lundi 12 avril 2010

BAE Systems devient le numéro 1 mondial de l'armement

Le groupe britannique de défense BAE Systems est devenu le plus grand fabricant d'armement au monde, un titre revenant pour la première fois par un groupe non-américain, selon un rapport publié lundi.
En 2008, la firme britannique a ravi la première place à l'américain Boeing, selon un classement mondial (hors Chine) des 100 principaux fabricants d'armes établi par l'Institut international de recherche pour la paix (Sipri), "think-tank" de référence en matière d'armement basé à Stockholm. "La raison principale pour laquelle BAE est devenu le premier fabricant d'armes au monde en 2008 est la hausse de ses ventes aux Etats-Unis, qui ont compensé des baisses ailleurs, notamment au Royaume-Uni", souligne le Sipri.
Leader du classement un an auparavant, Boeing, avec 29,2 milliards de dollars (21,6 milliards d'euros) de ventes d'armes, rétrograde à la troisième place, derrière BAE Systems (32,4 milliards de dollars) et son compatriote Lockheed Martin (29,4 milliards). Suivent trois groupes américains, Northrup Grumman, General Dynamics et Reytheon, qui devancent l'européen EADS, 7e. L'italien Finmeccanica est 8e, me français Thales 10e, tandis que le premier groupe russe, Almaz-Antei, est 18e.

En 2008, les 100 plus grands groupes de défense au monde ont réalisé un chiffre d'affaires dans l'armement de 385 milliards de dollars (285 milliards d'euros), en hausse de 11% sur un an, selon le Sipri. "Pour mettre ces chiffres en perspective, l'aide totale au développement des pays de l'OCDE était de 120 milliards de dollars en 2008", écrit-il. L'institut souligne également que les ventes d'armes du seul Lockheed Martin dépassent de 4 milliards le montant de l'aide américaine au développement et que celles de BAE sont supérieures aux Produit intérieurs brut (PIB) de 105 pays dans le monde.
Le classement du Sipri permet de mettre en exergue les principaux groupes pour les seules ventes d'armes, de nombreux groupes de défense ayant d'autres activités civiles dans leur chiffre d'affaires.
Contrairement à Boeing et Lockheed, qui réalisent respectivement 48% et 70% de leur chiffre d'affaires dans l'armement, les armes représentent la quasi-totalité (95%) des ventes de BAE Systems, selon l'institut.

Né en 1999 de la fusion de Marconi et British Aerospace, BAE Systems, qui compte parmi ses produits phare l'avion de combat Eurofighter, le char Bradley ou encore le sous-marin nucléaire Astute, réalise 59% de son chiffre d'affaires aux Etats-Unis. BAE, dont les principaux sites de production se trouvent aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, mais également en Suède, en Afrique du Sud et en Australie, "montre réellement l'internationalisation croissante de l'industrie de l'armement et l'attractivité du marché américain", souligne Susan Jackson, experte du secteur au sein du Sipri. Les ventes du britannique sont principalement tirées par les commandes de l'armée américaine pour l'Afghanistan de véhicules blindés conçus pour résister aux mines et aux engins explosifs (MRAP).
Fondé en 1966, le Sipri réalise ce classement, parmi d'autres études suivies, depuis 1990. L'institut de recherche dans la capitale suédoise définit les ventes d'armes "comme les ventes de biens et services militaires spécifiquement destinés à des utilisations militaires à des clients militaires, tant nationales qu'à l'exportation".
Source: www.lexpansion.com

jeudi 8 avril 2010

La BCE échoue à rassurer les marchés sur la Grèce

Jean-Claude Trichet a eu beau écarter tout risque de défaut de paiement de la Grèce, les bourses européennes ont dérapé jeudi, emportées par des rumeurs, tandis que les rendements des obligations grecques continuent de monter.
La Bourse de Paris a terminé jeudi en nette baisse, le CAC 40 ayant reculé de 1,20%, inquiète de la situation budgétaire de la Grèce et d'un risque de contagion à d'autres pays de la zone euro. Paris repasse ainsi sous les 4000 points, à 3978,46 points. Sur les autres places européennes, la tendance a également été négative: Francfort a cédé 0,81%, Londres 0,86%.
Dès son ouverture, le marché parisien a été miné par des inquiétudes sur la situation budgétaire de la Grèce, dont les taux pour refinancer sa dette ont atteint dans la matinée des niveaux record depuis son entrée dans la zone euro. Les rendements obligataires à 10 ans ont dépassé 7,5%.

Les banques françaises attaquées
"On est encore dans une séance où la rumeur l'a emporté", a commenté Bertrand Lamielle, directeur de la gestion chez B*Capital (BNP Paribas), citant de nouvelles rumeurs sur le recours ou non au FMI par la Grèce. Les valeurs bancaires françaises ont également souffert d'interrogations concernant leur exposition à la dette grecque, la plus forte d'Europe, selon un rapport de la Banque des règlements internationaux. Dexia a ainsi enregistré la plus forte baisse du CAC 40 (-3,35%) suivi par Société Générale (-3,14%).
Ces inquiétudes autour de la Grèce et des dettes des Etats en général ont eu un impact important sur les marchés qui évoluaient encore en début de semaine à leur plus haut niveau depuis le début de l'année. "Le sujet grec n'est pas un sujet isolé, tous les pays sont concernés par la question des dettes et ce sera le sujet de 2010 et de 2011", a affirmé le gérant d'actions.
Lors de la réunion de la BCE jeudi, Jean-Claude Trichet a pourtant tenté de calmer les esprits en affirmant qu'un défaut de paiement de la Grèce était "hors de question". Il a également fait l'éloge du plan de secours pour la Grèce décidé fin mars par les Etats européens et le Fonds monétaire international (FMI), jugeant ce mécanisme inédit "fonctionnel", alors que les marchés s'inquiètent depuis plusieurs jours de sa viabilité. "Personne ne devrait prendre à la légère une déclaration signée par tous les chefs de gouvernement" de la zone euro, a-t-il insisté.
Le Français, hostile à l'intervention du FMI, s'est ainsi livré à un exercice de haute voltige en justifiant un dispositif qui n'avait pas ses faveurs au départ, parce qu'il fait passer la BCE au second rang. "M. Trichet a eu aujourd'hui quelques moments de faiblesses et n'a pas vraiment expliqué avec conviction le revirement de la BCE", a commenté l'économiste d'ING Carsten Brzeski.

Le président de la BCE a rappelé que la décision d'activer ce plan dépendait du gouvernement grec, et que dans ce cas là, "nous verrions comment le mettre en oeuvre". Il a aussi souligné qu'il était du ressort des pays prêteurs de décider quels taux d'intérêt s'appliqueraient pour une telle aide. Il a de nouveau appelé les Etats à prendre leurs responsabilités pour réduire leurs déficits publics. A cet égard la Grèce a fait état d'une réduction de 40% de son déficit budgétaire au premier trimestre, sous l'effet des premières mesures d'austérité. Crédibilisant ainsi, selon le ministre des finances grec, l'objectif de réduction à 8,7% du PIB en 2010" contre 12,9% l'an dernier.
La BCE laisse ouvertes les vannes du crédit aux banques
Après avoir maintenu sans surprise son principal taux directeur à 1%, la BCE a par ailleurs dévoilé des détails sur sa décision annoncée fin mars de rester souple dans ses conditions de crédit aux banques jusqu'à janvier 2011.
Depuis l'aggravation de la crise financière à l'automne 2008 après la faillite de Lehman Brothers, la BCE a décidé d'être moins regardante sur la qualité des garanties ("collatéraux") apportées par les banques en échange de leur refinancement. Cette décision permet notamment aux obligations de la Grèce de rester éligibles comme garanties auprès de la BCE, et pour les banques grecques de se refinancer toujours aisément auprès d'elle.
A défaut d'avoir pleinement rassuré, les déclarations du patron de ont quelque peu apaisé les marchés jeudi après-midi, ou du moins n'ont pas aggravé leur situation.
Le rendement des obligations grecques, qui a atteint jeudi des niveaux records de plus de 7%, a ainsi légèrement baissé dans l'après-midi. L'euro, en perte de vitesse face au billet vert à cause de la Grèce, s'est un peu repris jeudi à 1,3348 dollar contre 1,3339 dollar mercredi soir. La monnaie européenne a profité de la réduction du déficit grec mais aussi d'un accès de faiblesse du billet vert, lié notamment à des analyses sur l'emploi peu optimistes de Ben Bernanke, le patron de la Fed.
Du côté des prévisions de croissance, la BCE n'a pas changé de cap et prévoit toujours une reprise modérée cette année en zone euro et probablement inégale, en raison de multiples facteurs d'incertitude. La BCE table sur une croissance de 0,8% en 2010.
Par ailleurs, la Banque centrale a légèrement relevé son appréciation sur l'inflation. Elle prévoit désormais une hausse des prix "modérée" cette année, contre "faible" précédemment. Mais M. Trichet a aussi rappelé que l'inflation ne menaçait pas la politique monétaire de la BCE, en restant en deçà de son objectif de moyen terme proche mais inférieur à 2%.
Source: www.lexpansion.com

mercredi 7 avril 2010

Les blondes seraient mieux payées que les autres femmes

Une étude menée par l'Université de Queensland, relayée par L'Express Styles, montre que les blondes gagnent 7% de plus que les autres femmes. C'est la seule couleur de cheveux pour laquelle c'est aussi flagrant, même lorsque les critères comme le poids, la taille ou l'éducation ne sont pas pris en compte. Elles gagnent environ 1 600 livres de plus par an pour un salaire annuel de 22 000 livres (soit 25 000 euros par an, le salaire moyen en Angleterre).
Une tendance que le Dr David Johnston, qui a dirigé l'étude, n'a pas su expliquer au Telegraph . "Les blondes sont souvent considérées comme étant plus jolies mais aussi moins intelligentes." Pas futée les blondes? Il semblerait pourtant qu'elles aient également tendance à se marier avec des hommes plus riches que les autres: leurs époux gagnent environ 6% de plus que la moyenne.
Olga Uskova, présidente de l'International Association of Blondes, qui organise des concours de Barbie et de sosies de Madonna, a pu apporter une première hypothèse: "Nous attirons des hommes plus riches car nous sommes plus fun et extraverties que les autres. Un plus grand nombres d' hommes s'intéressent à nous. Et au travail, quand nous faisons une erreur, nous pouvons toujours nous en tirer en disant: 'Oh mince! Désolée, c'est parce que je suis blonde!'"
Source: www.lexpansion.com

vendredi 2 avril 2010

La résolution de l’ONU sur la diffamation des religions va à l’encontre de la liberté de parole disent les membres de l’IFEX

Quarante groupes membres de l’IFEX ont fait parvenir ce mois-ci une déclaration conjointe, coordonnée par ARTICLE 19, au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies afin de protester contre les résolutions sur la diffamation de la religion, arguant que toute décision de combattre la diffamation des religions contredit le droit à la liberté d’expression. L’action conjointe presse en outre le Conseil de rejeter toute résolution d’ajouter des « normes complémentaires » à la Convention Internationale sur l’Élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CIEDR). À la place, les membres de l’IFEX affirment que les garanties internationales déjà établies concernant les droits de la personne en matière de liberté d’expression doivent être préservées pour faire face aux défis mondiaux que sont la violence, la discrimination et la haine raciales et religieuses.
Une autre lettre conjointe coordonnée par ARTICLE 19 et l’Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS), signée par 47 organisations de la société civile, dont quatre groupes membres de l’IFEX, a également été expédiée aux États membres du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, en prévision de la réunion portant sur cette résolution. La lettre faisait valoir que les normes internationales en matière de droits de la personne doivent protéger les individus et les groupes contre la discrimination et le harcèlement religieux ou ethniques. Et les systèmes de croyances ne doivent pas être à l’abri du débat ou de la critique.
Tout projet de résolution sur la diffamation des religions nuirait aux objectifs de promotion de l’égalité et de la non-discrimination des personnes pour des motifs religieux en soutenant des pratiques d’État qui discriminent les minorités religieuses, les voix dissidentes et les non-croyants, affirme l’action conjointe signée par les 40 groupes membres de l’IFEX. Les efforts en vue de codifier la diffamation des religions auront à long terme des effets négatifs pour la liberté d’expression.
De plus, des modifications à la Convention Internationale sur l’Élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CIEDR) sont inutiles, disent les 47 organisations de la société civile. « Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est la mise en oeuvre appropriée des normes existantes et la volonté politique de lutter contre la discrimination et la haine contre les individus ou les groupes, pour des motifs religieux. » Les changements à la CIEDR mèneraient à une entente internationale contraignante sur la « diffamation des religions ».

Les Nations Unies ont néanmoins adopté le 25 mars une résolution, proposée par le Pakistan au nom de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), portant sur « la lutte contre la diffamation des religions », qui a reçu l’appui de 20 États. Cette résolution va en outre à l’encontre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP), qui « prohibe uniquement la promotion de la haine nationale, raciale ou religieuse constituant une incitation à la violence, à la discrimination et à la haine », dit la lettre signée par les 40 groupes membres de l’IFEX.
À l’occasion d’un travail connexe, ARTICLE 19, Amnistie Internationale, le CIHRS et l’Initiative égyptienne en faveur des droits de la personne (Egyptian Initiative for Personal Rights) ont soumis le 11 mars un mémoire devant la Cour constitutionnelle de l’Indonésie qui énonce que les lois du pays permettant le châtiment du « dénigrement ou de la diffamation des religions », sont contraires au droit international en matière de droits de la personne. Le code criminel indonésien prévoit une peine de cinq ans de prison pour quiconque exprime publiquement des opinions ou qui se livre à des actions considérées comme un « dénigrement ou de la diffamation » de certaines religions choisies dans le pays.
Et le 10 mars, le groupe Freedom House a tenu à Genève une table ronde avec des défenseurs des droits de la personne de l’Indonésie, du Nigéria et des États-Unis pour discuter des options en vue de combattre la discrimination religieuse sans pour autant restreindre la liberté de parole. Des résolutions appelant les gouvernements à interdire le discours considéré comme offensant pour certains croyants sont adoptées chaque année depuis 1999, rapporte Freedom House. Ces résolutions n’ont pas fait diminuer le nombre des gestes de discrimination religieuse et d’intolérance, tandis que les voix modérées sont écartées du débat. Aussi bien, les mesures juridiques pour protéger les croyances religieuses contre la critique nuisent-elles à l’objectif de promotion de la tolérance religieuse.
Source: comuniqué de l'IFEX

mercredi 31 mars 2010

Le 1er classement des sites web de la catégorie «Actualité & Information» certifiés OJD Internet

L’OJD, unique organisme de certification en France des données de fréquentation de l’Internet, vient de publier le classement des sites Internet de la catégorie « Actualité & Information ». Toutes les données certifiées sont accessibles en accès gratuit sur le site www.ojd.com
Le site web lequipe.fr, en première place comptabilise plus de 66 millions de visiteurs durant le mois de février, contre 70,9 millions en janvier 2010. En moyenne journalière, le site web enregistre une hausse de 2,9%. En deuxième position suit lemonde.fr avec 39,7 millions de visiteurs en baisse de 5,8% par rapport à janvier.
En terme de pages vues, lequipe.fr enregistre plus de 591,4 millions de pages, Tele-loisirs.fr 131,4 millions, lemonde.fr 126,6 millions et Lefigaro.fr 111,3 millions.

Le classement des 20 meilleurs sites web certifiés :
lequipe.fr (Sport) 66 millions de visiteurs.
lemonde.fr Généraliste 39,7 millions de visiteurs.
Tele-loisirs.fr (Culture - Entertainment – Voyages) 36,5 millions de visiteurs.
Lefigaro.fr (Généraliste) 26,6 millions de visiteurs.
01net.com (Technologie) 26,2 millions de visiteurs.
Liberation.fr (Généraliste) 14,1 millions de visiteurs.
Leparisien.fr (Généraliste) 13 millions de visiteurs.
20minutes.fr (Généraliste) 12,6 millions de visiteurs.
Nouvelobs.com (Généraliste) 10,7 millions de visiteurs.
Lepost.fr (Généraliste) 8,7 millions de visiteurs.
Premiere.fr (Culture - Entertainment – Voyages) 8,6 millions de visiteurs.
Lexpress.fr (Généraliste) 7,5 millions de visiteurs.
Lepoint.fr (Généraliste) 7,1 millions de visiteurs.
Lesechos.fr (Economie – Finances) 6,6 millions de visiteurs.
Ouestfrance.fr (Généraliste) 6,4 millions de visiteurs.
Evene.fr (Culture - Entertainment – Voyages) 5,9 millions de visiteurs.
Tele2semaines.fr (Culture - Entertainment – Voyages) 5,8 millions de visiteurs.
Rmc.fr (Généraliste) 5,4 millions de visiteurs.
Sport24.com (Sport) 4,7 millions de visiteurs.
Arte.tv (Culture - Entertainment – Voyages) 4 millions de visiteurs.
Source: www.lavieeco.com

mercredi 24 mars 2010

Jérusalem au coeur des tensions

La municipalité de Jérusalem a donné son feu vert pour la construction de vingt logements juifs à Jérusalem-Est. Ils verront le jour dans un hôtel racheté en 1985 par le milliardaire juif américain Irving Moskowitz. L’annonce est intervenue alors que Benyamin Netanyahu rencontrait le président américain Barack Obama pour tenter d’apaiser les tensions nées d’un autre projet de construction de 1 600 logements juifs dans la partie occupée de Jérusalem. Depuis 1967, la ville sainte est l’un des points les plus sensibles du conflit israélo-palestinien.
L’image, en positif ou en négatif, est restée gravé dans toutes les mémoires. Nous sommes en juin 1967. Le général Moshe Dayan, alors ministre de la Défense, accompagné du chef d’état-major, Ytzhak Rabin, vient prier au Mur des Lamentations, le lieu le plus saint du judaïsme. Pour l’Etat hébreu c’est un jour historique. Son armée vient de remporter une victoire aussi éclatante que rapide sur une coalition des armées arabes. Elle s’est entre autre emparée de la partie orientale de Jérusalem, qui appartenait alors à la Jordanie. Depuis cette date, et en dépit des lois internationales qui reconnaissent Jérusalem-Est comme territoire occupé, les gouvernements israéliens n’ont eu de cesse d’installer des familles juives pour tenter de modifier l’équilibre démographique dans une partie de la ville que les Palestiniens veulent ériger en capitale de leur éventuel futur Etat.
A l’issue de sa conquête militaire, le gouvernement israélien procède à un recensement de la population arabe vivant à Jérusalem-Est. Elle est alors de 66 000 personnes. Pour l’ensemble de Jérusalem, la population arabe représente 33% des habitants. Année après année, les autorités municipales et nationales israéliennes incitent les juifs à s’installer dans la partie orientale de Jérusalem. Ils bénéficient pour cela d’incitations financières. En 2009, le nombre d’Israéliens juifs considérés par la loi internationale comme des colons installés à Jérusalem-Est, dépasse les 200 000 personnes. Malgré cela, la démographie reste favorable aux Palestiniens. Ils représentent 35% de la population totale de Jérusalem aujourd’hui et, selon le démographe israélien Sergio della Pergola, la parité entre juifs et arabes pourrait être atteinte en 2030.

Une bureaucratie très politique

Parallèlement à l’implantation de résidents juifs, Israël a multiplié les mesures pour limiter l’accroissement de la population palestinienne. A l’issue de la guerre des Six-Jours, les résidents arabes de Jérusalem, qui ont refusé de prendre la nationalité israélienne, se sont vu accorder le statut de résident. Un statut très précaire. Une loi israélienne stipule ainsi que tout résident qui a séjourné plus de sept ans à l’extérieur des limites municipales de Jérusalem, que ce soit à l’étranger ou en Cisjordanie, perd automatiquement son droit de résidence. Les conditions du regroupement familial se sont également durcies et restent à la discrétion du ministère de l’Intérieur. Selon plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, plus de 120 000 dossiers sont aujourd’hui en attente d’une décision. Les Palestiniens ont par ailleurs les plus grandes difficultés à obtenir des permis de construire. De nombreuses maisons sont alors considérées comme illégales et peuvent être ainsi détruites par les autorités israéliennes. Plus de 2 500 d’entre elles ont ainsi été rasées depuis 1967.

Unité de façade, discriminations de fait

Alors que depuis 1980, et le vote d’une loi par la Knesset, le Parlement israélien, l’ensemble de la ville de Jérusalem est considéré comme la capitale unie et indivisible d’Israël, les disparités des investissements municipaux entre les parties occidentale et orientale de la ville sainte sont criantes. En 2006, alors que les Palestiniens représentaient un peu plus de 30% de la population de la ville, le budget global consacré à Jérusalem-Est atteignait à peine 12% de l’ensemble du budget municipal. Pour le démographe israélien Sergio della Pergola, dans l’optique d’une capitale pour deux Etats, « il faudrait que chaque partie de Jérusalem dispose de son propre conseil municipal, chapeauté par un super-conseil. Mais c’est une solution très difficile à mettre en place en raison des oppositions qu’elle suscite de part et d’autre ».
Il faut dire que le dossier ne semble pas près d’être réglé. En visite aux Etats-Unis, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a répété que « Jérusalem n’est pas une colonie. Jérusalem est la capitale d’Israël ». Une affirmation qui ne laisse guère de place aux aspirations palestiniennes de voir cesser toute colonisation juive dans la ville sainte et au-delà dans les Territoires occupés. L’Autorité palestinienne en est aujourd’hui réduite à s’en tenir une nouvelle fois aux promesses du Quartette. Ce dernier, composé des Etats-Unis, de la Russie, de l’Union européenne et des Nations unies a encore récemment exprimé son souhait de voir naître d’ici 2012 un Etat palestinien indépendant et viable. Etat qui selon la « feuille de route » élaborée par le même Quartette aurait dû voir le jour en… 2005.
Franck Weil-Rabaud
Source: www.rfi.fr

mardi 23 mars 2010

Google décroche une double victoire face aux marques

La cour de justice européenne estime que le système de liens sponsorisés de Google n'enfreint pas le droit des marques et elle lui accorde le régime de responsabilité limitée liée au statut d'hébergeur. Analyse et conséquences.
La Cour européenne de justice de Luxembourg a estimé mardi que Google ne portait pas atteinte aux droits des marques déposées en permettant leur utilisation comme mots-clés pour déclencher l'affichage de publicités sur ses sites.
Cette procédure est au coeur du système AdWords, une des grandes sources de revenus de Google. Il permet à un annonceur d'apparaître automatiquement sur l'écran lorsqu'un internaute tape certains mots-clés sur le moteur de recherche de Google Search. Pour cela, l'annonceur achète ces mots-clés à Google et ses publicités sont affichées en même temps que les résultats de la recherche. Mais parfois, ce sont des concurrents ou des contrefacteurs de la marque qui l'utilisent comme mot-clé.
Ces dernières années, des détenteurs de marques ont donc contesté le système en justice dans plusieurs pays, attaquant selon les cas Google et/ou les annonceurs, avec des résultats disparates. L'arrêt des juges de Luxembourg, saisis par la Cour de Cassation française, dans le cadre d'une affaire opposant Google à Vuitton et à des voyagistes en ligne en France, était donc très attendu car il fera jurisprudence.
Source: www.lexpansion.com