américains qui sont morts parce qu’ils ne faisaient que pratiquer leur profession.
EUROPE
En Moldavie, plusieurs organisations de défense des médias, dont le Centre du journalisme indépendant (Independent Journalism Centre, IJC), vont manifester le 3 mai devant les édifices du gouvernement pour exiger l’élimination d’une taxe sur la publicité. L’IJC envisage également de tenir une conférence de presse pour faire une déclaration sur la situation de la liberté de la presse dans le pays. Le 7 mai, il y aura un atelier destiné aux juges de Moldavie sur la question de la mise en oeuvre de la loi sur la liberté d’expression. Aller à : http://www.ijc.md
Les nombre des agressions contre les journalistes ukrainiens s’est accru en 2009 et de nombreux médias ont fermé leurs portes par suite de la crise économique, dit l’Institut des mass-médias (Institute of Mass Information, IMI). Pour la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’IMI tient à Kiev une conférence de presse intitulée « Liberté de la presse en Ukraine; les prédateurs de la presse 2009 », et rendra public sa « Chronique annuelle des violations de la liberté de la presse ». En 2009, 30 journalistes ont subi des mesures d’intimidation et ont été agressés, et 27 d’entre eux ont souffert de pressions économiques et politiques indirectes. La conférence visera aussi la puissance des autorités qui musèlent la presse. Aller à :
http://eng.imi.org.ua
Source: communiqué de l'IFEX
Sony pourrait présenter la première Google TV en mai
Selon une source du Wall Street Journal, un téléviseur équipé d'Android et capable d'accéder à des applications web via la TV serait présenté par le fabricant japonais lors de la conférence développeurs de Google, ce mois ci.
Le projet de "Google TV" sur lequel travailleraient Sony, Intel et Logitech, pourrait être présenté lors de la prochaine conférence de Google dédiée aux développeurs, les 19 et 20 mai, croit savoir le Wall Street Journal. Sony dévoilerait alors un téléviseur sous Android, le système d'exploitation de Google jusqu'à présent adapté uniquement aux plateformes mobiles.
Cette version adaptée d'Android, qui permettrait d'avoir accès à des applications spécialement créées pour l'écran de télévision, serait également en mesure d'être installée sur des décodeurs, des lecteurs Blu-Ray et autres matériels disposant d'une connexion internet.
La conférence de Google pour les développeurs doit rassembler plus de 3.000 personnes à San Francisco. Une présentation de Google TV lors de cet événement serait tout à fait plausible, dans la mesure où le succès du service dépendra de la capacité des développeurs à concevoir des applications intéressantes pour les internautes.
Si Sony n'a pas jusqu'ici confirmé qu'il travaillait sur ce projet, ce n'est pas le cas de Samsung, qui a déclaré à la presse coréenne qu'il en étudiait la faisabilité. Le Coréen a été le premier à lancer une boutique d'applications pour la télévision, Samsung Apps.
Source: www.lexpansion.com
Le projet de "Google TV" sur lequel travailleraient Sony, Intel et Logitech, pourrait être présenté lors de la prochaine conférence de Google dédiée aux développeurs, les 19 et 20 mai, croit savoir le Wall Street Journal. Sony dévoilerait alors un téléviseur sous Android, le système d'exploitation de Google jusqu'à présent adapté uniquement aux plateformes mobiles.
Cette version adaptée d'Android, qui permettrait d'avoir accès à des applications spécialement créées pour l'écran de télévision, serait également en mesure d'être installée sur des décodeurs, des lecteurs Blu-Ray et autres matériels disposant d'une connexion internet.
La conférence de Google pour les développeurs doit rassembler plus de 3.000 personnes à San Francisco. Une présentation de Google TV lors de cet événement serait tout à fait plausible, dans la mesure où le succès du service dépendra de la capacité des développeurs à concevoir des applications intéressantes pour les internautes.
Si Sony n'a pas jusqu'ici confirmé qu'il travaillait sur ce projet, ce n'est pas le cas de Samsung, qui a déclaré à la presse coréenne qu'il en étudiait la faisabilité. Le Coréen a été le premier à lancer une boutique d'applications pour la télévision, Samsung Apps.
Source: www.lexpansion.com
Journée mondiale de la liberté de la presse: les atteintes à la liberté d'information se poursuivent
Ce 3 mai, c'est la Journée mondiale de la liberté de la presse. Elle a été instituée par les Nations unies en 1993, à la suite de la Déclaration de Windhoek sur la promotion de médias indépendants et pluralistes, le 3 mai 1991. «La liberté d'information, le droit de savoir», c'est le thème choisi cette année. A l'occasion de cette journée, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rappelé qu'à travers le monde, «des gouvernements et d'autres détenteurs de pouvoir trouvent de nombreux moyens d'entraver» la liberté de la presse. Selon l'Unesco, 77 journalistes ont été assassinés l'année dernière.
L’association Reporters sans frontières a dressé une liste de quarante «prédateurs de la liberté de la presse». Ce sont des responsables politiques ou religieux ou encore des groupes armés : les cartels de la drogue au Mexique ou les groupes armés en Colombie, les organisations mafieuses en Italie ; c’est aussi Than Shwe, chef de la junte en Birmanie, Vladimir Poutine en Russie, les plus hautes autorités en Iran ou encore le président Ben Ali en Tunisie.
Parmi ces «prédateurs», le chef des talibans de l’Afghanistan et du Pakistan, le mollah Omar. L'occasion de rappeler que deux journalistes français de la chaîne de télévision France 3 sont toujours détenus en otage en Afghanistan. Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont été enlevés par un groupe taliban le 30 décembre dernier à l’est du pays, en compagnie de leur chauffeur et de leur traducteur.
Concernant le continent africain, la situation est très contrastée entre pays vertueux et pays où sévissent les «prédateurs» pointés par Reporters sans frontières qui a relevé huit noms en Afrique subsaharienne. Les prédateurs exercent leur répression en Erythrée, Gambie, Guinée équatoriale, Nigeria, Rwanda, Somalie, Swaziland et Zimbabwe. L'année 2009 a été très difficile pour les journalistes en Afrique comme le rappelle Ambroise Pierre, responsable Afrique à RSF.
Source: www.rfi.fr
L’association Reporters sans frontières a dressé une liste de quarante «prédateurs de la liberté de la presse». Ce sont des responsables politiques ou religieux ou encore des groupes armés : les cartels de la drogue au Mexique ou les groupes armés en Colombie, les organisations mafieuses en Italie ; c’est aussi Than Shwe, chef de la junte en Birmanie, Vladimir Poutine en Russie, les plus hautes autorités en Iran ou encore le président Ben Ali en Tunisie.
Parmi ces «prédateurs», le chef des talibans de l’Afghanistan et du Pakistan, le mollah Omar. L'occasion de rappeler que deux journalistes français de la chaîne de télévision France 3 sont toujours détenus en otage en Afghanistan. Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont été enlevés par un groupe taliban le 30 décembre dernier à l’est du pays, en compagnie de leur chauffeur et de leur traducteur.
Concernant le continent africain, la situation est très contrastée entre pays vertueux et pays où sévissent les «prédateurs» pointés par Reporters sans frontières qui a relevé huit noms en Afrique subsaharienne. Les prédateurs exercent leur répression en Erythrée, Gambie, Guinée équatoriale, Nigeria, Rwanda, Somalie, Swaziland et Zimbabwe. L'année 2009 a été très difficile pour les journalistes en Afrique comme le rappelle Ambroise Pierre, responsable Afrique à RSF.
Source: www.rfi.fr
dimanche 25 avril 2010
Le CPJ publie son Index de l’Impunité de 2010 : l’Irak et la Somalie arrivent en tête de liste
Douze pays où les journalistes sont régulièrement assassinés et où les gouvernements négligent de faire enquête sur les crimes et d’en rechercher les auteurs figurent en bonne place sur l’Index de l’Impunité dressé par le CPJ pour 2010. La compilation a été rendue publique cette semaine afin de coïncider avec un sommet international sur l’impunité qui a lieu à New York, où les défenseurs de la liberté de la presse et des journalistes se rassemblent pour discuter de stratégies afin de faire cesser la violence contre la presse.
En créant l’index, le CPJ s’est penché sur les meurtres de journalistes à travers le monde entre 2000 et 2009. Les cas sont considérés comme non résolus lorsque aucune condamnation n’a été obtenue. Les pays qui comptent cinq cas et plus non résolus sont inclus dans l’index. Cette année, ce critère sert à désigner 12 pays.
Tout au haut de la liste se trouvent deux pays aux prises avec un conflit : l’Irak, qui recense 88 meurtres de journalistes non résolus depuis les dix dernières années; et la Somalie qui arrive au second rang, à cause du règne de terreur que les insurgés font vivre aux médias. Les militants ciblent particulièrement les journalistes de la radio indépendante de Somalie, qui courent donc des risques accrus en raison d’un gouvernement fédéral faible, qui ne parvient pas à poursuivre les suspects.
Dans certains pays, la culture d’impunité a poussé les journalistes à l’exil ou à pratiquer l’autocensure pour survivre. Le Sri Lanka se classe au quatrième rang de l’index, avec 10 meurtres non résolus; un grand nombre de ses journalistes d’expérience ont quitté le pays. Des journalistes sri-lankais ont été attaqués à cause de leur couverture de la guerre civile, des droits de la personne, de la politique, des affaires militaires et de la corruption. Au Mexique, l’autocensure est tellement répandue que des événements majeurs ne sont même pas rapportés. Aussi, l’incapacité du gouvernement mexicain à freiner la brutalité des cartels de la drogue a hissé le pays de deux rangs dans la liste.
La Russie arrive au huitième rang avec trois journalistes assassinés en 2009, ce qui porte à 18 le nombre des meurtres non résolus dans le pays au cours des dix dernières années. Sergeï Sokolov, rédacteur en chef adjoint du journal indépendant « Novaïa Gazeta » de Moscou, qui a assisté au sommet, a déclaré que l’attention internationale sur l’impunité change tout parce que « la pire chose du monde, c’est de se sentir isolé ».
La Colombie et le Brésil, toutefois, ont connu d’importants progrès dans la réduction de la violence mortelle dirigée contre les journalistes et dans la poursuite en justice des tueurs. Au cours des trois dernières années, un seul journaliste colombien a été tué pour des raisons liées à son travail. Et le Brésil s’est arrangé pour sortir complètement de l’index en « enquêtant et en poursuivant les auteurs de ces crimes ». Les procureurs ont remporté récemment des condamnations contre quatre individus, dont trois membres de la police militaire.
« Notre but en compilant cet index est d’encourager les leaders de ces nations à passer à l’action », dit le CPJ. « Un grand nombre de ces cas sont solubles - les auteurs ont été identifiés, mais les autorités n’ont pas la volonté politique d’intenter des poursuites. »
Les constatations du CPJ montrent que l’impunité concernant les crimes commis contre les médias est vraiment forte en Asie du Sud, où le Sri Lanka, l’Afghanistan, le Népal, le Bangladesh, le Pakistan et l’Inde figurent sur la liste. À travers le monde, plus de 90 pour 100 des victimes sont des reporters locaux qui couvrent la scène judiciaire, les affaires de corruption et la sécurité nationale. En Afghanistan toutefois, la plupart des journalistes tués étaient des reporters internationaux. L’index rapporte également que les menaces faites contre les journalistes constituent des indicateurs importants; quatre journalistes sur dix assassinés avaient reçu des menaces avant d’être tués.
Le taux de l’impunité aux Philippines a monté en flèche, le pays est passé du sixième au troisième rang avec le meurtre, en novembre, de 30 journalistes et de deux travailleurs de soutien aux médias dans la province de Maguindanao. Les autorités ont inculpé près de 200 personnes en rapport avec ce massacre, dont des dirigeants politiques locaux. Mais l’impunité reste profondément ancrée dans les moeurs politiques. Deux des suspects les plus en vue, membres du clan Ampatuan qui aurait planifié le meurtre de 57 personnes, dont des journalistes, ont été récemment retirés de l’acte d’accusation de meurtres multiples, bien qu’ils soient toujours en détention préventive.
La justice a été sacrifiée par clientélisme politique, dit le Centre pour la liberté et la responsabilité des médias (Center for Media Freedom and Responsibility, CMFR). « La présidente Gloria Macapagal Arroyo préférerait que le public oublie toute l’affaire, mais on ne peut nier que les Ampatuans étaient, et pourraient bien être toujours, ses alliés politiques, et que leur aide pourrait s’avérer cruciale pour assurer la victoire des candidats de la coalition au pouvoir autant au palier national qu’au palier local. » Depuis dix ans, le CPJ a recensé 55 meurtres non résolus aux Philippines.
Prenant la parole au sommet, Melinda Quintos de Jesus, directrice générale du CMFR, a dit espérer que le massacre inciterait le public à comprendre qu’« il s’agit d’une culture générale qui échappe vraiment à la règle de droit ».
La solidarité entre les médias d’information et les journalistes est essentielle pour combattre l’impunité, a indiqué sur son blogue Ricardo Trotti, de la Société interaméricaine de la presse (SIP) lors du sommet. L’absence de formation et de professionnalisme et la négligence de certains médias et de certains journalistes rendent journalistes et artisans des médias davantage vulnérables. Les journalistes doivent s’unir afin de sensibiliser le public à la nécessité de sauvegarder la liberté d’expression.
Source: communiqué de l'IFEX
En créant l’index, le CPJ s’est penché sur les meurtres de journalistes à travers le monde entre 2000 et 2009. Les cas sont considérés comme non résolus lorsque aucune condamnation n’a été obtenue. Les pays qui comptent cinq cas et plus non résolus sont inclus dans l’index. Cette année, ce critère sert à désigner 12 pays.
Tout au haut de la liste se trouvent deux pays aux prises avec un conflit : l’Irak, qui recense 88 meurtres de journalistes non résolus depuis les dix dernières années; et la Somalie qui arrive au second rang, à cause du règne de terreur que les insurgés font vivre aux médias. Les militants ciblent particulièrement les journalistes de la radio indépendante de Somalie, qui courent donc des risques accrus en raison d’un gouvernement fédéral faible, qui ne parvient pas à poursuivre les suspects.
Dans certains pays, la culture d’impunité a poussé les journalistes à l’exil ou à pratiquer l’autocensure pour survivre. Le Sri Lanka se classe au quatrième rang de l’index, avec 10 meurtres non résolus; un grand nombre de ses journalistes d’expérience ont quitté le pays. Des journalistes sri-lankais ont été attaqués à cause de leur couverture de la guerre civile, des droits de la personne, de la politique, des affaires militaires et de la corruption. Au Mexique, l’autocensure est tellement répandue que des événements majeurs ne sont même pas rapportés. Aussi, l’incapacité du gouvernement mexicain à freiner la brutalité des cartels de la drogue a hissé le pays de deux rangs dans la liste.
La Russie arrive au huitième rang avec trois journalistes assassinés en 2009, ce qui porte à 18 le nombre des meurtres non résolus dans le pays au cours des dix dernières années. Sergeï Sokolov, rédacteur en chef adjoint du journal indépendant « Novaïa Gazeta » de Moscou, qui a assisté au sommet, a déclaré que l’attention internationale sur l’impunité change tout parce que « la pire chose du monde, c’est de se sentir isolé ».
La Colombie et le Brésil, toutefois, ont connu d’importants progrès dans la réduction de la violence mortelle dirigée contre les journalistes et dans la poursuite en justice des tueurs. Au cours des trois dernières années, un seul journaliste colombien a été tué pour des raisons liées à son travail. Et le Brésil s’est arrangé pour sortir complètement de l’index en « enquêtant et en poursuivant les auteurs de ces crimes ». Les procureurs ont remporté récemment des condamnations contre quatre individus, dont trois membres de la police militaire.
« Notre but en compilant cet index est d’encourager les leaders de ces nations à passer à l’action », dit le CPJ. « Un grand nombre de ces cas sont solubles - les auteurs ont été identifiés, mais les autorités n’ont pas la volonté politique d’intenter des poursuites. »
Les constatations du CPJ montrent que l’impunité concernant les crimes commis contre les médias est vraiment forte en Asie du Sud, où le Sri Lanka, l’Afghanistan, le Népal, le Bangladesh, le Pakistan et l’Inde figurent sur la liste. À travers le monde, plus de 90 pour 100 des victimes sont des reporters locaux qui couvrent la scène judiciaire, les affaires de corruption et la sécurité nationale. En Afghanistan toutefois, la plupart des journalistes tués étaient des reporters internationaux. L’index rapporte également que les menaces faites contre les journalistes constituent des indicateurs importants; quatre journalistes sur dix assassinés avaient reçu des menaces avant d’être tués.
Le taux de l’impunité aux Philippines a monté en flèche, le pays est passé du sixième au troisième rang avec le meurtre, en novembre, de 30 journalistes et de deux travailleurs de soutien aux médias dans la province de Maguindanao. Les autorités ont inculpé près de 200 personnes en rapport avec ce massacre, dont des dirigeants politiques locaux. Mais l’impunité reste profondément ancrée dans les moeurs politiques. Deux des suspects les plus en vue, membres du clan Ampatuan qui aurait planifié le meurtre de 57 personnes, dont des journalistes, ont été récemment retirés de l’acte d’accusation de meurtres multiples, bien qu’ils soient toujours en détention préventive.
La justice a été sacrifiée par clientélisme politique, dit le Centre pour la liberté et la responsabilité des médias (Center for Media Freedom and Responsibility, CMFR). « La présidente Gloria Macapagal Arroyo préférerait que le public oublie toute l’affaire, mais on ne peut nier que les Ampatuans étaient, et pourraient bien être toujours, ses alliés politiques, et que leur aide pourrait s’avérer cruciale pour assurer la victoire des candidats de la coalition au pouvoir autant au palier national qu’au palier local. » Depuis dix ans, le CPJ a recensé 55 meurtres non résolus aux Philippines.
Prenant la parole au sommet, Melinda Quintos de Jesus, directrice générale du CMFR, a dit espérer que le massacre inciterait le public à comprendre qu’« il s’agit d’une culture générale qui échappe vraiment à la règle de droit ».
La solidarité entre les médias d’information et les journalistes est essentielle pour combattre l’impunité, a indiqué sur son blogue Ricardo Trotti, de la Société interaméricaine de la presse (SIP) lors du sommet. L’absence de formation et de professionnalisme et la négligence de certains médias et de certains journalistes rendent journalistes et artisans des médias davantage vulnérables. Les journalistes doivent s’unir afin de sensibiliser le public à la nécessité de sauvegarder la liberté d’expression.
Source: communiqué de l'IFEX
Inscription à :
Commentaires (Atom)