A l'aube de l'an 2000, à l'occasion d'un numéro spécial de L'Expansion, Jacques Marseille, célèbre historien de l'économie et décédé ce jeudi à l'âge de 64 ans, avait écrit un texte où il analysait "l'âge d'or du XXè siècle".
S'il a pu paraître paradoxal de classer le siècle de la révolution industrielle au rang des vaches maigres, il ne l'est pas moins de faire figurer le XXe parmi les vaches grasses. En effet, krachs et crises semblent emplir de leur fureur son histoire. Horrible boucherie de la Première Guerre mondiale, terrible inflation allemande de 1923, krach boursier de 1929 et millions de chômeurs jetés à la rue, sacs de café brûlés dans les chaudières des locomotives pour éponger les surplus invendus, traumatismes de la Seconde Guerre mondiale dont, récemment encore, on écrivait qu'elle s'inscrivait dans la logique de 1929 , guerres de décolonisation menées par des métropoles rapaces, misère du Tiers Monde et détresse de l'Afrique, krachs pétroliers puis nouvelle vague noire du chômage précédant la tyrannie de la mondialisation et la dictature de la création de valeur, autant de troubles et de tourments qui feraient penser davantage à l'horreur qu'au bonheur économique.
Ce serait pourtant faire fi du formidable progrès qui s'est accompli au XXe siècle. Plusieurs indicateurs permettent d'en prendre la mesure. Le PIB par tête, ce gâteau national cuisiné et consommé chaque année par l'ensemble des habitants, s'est accru de plus de 2 % en moyenne tous les ans pour l'ensemble des pays industrialisés : 1,2 % de 1913 à 1950, 3,8 % de 1950 à 1973 et 1,8 % de 1973 à nos jours. Un rythme qui peut paraître modeste, mesuré à l'aune des exceptionnelles Trente Glorieuses, mais qui représente le double de celui qu'avait connu le siècle de la révolution industrielle. En France, par exemple, il a en gros été multiplié par quatre au XIXe siècle. Au XXe, en volume (c'est-à-dire en éliminant l'artifice de la hausse des prix), il a été multiplié par près de douze, passant d'environ 40 milliards de francs en 1913 à près de 500 milliards de francs 1913 aujourd'hui, malgré les deux guerres mondiales, la crise des années 1930, notre dépression de fin de siècle et, surtout, l'inflation, qui dépouillerait les travailleurs des dividendes de la croissance !
Même les pays du Sud sortent gagnants du XXe siècle
Mieux : entre 1913 et aujourd'hui, toujours en volume, ce PIB n'aura reculé, dans les pays industrialisés, qu'une dizaine de fois. En France, sur 17 régressions, 10 ont été dues aux années de guerre (de 1914 à 1918 et de 1940 à 1944), 7 seulement à des crises économiques stricto sensu (1927, 1930, 1931, 1932, 1935, 1975, 1993). Encore faut-il en mesurer le poids. En 1927, le recul a été de 1,1 % ; de 1929 à 1932, de 10,9 % ; en 1935, de 3,2 % ; en 1975, de 0,3 % ; en 1993, de 1 %. Des respirations qui ne devraient pas faire frémir ! Mieux encore : contrairement à ce que prétend la mythologie tiers-mondiste, les pays les plus pauvres ont eux aussi bénéficié de ces exceptionnelles vaches grasses. Dans le "Tiers Monde", le PNB par habitant serait en effet passé, selon Paul Bairoch, de 188 dollars en 1800 à 192 en 1913 et à 430 en 1990 (1).
Certes, ce progrès, comparable en dernier ressort à celui qu'avaient connu les pays industrialisés au XIXe siècle, n'a guère modifié la hiérarchie des puissances ; pis : il a accru les inégalités. Reste qu'il faut souligner, à la suite de Jean-Claude Chesnais (2), que de nombreux pays du Tiers Monde ont aujourd'hui un revenu par habitant supérieur à celui des pays les plus développés trente-cinq ans auparavant. Ainsi, en 1985, la Corée du Sud avait un revenu réel par habitant supérieur à celui de l'Italie en 1960 et pas très éloigné de celui de la France à la même date. Enfin, même si nous nous complaisons à parler de crise, en cette fin de siècle, jamais le volume des richesses créées depuis le premier choc pétrolier, en 1973, n'a été aussi élevé. De 1973 à 1997, dans la plupart des pays à l'exception des anciens pays communistes de l'Europe de l'Est et des pays d'Afrique noire , le PIB par tête a autant augmenté, en volume, qu'entre 1950 et 1973(3).
Ajoutons-y l'allongement spectaculaire de l'espérance de vie , la révolution des budgets qui a relégué l'alimentaire au deuxième rang des dépenses derrière la santé , l'abaissement du temps de travail et on pourra mesurer ce que bonheur national brut veut dire en ce beau XXe siècle.
(1) Paul Bairoch, Mythes et paradoxes de l'histoire économique, La Découverte, 1995, p. 134.
(2) Jean-Claude Chesnais, La Revanche du Tiers Monde, Laffont, 1987, p. 225.
(3) Jacques Marseille, "Le mythe des années piteuses, une croissance sans égale", in Sous la crise, la croissance, Enjeux-Les Echos/PUF, 1999.
Le théoricien: John Maynard Keynes, ou le capital à visage humain
Né en 1883, l'année même de la mort de Karl Marx, John Maynard Keynes, dont la lignée remontait jusqu'en 1066, était un esprit brillant, un auteur prolixe il écrivit l'équivalent d'un ouvrage par an entre son premier livre, en 1913, et sa mort, en 1946, un homme d'affaires avisé qui dirigea les finances d'une compagnie d'assurance-vie et fit passer le fonds de la trésorerie du King's College de 30 000 à 380 000 livres, un amoureux des arts qui acheta un Cézanne et épousa une ballerine russe, et un économiste de génie qui annonça en 1931, en pleine tourmente, dans ses Perspectives économiques pour nos petits-enfants, que dans cent ans le niveau de vie serait de quatre à huit fois supérieur à celui de 1931, que les progrès de la productivité réduiraient à peu de chose la quantité de travail nécessaire, que les hommes devraient apprendre à s'intéresser à autre chose qu'au « problème économique » et à se vouer à d'autres cultes qu'à celui de l'argent.
Mieux que quiconque, il a compris que, pour sauvegarder l'ordre social auquel il tenait tant, il fallait résoudre le problème du chômage, satisfaire au mieux les besoins des plus démunis, décourager la rente et l'esprit thésauriseur, confier à l'Etat le soin d'investir massivement, d'amorcer la pompe, même dans des travaux inutiles, si l'initiative privée était défaillante. Une leçon que les gouvernements sociaux-démocrates ont parfaitement apprise.
"Si le ministère des Finances remplissait de vieilles bouteilles avec des billets de banque, les enterrait à une profondeur convenable dans des mines de charbon désaffectées qu'on remplirait ensuite d'ordures ménagères, et s'il laissait aux entreprises privées le soin, selon les principes bien établis du laisser-faire, de retrouver ces billets, écrivait-il, il n'y aurait plus de chômage et les répercussions seraient telles que le revenu réel de la communauté serait sans doute plus élevé qu'actuellement. Il serait certainement plus raisonnable de faire construire des maisons ou quelque chose d'analogue ; mais si cela se heurtait à des difficultés pratiques, on pourrait recourir au moyen cité ci-dessus et ce serait toujours mieux que rien."
Certes, ces propos, plus accessibles que les austères équations de la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, son oeuvre majeure, publiée en 1936, pouvaient sembler fantaisistes et scandaliser tous les adversaires d'une intervention systématique de l'Etat dans l'économie. Reste que, en préfaçant la construction de l'Etat providence, Keynes démontrait que conservatisme social et soulagement des pauvres pouvaient faire bon ménage et désespérait tous ceux pour qui le capitalisme ne pourrait résister aux assauts conjugués des crises économiques et des promesses du socialisme.
"Comment puis-je accepter cette doctrine [communiste], écrivait-il en 1931, qui exalte comme une bible, au-dessus de toute critique, un manuel démodé dont je sais qu'il est non seulement scientifiquement erroné, mais encore inintéressant et inapplicable dans le monde moderne ? Comment puis-je adopter une doctrine qui, préférant la vase au poisson, exalte le prolétariat crasseux au détriment de la bourgeoisie et de l'intelligentsia qui, en dépit de tous leurs défauts, sont la quintessence de l'humanité et sont certainement à l'origine de toute oeuvre humaine ?"
Pour ceux qui ont assisté à la chute du mur de Berlin et à l'effondrement du communisme, en une fin d'un siècle qui lui semblait si prometteur, la question mérite en effet d'être posée.
Le personnage: Henry Ford, le petit bricoleur qui a changé l'économie
Inventeur de la célèbre Ford T, dont il a vendu plus de 15 millions d'exemplaires, Henry Ford est l'un des rares entrepreneurs à avoir légué un -isme à son nom.
Travail à la chaîne et standardisation des produits, gains de productivité et rétrocession d'une partie de ces gains aux ouvriers, cadences élevées mais espoir d'accéder au rêve automobile, tels sont les principes du fordisme, ce système d'organisation de la société industrielle qui a marqué le XXe siècle de son empreinte jusque dans les années 1970.
Fils d'un charpentier irlandais immigré devenu fermier, Henry Ford, qui préfère le bricolage aux études, est d'abord apprenti chez un mécanicien de Detroit. En 1896, il fabrique un quadricycle, puis s'attelle à la production d'une automobile destinée au grand public. En 1903, à 40 ans, il fonde son entreprise, la Ford Motor Company, au capital de 100 000 dollars. Le 1er octobre 1908, il inaugure à sa manière le XXe siècle en lançant sur le marché la Ford T, un véhicule fruste mais robuste mu par un moteur de quatre cylindres, au prix de 825 dollars pour la version de base, soit environ le salaire annuel d'un enseignant américain. "Aucune voiture de moins de 2 000 dollars n'offre davantage. Aucune voiture de plus de 2 000 dollars n'offre davantage, si ce n'est la décoration", annonce fièrement la publicité qu'on appelle alors réclame. Le succès est foudroyant. En 1910, Ford s'établit à Highland Park, près de Detroit, dans une usine capable de fabriquer 32 000 véhicules par an.
En 1914, grâce au travail à la chaîne mis au point par Taylor, le temps de construction de cette flivver notre « bagnole » est tombé de douze heures et huit minutes à une heure et trente-trois minutes. La production atteint alors 1 000 véhicules par jour et le prix baisse au niveau de 345 dollars en 1916 et de 290 dollars en 1924, soit le prix d'un cheval ! Construite jusqu'en 1927 avec le même moteur, la même carrosserie et la même couleur, faite pour brinquebaler sur les chemins boueux, cahoter sur les cailloux des routes de campagne, franchir les ornières et transporter une chèvre sur le marchepied jusqu'au marché voisin, la bagnole du peuple inaugure la société de consommation de masse. « Tout homme pourrait maintenant profiter avec sa famille des heures délicieuses passées dans la grande nature de Dieu », proclame encore Henry Ford, qui, en janvier 1914, accorde la journée de huit heures et un salaire quotidien de 5 dollars, alors que le salaire hebdomadaire moyen était encore de 11 dollars avec des journées de dix heures.
Mais ces "hauts" salaires ont un prix. Dans les usines de Detroit, "l'homme qui met une pièce ne la serre pas. L'homme qui pose un boulon ne pose pas l'écrou et celui qui pose l'écrou ne le serre pas... Tout bouge dans l'atelier... Aucun ouvrier n'a plus à se déplacer ni à lever quoi que ce soit... Si vous économisez dix pas par jour à chacun des 12 000 employés, vous économisez 75 kilomètres de mouvement gaspillé et d'énergie inutile", exulte l'industriel, qui précise sa philosophie en peu de mots : "Le vrai prix n'est pas celui qui permettra l'écoulement. Le vrai salaire n'est pas la somme minimale pour laquelle un homme travaillera. Non. Le vrai prix est le prix le plus bas auquel un article puisse être vendu régulièrement. Quant au meilleur salaire, c'est le plus élevé que l'employeur puisse payer régulièrement. C'est ici qu'intervient l'habileté de l'employeur. Il doit créer des acheteurs, des clients. S'il produit un article d'utilité courante, ses propres ouvriers doivent être ses meilleurs clients." Travail en miettes et consommation de masse, les Temps modernes avaient trouvé leur prophète.
Pour en savoir plus : André Kaspi, "Henry Ford, le roi de l'automobile", L'Histoire, n° 136, septembre 1990.
Source: www.lexpansion.com
jeudi 4 mars 2010
mercredi 3 mars 2010
Pour éviter la faillite, la Grèce prend des mesures draconiennes
A situation critique, mesures radicales : la Grèce, proche de la banqueroute, inquiète ses partenaires européens et n’a plus guère le choix. Des mesures d’austérité ont été prises ce mercredi 3 mars en conseil des ministres. Elles devaient être annoncées officiellement cet après-midi par le porte-parole du gouvernement.
On parle d’une diminution d’au moins 30% du quatorzième mois que les Grecs attendent pour couvrir leurs obligations, mais aussi du treizième mois, le cadeau de Pâques et de Noël, ainsi que des différentes primes pour tous les fonctionnaires. Soit pour un salaire courant de 1000 euros, une perte annuelle de 600 euros.
On attend également une augmentation de la TVA et de 20% des taxes sur les carburants, le tabac et l’alcool. Des mesures difficiles pour des temps difficiles qui pourraient cependant ne pas s’appliquer au secteur du tourisme, l’une des plus grosses sources de revenus du pays.
Le président de la République vient d’être informé des nouvelles mesures. Elles seront annoncées dans l’après-midi. Des mesures pour sortir le pays du marasme économique et arriver à faire baisser le déficit public d’ici la fin de l’année.
Elles ont déjà provoqué la réaction des syndicats et une nouvelle grève des fonctionnaires est prévue le 16 mars. On ne sait toujours pas si des mesures fiscales seront prises pour trois ans, comme le plan de redressement, ou si elles seront définitives.
Les Grecs de leur côté continuent à soutenir leur gouvernement et les privilégiés se mobilisent. Par exemple l’homme d’affaires propriétaire d’Olympic Airways a appelé les armateurs et les Grecs de l’étranger à contribuer à la caisse de solidarité économique dans laquelle il a déjà lui-même déposé un million d’euros.
Tout cela alors que le Premier ministre a officiellement évoqué ce mercredi un possible recours au FMI (le Fonds monétaire international) et avant qu’il parte pour Berlin, Paris, et Washington.
Source: www.rfi.fr
On parle d’une diminution d’au moins 30% du quatorzième mois que les Grecs attendent pour couvrir leurs obligations, mais aussi du treizième mois, le cadeau de Pâques et de Noël, ainsi que des différentes primes pour tous les fonctionnaires. Soit pour un salaire courant de 1000 euros, une perte annuelle de 600 euros.
On attend également une augmentation de la TVA et de 20% des taxes sur les carburants, le tabac et l’alcool. Des mesures difficiles pour des temps difficiles qui pourraient cependant ne pas s’appliquer au secteur du tourisme, l’une des plus grosses sources de revenus du pays.
Le président de la République vient d’être informé des nouvelles mesures. Elles seront annoncées dans l’après-midi. Des mesures pour sortir le pays du marasme économique et arriver à faire baisser le déficit public d’ici la fin de l’année.
Elles ont déjà provoqué la réaction des syndicats et une nouvelle grève des fonctionnaires est prévue le 16 mars. On ne sait toujours pas si des mesures fiscales seront prises pour trois ans, comme le plan de redressement, ou si elles seront définitives.
Les Grecs de leur côté continuent à soutenir leur gouvernement et les privilégiés se mobilisent. Par exemple l’homme d’affaires propriétaire d’Olympic Airways a appelé les armateurs et les Grecs de l’étranger à contribuer à la caisse de solidarité économique dans laquelle il a déjà lui-même déposé un million d’euros.
Tout cela alors que le Premier ministre a officiellement évoqué ce mercredi un possible recours au FMI (le Fonds monétaire international) et avant qu’il parte pour Berlin, Paris, et Washington.
Source: www.rfi.fr
vendredi 26 février 2010
Cure d'amaigrissement à la BBC
Afin de faire face à la concurrence, la radio-télévision britannique s'apprête à fermer la moitié de son site internet, réduire les dépenses sur les programmes importés des Etats-Unis et fermer deux stations de radio.
La radio-télévision britannique BBC s'apprête à fermer la moitié de son site internet, réduire les dépenses sur les programmes importés des Etats-Unis et fermer deux stations de radio, afin de réduire sa taille pour faire de la place à ses concurrents, rapporte The Times vendredi.
Selon le quotidien britannique, le directeur-général de la BBC Mark Thompson va notamment annoncer, dans un rapport stratégique devant être publié en mars, la diminution de moitié des pages du site internet, accompagnée d'une réduction du quart des effectifs et du budget de ce dernier. Il devrait également désormais limiter le budget d'acquisition de droits de retransmissions sportives à 8,5% de la redevance annuelle qui finance la BBC, laquelle s'élève actuellement à 3,6 milliards de livres (environ 4 milliards d'euros), selon le Times.
La BBC va également fermer les radios numériques 6 Music et Asian Network et des chaînes pour adolescents, afin de laisser le champ libre à ses concurrents sur ce marché, et demander à sa filiale BBC Worlwide de se consacrer sur ses activités à l'étranger et abandonner sa branche britannique de magazines, explique le quotidien.
Ce rapport, qui doit être examiné par le conseil d'administration de la BBC, vise à faire de la place à ses concurrents, durement touchés par la baisse des recettes publicitaires en raison de la récession, poursuit le journal. La BBC, financée par une redevance prélevée sur les foyers possédant un téléviseur, est régulièrement l'objet de critiques de ses concurrents qui dénoncent une position dominante déloyale. Le rapport, selon le Times, a pour objectif de montrer à un futur gouvernement conservateur que la BBC est capable de se réguler elle-même, sans intervention extérieure.
Le Parti conservateur, donné gagnant des prochaines législatives par les sondages et traditionnellement plus hostile à la BBC que ses rivaux travaillistes, est pressenti avoir pour projet de geler la redevance accordée à la BBC.
Source: www.lexpansion.com
La radio-télévision britannique BBC s'apprête à fermer la moitié de son site internet, réduire les dépenses sur les programmes importés des Etats-Unis et fermer deux stations de radio, afin de réduire sa taille pour faire de la place à ses concurrents, rapporte The Times vendredi.
Selon le quotidien britannique, le directeur-général de la BBC Mark Thompson va notamment annoncer, dans un rapport stratégique devant être publié en mars, la diminution de moitié des pages du site internet, accompagnée d'une réduction du quart des effectifs et du budget de ce dernier. Il devrait également désormais limiter le budget d'acquisition de droits de retransmissions sportives à 8,5% de la redevance annuelle qui finance la BBC, laquelle s'élève actuellement à 3,6 milliards de livres (environ 4 milliards d'euros), selon le Times.
La BBC va également fermer les radios numériques 6 Music et Asian Network et des chaînes pour adolescents, afin de laisser le champ libre à ses concurrents sur ce marché, et demander à sa filiale BBC Worlwide de se consacrer sur ses activités à l'étranger et abandonner sa branche britannique de magazines, explique le quotidien.
Ce rapport, qui doit être examiné par le conseil d'administration de la BBC, vise à faire de la place à ses concurrents, durement touchés par la baisse des recettes publicitaires en raison de la récession, poursuit le journal. La BBC, financée par une redevance prélevée sur les foyers possédant un téléviseur, est régulièrement l'objet de critiques de ses concurrents qui dénoncent une position dominante déloyale. Le rapport, selon le Times, a pour objectif de montrer à un futur gouvernement conservateur que la BBC est capable de se réguler elle-même, sans intervention extérieure.
Le Parti conservateur, donné gagnant des prochaines législatives par les sondages et traditionnellement plus hostile à la BBC que ses rivaux travaillistes, est pressenti avoir pour projet de geler la redevance accordée à la BBC.
Source: www.lexpansion.com
Les PIGS….un nouveau virus pandémique dans la zone Euro ?
Ne vous méprenez pas, il s’agit de l'acronyme volontairement péjoratif attribué par des traders anglo-saxons, qui désigne le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne dont les déficits et les dettes publiques atteignent des niveaux records.
Les tableaux ci-dessous montrent l’ampleur des dégâts
Outre le fait que les critères du Pacte de stabilité de Maastricht volent en éclat (-3% pour le premier critère, 60% pour le second), la communauté financière se demande si un scénario à la « Dubaï » (solvabilité de ses Etats) ne risque pas de se produire, dynamitant ainsi l’édifice encore fragile de la zone Euro.
Le discrédit porté sur la dette « souveraine » de ces pays (segment aujourd’hui hypertrophié du marché obligataire, tant européen qu’américain) ravive les tensions sur les marchés financiers, qui n’avaient à l’évidence pas besoin de cela. Du coup, les rumeurs les plus folles circulent. Une bulle obligataire qui s’est formée récemment (refinancement, plans de sauvetage) ne risque-t-elle pas d’éclater ? Elle entrainerait dans son sillage une crise monétaire à l’échelle internationale.
Examinons ce scénario sur l’horizon de temps qui fait sens, celui de l’année en cours. La catastrophe annoncée n’aura pas lieu, ce qui ne signifie par pour autant, l’évitement de difficultés jusqu’ici écartées ou contenues. Les pays d’Europe du Sud ne sont pas Lehman Brothers. Il y a peu de chance que l’Union européenne et la BCE abandonnent les finances de ces pays, aux seules lois du marché. Certes, des contreparties seront exigées, comme la mise en place de plan de rigueur, de sévère austérité, qui par ricochet, pourrait différer la reprise économique d’ensemble et affecter la solidité de la monnaie unique.
Source: www.leconomiste.com.tn
Les tableaux ci-dessous montrent l’ampleur des dégâts
Outre le fait que les critères du Pacte de stabilité de Maastricht volent en éclat (-3% pour le premier critère, 60% pour le second), la communauté financière se demande si un scénario à la « Dubaï » (solvabilité de ses Etats) ne risque pas de se produire, dynamitant ainsi l’édifice encore fragile de la zone Euro.
Le discrédit porté sur la dette « souveraine » de ces pays (segment aujourd’hui hypertrophié du marché obligataire, tant européen qu’américain) ravive les tensions sur les marchés financiers, qui n’avaient à l’évidence pas besoin de cela. Du coup, les rumeurs les plus folles circulent. Une bulle obligataire qui s’est formée récemment (refinancement, plans de sauvetage) ne risque-t-elle pas d’éclater ? Elle entrainerait dans son sillage une crise monétaire à l’échelle internationale.
Examinons ce scénario sur l’horizon de temps qui fait sens, celui de l’année en cours. La catastrophe annoncée n’aura pas lieu, ce qui ne signifie par pour autant, l’évitement de difficultés jusqu’ici écartées ou contenues. Les pays d’Europe du Sud ne sont pas Lehman Brothers. Il y a peu de chance que l’Union européenne et la BCE abandonnent les finances de ces pays, aux seules lois du marché. Certes, des contreparties seront exigées, comme la mise en place de plan de rigueur, de sévère austérité, qui par ricochet, pourrait différer la reprise économique d’ensemble et affecter la solidité de la monnaie unique.
Source: www.leconomiste.com.tn
vendredi 19 février 2010
Google veut étendre son expérience de nouveaux formats pour l'actualité
Après des tests concluants menés par le New York Times et le Washington Post, "Living Stories" est désormais open source et accessible à tous les éditeurs de presse.
Google, qui a lancé il y a deux mois "Living Stories", un format de présentation des actualités sous forme de "timeline" et de regroupements thématiques, a ouvert son code cette semaine à tous les éditeurs de presse dans le monde.
Lancé en partenariat avec le New York Times et le Washington Post, les premiers tests ont été concluants, se félicite Google. 75 % des utilisateurs qui ont commenté le service disent avoir préféré ce format aux articles présentés de manière traditionnelle. Les internautes ont consacré lors de leur visite plus de 9 minutes en moyenne à chacune des actualités suivies.
"Nous attendons donc avec impatience d'être en mesure d'offrir plus largement cette technologie. Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux modes innovants pour permettre aux éditeurs de presse de diffuser du contenu et capter des lecteurs en ligne, et il s'agit là de l'un des nombreux efforts que nous développons dans cette direction", a déclaré Santiago de la Mora, Directeur Google Livres et Google Actualités Europe, Moyen-Orient et Afrique.
Source: www.lexpansion.com
Google, qui a lancé il y a deux mois "Living Stories", un format de présentation des actualités sous forme de "timeline" et de regroupements thématiques, a ouvert son code cette semaine à tous les éditeurs de presse dans le monde.
Lancé en partenariat avec le New York Times et le Washington Post, les premiers tests ont été concluants, se félicite Google. 75 % des utilisateurs qui ont commenté le service disent avoir préféré ce format aux articles présentés de manière traditionnelle. Les internautes ont consacré lors de leur visite plus de 9 minutes en moyenne à chacune des actualités suivies.
"Nous attendons donc avec impatience d'être en mesure d'offrir plus largement cette technologie. Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux modes innovants pour permettre aux éditeurs de presse de diffuser du contenu et capter des lecteurs en ligne, et il s'agit là de l'un des nombreux efforts que nous développons dans cette direction", a déclaré Santiago de la Mora, Directeur Google Livres et Google Actualités Europe, Moyen-Orient et Afrique.
Source: www.lexpansion.com
jeudi 18 février 2010
Les agences de notation pour les nuls
Elles n'ont pas vu la crise venir et ensuite elle l'ont aggravée. Un an plus tard, les agences de notation n'ont pourtant rien perdu de leur autorité. Tous les yeux sont rivés sur les notes qu'elles décernent à la Grèce. Petit rappel de ce qui ne va pas avec ces entreprises omnipotentes.
Qu'est-ce qu'une agence de notation ?
Ce sont des entreprises privées qui apprécient le risque de solvabilité financière d'une entreprise, d'un Etat ou d'une opération financière. Elles mesurent le risque de non remboursement des dettes que présente l'emprunteur. Plus la note est élevée et plus l'entreprise trouvera des fonds à des taux d'intérêt faibles.
L'incapacité à anticiper une crise
Les agences de notation n'ont jamais été capables d'anticiper les crises, que ce soit la crise asiatique de 1997-1998, ou celle des subprimes. Moodys, S&P et Fitch ont toutes trois flanqué des triple A, la note maximale, aussi bien à AIG qu'à ses dérivés sur les produits hypothécaires subprime. De même, lorsqu'en 2001, Goldman Sachs a fourni à la Grèce, déjà fortement endettée, un produit dérivé camouflant un prêt d'un milliard de dollars, Moody's a scellé le montage financier de la note maximale.
Visiblement, leurs modèles d'évaluation ne sont pas au point. "Elles ne prennent pas suffisamment en compte les perspectives macro-économiques et ont une vision trop court-termiste", explique Céline Antonin, économiste à l'OFCE. Leur méthode repose en effet sur l'utilisation de statistiques historiques, ce qui ne leur a pas permis "d'avoir une vision prospective du risque de défaut de ces produits, confirme un rapport du think tank de gauche Terra Nova. Les notations ont alors semblé évoluer avec la situation courante des produits notés sans anticiper un potentiel défaut en cas de récession"..
L'incitation à surnoter les entreprises
Les agences de notations sont payées par les entreprises qu'elles évaluent. Elles sont comme des critiques culinaires qui seraient rémunérés par les restaurants. Le conflit d'intérêt est inévitable. En pratique, l'entreprise demande aux différentes agences de faire du "pre-rating", c'est à dire des simulations de notation, puis elle choisit celle qui la note la plus favorablement. C'est le "rating shopping". "Les moins bonnes notes issues de ces simulations ne sont pas publiées", ajoute Céline Antonin.
Une action procyclique qui aggrave la crise
Une fois que la santé d'une entreprise ou d'un Etat est visiblement dégradée, l'agence finit par abaisser la note. Or cela ne fait que "l'enfoncer" davantage, puisqu'une mauvaise note signifie un taux de refinancement plus élevé, et éventuellement une obligation de collatéral. C'est pourquoi gouvernements et investisseurs ont aujourd'hui les yeux rivés sur la note qui sera attribuée à la Grèce et sur le montage financier que lui avait élaboré Goldman Sachs. Car si elle est rétrogradée, cela déclenchera un "appel de collatéral fatal" de 5,4 milliards d'euros pour la Grèce, prévient l'économiste Paul Jorion.
De maigres réformes
Dans l'immédiat, les autorités politiques misent sur le nouveau règlement européen, en vigueur depuis le 7 décembre 2009, qui sera appliqué fin 2010. "Cette réforme a le mérite de mettre fin au conflit d'intérêt qui naissait du fait que c'était l'agence qui faisait du conseil en montage financier qui notait ensuite ce même montage", explique Céline Antonin. A part ça, la réforme ne s'est pas attaquée aux autres disfonctionnements et conflits d'intérêts qui caractérisent les agences.
Quelles sont les solutions ?
La structure oligopolistique du marché de la notation est souvent présentée comme un responsable de la convergence des notes. De fait, les trois agences détiennent 85% du marché. Une possibilité serait donc de permettre à plus d'agences, y compris des agences publiques, de pénétrer le secteur. Mais noter toutes les dettes du monde est une tâche coûteuse, nécessitant des milliers d'analystes. Atteindre la masse critique pour la financer n'est pas donné à tout le monde. De plus, cette solution risque d'amplifier la tendance du "rating shopping".
Plusieurs pistes ont été explorées pour abolir le conflit d'intérêt qui naît du lien entre les banques et les agences. Première option : transformer ces agences en organes publics. Après tout, il peut sembler paradoxal que ce soit une entreprise privée à but lucratif qui ait ce rôle de régulateur. Deuxième option : adresser la facture non plus à l'entité notée, mais à l'investisseur. Pour autant, le conflit d'intérêt ne serait pas supprimé, mais seulement déplacé : les gouvernements, en tant qu'émetteurs d'obligations, chercheront eux aussi à influencer les agences. Quant aux investisseurs, ils pourraient être tentés de pousser les agences à abaisser la note des bons afin de percevoir des intérêts plus élevés.
Reste une voie : changer les mentalités pour sortir de la dépendance des agences. "Les marchés financiers peuvent fonctionner sans ces notes, affirment Jerome Fons et Frank Partnoy dans le New York Times. Les régulateurs et investisseurs doivent utiliser l'outil dont ils se servaient pour évaluer le risque avant de déléguer cette tâche aux agences : cet outil s'appelle le discernement".
Source: www.lexpansion.com
Qu'est-ce qu'une agence de notation ?
Ce sont des entreprises privées qui apprécient le risque de solvabilité financière d'une entreprise, d'un Etat ou d'une opération financière. Elles mesurent le risque de non remboursement des dettes que présente l'emprunteur. Plus la note est élevée et plus l'entreprise trouvera des fonds à des taux d'intérêt faibles.
L'incapacité à anticiper une crise
Les agences de notation n'ont jamais été capables d'anticiper les crises, que ce soit la crise asiatique de 1997-1998, ou celle des subprimes. Moodys, S&P et Fitch ont toutes trois flanqué des triple A, la note maximale, aussi bien à AIG qu'à ses dérivés sur les produits hypothécaires subprime. De même, lorsqu'en 2001, Goldman Sachs a fourni à la Grèce, déjà fortement endettée, un produit dérivé camouflant un prêt d'un milliard de dollars, Moody's a scellé le montage financier de la note maximale.
Visiblement, leurs modèles d'évaluation ne sont pas au point. "Elles ne prennent pas suffisamment en compte les perspectives macro-économiques et ont une vision trop court-termiste", explique Céline Antonin, économiste à l'OFCE. Leur méthode repose en effet sur l'utilisation de statistiques historiques, ce qui ne leur a pas permis "d'avoir une vision prospective du risque de défaut de ces produits, confirme un rapport du think tank de gauche Terra Nova. Les notations ont alors semblé évoluer avec la situation courante des produits notés sans anticiper un potentiel défaut en cas de récession"..
L'incitation à surnoter les entreprises
Les agences de notations sont payées par les entreprises qu'elles évaluent. Elles sont comme des critiques culinaires qui seraient rémunérés par les restaurants. Le conflit d'intérêt est inévitable. En pratique, l'entreprise demande aux différentes agences de faire du "pre-rating", c'est à dire des simulations de notation, puis elle choisit celle qui la note la plus favorablement. C'est le "rating shopping". "Les moins bonnes notes issues de ces simulations ne sont pas publiées", ajoute Céline Antonin.
Une action procyclique qui aggrave la crise
Une fois que la santé d'une entreprise ou d'un Etat est visiblement dégradée, l'agence finit par abaisser la note. Or cela ne fait que "l'enfoncer" davantage, puisqu'une mauvaise note signifie un taux de refinancement plus élevé, et éventuellement une obligation de collatéral. C'est pourquoi gouvernements et investisseurs ont aujourd'hui les yeux rivés sur la note qui sera attribuée à la Grèce et sur le montage financier que lui avait élaboré Goldman Sachs. Car si elle est rétrogradée, cela déclenchera un "appel de collatéral fatal" de 5,4 milliards d'euros pour la Grèce, prévient l'économiste Paul Jorion.
De maigres réformes
Dans l'immédiat, les autorités politiques misent sur le nouveau règlement européen, en vigueur depuis le 7 décembre 2009, qui sera appliqué fin 2010. "Cette réforme a le mérite de mettre fin au conflit d'intérêt qui naissait du fait que c'était l'agence qui faisait du conseil en montage financier qui notait ensuite ce même montage", explique Céline Antonin. A part ça, la réforme ne s'est pas attaquée aux autres disfonctionnements et conflits d'intérêts qui caractérisent les agences.
Quelles sont les solutions ?
La structure oligopolistique du marché de la notation est souvent présentée comme un responsable de la convergence des notes. De fait, les trois agences détiennent 85% du marché. Une possibilité serait donc de permettre à plus d'agences, y compris des agences publiques, de pénétrer le secteur. Mais noter toutes les dettes du monde est une tâche coûteuse, nécessitant des milliers d'analystes. Atteindre la masse critique pour la financer n'est pas donné à tout le monde. De plus, cette solution risque d'amplifier la tendance du "rating shopping".
Plusieurs pistes ont été explorées pour abolir le conflit d'intérêt qui naît du lien entre les banques et les agences. Première option : transformer ces agences en organes publics. Après tout, il peut sembler paradoxal que ce soit une entreprise privée à but lucratif qui ait ce rôle de régulateur. Deuxième option : adresser la facture non plus à l'entité notée, mais à l'investisseur. Pour autant, le conflit d'intérêt ne serait pas supprimé, mais seulement déplacé : les gouvernements, en tant qu'émetteurs d'obligations, chercheront eux aussi à influencer les agences. Quant aux investisseurs, ils pourraient être tentés de pousser les agences à abaisser la note des bons afin de percevoir des intérêts plus élevés.
Reste une voie : changer les mentalités pour sortir de la dépendance des agences. "Les marchés financiers peuvent fonctionner sans ces notes, affirment Jerome Fons et Frank Partnoy dans le New York Times. Les régulateurs et investisseurs doivent utiliser l'outil dont ils se servaient pour évaluer le risque avant de déléguer cette tâche aux agences : cet outil s'appelle le discernement".
Source: www.lexpansion.com
lundi 15 février 2010
Goldman Sachs aurait aidé la Grèce à dissimuler sa dette
Selon le New York Times, la banque d'affaires américaine aurait utilisé des instruments financiers complexes, comme ceux à l'origine de la crise financière américaine, pour aider la Grèce à dissimuler l'ampleur de sa dette.
Un montage élaboré par Goldman Sachs a notamment permis en 2001, juste après l'adhésion d'Athènes à l'Union monétaire européenne, d'aider le gouvernement grec à emprunter des milliards, selon le journal qui cite "des personnes au courant de la transaction".
Ce schéma est resté caché du public car il prenait la forme d'une transaction sur devises, plutôt qu'un prêt. Il a aidé Athènes à respecter les règles édictées par Bruxelles en matière de déficit tout en continuant de vivre au-dessus de ses moyens, selon le Times.
Goldman Sachs a reçu quelque 300 millions de dollars de commission pour ce montage, selon le NYT citant "plusieurs banquiers au courant de la transaction".
En échange d'argent frais, le gouvernement grec a renoncé à des revenus futurs, comme des taxes d'aéroports ou des recettes du loto, pendant les années à venir.
Selon leurs détracteurs, ces accords n'étant pas été enregistrés comme des dettes trompent les régulateurs et les investisseurs sur la réalité de l'endettement du pays, selon le journal.
Le journal précise encore que début novembre 2009, trois mois avant qu'Athènes devienne l'épicentre de la crise de l'euro actuelle, une équipe de Goldman Sachs, dirigée par son président Gary Cohn, est arrivée à Athènes avec un instrument financier qui aurait permis à la Grèce de repousser à un avenir lointain le poids de la dette sociale. Ce mécanisme n'a toutefois pas été retenu.
L'ampleur abyssale des finances grecques a placé l'euro sous attaque des marchés financiers, mettant à l'épreuve la solidarité des pays de la zone.
Une banqueroute du pays affecterait les banques qui lui ont prêté de l'argent et aurait des effets dans le monde entier, note le Times.
Comme les grandes institutions financières sauvées de la faillite par les pouvoirs publics pendant la crise, la Grèce est "trop grosse pour tomber", écrit le New York Times.
Source: www.lexpansion.com
Un montage élaboré par Goldman Sachs a notamment permis en 2001, juste après l'adhésion d'Athènes à l'Union monétaire européenne, d'aider le gouvernement grec à emprunter des milliards, selon le journal qui cite "des personnes au courant de la transaction".
Ce schéma est resté caché du public car il prenait la forme d'une transaction sur devises, plutôt qu'un prêt. Il a aidé Athènes à respecter les règles édictées par Bruxelles en matière de déficit tout en continuant de vivre au-dessus de ses moyens, selon le Times.
Goldman Sachs a reçu quelque 300 millions de dollars de commission pour ce montage, selon le NYT citant "plusieurs banquiers au courant de la transaction".
En échange d'argent frais, le gouvernement grec a renoncé à des revenus futurs, comme des taxes d'aéroports ou des recettes du loto, pendant les années à venir.
Selon leurs détracteurs, ces accords n'étant pas été enregistrés comme des dettes trompent les régulateurs et les investisseurs sur la réalité de l'endettement du pays, selon le journal.
Le journal précise encore que début novembre 2009, trois mois avant qu'Athènes devienne l'épicentre de la crise de l'euro actuelle, une équipe de Goldman Sachs, dirigée par son président Gary Cohn, est arrivée à Athènes avec un instrument financier qui aurait permis à la Grèce de repousser à un avenir lointain le poids de la dette sociale. Ce mécanisme n'a toutefois pas été retenu.
L'ampleur abyssale des finances grecques a placé l'euro sous attaque des marchés financiers, mettant à l'épreuve la solidarité des pays de la zone.
Une banqueroute du pays affecterait les banques qui lui ont prêté de l'argent et aurait des effets dans le monde entier, note le Times.
Comme les grandes institutions financières sauvées de la faillite par les pouvoirs publics pendant la crise, la Grèce est "trop grosse pour tomber", écrit le New York Times.
Source: www.lexpansion.com
Inscription à :
Commentaires (Atom)